Ecclésiaste Deudjui

Profession : entrepreneur !

S’il y a un métier que je considère comme étant l’un des plus difficiles au Cameroun, c’est bien celui d’entrepreneur !


Profession : porteur de projet

Porteur de projet c’est un métier ! C’est-à-dire que tu es resté chez toi pendant longtemps à cause du chômage, ou alors tu as eu une idée lumineuse que tu souhaites vraiment mettre sur pied, ou encore tu souhaites contribuer aux développements micro et macro-économique de ta République, et ensuite tu planifies ton propre projet…

Porteur de projet c’est un labeur. C’est même une véritable gageure, à vrai dire. Puisque nous sommes dans un environnement extrêmement « décourageogène », et que la plupart de tes connaissances vont te dire que « Tu veux nous montrer que tu as les projets plus que les qui ? C’est toi qui avais inventé l’eau tiède ? »

Porteur de projet est une mission particulièrement difficile, puisque l’accès au financement est pratiquement improbable. L’environnement des affaires est presque démobilisant, avec une création d’entreprise qui n’est pas très accessible sur le plan administratif ; ainsi que des taxes, des impôts et des surtaxes à n’en plus finir. Les porteurs de projets se retrouvent donc souvent complètement spoliés, dépossédés de leurs inventions au profit de magnats qui sont plus nantis que toute leur lignée, ou tout simplement plagiés et mis à la poubelle sans autre forme de procès ni de rétribution…


Profession : investisseur

Dans la plupart des cas de figure, ce sont les porteurs de projets qui financent — eux-mêmes — leurs propres projets d’investissement. C’est-à-dire que c’est leur famille, c’est leur oncle maternel ou leur tante paternelle, qui leur lance un minguili petit coup de main. Ce sont souvent les tontines ou bien les cotisations individuelles qui permettent à nos entrepreneurs, de pouvoir se lancer dans l’entrepreneuriat.

Ce sont généralement des mises en hypothèque, des emprunts obligataires chez des usuriers très véreux et débarrassés de tout scrupule, qui font en sorte que nous puissions démarrer notre restaurant, notre poulailler, notre petit bar, notre rôtisserie et que sais-je encore…

Le financement au Cameroun est encore très-très difficile ! Les porteurs de projets ne peuvent même pas compter sur les banques si sur les microfinances, pour soutenir leur démarrage et leurs projets de lancement. Idem pour les compagnies d’assurance, qui brassent pourtant des milliards de francs CFA qu’elles thésaurisent inutilement, et pourtant cet argent pouvait bien servir à soutenir notre jeunesse, à matérialiser de nombreux projets bancables qui moisissent pourtant dans de vieilles mallettes ; tandis que les propriétaires de ces mallettes portent des pantalons déchirés alors que leurs innovations sont parmi les plus prometteuses au monde […]


jeune entrepreneuse camerounaise devant son ordinateur
Malgré les difficultés, il y a de nombreux jeunes qui se lancent dans l’entrepreneuriat au Cameroun. Source: classe-export.com /CC-BY

Profession : démarcheur commercial

Lorsque tu es un entrepreneur, le plus difficile ce sera la prospection. Parce que tu devras apprendre à te faire connaître, à faire connaître tes produits et tes services, tes prestations, tes références, tes témoignages et tout le tralala.

C’est ça le plus difficile. Parce que c’est bien beau d’avoir eu une idée génialissime, c’est bien beau d’avoir démarré dans l’élevage de lapins ou pourquoi pas dans l’ostréiculture, et puis quoi alors ? Tu crois que les gens vont venir te chercher loin là-bas à Bayangam pour commander les fruits de ta production, si toi-même tu ne t’es pas investi un peu dans le marketing ?

Donc, la prospection commerciale. Parce que l’activité principale d’une entreprise, ça reste et ça demeure la recherche de nouveaux clients. Tout le temps. À chaque fois. Chaque temps chaque temps. Un entrepreneur deviendra donc, par la force des choses, un démarcheur et un commercial. Même s’il recrute les plus grands négociateurs à ses côtés, il devra forcément apprendre à maîtriser les rendez-vous commerciaux, les relances, les e-mails de prospection, la présentation de produits, le personal branding et beaucoup d’autres astuces encore…


Profession : employeur

Et lorsque tout marche bien tu deviendras un employeur. Un « boss », comme on dit ici au quartier. Tu auras des individus que tu recruteras sur la base de leur CV et de leur lettre de motivation, mais aussi de leur présentation physique et de leur élocution.

Tu auras la responsabilité de fils et de filles, mais aussi de pères de famille. Tu auras le stress de devoir les rémunérer tous les trente-et-un jours, et même après vingt-huit jours seulement pour les mois de février qui ne sont pas dans une année bissextile.

Tu seras probablement respecté, parfois un peu craint, mais surtout beaucoup calomnié. Les gens raconteront que tu as dû tremper tes mains dans des choses vraiment très compliquées pour en arriver là, et que tu as même certainement vendu certains membres de ta famille… Ne t’inquiète pas, je sais de quoi je parle.

L’entrepreneuriat est une activité particulièrement difficile lorsque l’on gère des employés, c’est-à-dire des êtres humains avec leurs aspirations et leurs besoins, et rien que pour ça vous serez continuellement habité par un stress invariablement indéfinissable.


artisans camerounais qui exposent leurs produits
Il y a de nombreux agriculteurs qui produisent des produits locaux au Cameroun. Source: lavoixdupaysan.net /CC-BY

Profession : entrepreneur au Cameroun !

Donc s’il y a un métier que je considère comme étant le plus insurmontable ici au Cameroun, c’est bien celui de créateur d’entreprise !

Profession, entrepreneur ! C’est le seul métier au Cameroun où tu n’as aucun de salaire, et pourtant tu dois produire suffisamment d’argent pour pouvoir couvrir tes charges fixes et tous tes coûts variables.

Profession, investisseur ! C’est une activité hautement risquée, puisque tu peux dépenser des millions de francs CFA sans être garanti que tu pourras obtenir le moindre retour sur investissement.

La profession d’entrepreneur est une activité incroyablement exigeante, même si vous possédez le projet le plus innovant et le plus révolutionnaire au monde !

Parce que pour un départ, vous serez absolument tout seul dans votre initiative. Certaines personnes vous prendront pour un fou, et d’autres vous diront que «Je demande hein, tu veux montrer que c’est toi qui avais inventé l’eau tiède ? » Mais lorsque vous aurez réussi, ils se rallieront à vous comme des mouches tsé-tsé, en vous faisant accroire qu’ils avaient déjà cru en votre projet dès le départ.

Et pourtant personne ne peut imaginer toutes les difficultés que vous avez dû traverser, simplement en tant qu’entrepreneur.


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je suis entrepreneur
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Autocritique sentimentale

Il y a une ex qui m’a dit l’autre jour qu’elle ne compte plus se remettre en couple avec moi. Et pourtant moi je ne l’aimais même plus hein ! Mais cette phrase m’a quand même remis en question, et c’est grâce à cette demoiselle que j’ai décidé de me lancer dans mon introspection sentimentale…


Autocritique de la drague

Pour dire vrai hein, je suis un mauvais baratineur. Un très-très mauvais dragueur ! Les gens me prennent souvent pour un séducteur parce que je collectionne les numéros de téléphone dans mon répertoire, mais en réalité je me comporte régulièrement comme un véritable goujat.
Déjà, on ne se lance pas vers une demoiselle parce qu’on a bu un peu trop d’alcool. On ne se lance pas vers une cameruineuse parce qu’elle nous apparaît relativement vulnérable. On n’accoste pas une jeune dame n’importe comment dans un marché, et encore moins dans un supermarché. On ne drague pas une femme dans la rue qui est pourtant sortie avec son mari ou son fiancé, et on ne récupère pas son numéro de téléphone parce qu’elle est allée se soulager derrière les toilettes…
Je suis un mauvais baratineur, en quelque sorte, c’est-à-dire un très-très-très mauvais dragueur ! Parfois je perds les bonnes manières lorsque je me positionne devant une plantureuse inconnue ; et même lorsque j’obtiens son numéro, il ne me servira à rien puisque je vais le supprimer ou alors l’abandonner au fin fond de mon répertoire téléphonique…


Autocritique comportementale

Dans ma vie de couple, je suis encore plus détestable ! Mes vies de couple en réalité, s’il faut être plus précis.
Parce que je suis le genre de petit ami que sa petite amie ne peut pas voir quand elle le désire, et encore plus lorsque je m’enferme dans mes hibernations. Je suis un homme infidèle qui a inventé le « célibat polygamique ». Je suis un amant incroyablement rancunier, un conjoint invariablement très exigeant, et je serai indiscutablement un époux intolérant et dont la jalousie sera irrémédiablement impardonnable.
Les femmes qui me connaissent savent que pour bien vivre avec moi, la seule condition c’est de m’aimer passionnément, sinon elles ne me supporteront même pas une seule demi-seconde ! Mes partenaires amoureuses ont souvent dû essuyer des larmes, parce que j’ai parfois des attitudes incompréhensibles puisque je suis devenu carré comme un logiciel informatique. Je suis le genre de concubin qui ne donne pas sa confiance, qui ne croit pas en Dieu, qui n’a pas systématiquement le sens de la famille élargie ni des considérations ethnico-traditionnelles, et, le pire de tout ça, c’est que je ne suis même pas un peu romantique ni assez attentionné dans mes multiples relations sentimentales.


drague en Afrique auparavant
Nos parents prenaient beaucoup de temps pendant la drague. Source: Facebook /CC-BY

Autocritique financière

J’ai déjà perdu beaucoup de femmes parce que je ne leur donnais pas assez d’argent. Ou du moins, pas comme elles l’exigeaient. Parce que les femmes d’ici se mettent en couple avec un homme parce qu’elles recherchent une sécurité financière, et elles ont d’abord besoin d’un individu qui les prendra presqu’intégralement en charge…
J’ai déjà perdu beaucoup-beaucoup de femmes pour ça ! Puisque comme je raisonne comme un logiciel informatique, j’ai du mal à digérer les incohérences qui sont générées par une Camerounaise lorsqu’elle a instantanément besoin d’argent. J’ai aussi du mal avec les femmes qui me demandent de l’assistance à distance, et pourtant moi j’ai prioritairement besoin d’un contact physique et d’une chaleur humaine. Certaines cameruineuses m’ont même traité d’insensible, parce que j’ai osé conserver la même humeur devant des situations qu’elles m’avaient pourtant présentées comme catastrophiques !
Et puis, je ne suis pas un flambeur comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè. Moi je m’assure que ma femme ait un toit, qu’elle ne manque de rien à manger ni de rien pour se soigner non plus, mais j’ai l’impression que ce n’est pas assez suffisant pour nos influen-suceuses du Cameroun. Car nos filles d’ici préfèrent plutôt les sorties inutiles, les exhibitions folkloriques et tout le bazar, les perruques péruviennes et indiennes, la vie de princesse sur les réseaux sociaux et le grossissement de leur popotin, etc.
Tout le contraire de ce que je considère comme étant prioritaire, lorsque je me mets en relation sentimentale avec une femme ici dans la ville de Douala.


Autocritique de la rupture

S’agissant de la rupture amoureuse, j’en ai déjà connues plusieurs. Des plus douloureuses aux moins douloureuses, même si j’avais toujours gardé quelque chose de positif et d’admirable chez chacune de ces partenaires…
Dans la plupart de mes séparations, c’est moi qui divorce mais c’est moi que l’on quitte ! Parce que je ne saurai jamais dire à une femme que c’est terminé entre nous deux. Parce que quand moi je n’aime plus, je ne le dis presque jamais. Parce que je suis le genre de lâche qui préfère se dissimuler derrière le silence, puisque je n’ai pas assez de courage pour dire ses défauts à ma dulcinée lorsque j’ai des récriminations à lui faire. Je suis un amant incroyablement rancunier, et j’ai un orgueil qui surpasse disproportionnément ma véritable valeur. J’ai souvent peur de faire du mal aux femmes dont je sais qu’elles m’aimaient réellement, mais au final je leur fais plus de mal encore ! Et finalement la fille comprend que notre séparation a déjà été consommée de mon côté, et généralement elle décide de me détester quasiment éternellement […]


Un homme dédoublé qui se critique violemment
il faut se battre avec soi-même pour devenir un meilleur conjoint. Source: infoescola.com /Image reprise sous autorisation

Autocritique sentimentaliste

Donc il y a une ex qui m’a dit l’autre jour qu’elle ne compte plus jamais se remettre en relation avec moi. Et pourtant moi je ne la calculais même plus hein ! Mais cette déclaration m’a quand même fait réfléchir, et c’est grâce à cette Camerounaise que j’ai décidé de me lancer dans mon auto-confession sentimentale…

Autocritique sexuelle ! Il y a des femmes qui ont été déçues par moi, parce qu’elles avaient l’impression que je les gardais auprès de moi uniquement pour avoir des relations sexuelles.
Autocritique conjugale ! Tellement de femmes se sont imaginées devenir la femme de ma vie, mais toutes ces illusions se sont toujours dissipées par une incompréhensible rupture.
Autocritique sentimentaliste mais surtout généralisée, parce que quand je parle de moi, je parle en réalité de tous les hommes camerounais !

Puisque les gars d’ici sont de mauvais dragueurs, ils ont des comportements inappropriés lorsqu’ils se retrouvent embrigadés dans la vie de couple, et surtout ils ne donnent pas assez d’argent à leurs conjointes. Et comme ils se séparent souvent très brutalement lors de la rupture, leurs ex finissent par les détester définitivement et elles décident de ne plus jamais se remettre en relation avec eux.
Voilà pourquoi nous devons tous nous lancer dans une autocritique sentimentale…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi j’ai fait mon autocritique
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J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part…

Depuis plusieurs mois, je multiplie des relations sentimentales qui sont sans lendemain. Et la raison est simple, c’est parce que moi aussi j’aimerais que quelque Camerounaise m’attende quelque part…


J’aimerais que quelqu’un m’aime quelque part

Comme tout le monde, enfin presque ! J’aimerais déjà que quelque cameruineuse se métamorphose en Camerounaise sérieuse, et qu’elle m’affectionne réellement quelque part pour quelque chose.
J’aimerais enfin rencontrer la femme de ma vie, ou du moins la femme de ma vie de ce moment de ma vie. Parce que j’ai bien connu de nombreuses femmes de ma vie qui étaient toutes extraordinaires, mais je les ai laissées se faufiler. Je n’avais pas la présence d’esprit de développer de la patience, et même de développer de l’endurance affective ou de la résilience.
J’aimerais qu’une Camerounaise m’aime quelque part ici au Cameroun, parce que j’en ai intrinsèquement besoin. Et c’est pour cela que je multiplie les relations sentimentales sans lendemain, depuis quelques mois, en espérant tomber sur celle qui me cajolera et qui me supportera ; malgré mes insupportables caprices ainsi que tous mes nombreux défauts.


J’aimerais aussi aimer quelque Camerounaise

Quelques Camerounaises, au pluriel. Parce que le Cameroun est tellement surpeuplé de jolies filles et de merveilleuses dames, que cela en devient presqu’irrespirable […]
J’aimerais donc pouvoir y faire mon choix, pouvoir choisir parmi une foultitude de prétendantes et de courtisanes, et pouvoir potentiellement tomber amoureux. Car je pense que c’est bien d’avoir une compagne qui t’apprécie et qui t’adore, mais c’est surtout mieux de l’aimer aussi réciproquement.
J’aimerais ainsi aimer quelque Camerounaise, quelque femme de Douala ou de Yaoundé que j’aurai rencontrée accidentellement ou par préméditation, et pouvoir me stabiliser sentimentalement avec cette fille. J’ai vraiment envie de pouvoir aimer une femme réellement, normalement voire éternellement. J’ai envie de sentir son absence, de ressentir sa présence et ses silences lorsqu’elle ne me parle pas, et de souffrir de son amour. Parce que si l’amour ne faisait pas souffrir, je ne pense pas qu’autant de personnes s’y intéresseraient ou alors s’y laisseraient intéresser…


dessin homme noir embrasse une femme
C’est tellement beau d’aimer quelqu’un et d’être également aimé en retour. Source: BBC /Image reprise sous réserve d’autorisation

J’aimerais quelque part me responsabiliser

Avoir une femme. Faire des enfants. Fonder une petite famille, et ensuite une grande.
C’est très-très-très important !
C’est vrai qu’au départ de ma vie je l’ai considéré comme superfétatoire, mais ce n’est pas parce que je le considérais comme subsidiaire que cela n’en demeurait pas très importantissime pour autant…
Avoir une bonne femme, puis faire ses enfants. J’aimerais qu’une Camerounaise me fasse des enfants quelque part. J’aimerais surtout me stabiliser, voire me responsabiliser. J’aimerais aussi avoir une belle-famille –même s’ils sont affreux—, c’est-à-dire avoir un beau-père, une belle-mère, une belle-sœur, un beau-frère… Des beaux-oncles et tout le tralala. Des copines à mon épouse. Des patriarches de son village qui me considèrent comme leur fils adoptif, parce que nos enfants auront plusieurs origines puisque la mienne sera invariablement bamiléké.


J’aimerais aussi avoir des problèmes de couples

Je veux avoir des problèmes de couple. Ce que je redoutais auparavant, je le sollicite dorénavant. Je veux désormais avoir une compagne qui me surveille, et qui investigue sur mon téléphone portable.
Ce à quoi je rechignais auparavant, je le sollicite dorénavant. J’aimerais épouser une femme qui m’attende quelque part, et qui me demande tout le temps si je ne suis pas encore rentré à la maison… J’aimerais avoir une dulcinée qui me manifeste sa jalousie par des crises hystériques, et qui me téléphone toutes les cinq minutes ! J’aimerais qu’on se disputaille souvent, qu’on se chamaille parfois et qu’on se désolidarise quelquefois.
Qu’on ne se parle même pas. Qu’on se boude, qu’on se déteste et qu’on s’ignore. Qu’on ne fasse plus réellement l’amour, quitte à ce que ce soit plus sucré, plus convivial et plus jovial, lorsque nous nous réconcilierons au cœur de la nuit et que nous nous re-embrasserons comme des bêtes sauvages…


couverture du roman j'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part
J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part est le titre du roman d’Anna Gavalda. Crédit: senscritique.com /CC-BY

J’aimerais qu’une Camerounaise m’attende quelque part…

Donc depuis plusieurs mois déjà, j’ai multiplié des relations sentimentales qui étaient généralement sans lendemain. Mais la raison était simple, c’est parce que moi aussi j’aimerais qu’une femme camerounaise m’attende quelque part…

J’aimerais que quelqu’un m’attende ! Je n’ai plus envie de dormir tout seul, je n’ai plus envie de manger tout seul et je n’ai surtout plus envie de revivre une histoire d’amour sans vrai lendemain.
J’aimerai qu’elle m’attende quelque part ! Que ce soit dans la journée ou alors très tard le soir, j’aimerais qu’une femme s’impatiente et d’ailleurs s’inquiète également, parce que je ne suis pas encore rentré chez nous à la maison.
J’aimerais que quelque Camerounaise m’attende quelque part, parce que moi aussi j’ai incroyablement envie de me responsabiliser.

J’ai envie de rencontrer une bonne Camerounaise qui m’aimera de tout son cœur, et que moi aussi j’aimerai énormément en retour. J’ai envie de lui faire des enfants, de supporter ses crises de jalousie et ses interminables scènes de ménage. Je suis arrivé à un stade où je serai plus patient, plus endurant et plus résilient émotionnellement parlant, et ce malgré mes innombrables caprices et mes défauts.
Parce que oui, j’aimerais définitivement qu’une bonne femme m’attende quelque part ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’attends quelqu’un quelque part
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Réussissez !

Quel que soit ton âge,  ton sexe, ton appartenance ethnologique ou encore tes relations interpersonnelles ou bien ton talent, les gens ne te respecteront que si tu empruntes le chemin qui mène directement vers le succès.
Alors un seul mot : réussissez !


Rêvez grand !

Commencez par rêvez grand. Très-très grand même, d’ailleurs. Commencez par vous façonner des projets qui sont gigantissimes, et qui vont même parfois au-delà de toutes vos espérances…
Commencez par entreprendre. Par avoir une vision et une perspective. Commencez par vous imaginer d’ici cinq ans, d’ici dix ans ou alors d’ici vingt-cinq ans. Visualisez votre destination de façon réaliste, en vous préparant convenablement et en anticipant sur les différentes étapes à franchir. Soyez conscients de vos capacités réelles et de vos limites. Ne vous lancez pas dans des desseins irréalisables. Donnez-vous les moyens de vos ambitions, entourez-vous des personnes et des compétences qui peuvent et qui veulent vous accompagner, mais surtout armez-vous de la détermination et d’un maximum de courage ; puisque vous en aurez besoin, afin de réaliser au moins les quatre-vingt ou bien les quatre-vingt-dix-neuf pour cent de vos anticipations…


Travaillez dur !

Le seul moyen de réussir dans la vie, c’est le travail !
Enfin je veux dire, de réussir proprement. Je veux dire que le seul moyen de réussir dans la vie de façon totalement loyale et même traçable, c’est exclusivement par le travail.
Soyez donc des travailleurs, des bosseurs, des acharnés dans la répétition de vos efforts. Ne soyez pas avares en détermination et encore moins en force de l’espérance. Puisque le travail paye toujours. Puisque le travail récompense toujours son homme (ou bien sa femme). Puisque le travail a parfois l’air insignifiant lorsqu’il ne produit pas des résultats de façon instantanée ou immédiate, et pourtant il vous conduira inexorablement vers votre prospérité…
Sérieux hein, soyez des travailleurs. Ne vous laissez jamais décourager par quoi que ce soit ni par qui que ce soit. Soyez prêts à consacrer le maximum de temps de votre journée, de votre semaine, de votre année, à la matérialisation de votre projet ou de votre entreprise. Soyez le genre de personne qui se perfectionne de jours en jours, qui ne rejette pas systématiquement la faute de ses erreurs sur les autres, qui ne se laisse pas déconcentrer par des divertissements inutiles et par des futilités, mais au contraire qui reste focus et essentiellement focalisé sur ses ambitions et sur ses rêves.


le travil intelligent est meilleur
Il faut parfois travailler intelligemment afin de devancer ses concurrents. Source: Facebook /CC-BY

Persévérez !

Quel que soit ton âge, il faut toujours persévérer. Toujours. Quels que soient ton sexe et ton origine ethnique également. Il faut toujours croire en toi, il ne faut jamais se décourager ni tenter de baisser les bras, et il faut toujours rester invariablement optimiste.
Il faut se préparer aux moments de disette parce que ces moments-là ne manqueront presque jamais, et d’ailleurs, ils seront même parfois plus répétitifs que tu ne l’imagines.
Il ne faut pas te dire que tu es déjà trop vieux, ou bien encore trop jeune. Il faut se sacrifier et parfois aussi se priver de ce qu’on aime ou de ceux qu’on aime, pour pouvoir atteindre ses objectifs. Il faut toujours répéter les mêmes efforts malgré les périodes insupportables, malgré les coups bas et malgré certaines trahisons qui sont parfois très douloureuses. Il faut se mettre à la place de ceux qui avaient réussi avant nous, mais dont les parcours ont quelquefois été suffisamment tortueux et même décourageants. Il ne faut pas se fier à la vie facile, il faut se dire que la difficulté est la recette de votre succès, et que, même si vous n’y arriverez pas forcément, au moins vous aurez courageusement et surtout témérairement essayé de vous forger votre propre destinée…


Profitez !

Et puis un jour, vous verrez, vous allez profiter.
Enfin ! Vous récolterez les fruits de votre dur labeur, et vous-mêmes vous n’en reviendrez pas. Vous vous croirez en train de rêver, puisque tout ce que vous aviez espéré ou imaginé auparavant, eh bien dorénavant vous l’avez obtenu au centuple ! Vous vous frotterez les yeux pour en être certain, et ce sera miraculeusement votre réalité…
Profitez ! La vie est tellement courte, mais le bonheur si éternel, que vous effacerez très rapidement les moments passés dans la galère et dans les incertitudes. Vous pourrez alors vous offrir tout ce que vous désiriez. Vous pourrez aussi obtenir la femme de votre vie, et fonder avec elle le foyer de votre vie. Vous pourrez aider les membres de votre famille, les meilleurs amis d’enfance ou pourquoi pas les individus qui ont favorisé votre émergence, sans oublier de multiplier quelques œuvres de charité et de bonne volonté.
Profitez ! Car avec un peu de chance, tous ceux qui ont longuement mûri un projet qu’ils ont patiemment pris le temps de peaufiner et de perfectionner, avec un peu de chance, disais-je, ils finiront inéluctablement par récolter les fruits pécuniaires ou sentimentalistes de ces durs labeurs…


homme noir mature qui se prélasse au bureau
Une fois que vous aurez réussi, vous allez profiter de la vie. Source: freepik.com /Image reprise sous autorisation

Réussissez absolument !

Donc quel que soit ton âge,  ton sexe, ton appartenance ethnologique ou encore tes relations interpersonnelles ou bien ton intelligence, les Camerounais ne te respecteront que si tu empruntes le sentier qui mène directement vers ton succès.
Alors en un seul mot : réussissons !

Persévérons ! La persévérance est la clé du succès dans toute œuvre humaine qui se veut perfectible, et la récompense de cette persévérance c’est automatiquement l’accomplissement individuel.
Rêvons très grand ! Ne nous limitons pas aux objectifs communaux, nationaux ou encore continentaux, mais disons-nous bien que nous pouvons conquérir le monde. D’ailleurs cela devrait demeurer notre seule et unique perspective.
Réussissons absolument ici dans notre Cameroun, parce que c’est la seule façon pour nous d’obtenir de l’attention et même de la considération.

Et une fois que vous aurez réussi, profitez ! Une fois que vous serez devenu un Directeur général ou encore une personnalité très inspirante, n’oubliez jamais de profiter de votre bénédiction. Parce que les choses heureuses arrivent souvent aux personnes qui se sont préparées durant de longues années, et qui ont travaillé dans l’obscurité sans céder au découragement ni aux critiques non constructives de leurs nombreux détracteurs.
Mais avant de profiter de tout ceci, réussissez d’abord pour commencer !


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je vais réussir !
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L’insurrection Fécafoot

Derrière les manœuvres du comité exécutif de la Fécafoot et de son président, je vois une tentative d’insurrection.


L’insubordination Fécafoot

Pour rappel, la Fécafoot n’est qu’une fédération sportive parmi des dizaines d’autres, et qui a reçu son agrément de la part de son ministère de tutelle que représente le Pr. Narcisse Mouelle Kombi. Cependant, avec les pouvoirs publics, c’est l’insubordination la plus totale !

La fédération camerounaise de football est cette instance-là qui manque de tact, de diplomatie et d’esprit de collaboration. Elle passe son temps à manquer de respect et de courtoisie à l’encontre de son pourvoyeur de fonds, et cela avec un tel dilettantisme…

Pour parler de son Comex, on dirait qu’il s’agit là d’une caisse de résonnance. Des papas et des mamans, grassement payés à ne rien foutre, et qui ne se préoccupent que de l’image de leur « légende » footballistique, comme si c’est Samuel Eto’o qui avait inventé le football. Ils vont même jusqu’à réclamer le licenciement de l’excellentissime Marc Brys (qui obtient de très bons résultats contre leur gré), alors qu’ils n’ont pas pu payer les indemnités de licenciement de Conceiçao qu’ils avaient limogé.

Une fédération pauvre, pauvrette même à la limite, incapable de payer des arbitres amateurs, de louer les stades et encore moins de subventionner son propre championnat. Mais c’est toujours elle qui sort les muscles, qui bombe le torse et qui parle d’ingérence, lorsque sa tutelle veut la recadrer dans son fonctionnement anarchique et décousu… sauf lorsqu’il s’agit de venir l’aider à payer ses propres factures.


La religion Fécafoot

Depuis que monsieur Samuel Eto’o Fils est aux commandes —et on sait comment—, l’institution Fécafoot est devenue manifestement la troisième grande religion au Cameroun. Entre les églisiens, les aigrisiens et les Eto’omoutons, tous se sont rassemblés au sein d’une congrégation œcuménique derrière ce faux pasteur, pour défendre les intérêts et les desseins inavoués de notre Fécafoot…

Je m’explique : pour ces abrutis, qui ne considèrent Samuel Eto’o que comme une icône immaculée, eh bien la Fécafoot n’aura plus jamais tort ! On est dans une sorte de paranoïa, de schizophrénie et de folie généralisées, où l’esprit de raison et la rationalité élémentaire ont complètement foutu le camp.

La religion Fécafoot veut qu’on justifie tout, que l’on applaudisse One all sports et Fourteen ainsi que la médiocrité de Rigobert Song, et que l’on blanchisse systématiquement l’archevêque de Tsinga malgré ses méchancetés et ses maladresses. On lui trouve des circonstances atténuantes, des explications tirées par des chevaux et des interprétations biaisées, à travers des incohérences inintelligibles parce qu’il faut absolument déculpabiliser cet ancien footballeur.

Dans cette religion monothéiste, on oublie de rappeler que le management de Samuel Eto’o est pourri, que ce monsieur est indiscutablement le pire administrateur de l’histoire de la planète Terre, et que sa personnalité clivante est l’une des plus exécrables au monde. On sacrifie notre personnalité comme dans une vraie religion agnostique ; puisque je suis choqué de voir des intellectuels qui étaient autrefois assez cartésiens et rationnels, devenir complètement loufoques et déglingués lorsqu’il s’agit de justifier les bourrasques de cet inénarrable goléador.


siège de la Fécafoot
Le siège de la Fécafoot est situé au quartier Tsinga, à Yaoundé. Source: pagesjaunes.online /CC-BY

La déstabilisation Fécafoot

Et donc, on perd de l’argent. Par les erreurs de management d’un unique individu, le président de la fédération camerounaise de notre football.

On perd de l’argent en milliards. On dédommage Toni Conceiçao à hauteur de Un milliard deux cent quarante-deux millions et des poussières, et cela n’offusque presque aucun églisien ! L’argent du contribuable. Dans un pays extrêmement pauvre et surtout très embêté. Pour satisfaire les caprices et les lubies d’un monstre incontrôlable que nous avons nous-mêmes fabriqué, on se retrouve en train de dépenser notre argent à tort et à travers, pour ce que moi et certains fiscalistes considèrent comme de véritables fautes de gestion.

Mais à quoi joue-t-on au juste ? Près de trois milliards de francs CFA empruntés par la Fécafoot depuis la Coupe du monde 2022, et qui n’ont toujours pas été remboursés. Ce n’est pas de la déstabilisation ça ? Et si le but réel de ces manipulateurs du Comex était plutôt de ramollir l’Etat, de démontrer qu’il n’est pas gouverné ni complètement responsable, et de fragiliser nos institutions nationales toutes entières ?

Mais que cache donc ce groupe de grands papas et de grands-mamans, qui ne connaissent absolument rien au football mais qui sont payés à ne rien foutre, à toujours vouloir semer la zizanie, le conflit, l’irrévérence, la désobligeance, l’arrogance, la condescendance et que sais-je encore ?

Car de mémoire de citoyen camerounais, je n’avais encore jamais vu une organisation tenir tête à son propre pays, défier et contester les décisions du président de la République himself, et que le patron de cette organisation continue à vaquer à ses occupations comme si de rien n’était…


La milice Fécafoot

Parce qu’il faut bien le dire, il s’agit là peut-être d’une probable insurrection ! Déguisée, certes, mais d’une sérieuse insurrection. Car comment une minuscule petite association de rien du tout (elle est d’ailleurs très-très pauvre), peut-elle se permettre de provoquer ostensiblement son ministère de tutelle, et que rien de répréhensible ne lui arrive ?

Certes, il n’est pas forcément question de retirer l’agrément de la Fécafoot à cause de ces bons à rien du Comex, mais quand même ! Un petit tour derrière les barreaux ou alors quelques semestres de service militaire, ne leur seraient pas individuellement superfétatoires…

C’est une milice, la Fécafoot. Avec son réseau de suiveurs aveugles, avec sa machine numérique que je considèrerais comme une armée véritable, et avec son leader qui n’est pas étranger à toute cette mascarade. La Fécafoot résiste parce qu’elle compte sur sa milice, sur ces nombreux fanatiques qui sont englués dans une religion dont ils ne connaissent même pas la doctrine, et qu’on peut utiliser à tout moment pour tenter de déstabiliser le pouvoir d’Etoudi.

C’est un bétail électoral, une masse innombrable d’individus écervelés sans âme et sans perspective, qui idolâtrent leur gourou au point de lui donner de la force ; et c’est certainement cette force-là que le RDPC veut utiliser en octobre lors de la future élection présidentielle de 2025…


Samuel Eto'o est en conflit avec Mouelle Kombi, le ministre des sports
Le conflit entre Mouelle Kombi (à gauche) et Samuel Eto’o ne cesse de perdurer. Source: glance-magazine.com /CC-BY

L’insurrection Samuel Eto’o

Donc derrière les manœuvres belliqueuses et bellicistes du président de la fédération camerounaise de football, moi je vois plutôt une tentative d’insurrection.

La désobéissance Fécafoot ! Lorsqu’il s’agit de rembourser les dettes causées par les imbécillités de la fédération, c’est normal ; mais lorsqu’il s’agit de désigner un entraîneur cela deviendra de l’ingérence…

La sédition du Comex ! Un groupuscule d’incapables qui réclame le limogeage du sélectionneur Marc Brys, indépendamment de ses bons résultats ou encore des félicitations personnelles du chef de l’Etat Paul Biya.

L’incivisme Samuel Eto’o dure depuis le 11 décembre 2021, puisqu’il fait semblant de soutenir le régime et pourtant ses actions tendent à vouloir déstabiliser celui-ci.

Parce que si la Fécafoot était vraiment honnête et républicaine, elle travaillerait à la consolidation de l’harmonie autour des Lions indomptables. Elle chercherait à respecter les institutions étatiques et particulièrement le ministère des Sports. Elle ne s’amuserait pas régulièrement avec la parole institutionnelle de Son Excellence Paul Biya, sauf si son intention est de démontrer que notre Cameroun n’est plus véritablement dirigé ni gouverné.

Ce qui est une forme pernicieuse de coup d’État et d’insurrection footballistique…


Ecclésiaste DEUDJUI, je condamne l’insurrection
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Maman Gisèle vous dit merci !

À tous ceux qui ont participé à l’enterrement de ma grand-mère, et au nom personnel de Maman Gisèle, je vous dis merci !

Merci à ses enfants

Je commence par remercier infiniment et du fond du cœur, tous ses enfants ! C’est-à-dire papa Djoko Louis, monsieur Kouogang Justin et leur petit-frère Jean-Baptiste Kamdem. Je remercie également ses trois filles restantes (elles avaient malheureusement perdu leur sœur aînée) que sont Pauline Magne, Jeannette Mechinga et la benjamine Valérie Youogo épouse Kamdem…
Maman Gisèle vous dit merci ! Parce que grâce vous, grâce à votre amour indéfinissable à son endroit et grâce à votre engagement, vous l’avez rendue définitivement éternelle. Vous avez honoré votre maman de la meilleure des façons possibles, en lui accordant à la fois la reconnaissance des vivants et les hommages traditionnels auprès de ses ancêtres.
Je n’oublie pas non plus les petits-fils : Mireille Mandou, Otis, Yvan, Samira, Lynda Kuisseu, Michael Pagop, Jordy, Éric Tatchoum et tous les autres petits-enfants. Vous avez été d’un investissement total ! Entre la main-d’œuvre, l’organisation, la disponibilité, la logistique, la tristesse pendant les obsèques et malgré tout le courage, vous l’avez enterrée honorablement. De même que les arrière-petites-filles comme Vanelle qui vivait avec son unique arrière-grand-mère, et je suis certain que de là où elle se trouve, maman Gisèle lui dira inlassablement Merci !

les gens qui mangent au deuil de Maman Gisèle
Il y avait une foule incroyable pour les obsèques de ma grand-mère, à Baham. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Merci à la famille

Je vais citer qui et laisser qui ? Car durant ces obsèques, c’est toute la grande famille qui était réunie ! Que ce soit lors de la veillée de Foumban, lors de la levée de corps à Yaoundé ou alors lors des cérémonies funéraires à Ka’affo (Baham), c’est toute la grande famille qui était présente : Papa Pierre, le petit-frère de ma grand-mère, et aussi maman Adèle, sa petite sœur. Maman Gisèle vous dit merci.
Mais également une foultitude de neveux et de nièces, de cousines et de tantes, de beaux-fils et de belles-sœurs, etc. Tout le monde aimait maman Gisèle. Tout le monde voulait voir Maman Gisèle pour une dernière fois. Tout le monde se rappelait d’un conseil ou d’une astuce qu’elle lui avait prodigué, et qui avait systématiquement transformé le cours de son existence : Polla Polycarpe, Stéphane Polla et son épouse Aimée-Nadine Njiké, Tonton Charles, Tonton Cyrille et ses deux enfants Beauclair et Belda, Merleau le policier, Tonton Bernard de Bertoua, Tata Agathe de Souza et l’autre Agathe de l’avenue Germaine, Huguette, Célestin Tamleu et son grand-frère Hilaire, Tonton Jean-Guy de Yaoundé, Simplice Djoko mon complice et des centaines d’autres personnes encore…
Éric Konga et ses deux sœurs Ingrid et Aude. André-Marie Djoko de Yaoundé. Tonton Degros et sa petite-sœur Augustine. Valéry « Bessala » Kamdem et sa sœurette Jacky Meumeu. Raïssa Kamto et ses cousines Sandrine et Charline. Cyrille Graslin le mari de Merveille. Sabine et Larissa Guilaine mes belles-sœurs. Nelly, Vanessa et Aimé Kamdem. Mes beaux-frères Akenji et Alain, les maris respectifs de Mireille et de Judith Polla. Dadou Meumeu le beau-fils de Maman Adèle. Marlyse Boueko ma grande-sœur, accompagnée de son premier garçon Christian Allan Deutou. Jean-Bernard qui m’a vu grandir depuis Foumban. Lucien Tayou et son grand-frère Ebenicard Nempé. Tata Adèle la bienveillante épouse de mon oncle JBK, et en même temps l’homonyme de ma grand-tante. Mama Hélène la femme de Père Justo, le successeur. Non sans oublier des centaines et des centaines d’autres personnes encore !
Maman Gisèle vous dit merci. Parce que grâce à votre simple présence, vous lui avez témoigné toute votre reconnaissance. Vous avez démontré au monde entier qu’elle possédait une importante progéniture, mais surtout une impressionnante descendance. La grande famille de Maman Gisèle s’est mobilisée pour rendre ce deuil historique, mais c’était surtout la preuve qu’elle était aimée par toutes les personnes qui l’avaient rencontrée au moins une fois dans leur vie…

le levée de corps de Maman Gisèle
La levée de corps s’est déroulée dans la salle VIP de l’hôpital général de Yaoundé. Crédit photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Merci à l’organisation

Que dire de ces obsèques ? Un délice !
Parce que du haut de mon quadragénat, je n’avais jamais assisté à des obsèques ni à des funérailles aussi grandioses. C’était tout simplement in-cro-ya-ble !
À partir de la levée de corps dans la salle VIP de l’hôpital général de Yaoundé, tout a été chronométré et paramétré. Le cercueil était sobre mais paradoxalement majestueux. La décoration était magnificente. Les invités ont répondu présents lors de la veillée de Yaoundé, puisque nous attendions deux cent personnes mais l’évènement a accueilli plus de neuf cent personnes !
Au village alors, c’était la magie ! Entre la présence de la sécurité policière, entre la mise à disposition d’une voiture d’ambulance et aussi l’aménagement des voies d’accès au deuil, j’ai été littéralement impressionné. Les constructions en bois qui servaient de délimiteurs étaient parfaitement illustrées, avec de magnifiques photos géantes de ma grand-mère où il était écrit « 1941-2025 ».
C’était exceptionnel ! Je ne veux pas parler de la nourriture puisque la nourriture était un simple détail. Idem pour la boisson. Les milliers de personnes qui ont fait le déplacement ont toutes mangé à satiété, et les services-traiteurs (il y en avait plusieurs) étaient également aux petits soins. Le « parking » était saturé de véhicules rutilants qui accompagnaient les très hautes personnalités, et tous ces VIP étaient uniquement venus pour rendre hommage à ma très chère grand-mère. Mes oncles ont d’ailleurs fait aménager un coin VVIP pour faire accueillir et entretenir ces élites de la nation, parmi lesquelles j’ai furtivement reconnu Sévérin Tchounkeu, l’intrépide propriétaire de la chaîne Equinoxe télévision…
Puis à la fin, tout le monde est rentré à bon port. L’organisation était si fluide et si professionnelle, qu’il n’y a même pas eu la moindre bousculade, malgré la très forte présence de la population. Et la personne la plus heureuse c’était maman Gisèle, puisqu’elle est certainement la femme la plus pacifiste que j’aie jamais rencontrée au cours de ma vie…


enterrement maman Gisèle
L’enterrement s’est déroulée dans l’intimité familiale. Crédit photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Merci aux invités

Merci aux inconnus. Merci aux membres de la famille. Merci aux quidams. Merci aux villageois qui étaient nombreux sur les lieux de ce deuil. Merci aux voisins de Yaoundé, du village et de Foumban. Merci à toutes ces personnes anonymes qui ont tenu à assister à cette célébration de vie, ne serait-ce que pour lui accorder un dernier hommage. Car les invités étaient tellement innombrables…
Maman Gisèle vous dit merci, même sans forcément vous connaître. Votre seule présence, massive et nombreuse, a témoigné de son passage sur cette terre. Les gens ont compris qu’elle était vraiment importante, et qu’elle avait également accouché des enfants qui étaient importantissimes. Vous êtes venus nombreux pour elle, bien sûr, mais certainement aussi pour sa famille et pour ses connaissances. Vous êtes venus pour ses belles-familles. Vous avez été tellement mobilisés, tellement disciplinés et tellement respectueux de sa mémoire, qu’elle s’en ira avec le cœur très apaisé et l’esprit bien reposé.
Car on dit souvent qu’il faut réussir sa vie, mais c’est encore plus intéressant lorsque vous parvenez comme elle à réussir votre mort.


programme des obsèques de maman Bogne Gisèle
Les obsèques de ma grand-mère se sont déroulées du 8 au 15 février 2025. Source: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Maman Gisèle vous dit merci beaucoup !

Donc à tous ceux qui ont participé —de près ou de loin— à l’enterrement de ma grand-mère, et au nom personnel de Maman Gisèle elle-même, je vous dis merci !

Maman Gisèle vous dit merci ! Particulièrement à ses fils Djoko Louis et Jean-Baptiste Kamdem, car ces derniers ont tenu à ce que l’enterrement de leur maman devienne un événement exceptionnel, comme on n’avait encore jamais organisé dans tous les arrondissements de Baham.
Maman Gisèle vous dit merci ! Parce que cette inhumation était surtout une célébration de vie, une reconnaissance posthume après une longue existence qui a été incroyablement bien accomplie.
Maman Gisèle vous félicite de là où elle se trouve, en compagnie de son mari Joseph Kouogang et de sa première fille Sita Thérèse, et c’est en leur nom personnel que je vous transmets fidèlement tous ces remerciements.

Parce que l’enterrement de ma grand-mère a été un événement remarquable, inoubliable, unique et surtout impérissable. Elle a bénéficié des obsèques les plus prestigieuses que je n’avais jamais vues depuis ma naissance, mais je vais vous dire une chose, Maman Gisèle les méritait indiscutablement…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi aussi je vous dis merci !
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Le 11 février, « fesse » de la jeunesse

À la veille de leur célébration, les enfants d’aujourd’hui nous préoccupent avec leurs scandales criminels et aussi leurs innombrables dévergondages sexuels. De quoi se demander si le 11 février, n’est pas plutôt en train de devenir une « fesse » de la jeunesse…


Fête de la jeunesse

Il faut savoir qu’au Cameroun, on célèbre encore la fête de la jeunesse. C’est-à-dire qu’on a choisi un jour artificiel, le 11 février, comme « fête nationale de la jeunesse » depuis 1967 lorsque Ahidjo était encore au pouvoir.
En réalité, cette date symbolise plutôt l’unification des Francophones avec la partie Sud du Cameroun britannique ; c’était en 1961, après un référendum d’autodétermination. La partie Nord, musulmane, avait préféré se joindre au Nigeria voisin. Et voilà comment la « Youth day », célébrée dans cette partie sud-anglophone, avait été récupérée par le président d’alors ; pour en faire une journée spéciale qui est malheureusement devenue la fesse de la jeunesse…


Fesses des écoliers

Je parle bien des écoliers et non des étudiantes. Je parle particulièrement des écolières. Parce que dans nos internats, dans nos lycées et dans nos collèges, c’est la ca-tas-tro-phe !
On a récemment vu encore, pas plus tôt que la semaine dernière, une jeune écolière de seize ans à peine, être renvoyée de son établissement pour avoir participé à une sextape avec… cinq camarades de classe !
C’est presque lunaire. Car nos adolescentes d’aujourd’hui, derrière leurs apparences de vierges effarouchées, ont toutes un téléphone smartphone qui leur sert de porno-projecteur. Elles sortent avec des hommes plus âgés, elles sont décomplexées devant la nudité masculine et même devant même le lesbianisme, et elles ont des envies libidinales démesurées.
Elles font à peine la classe de Troisième ou bien de Terminale, mais ce sont elles qui possèdent déjà un iPhone 16 Pro Max, ce sont elles qui portent des perruques brésiliennes extrêmement coûteuses, ce sont elles qui rêvassent de devenir des bimbos sur internet, et particulièrement sur Instagram et sur TikTok.
C’est grave ! Une jeunesse en manque de véritables modèles, avec de petits garçons de dix-huit ans qui sont déjà des parents irresponsables. La culture de la sextape et des partouzes a fini par s’installer, au même titre que les chilling et les concours de beauté exhibitionnistes. Résultat : on a fabriqué une jeunesse désintéressée de la vie socio-publique, une jeunesse abrutie et complètement déconnectée de la culture générale, qui ne s’intéresse qu’au sexe, à l’alcool, aux anniversaires, aux nouvelles paires de tennis ou de ballerines, etc.


élève renvoyée pour sextape
La jeune élève de 16 ans a été renvoyée après la diffusion de sa partouze sur les réseaux sociaux. Source: vision4tv.info /CC-BY

Fête du gangstérisme

Pour les jeunes garçons alors, c’est grave ! Des microbes par-ci, des agresseurs par-là. Des revendeurs de chanvre et de cannabis de tous les côtés.
Dans nos établissements scolaires et dans tous nos sous-quartiers, ce sont des enfants d’à peine vingt-deux ans, qui sont les plus grands ravitailleurs de drogue. Et ils opèrent impunément devant les lycées, devant les commissariats, devant les boulangeries, devant les centres de loisirs ou encore devant les plus grands supermarchés.
Les agresseurs ! Dès la tombée de la nuit, c’est la psychose. De jeunes garnements à peine pubères, vous agressent aux quatre coins de la ville avec de longs couteaux tranchants. Ils vous dépossèdent de tous vos avoirs avoir véhémence et de la violence, non sans vous transpercer le corps avec quelques lames au passage. Le rêve de notre jeunesse est devenu la richesse rapide, pour des mobiles aussi débiles que superfétatoires : éblouir sa petite amie, acheter une grosse voiture, faire chanter son nom par les disc-jockeys en boîte de nuit, ou tout simplement se déverser dans le prouving inutile comme mon ennemi Samuel Eto’o, ou encore mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè
Nous avons une jeunesse de gangsters. Nous avons des enfants qui n’en sont plus véritablement. Leur innocence a été volée, violée, et presque tous ces adolescents sont pratiquement devenus —ou vont devenir— des brigands et des arnaqueurs. Les métiers d’escroquerie connaissent un succès incommensurable, tel que celui de feyman ou encore de scammer. Ils ont perdu tout scrupule au sein d’un environnement dénué d’équilibre moral et psychique ; et voilà comment nos enfants d’aujourd’hui sont des sanguinaires, des assassins, lorsque les garçons ne sont pas des proxénètes et que les jeunes fillettes ne sont tout simplement pas des prostituées…


Fesses de leurs parents

Et puis, comment en vouloir à ces bambins et ces mioches, sans en vouloir à leurs géniteurs et leurs tuteurs ? Hein ? Parce que, oui, les vrais coupables de cette situation sont généralement leurs éducateurs…
J’ai assisté à une scène ou un parent camerounais, demandait de l’argent à sa propre fille qui avait seulement dix-sept ans. Et j’ai trouvé cela surréaliste ! Une petite fille qui fréquentait encore, et qui ne revendiquait même pas le moindre emploi ni la moindre rémunération…
Nos parents sont devenus de plus en plus fainéants, et c’est presque de leur faute. Ils observent leurs enfants mineurs se dénuder avant de sortir, et ça ne les préoccupe pas outre mesure. Ils ne s’interrogent même pas sur les acquisitions matérielles de leur progéniture. Ils ne sont pas très regardants sur les activités sexuelles de cette dernière. Ils sont effacés, absorbés par le combat de la vie qui devient de plus en plus difficile et insupportable, et ils ont carrément tourné le dos à l’éducation de leurs enfants et à leur civilisation…
C’est assez triste, mais quand même. Ces parents-là, sont-ils d’abord bien éduqués eux-mêmes ? Hein ? Ont-ils bénéficié de l’éducation civique de nos grands-parents, ces enseignements si précieux mais qu’on a quand même supprimés, et qui indiquaient à notre population comment se tenir, comment se comporter, comment s’exprimer et surtout comment conserver son intégrité et son honnêteté ? Hein ?
Comment peut-on bien éduquer nos propres enfants, si nous-mêmes déjà nous sommes complètement des acculturés ? Si nous-mêmes nous n’avons aucune conscience politique ni aucune ambition pour notre propre pays ? Hein ? Si notre seul objectif dans la vie, c’est de savoir ce qu’on va manger le lendemain, ou à quelle future cérémonie inutile on sera invité le weekend prochain par l’une de nos connaissances ?
Les parents camerounais sont comme des animaux qui sont dans une ferme, et qui laissent leurs enfants s’éduquer par les mauvais soins de la jungle sociétale. Ils ne sont pas stricts envers ces enfants, ils ne leur proposent aucun cadre de conduite ni aucune restriction morale ni éthique, et ils les dorlotent exagérément au point de leur faire perdre le moindre  sens des réalités.
Résultat : nous avons des enfants qui commettent les crimes les plus odieux, et ce sont encore ces mêmes parents déraisonnables qui viennent débourser des fortunes pour les faire sortir de la prison…


des microbes qui cambriolent une boutique à Yaoundé
La plupart des microbes qui opèrent des agressions sont des adolescents. Source: journalducameroun.com /CC-BY

Le 11 février, la faute de la jeunesse

Donc à la veille de leur célébration, les enfants du Cameroun me préoccupent avec leurs scandales criminels et aussi leurs interminables dévergondages pornographiques. De quoi se demander si le 11 février, n’est pas plutôt en train de devenir une grosse « fesse » de la jeunesse…

La fête de la jeunesse ! On nous a menti que la jeunesse s’en allait de sept à soixante-dix-sept ans, spécieusement pour permettre à des octogénaires et à des nonagénaires de confisquer notre pouvoir.
La faute de la jeunesse ! Nous avons une population majoritairement jeune, extrêmement majoritairement, et pourtant nous restons dirigés par une minuscule petite horde de quelques vieillards grabataires.
Le 11 février qui était censé mobiliser le « fer de lance » de notre Nation, s’est plutôt transformé en une véritable frasque de la jeunesse.

Parce que c’est durant cette célébration qu’il y aura des kermesses, des gastronomies scolaires, des rencontres sportives, des défilés et à la fin de tout ceci, le sempiternel discours soporifique de notre chef de l’Etat monsieur Paul Biya. C’est aussi durant cette célébration que se multiplieront les partouzes, les sextapes impliquant des élèves et des adultes, les avortements volontaires et immanquablement aussi quelques cambriolages organisés par des microbes […]
Parce que notre jeunesse est désorientée, complètement déscolarisée (même si elle va à l’école) et surtout volontairement dépolitisée. Bref, nous avons une jeunesse qui est malheureusement à l’image de notre pauvre pays le Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je ne suis plus jeune
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