Ecclésiaste Deudjui

Pourvu que 2020 ne soit pas comme 2019 au Cameroun…

L’année 2019 s’est achevée au Cameroun avec ses lueurs d’espoir mais surtout son cortège de mauvaises nouvelles. Et il est hors de question que 2020 soit semblable aux 365 jours qui viennent de s’écouler…
Florence Ayafor a été assassinée en 2019
La gardienne de prison Florence Ayafor a été sauvagement décapitée par les sécessionnistes. Source: camer.be /CC

Pourvu qu’il n’y ait plus de faits divers

L’année 2019 avait mal commencé avec l’assassinat (par poignard) du jeune lycéen Blériot Tsanou, alors qu’il n’avait même pas encore dix-huit ans ! Mais les mois suivants ont été bien pires : décapitation de la gardienne de prison Florence Ayafor, empoisonnement du maire de Buea, effondrement de terrain dans la petite commune de Ngouaché à Bafoussam, lequel éboulement a causé la mort de 43 personnes et laissé des centaines d’individus qui se sont retrouvés sans habitation…

Pourvu que 2020 soit différent ! Qu’il n’y ait plus d’affaires de sextape à la Clinton Njié, ou bien d’histoires de renaissances à la Nathalie Koah avec son alter ego Samuel Eto’o Fils le retraité… Car les violences sanglantes de Sangmélima sont encore présentes dans nos mémoires, depuis le 10 octobre 2019 qu’elles se sont déroulées. Tout comme la blessure de Célestin Djamen, lequel avait reçu une balle (blanche ou pas blanche ?) dans la cuisse durant les manifestations du MRC le 26 janvier de l’année dernière.

Et on n’oubliera pas les traditionnels accidents de la circulation, les traditionnels vols de bébés dans les hôpitaux et dans les cliniques, les traditionnels enlèvements d’enfant innocents pour de suspicieux traficotages d’organes et d’ossements, et que sais-je encore. Mais pourvu que 2020 ne connaisse pas autant de faits divers que la calamiteuse année qui vient de se clôturer…

Pourvu que nous retrouvions la stabilité politique

C’est dévoiler un secret de Polichinelle que de dire que nous vivons sur des braises ardentes. Car au moment où je vous parle, nous subissons une montée inexorable du tribalisme politique, et cela s’est matérialisé par la formation des deux blocs antagonistes que sont les sardinards d’un côté, boulous pour la plupart, et les tontinards de l’autre, bamilékés pour la majorité.

2019 n’a pas été une bonne année politique ! Car c’est le 28 janvier de cette même année que Maurice Kamto a été incarcéré puis transféré devant un tribunal militaire, en compagnie de toute l’intelligentsia du MRC dont il est  le leader incontestable. Il lui était reproché la contestation des résultats du scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, dont il s’est toujours prévalu d’être le véritable vainqueur.

Soit. La BAS (brigade anti-sardinards) a décidé de perturber tous les déplacements de Paul Biya à l’étranger. Équinoxe télévision est devenue l’ennemie jurée de Vision 4. Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, la situation n’a pas beaucoup évolué non plus. On a enregistré des dizaines de milliers de déplacés internes et externes, et on a continué de perdre en vies humaines et des civils, et des combattants sécessionnistes, et des militaires de notre valeureuse armée, etc. Et c’est déplorable !

L’instabilité politique a poussé le chef de l’État à daigner enfin engager des actions dites d’apaisement, même si pour moi elles ne sont pas consistantes. Il a notamment instigué un Grand dialogue auquel lui-même n’a pas participé, et dont les fameuses résolutions-miracles sont toujours en attente d’application alors qu’il s’agissait manifestement de « mesures d’urgence »…

Joyce Camdoum avec la photo de James Curtis
Ma nièce Joyce qui porte le portrait de mon grand-frère Deudjui Camdoum James Curtis, décédé le 10 novembre 2019. Photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Pourvu que je ne perde plus les personnes qui me sont chères

Sur le plan personnel, j’ai perdu beaucoup de personnes qui m’étaient très chères, en 2019. Notamment mon grand-frère Deudjui Camdoum James Curtis qui nous a quittés le 10 novembre dernier, ce dont je ne me remettrai jamais. J’ai toujours une pensée à son endroit chaque matin lorsque je me réveille, et presque tous les soirs lorsque je m’endors…

2019 était un cimetière. Car j’y ai aussi enterré l’un de mes meilleurs amis d’enfance, le talentueux Régis Talla Kamga. Nous avions fréquenté au lycée bilingue d’Edéa dans les années 1993-1997, et donc après sa disparation il fallait absolument que je retourne ꟷau moins une foisꟷ sur le pont de la Sanaga avant de mourir

Nous avons aussi perdu Célestin Kengoum qui était l’un des meilleurs avocats et l’un des meilleurs humanistes que j’aie jamais connus dans notre Cameroun. Nous avons perdu quelques artistes et une flopée de journalistes qui appartenaient tous à la CRTV, la télévision nationale. Mais j’ai bon espoir que 2020 ne ressemblera pas à sa grande sœur, et que je serai toujours avec vous et mon ami Pierre La Paix Ndamè au commencement de l’année 2021.

Pourvu qu’on devienne sérieux !

Qu’on recommence à se préoccuper des vraies choses, bon sang ! Qu’on apprenne à avoir du bon goût. Qu’on devienne plus professionnels dans nos activités, plus ponctuels, plus équilibrés et plus rationnels.

Car en 2019, nous avons érigé des musiciens aussi loufoques que le Grand Barack (qui n’a de grand que le nom), ou encore son compère Nyangono du Sud. Ces deux artistes « artistons » sont tellement ridicules, mais tellement populaires. Ils sont aussi médiocres que sollicités par le public. Ils sont presque à l’image de notre mentalité dévergondée qui a aussi érigé Shakiro en superstar, au détriment de la normalité même seulement de la rationalité…

Bref, nous avons choisi Tara comme la disgracieuse effigie du championnat d’Afrique qui se déroulera ici dès le mois d’avril. Nous avons élu une miss Cameroun qui est ressortissante de la région du Nord-Ouest, en espérant que cela allait désamorcer la bataille qui se déroule dans cette partie de notre pays. Nous avons désigné un incognito qui s’appelle Conceiçao à la tête de nos Lions indomptables. Nous avons découvert que Jean de Dieu Momo pouvait aussi devenir un ministre. Nous avons saturé les réseaux sociaux avec les fake news, et j’ai compris que si on t’explique le Cameroun et que tu comprends rien, ça voudra simplement dire qu’on te l’avait mal expliqué…

Audrey Monkam, miss Cameroun 2019
Audrey Nabila Monkam a été élue miss Cameroun le 28 décembre 2019. Source: sintables.com /CC

Pourvu que 2020 ne soit surtout pas comme 2019 ici au Cameroun…

Donc l’année 2019 s’est achevée avec quelques minimes lueurs d’espérance, mais davantage avec son cortège de catastrophiques nouvelles. Et il est hors de question que 2020 soit comparable aux 365 jours qui viennent de se terminer…

Pourvu que 2020 ne soit pas comme 2019 ! Car nous avons besoin d’un président qui s’implique quotidiennement dans la vie des Camerounais, et nous ne voulons plus des incendies à la Sonara, à Las Vegas, à Ekounou, à Ndokoti, etc.

Pourvu que 2020 soit meilleure que 2019 ! Car les nouvelles lois sur l’autochtonie et sur le tribalisme m’intriguent un peu, et je suis curieux de voir comment vont se dérouler les municipales et les législatives du 9 février qui arrivent (et auxquelles le MRC a décidé de ne pas participer).

Pourvu que le Cameroun de cette année soit différent du Cameroun de l’année dernière, et là nous pourrions facilement lui accorder la note indiscutable de 20/20 !

Car 2019 était comme 2018 qui était comme 2017 qui était comme 2016, et on peut remonter en arrière jusqu’au 6 novembre de l’année 1982. Puisque les années se suivent continuellement dans notre Cameroun, et malheureusement elles se ressemblent comme des gouttes d’eau ! Les discours de fin d’année sont toujours rassurants dans la bouche de notre président, puisqu’il nous parle de la croissance que nous ne voyons jamais et il nous promet des emplois alors que nous sommes toujours dans le chômage.

Mais il nous reste les meilleurs vœux pour espérer que 2020 sera finalement l’année de notre changement.

Ecclésiaste DEUDJUI, bonne année 2020 !
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Mon hit-parade des sportifs camerounais en 2019

Dans un pays comme le Cameroun où le sport n’est pas véritablement structuré ꟷvoire même seulement valoriséꟷ, il y a quand même certains sportifs qui essaient tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu.
Et pour 2019 je vais vous délivrer mon hit-parade…

Samuel Eto'o est l'un des plus grands sportifs de l'histoire
Samuel Eto’o, lorsqu’il évoluait au club russe d’Anzy Makatchkala. Source: Wikipedia /CC

Nchout Ajara la footballeuse

Honneur aux dames, je commence par Nchout Ajara Njoya. Elle a marqué l’année 2019 de son empreinte de Lionne indomptable, notamment lors de la Coupe du monde féminine (qui a eu lieu en France) où elle a qualifié le Cameroun pour les huitièmes de finale en inscrivant un doublé extraordinaire…
Nchout Ajara est née le 12 janvier 1993 à Douala. Elle mesure 1,64 m, et elle est originaire du pays bamoun. Elle s’est fait remarquer par son talent de footballeuse, évidement, mais aussi par son humilité et sa très grande simplicité. Elle a aussi manifesté sa générosité en apportant son soutien financier aux victimes de la catastrophe de Ngouaché, à Bafoussam.
Nchout Ajara compte 43 sélections en matchs officiels. Elle a intégré l’équipe nationale en 2012. Elle évolue aujourd’hui dans le club de Valerenga, en Norvège. Elle occupe le poste de milieu de terrain. Elle est candidate pour le titre de Ballon d’or féminin africain, et son but contre la Nouvelle-Zélande (en Coupe du monde) avait été nominé pour le trophée Puskas récompensant le plus beau but de football sur l’année 2019…


Samuel Eto’o Fils le retraité

Lui, on ne le présente plus. Et même si ses exploits sportifs n’ont pas été majeurs en 2019, Samuel Eto’o fait partie de mon hit-parade parce qu’il fait partie des tout meilleurs sportifs de toute l’Histoire du sport africain !
Il a pris sa retraite footballistique le 7 septembre. Mais on a l’impression que Samuel Eto’o va rapidement renaître, parce qu’il a des ambitions d’entraîneur, des ambitions d’homme d’affaires, des ambitions artistiques (il se raconte qu’il veut faire de la musique) et aussi des ambitions administratives. D’ailleurs il occupe déjà un poste de responsabilité au sein de la Confédération africaine de football (CAF), cumulativement avec son rôle de deus ex machina  au sein de notre Fécafoot (fédération camerounaise de football)…
Il est inutile de revenir sur son palmarès prodigieux parce que cela nous donnerait des vertiges : des Champions league, des Coupes d’Afrique des nations, des Jeux olympiques, des championnats italien et espagnol, des coupes nationales, des décorations individuelles, etc. Et même si l’homme se révèle parfois un peu clivant voire mégalomane sur les bords, cela n’enlève rien à l’immensité de la trace qu’il a laissée dans le macrocosme du football international.

Pascal Siakam, basketteur NBA
Pascal Siakam est devenu un joueur incontournable chez les Toronto Raptors, en NBA. Source: oeildafrique.com /Image reproduite sous autorisation

Pascal Siakam le champion NBA

Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous avons eu un champion NBA qui était 100 % camerounais, et qui n’avait pas interverti ni dilué sa nationalité. Car Pascal Siakam est bel et bien un camerounais de pure souche, et il est bel et bien le champion NBA 2019 avec la franchise canadienne des Toronto Raptors.
Mieux, il a été élu MIP (most improved player) de la saison, c’est-à-dire le joueur ayant connu la plus grande progression. Ce qui représente une récompense exceptionnelle pour un basketteur, et d’ailleurs c’était la première fois que cette distinction avait été décernée à un Africain…
Pascal Siakam est né le 2 avril 1994, également à Douala. Il est d’origine bamiléké, il mesure 2,06 m pour sensiblement 104 kilogrammes. Il a été repéré dans les stages de basket-ball organisés par Luc Mbah A Mouté, un autre camerounais évoluant en NBA. Et c’est en 2010 qu’il s’envole pour les États-Unis alors qu’il n’avait que seize ans et demi ! Il intègre ensuite les Raptors le 23 juin 2016, club au sein duquel il occupe le poste d’ailier fort. Il a prolongé son contrat le  19 octobre 2019 pour un montant de 130 millions de dollars sur quatre ans, devenant ainsi l’Africain le mieux rémunéré sur toute la longue histoire de la NBA…


Francis Ngannou le combattant

Francis Ngannou fait partie de mon hit-parade pour sa persévérance. Et pour son humilité et pour sa simplicité également. Car malgré sa belle carrière en MMA (mixed martial arts) qui l’a conduit au sommet de sa discipline, il est toujours resté souriant et invariablement accessible auprès du public.
Pourtant, c’est dans la difficulté qu’il a rejoint la France en tant que migrant en 2013, alors qu’il rêvait de devenir un boxeur poids-lourds comme son idole Mike Tyson. Il vivra clandestinement et en sans-abri pendant plusieurs trimestres dans les rues de Paris. Et c’est grâce à l’association humanitaire « La Chorba » qu’il sera réintégré dans la société…
Francis Ngannou est né à Batié le 5 septembre 1986. Il mesure 1,93 m pour 117 kilogrammes (il a le même poids que Pierre La Paix Ndamè). Après avoir pratiqué la boxe anglaise au Cameroun, il s’est lancé dans le MMA et en est devenu l’un de ses meilleurs représentants. Il est aujourd’hui sollicité pour de grandes productions hollywoodiennes, et il a décidé de se lancer dans le cinéma. Francis Ngannou est un athlète qui s’est battu par ses propres moyens et qui a réussi à recueillir une renommée internationale dans son domaine.

Francis Ngannou en plein combat MMA
Francis Ngannou est devenu l’un des meilleurs boxeurs MMA dans le monde. Source: africatopsports.com /CC-BY

Mon hit-parade des meilleurs sportifs camerounais en 2019

Donc dans un pays comme le Cameroun où les sportifs ne sont pas réellement valorisés ꟷni même tout simplement considérésꟷ, il y a quand même certaines personnalités qui essaient tant bien que mal de tirer leur petite épingle de notre petit sport.
Et donc pour 2019 je tenais à vous délivrer mes coups de cœur…

Il y a l’équipe féminine de volleyball du Cameroun ! Car ces filles ont remporté la Coupe d’Afrique 2019 qui se disputait en Égypte, et elles l’ont fait en éliminant courageusement le pays organisateur.
Il y a les footballeurs qui nous représentent sur le Vieux Continent : André Onana (super gardien de l’Ajax), Joël Matip (vainqueur de la Champions league avec Liverpool) ou encore Franck Zambo Anguissa (Villareal) qui est actuellement convoité par le grand Real Madrid.
Il y a les basketteurs de la NBA comme Joël Embid ou Luc Mbah A Mouté dont je vous ai parlé tout à l’heure, et qui participent au rayonnement international et à l’éclat de notre pays le Cameroun.

Car malgré les bisbilles au sein de nos différentes fédérations sportives, malgré les dissidences à l’intérieur du ministère des sports, on a quand même des individualités qui essaient de repousser leurs propres limites. Malgré qu’il n’y a pas de championnat national dans la plupart de nos disciplines sportives (surtout pour les dames et pour les jeunes), on a des athlètes qui continuent de s’entraîner quotidiennement et parfois durement. Et même si dans nos clubs il n’y a que des querelles, des guéguerres entre les dirigeants et régulièrement des conflits d’intérêt, les sportifs camerounais continueront toujours de subsister et de se débattre.
Et c’est parmi c’est champions-là que je continuerai à vous sélectionner mon hit-parade…


Ecclésiaste DEUDJUI, bravo à ces sportifs
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[VIDÉO] Pourquoi les Camerounais ont vomi Tara ?

À quelques mois du CHAN (championnat d’Afrique des nations) qui aura lieu au Cameroun en avril 2020, les autorités ont dévoilé la figurine qui servira de mascotte pour cet évènement. Mais force est de constater que Tara, puisque c’est son nom, ne fait pas du tout l’unanimité auprès du public camerounais…
N’oubliez pas de vous abonner à ma chaîne YouTube et de laisser vos commentaires comme l’a déjà fait mon ami Pierre La Paix Ndamè.



MIXAGE & MONTAGE :

Ecclésiaste Deudjui


LIEUX DE TOURNAGE :

Logpom, Douala, CAMEROUN


Ecclésiaste DEUDJUI, moi-même j’ai vomi Tara
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Tous les mariages camerounais se ressemblent !

Mon petit-frère s’est marié vendredi dernier à Yaoundé, et je suis parti là-bas pour assurer la photographie de cet heureux événement. J’ai ainsi pu constater que tous les mariages qu’il y a au Cameroun sont invariablement identiques…

gâteau de mariage
Il faut toujours un gâteau dans les mariages camerounais. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC

Toutes les rencontres camerounaises se ressemblent

Il n’y a que le lieu qui change ! Parce que tu peux identifier ta future épouse devant une boulangerie, devant un vendeur de chawarma, devant un rôtisseur de poulet, devant un restaurant qui vient de célébrer son ouverture en distribuant des bouteilles de bière, etc.
Partout où on mange !
Parce que les femmes camerounaises on les rencontre parfois au supermarché ou bien à l’intérieur des sous-quartiers, mais la concrétisation de votre relation s’effectuera devant un morceau de poisson braisé ! Surtout que quand tu lances tes cailloux en l’air, tu ne sais pas lequel ira toucher sur les nombreux oiseaux que tu vises. Alors que quand la femme lance ses propres cailloux en l’air hein, elle les envoie toujours sur le même-même oiseau pigeon. Et c’est comme ça que tu vas croire que tu l’as choisie et pourtant c’est plutôt elle qui avait décidé de t’épouser hein…


Toutes les dots sont pareilles !

Les montants peuvent varier d’un village à l’autre en fonction de leurs traditions coutumières, de leur gourmandise séculaire, de leur cupidité atavique ou encore de leur stupidité génétique, etc.
Mais ça commence toujours par le « Toquer la porte » ! Ça veut dire que le gars qui veut sérieusement s’engager avec une Camerounaise (ça existe encore ?), il va devoir officiellement se présenter à sa future belle-famille lors d’une petite cérémonie qu’il financera avec ses propres moyens.
Mais le vrai problème c’est la dot parce que si tu veux véritablement prendre les autoroutes du mariage, il y a certains patriarches de certaines tribus qui vont te demander que « Tu veux réellement épouser notre fille ? Eh bien il te faudra revenir ici avec huit millions de francs ! » Mais pas en cash hein, parce qu’ils vont t’adresser une liste un listing de choses que tu devras fournir si tu veux confisquer le cœur de leur fillette, et parmi ces choses-là on peut citer les bouteilles de whiskies, les porcs long châssis (c’est-à-dire les gros cochons), les enveloppes d’argent, les pagnes de haute couture, les cartouches de cigarettes, les vestes en cuir, les travaux de maçonnerie sur la toiture du futur beau-père, les pick-up, les écrans plasma dernière génération pour quelques cousines et que sais-je encore !

Larissa Guilaine Deudjui
La mariée était complètement sublime ce jour-là. Crédit photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Toutes les mairies du Cameroun sont identiques

Mon petit-frère s’est marié à la mairie de Yaoundé 5ème, dans le quartier Essos. Mais toutes les mairies camerounaises se ressemblent ! Puisque tous les mariés qui se marient à la mairie arrivent toujours en retard. Tous les maires arrivent également en retard après les mariés. Tous les adjoints aux maires sont toujours pressés plus que les mariés eux-mêmes, et on les voit en train de courir dans les couloirs avec de gros registres qui sont tellement volumineux jusqu’ààààààà…
Tous les mariages qui se passent à la mairie débutent toujours par les judicieux conseils du maire. Ensuite il y a les déclarations d’amour des uns envers des autres. Ensuite il y a le choix de la polygamie ou bien de la monogamie. Ensuite il y a la sélection de la communauté des biens ou bien de la séparation des biens. Après cela il y a l’enfilage des alliances. Ensuite il y a le gros baiser langoureux entre les deux tourtereaux. Et puis il y a la signature des volumineux registres de ces adjoints aux maires. Ensuite il y a les photographies officielles avec monsieur le maire, avec les familles, avec les étrangers, avec les statuettes qui sont stratégiquement positionnées dans les jardins de l’hôtel de ville, etc.


Toutes les cérémonies ont le même canevas

Je parle de la soirée festive. Ou, devrais-je dire, du vin d’honneur. Puisque les mariés sont exagérément mis à l’honneur. Puisqu’on va même les installer sur un large fauteuil qui pouvait être occupé par neuf personnes à la fois, et pourtant ils ne sont que deux sur ce fauteuil !
Et puis il y a l’impresario qui ne fait que leur balancer des atalakous, en titillant également certains invités qui sont encore célibataires (« Pierre La Paix Ndamè attend quoi pour se marier ? »). Il y a les beaux-parents des uns et des autres qui prennent la parole à tour de rôle, et qui félicitent et bénissent les nouveaux mariés. Puis ensuite il y a le mangement, la distribution des boissons et les beuveries interminables. Il y a la prestation de certains musiciens ou de certains humoristes selon les cas. Il y a la cérémonie de remise des cadeaux. Il y a le tour d’honneur de danse. Il y a le découpage du gâteau. Il y a la piste libre jusqu’à l’aube. Il y a la nouvelle femme de mon petit-frère qui se balade partout-partout avec sa robe de mariée, et qui distribue des bonbons au chocolat à presque tous les invités…

Ecclésiaste Deudjui photographe
J’étais le photographe officiel de la cérémonie. Crédit photo: Joël Ngamaleu /CC

Tous les mariages des Camerounaises se ressemblent !

Donc mon petit-frère s’est marié vendredi dernier à Yaoundé, et j’étais là-bas en tant que le photographe officiel de cet événement. J’ai ainsi pu remarquer que tous les mariages qu’il y a ici au Cameroun sont invariablement similaires…

Tous les mariages camerounais se ressemblent ! Car pendant le tour de ville, les filles qui sont assises derrière les voitures sont toujours en train de crier que « Pipipip, parlez encore ! Pipipip, parlez encore ! »
Toutes les églises camerounaises se ressemblent ! Car quelle que soit votre religion ou votre foi, il y aura toujours un pasteur ou bien un ecclésiastique qui va vous déclarer que « Au nom du Seigneur Jésus-Christ Tout-Puissant, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage ! »
Tous les mariés camerounais se ressemblent, à vrai dire, et c’est même pour cela qu’ils finissent toujours leur mariage par la sacro-sainte lune de miel…

Puisque quand je me suis rendu à la mairie de Yaoundé 5ème, au quartier Essos, j’écoutais religieusement comment le maire leur disait que « Le choix du domicile conjugal incombe à l’époux », « La responsabilité du foyer incombe à l’épouse », « La Loi camerounaise interdit le mariage aux femmes de moins de quinze ans, ainsi qu’aux hommes de moins de dix-huit ans ».
Et moi j’avais l’impression que j’avais déjà entendu toutes ces phrases-là quelque part…


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne ressemble pas à un marié
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Pourquoi y a-t-il autant d’incendies au Cameroun ?

Vendredi dernier j’ai assisté à l’incendie de Las Vegas, l’un des snack-bars les plus modernes et les plus fréquentés de la ville de Douala. Mais j’ai le regret de vous annoncer qu’il ne s’agissait pas là d’un événement extraordinaire…

l'intérieur du snack-bar Las Vegas
Le snack Las Vegas était un endroit très fréquenté avant son incendie. Source: critiqsite.com /CC-BY

Que s’est-il passé à Las Vegas ?

L’incendie a débuté aux alentours de 21 heures. Les flammes sont parties de la salle du haut. Car pendant que les gens étaient en bas en train de s’exercer au billard et de siroter quelques liqueurs alcoolisées, le fuselage d’un climatiseur de l’étage a provoqué un court-circuit. Et la fumée de se glisser petit-à-petit à travers les ouvertures, jusqu’à ce que la caissière s’exclame en courant que « Au feu ! Au feu ! Au feu ! »

Ensuite, les clients qui étaient à l’intérieur ont commencé à sortir en catastrophe, en se marchant presque les uns sur les autres. Puis l’incendie s’est aggravé et on a alors appelé les pompiers… qui sont arrivés en retard. On a aussi appelé la Police et la Gendarmerie qui ont barricadé le périmètre comme s’il s’agissait d’une scène de féminicide, tellement les badauds et les observateurs étaient venus nombreux !

Enfin, les gens ont filmé puis diffusé les images de cet incendie à travers les réseaux sociaux, mais le plus dommageable était déjà fait : l’établissement snack-bar Las Vegas était complètement parti en fumée.

Quels sont les incendies au Cameroun ?

Las Vegas n’est que la continuité d’une longue série aussi inépuisable que les nombreux défauts de notre Code électoral. Puisque les marchés camerounais brûlent presque toutes les semaines. Les domiciles camerounais brûlent presque tous les jours. Les bureaux administratifs de nos mauvais administrateurs sont régulièrement la cible des flammes, à l’exemple de nos mairies, de notre Poste nationale, de nos préfectures, de nos centres de santé et que sais-je encore !

À l’exemple des explosions soudaines comme celle de Nsam le 14 février 1998, lorsque des dizaines d’innocents avaient péri calcinés parce qu’ils étaient venus récupérer du carburant frelaté. À l’exemple de la SONARA (Société nationale de raffinerie) qui a stoppé ses activités à cause d’un incendie d’une immense ampleur. À l’exemple de ces vendeurs de gaz qui entassent des bouteilles inflammables sur d’autres bouteilles inflammables, sui souvent provoquent de spectaculaires explosions, rappelant celle de Nagasaki…

Bref, il y a tellement d’incendies mortels ici au Cameroun ! Et c’est comme ça que nous perdons parfois nos diplômes, nos documents importants, notre argent, nos équipements, notre capital, nos machines, notre logement et quelquefois aussi des êtres humains qui nous étaient pourtant très chers.

La Campost de Douala a également pris feu
La Campost a également pris feu le lendemain de l’incendie de Las Vegas. Pas de perte en vies humaines. Crédit photo: Didier Ndengue /CC

Quelles sont les mesures de sécurité ?

En réalité, aucune ! Idem pour la prévention. Idem pour la formation des populations aux gestes de premiers secours. Idem pour le matériel anti-incendie. Idem pour le comportement des assurances en cas de sinistre, mais de cela je vous en reparlerai…

Les pompiers ! Ils arrivent toujours en retard, mais ce n’est pas essentiellement de leur faute. Car comment circuler avec un gros camion dans une ville qui ne possède même pas de routes viables, et encore plus lorsqu’il n’y a que deux ou bien trois compagnies dans une mégapole qui possède déjà environ six millions d’habitants ?

Les extincteurs ! Est-ce que les Camerounais savent même à quoi ça sert ? Hein ? Certains les prennent encore comme des objets de décoration. Et pourtant si on savait les utiliser ou bien seulement les manipuler un peu, que de catastrophes seraient dorénavant évitables !
Les alarmes anti-incendie ! Personne ne les achète ici et pourtant ils permettraient de signaler le commencement d’un incendie, et donc de le circonscrire.

Les évacuations ! En cas d’incendie il y a toujours des gens qui montent les uns sur les autres comme je vous ai raconté plus haut, et pourtant ce n’est pas la bonne conduite à tenir. Les normes de sécurité prévoient plutôt des issues de secours et une gestion équilibrée de la panique généralisée, mais qui peut nier que ces normes-là ne sont même pas examinées ici au Cameroun ?

Et les assurances, dans tout ça ?

J’y viens. Car c’est bien à cause de ces institutions financières que nous nous retrouvons dans ce nouveau Moyen-Âge. C’est à cause d’elles que les Camerounais ne leur font plus du tout confiance, et encore moins les Camerounaises. Parce que si tu souscris à une assurance-incendie ici dans notre pays, tu auras tous les incendies du monde mais tu n’auras jamais accès à tes indemnités de dédommagement. Puisque les enquêteurs de ces compagnies capitalistiques vont te demander que « Tu te trouvais où lorsque le feu se déclenchait ? » Leurs experts vont te demander que « Est-ce que ton climatiseur répondait aux dernières normes de sécurité en vigueur ? » Les directeurs exécutifs de ces compagnies d’assurance vont te recevoir dans leurs luxueux bureaux climatisés, et ils vont te déclarer que « Nous sommes désolés, monsieur Pierre La Paix Ndamè, mais votre police d’assurance ne vous couvrait pas jusqu’à la ville de Dibombari. »

des pompiers combattant les flammes d'un incendie
Le travail des pompiers est un métier terriblement difficile. Source: lecourriercauchois.fr /Image reprise sous autorisation

Pourquoi y a-t-il autant de tragédies ici au Cameroun ?

Donc vendredi dernier, j’ai personnellement assisté à l’incendie de Las Vegas, l’un des snack-bars les plus courus et les plus respectés de la ville de Douala. Mais je suis déçu de vous annoncer qu’il ne s’agissait pas du tout d’un événement extraordinaire…

Pourquoi y a-t-il autant d’incendies au Cameroun ? Parce que des individus mal intentionnés font le trafic illicite de l’énergie électrique, et donc leurs installations sont généralement bricolées voire rafistolées.

Pourquoi y a-t-il autant d’incendies ici chez nous ? Parce que nous ne prévoyons aucune disposition pour les éviter, et que nous n’envisageons aucune solution pour mieux les combattre.
Pourquoi y a-t-il autant de tragédies dans notre beau pays le Cameroun, et pourtant ce sont des incendies que nous pouvions éradiquer avec un minimum de volonté ?

Mais c’est parce que comme d’habitude, nous fonctionnons suivant la pédagogie de la catastrophe. Nous sommes toujours dans la réaction et non pas dans l’anticipation. Nous sommes les champions du monde des faits divers et nous sommes également les spécialistes du voyeurisme. Nous ne prenons jamais notre vie au sérieux, et nous nous moquons même des précautions qui concernent notre sécurité puisque nous préférerons nous intéresser à des futilités.

C’est pourquoi il y aura toujours autant d’incendies au Cameroun !


Ecclésiaste DEUDJUI, je suis Las Vegas
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Le problème de Vision 4

J’ai appris avec effroi et stupéfaction que Martial Owona, journaliste à Vision 4, a été agressé à son domicile dans la nuit de mercredi à jeudi derniers. Ce qui interroge sur la relation que cette chaîne de télévision entretient avec les téléspectateurs camerounais…

immeuble de Vision 4 à Nsam
L’immeuble qui abrite le siège de Vision 4 est situé dans le quartier Nsam, à Yaoundé. Source: agora-mag.net /Image reprise sous autorisation

C’est quoi Vision 4 ?

Pour commencer, Vision 4 est une chaîne de télévision qui existe depuis l’année 2008, et qui émet à partir du quartier Nsam, à Yaoundé. Cette chaîne est le troisième bébé d’un groupe de médias qui s’appelle Le groupe L’Anecdote, et qui appartient au magnat de la presse camerounaise qui s’appelle monsieur Jean-Pierre Amougou Belinga.
Le groupe L’Anecdote comprenait déjà une presse écrite depuis l’année 1995, à savoir le journal L’Anecdote. Il s’est ensuite enrichi d’une radio qui couvre toute la région du Centre, et qui s’appelle Satellite FM (créée en 2004). Vision 4 est donc l’aboutissement de cette vision omni-médiatique qui n’a fait que s’agrandir suivant les ambitions de son téméraire de promoteur.


Rappel des faits

Les faits sont très graves ! Car hormis l’agression de Martial Owona à l’intérieur de son propre domicile, jeudi dernier, il y avait déjà eu les agressions de Ernest Obama (deux fois) et de son collaborateur Jean-Jacques Zé. Il y avait eu les attaques véhémentes pour critiquer les accoutrements « indécents » de Nadine Patricia Mengué. Sans parler de la cabale qui avait été menée par les réseaux sociaux à l’encontre de Parfait Ayissi, un autre journaliste de Vision 4. Lequel journaliste avait été accusé de détournement de mineur envers une « adolescente » dénommée Bonita, jusqu’à un collectif de dix avocats s’était constitué partie civile dans le but de condamner ce présentateur pourtant journalistiquement très talentueux…
Et donc, Martial Owona. Des hommes à mains armés se sont introduits dans son domicile en pleine nuit ; ils lui ont pointé une arme à feu devant les yeux de ses enfants, et ils ont déclaré qu’on les avait envoyés là-bas pour le liquider ! Ensuite ils ont pris de l’argent et ils sont repartis en lui accordant miraculeusement la vie sauve…

affiche de Nadine Patricia Mengué à Vision
Nadine Patricia Mengué avait rejoint le groupe l’Anecdote en grandes pompes. Source: yaoundeinfo.com /CC

Qu’est-ce qu’on reproche à Vision 4 ?

À vrai dire, plusieurs choses ! Déjà que c’est un groupe en émergence et qui affiche son succès, alors que les Camerounais n’aiment pas les gens qui sont riches et qui viennent l’afficher de manière aussi ostentatoire.
Ensuite, certains « reportages » sont contestables. On peut se rappeler le document qu’ils avaient fait pour vilipender Vincent Sosthène Fouda, ou encore les papiers sur Gilbert Baongla qui étaient totalement déséquilibrés ꟷvoire insultantsꟷ, mais qui pourtant ont été diffusés dans leur propre journal de 20 heures !
Ensuite encore, on reprocherait aux journalistes-vedettes de Vision 4, leur pédantisme. La façon dont ils s’adressent aux caméras renvoie parfois un côté condescendant, arrogant et généralement suffisant. Ils profitent de leurs émissions pour régler leurs comptes. Ils ont généralement toujours des partis pris. Ils sont parfois injurieux envers des artistes comme Maahlox, des politiciens comme Maurice Kamto ou encore avec des personnalités comme Nathalie Koah. Et une grande partie de la population les considère déjà comme un média tribaliste, pro-gouvernemental, voire comme une CRTV-bis qui est exclusivement dédiée à la déification du président Paul Biya.


Le cas Jean-Pierre Amougou Belinga

Et donc comme je disais, le groupe L’Anecdote a été fondé en 1995 par son promoteur, un certain Jean-Pierre Amougou Belinga. Ce journaliste de formation a connu une ascension soudaine et surprenante, et jusqu’aujourd’hui sa fortune en interroge toujours plus d’un.
Il est parvenu à faire implanter sa télévision dans les pays voisins que sont le Congo-Brazzaville, la Centrafrique ou encore le Tchad. Il a diversifié ses investissements en créant une école supérieure dans la ville de Yaoundé, et qui s’appelle ISSAM (Institut Supérieur des Sciences, Arts et Métiers). Il a aussi lancé le projet d’une microfinance à capitaux camerounais qui s’appellera Vision Finance (elle a même déjà commencé à fonctionner).
Il s’est révélé comme étant un homme d’affaires silencieux et perspicace, et certains de ses adversaires préfèrent s’en prendre à sa chaîne de télévision plutôt que de s’en prendre directement à lui-même…

Jean-Pierre Amougou Belinga
Jean-Pierre Amougou Belinga, le patron de Vision 4. Source: afriquepremiere.net /Photo reproduite sous autorisation

Le véritable problème de Vision 4
Donc j’avais appris, avec effroi et avec tristesse, l’agression de Martial Owona dans la nuit de mercredi à jeudi derniers. Ce qui m’a interrogé sur les relations que cette chaîne de télévision entretient avec ses nombreux téléspectateurs camerounais…

Le problème de Vision 4 ! Il s’agit parfois de la jalousie, de la haine, de l’incompréhension ou encore d’une admiration dissimulée, puisque cette télévision nous fascine parfois tout autant qu’elle nous donne envie de la stigmatiser.
Le malentendu de Vision 4 ! C’est le seul média dont les journalistes (Francis Bonga et Bruno Bidjang par exemple) sont régulièrement cités dans les histoires de faits divers.
Le véritable problème de vision 4 n’est pas avec ses fidèles téléspectateurs, mais plutôt avec le peuple camerounais !

Parce que les gens ont besoin d’un média qui soit réellement impartial. Les gens ont besoin d’une télévision réconciliatrice et non d’une radio Mille Collines. Les gens ont envie d’entendre des journalistes qui resteront humbles et modestes quoi qu’il arrive, y compris s’ils sont jeunes et potentiellement très prometteurs comme mon ami Pierre La Paix Ndamè.
Sinon ces mêmes gens vont se mettre à vous détester et on finira par croire qu’il existe un sulfureux problème de Vision 4 ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, je n’ai plus de problème avec Vision 4
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[VIDÉO] Les pasteurs et les églises de réveil au Cameroun

Dans un pays gangrené par la pauvreté, le chômage et le laxisme politique, les églises de réveil se sont multipliées « grâce à » l’émergence de certains pasteurs tout aussi véreux que talentueux. Et c’est de ça qu’il est question dans ce reportage que j’ai réalisé pour le compte du réseau Les Haut-Parleurs.
N’oubliez pas de vous abonner à ma chaîne YouTube et de laisser vos commentaires comme l’a déjà fait mon ami Pierre La Paix Ndamè.

Mon reportage sur les pasteurs des églises réveillées au Cameroun. Crédit: Les HAUT-PARLEURS / TV5Monde

PRISES DE VUE :
Valery Forsah Muh

SON :
Valery Forsah Muh

MONTAGE :
Sidik « Sidihno » Lombardi
Les HAUT-PARLEURS

INTERVENANTS :
Divine Nsango
Grégoire Mbodo

LIEUX DE TOURNAGE :
Douala, CAMEROUN

  • carrefour Safari à Bépanda
  • Nouvelle route Bonabo
  • Carrefour Paraiso à Yassa
  • Rue du collège BAHO à Bépanda


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne suis pas un pasteur
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