Ecclésiaste Deudjui

Les églisiens pour les nuls

J’en suis arrivé à la conclusion que je ne vais plus jamais me disputer avec un églisien. Et pour cause, ces fanatiques de Samuel Eto’o sont indiscutablement les plus incompréhensibles de l’univers !


Le culte de la vénération

La première chose à savoir sur un églisien, c’est que c’est un adulateur. C’est un individu qui perçoit Samuel Eto’o comme un personnage christique, et qui le compare même à une divinité spirituelle.

Les églisiens sont des adeptes qui sont persuadés que leur idole est une sainteté religieuse, et que celle-ci possède presque toutes les qualités imaginables : Samuel Eto’o est courageux, Samuel Eto’o est jeune, Samuel Eto’o est fort, Samuel Eto’o est beau, Samuel Eto’o est intelligent, Samuel Eto’o a un carnet d’adresses prestigieux, Samuel Eto’o est immensément riche, Samuel Eto’o possède certainement un destin présidentiel, etc.

À lire : Psychopathologie des églisiens

On n’est plus dans le cadre de la simple rationalité. On n’est même plus dans le cadre du football. Les églisiens sont persuadés que l’ancien attaquant du FC Barcelone est un extraterrestre sans failles, et d’ailleurs ils ont des assertions aussi significatives telles que « Celui qui n’est pas d’accord avec Eto’o Fils est contre Dieu ! » (sic)


La contradiction pour les nuls

Vous avez déjà aperçu un églisien qui se contredit ? Moi jamais ! Car ce sont des personnages qui ont l’art de détourner la signification réelle des choses, et qui se dédisent et se contredisent continuellement sans même s’en rendre compte…

Tenez ! Lorsque la Fécafoot avait contesté la nomination de Marc Brys, tous les églisiens ont déclaré que le sélectionneur belge était une brocante. Lorsque le pasteur de Tsinga l’a adoubé, ils se sont alignés derrière l’ancien entraîneur du FC Eindhoven. Lorsque Samuel Eto’o a convoqué Marc Brys, ils ont applaudi. Lorsqu’il l’a limogé, ils ont également applaudi. Lorsqu’il l’a re-convoqué sans l’avoir re-employé, ils ont instantanément félicité l’initiative du président de la Fécafoot.

À lire : Conflit au sommet du football camerounais

Lorsque Samuel Eto’o violente Marc Brys, tous les églisiens sont unanimes pour féliciter cet « incident diplomatique ». Lorsque le même Samuel revient —48 heures seulement après— pour présenter ses excuses au même expatrié, les églisiens sont versés sur la toile pour déclarer que le pasteur est un individu humble, obséquieux, respectueux des personnes et des civilités humaines, etc.

Je vais même citer quoi et laisser quoi ? Les églisiens sont capables de renier la CCA (Chambre de conciliation et d’arbitrage) lorsqu’elle suspend leur staff, puis de revenir féliciter cette même CCA lorsqu’elle revient sur sa décision de suspension de la veille. Les églisiens méprisent les Hautes instructions, tout en prétendant respecter les décisions du chef de l’Etat. Ils prétendent réclamer le changement dans notre pays, et pourtant leur leader s’est officiellement prononcé pour la continuité ; en apportant son soutien indéfectible au nonagénaire qui habite au palais d’Etoudi depuis 1982…


Marc Brys, nouveau sélectionneur de la sélection du Cameroun, lors d’un match de D1 belge avec Louvain, en août 2023. © Getty Images – Plumb Images

Un soupçon de rébellion

Mais ce qui me fait peur, c’est surtout leur violence ! Les églisiens sont des gens menaçants, qui n’acceptent pas la contradiction et qui ne supportent pas la vérité, surtout lorsque cette vérité touche à la déité ou à l’honorabilité de leur « docteur » Samuel Eto’o Fils.

Moi j’ai réellement peur des églisiens. D’abord parce qu’ils insultent à tout bout de champ, ils ont le coup de poing facile et ils ont de la répartie pour presque toutes les objections. Ils envoient des menaces anonymes aux nombreux hiboux qui s’expriment sur les réseaux sociaux, et leurs répliques préférées sont « Tu es jaloux », « Tu es aigri », « Tu es un affamé qui ne mange même pas trois fois par jour », « Tu n’es qu’un misérable et tu n’atteindras jamais la cheville de la légende Samuel Eto’o Fils. »

Mais au-delà de ça, ils constituent une véritable milice invisible, et ils seraient potentiellement capables d’organiser une sédition ou un imprévisible coup d’Etat. On a vu lors de l’élection de 2021 qu’ils avaient assailli les rues, et que, si Samuel Eto’o Fils avait perdu, on serait très probablement entrés dans une sorte d’incertitude politique voire un renversement…

Et puis, il n’y a qu’à voir. Combien sont-ils à demander à Samuel Eto’o de se déclarer candidat, afin de le soutenir pour la prochaine élection présidentielle de 2025 ? Combien sont-ils qui se sont littéralement énervés, et qui ont ouvertement appelé au lynchage physique de l’entraîneur belge, après son altercation avec le « prophète » Samuel Eto’o Fils ? Combien de Camerounais appartenant à cette secte pernicieuse, seraient-ils prêts à prendre littéralement les armes, non pas pour délivrer le pays de son oppression quadragénaire, mais plutôt pour préserver le destin d’un individu qui leur apparaît, et je me tue à vous le répéter, comme un personnage céleste descendu tout droit des entrailles de l’ange Gabriel ?


Une incohérence caractéristique

L’incohérence alors, c’est grave ! D’ailleurs c’est la marque déposée des églisiens : l’incohérence, l’incohérence et encore l’incohérence.

Ils soutiennent Eto’o qui soutient Biya mais ils ne soutiennent pas Paul Biya. Ils soutiennent le jeune Eto’o qui ne soutient pas le jeune Pierre La Paix Ndamè. Ils soutiennent le Bassa’a Eto’o qui ne soutient pas le Bassa’a Cabral Libii. Vous voulez que je vous cite d’autres exemples ?

Ils adorent sa violence et son impétuosité, mais en même temps ils sont capables de justifier ses excuses publiques en mondovision. Ils le disent tout puissant, mais soumis à l’autorité publique. Ils acceptent les Hautes instructions lorsqu’elles prétendent provenir de la fédération camerounaise de football, mais, lorsque cela provient plutôt du ministère des sports qui est —pourtant— plus légitime, alors là ils doutent systématiquement de leur authenticité. Ils opposent la convention et le décret lorsque ça les arrange, et pourtant ils n’avaient jamais osé renégocier cette convention depuis le mois de février 2015 qu’elle est entrée en vigueur…

Ils nomment des gens qu’ils n’ont pas recrutés, ils licencient des gens qu’ils n’avaient pourtant jamais nommés, et ils justifient des convocations qui sont volontairement rédigés sans la précision de l’ordre du jour.

Lorsqu’on avait nommé Rigobert Song et tout son staff sur leur proposition, ils avaient tous applaudi. Mais lorsque le même canal est utilisé pour nommer un encadrement technique qui ne leur convient pas, alors là ce sont tous les églisiens de la chapelle de Tsinga qui viennent pleurnicher que « C’est le président de la Fécafoot qui est le seul habilité à pouvoir désigner le personnel d’encadrement des Lions indomptables du Cameroun. »

À lire : Le cas Rigobert Song


L’ancien international et président de la fédération camérounaise de football, le 17 mai 2024 à Bangkok. © Lillian SUWANRUMPHA / AFP

La paroisse des églisiens pour les nuls

Donc j’en suis arrivé à la conclusion que hein, je ne vais plus jamais me disputailler avec un églisien. Et pour cause, ces fanatiques de Samuel Eto’o sont indiscutablement les personnages les plus incompréhensibles de tout l’univers !

Les églisiens pour les nuls ! Déjà la première chose que vous devez savoir, c’est que c’est Samuel Eto’o qui aura toujours raison.

Les églisiens pour les nullards ! Ensuite vous devez comprendre qu’un églisien n’aura jamais tort, il n’aura jamais honte, il sera même capable de se contredire et se re-contredire sans même s’en rendre compte, etc.

Les églisiens sont une espèce en voie de multiplication ici au Cameroun, et je vous assure qu’il s’agit là d’une religion particulièrement très dangereuse.

Parce que lorsque des individus sont capables d’agir avant de réfléchir, c’est généralement très-très-très dangereux ! Lorsque des Camerounais sont capables de vénérer un être humain plus que leur propre République, c’est singulièrement très préoccupant. Lorsqu’il y a une horde d’individus qui sont massivement implantés sur tout le territoire, cela s’apparente à une milice silencieuse qu’on pourrait facilement utiliser à des fins politiques ou militaires.

Et tant pis pour ceux qui pensent que les églisiens sont simplement des fanatiques de Samuel Eto’o Fils…


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne suis pas un églisien
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Ma vie n’est pas forcément plus intéressante que la vôtre…

Je rencontre parfois des gens qui me regardent avec admiration, et qui sont persuadés que mon quotidien est indiscutablement très tranquillisant. Et pourtant j’ai des problèmes d’argent, j’ai des difficultés sentimentales et j’ai aussi de nombreux conflits avec certains membres de ma famille paternelle.

Je suis persuadé que ma vie n’est pas forcément plus intéressante que la vôtre…


Je ne suis pas plus intelligent que vous

Je rencontre parfois des gens qui sont persuadés que je suis cent fois plus intelligent que leur progéniture, et pourtant cela n’est pas forcément vrai. Parce que l’intelligence ne se mesure pas exclusivement sur la base de la capacité rédactionnelle. L’intelligence, ce n’est pas de l’intellectualisme. Le baromètre de l’intelligence, selon ma petite opinion, cela ne devrait pas se limiter à la comptabilisation de tous nos diplômes…

Non, je ne suis pas plus intelligent que mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè ! J’ai beaucoup de difficultés à m’adapter à nos langues vernaculaires, et je ne comprends absolument rien en ce qui concerne l’agriculture ou la comptabilité par exemple. Je suis stupide lorsqu’il s’agit de bien négocier mes relations amoureuses. Je n’ai pas encore réussi à acquérir la véritable sagesse, d’ailleurs je me demande même si je l’acquerrai un jour […] Et même si par occasions je fais preuve d’un minimum d’observation et de bons sens (c’est quand même la chose la mieux partagée), ce n’est pas suffisant pour que vous considériez que mon intelligence soit déjà supérieure à la vôtre !


Je ne suis pas plus chanceux que vous

Certaines personnes me disent souvent que je suis chanceux parce que je voyage à l’étranger, je connais beaucoup de hautes personnalités et en plus je flirte régulièrement avec de très jolies filles…

Mais est-ce que c’est cela la chance ? Hein ? Dites-moi ! Est-ce que ça ce n’est pas plutôt le travail, le hasard ou alors le résultat de ma modestie et de mon humilité sincères envers les gens ?
Parce que depuis que je suis môme, je me suis toujours considéré comme un individu inévitablement malchanceux. Puisque je n’ai jamais rien gagné au loto par exemple ; je n’ai jamais gagné au Parifoot ; je n’ai jamais été sélectionné dans un tirage quelconque, et je n’ai jamais remporté un concours et encore moins un appel à candidatures international…

Je ne suis pas forcément plus chanceux que vous ! J’ai juste obtenu un peu de réussite sur un ou deux petits aspects de ma destinée, mais il y a de nombreux points sur lesquels vous êtes certainement plus chanceux que moi ; sauf que malheureusement, vous avez choisi de ne pas les regarder ni de les exploiter.


homme noir de dos, en t-shirt blanc
Chacun doit savoir accepter et apprécier la position qu’il occupe. Source: 123rf.com /CC-BY

Je ne suis pas plus riche que vous

Ça, c’est le moins que l’on puisse dire ! Et d’ailleurs pour tout vous dire, je suis même littéralement pauvre ! J’ai seulement eu un peu de chance (comme je disais plus haut) de ne pas souvent dormir affamé, et d’avoir quand même une petite couverture pour me réchauffer au beau milieu de la nuit.

Mais je suis certain que vous êtes beaucoup plus riches que moi. Financièrement hein, je parle. Car je n’ai pas vraiment d’argent comme certains se l’imaginent. Je ne possède même pas de patrimoine. Je ne serais même pas capable de supporter la moitié des charges familiales auxquelles vous vous astreignez toutes les semaines. Je suis un simple petit Camerounais qui va sûrement mourir dans l’impécuniosité, mais c’est grâce à ma dignité que les gens continuent de s’imaginer que je possède beaucoup-beaucoup d’argent…


Je rencontre aussi des difficultés

Énormément ! Je tombe souvent malade, je me fais rejeter par certaines cameruineuses, et je suis aussi obligé —comme vous— de me débrouiller pour me procurer de quoi me nourrir comme monsieur tout-le-monde…

À lire aussi : Celui qui drague une Camerounaise lui doit déjà de l’argent…

Je rencontre des amas de difficultés dans ma mièvre vie, mais je suis suffisamment résilient pour ne pas en faire la publicité. Et comme les gens ne sont pas habitués à me voir décontenancé ou alors pleurnicher sur les réseaux sociaux, ils s’imaginent que mon parcours est un long fleuve tranquille. Et pourtant je subis régulièrement de nombreux malheurs comme tout le monde, et je craque souvent lorsque je me retrouve tout seul. J’ai connu des disparitions et des enterrements.

J’ai connu des licenciements abusifs. J’ai connu des cambriolages à main armée et des maladies véritablement sérieuses. J’ai connu des déceptions sentimentales profondes et bientôt m’arrivera la sénilité. J’ai rencontré des tas d’obstacles qui m’ont parfois fait perdre tout espoir, et je continue d’en rencontrer presque tous les jours.

Alors ne partez plus vous imaginer que votre vie est forcément moins inénarrable que la mienne…


homme noir en tristesse
Nous rencontrons de nombreuses difficultés que les autres ne perçoivent pas. Source: freepik.com /CC-BY

Ma vie n’a jamais été plus intéressante que la vôtre…

Donc je rencontre parfois des gens qui me regardent avec émerveillement, et qui sont persuadés que mon quotidien est manifestement très tranquillisant. Et pourtant j’ai aussi des problèmes d’argent, j’ai des difficultés sentimentales et j’ai surtout des conflits avec certains oncles de ma grande famille maternelle. D’ailleurs, je suis persuadé que ma mort ne sera pas forcément plus préoccupante que la vôtre…

Ma vie n’est pas plus intéressante ! Je ne suis pas plus beau que vous, je ne suis pas plus fort, je ne suis pas plus intelligent et d’ailleurs je ne suis même pas plus courageux ni chevaleresque que vous.

Ma place n’est pas plus intéressante ! Je suis un simple petit blogueur (pas en âge hein), et ma place dans la société n’est pas plus importante que celle que vous occupez là où vous vous trouvez actuellement.

Mon rôle n’est pas forcément plus intéressant que le vôtre, sauf si votre but n’est pas aussi de contribuer au développement de notre cher pays le Cameroun.

Parce que quand je rencontre des gens qui me serrent la main avec fascination, je me dis qu’ils n’ont pas bien compris leur mission ici dans notre communauté. Puisque même si moi je deviens un écrivain international, même si je deviens le président de la République ou alors le prix Nobel de la littérature en chair et en os, tous ces gens-là ne devraient jamais me considérer comme si j’étais devenu un individu supérieur.

Parce que votre destin ne sera jamais moins intéressant que celui de quiconque…


Ecclésiaste DEUDJUI, mon anniversaire n’est pas intéressant
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Vain mai

Dans un contexte de précarité généralisée, le Cameroun s’apprête à commémorer les 52 ans de son unité nationale. Et pourtant ce 20 mai représente, selon toutes apparences, un véritable vain symbole…


Vain tribalisme

Le Cameroun est l’un des pays les plus tribalistes au monde, même si cela ne transparaît pas en surface. Nous nous mélangeons apparemment entre nous, nous nous marions entre nous et nous nous malaxons entre nous lorsqu’il s’agit de réaliser des choses sans importance…

Le Cameroun est pourtant un pays où la coloration tribaliste revêt une importance prépondérante. Je dirais même, la coloration ethnique. Les Bamilékés appellent les autre tribus les « nkwas », et ces nkwas-là appellent les Bamilékés les « b’belogo’logo ». Tout ceci avec une consonance péjorative, évidemment, et avec parfois des relents de supériorité identitaire voire de discrimination.

Pour les anglophones alors, c’est grave ! La condescendance a porté jusqu’à l’explosion d’une crise sécessionniste dans les régions de Nord-Ouest et du Sud-Ouest, parce que les gens de ces deux régions s’estiment suffisamment lésés. On dit qu’ils sont à gauche, et qu’ils ne conquerront jamais le pouvoir suprême même si le poste de Premier ministre leur est constitutionnellement attribué. Et c’est pareil avec les nordistes du Grand Nord dont on dit qu’ils sont devenus envahissants dans le Grand Sud ; d’ailleurs depuis que Ahidjo avait démissionné, on ne sait même plus si un Peuhl ou un Toupouris aura encore l’occasion d’être plébiscité à une élection présidentielle ici au Cameroun…


Vain déséquilibre politique

La concurrence politique est déséquilibrée. Il y a un parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), qui représente un véritable mastodonte, et il y a les autres « petits partis politiques » comme Paul Biya les nomme lui-même, et qui n’ont même pas la capacité financière de couvrir l’intégralité d’un minguili arrondissement…

L’échiquier politique camerounais est très-très déséquilibré. Le préfet de la Mvila vient de demander à tous les partis d’opposition de sa circonscription, de défiler avec l’effigie de leur adversaire politique Paul Biya. De son côté, l’Administration territoriale ne l’impose pas sur l’ensemble du territoire national, mais elle interdit formellement de brandir le portrait d’une quelconque autre personnalité en dehors de monsieur Paul Biya.

Il n’y a pas d’équilibre politique au Cameroun. Il y a un parti au pouvoir, le RDPC, qui jouit des moyens de l’État et de toute la force administrative de notre gouvernement, pour se déployer magistralement sur toute l’étendue du territoire. Et il y a d’autres partis comme le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), qui sont piétinés, disloqués par les manigances et les manipulations du ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) en personne, au point de risquer de ne même pas pouvoir participer à la prochaine élection présidentielle à travers Cabral Libii…


Le Cameroun est un pays complexe qui compte plus de 200 tribus. Crédit : Spiridon Ion Cepleanu, Wikipédia Creative Commons

Vaine pauvreté

On dit 20 mai, mais le pays est très pauvre. De quelle unité parle-t-on donc, puisque nous ne mangeons même pas ensemble ? Il y a une petite élite qui se goinfre à outrance, et il y a une grande majorité qui croupit dans la misère la plus complète et la plus insoupçonnable.

Tenez ! D’après les statistiques, il y aurait dix millions de Camerounais qui vivraient avec moins de mille francs CFA par jour, soit moins de 30 000 FCFA par mois ! Et encore, je ne vous parle même pas du chômage galopant, de la criminalité débordante, de la sous-scolarisation et de la crise éducationnelle, tout ceci expliquant le peu d’engouement de nos populations à s’engager sur les affaires électorales ou sociopolitiques…

Les Camerounais souffrent ! Même ceux qui ont de quoi manger comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, cherchent à s’exiler au Canada. Les plus résilients s’installent dans un climat de corruption contagieuse au sein même de leur propre environnement, dans lequel les mots d’ordre sont « rétrocommission » et « bordereau ». Les Camerounais font ce qu’ils peuvent, et ils se débrouillent avec le minimum vital. Les femmes épousent les hommes par instinct de survie et les hommes épousent les femmes qui travaillent déjà, ou alors qui sont issues d’une famille fortunée. On est en plein dans une société capitalistique, mais curieusement je ne leur en veux pas ; parce que la République du Cameroun est devenue un « continent » excessivement compliqué à vivre !

À lire : Le Cameroun, un « continent » dans le noir !


Vaines tensions

Et puis, il y a la guerre au No-So. Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Il y a des tensions au niveau de la frontière centrafricaine. Il y’a des frustrations sur l’ensemble du territoire camerounais, à cause des litiges fonciers et des expropriations inappropriées. Il y a que les partis d’opposition deviennent de plus en plus bellicistes, et même à l’intérieur du RDPC, il y a de grands manitous qui ont orchestré un coup d’Etat qui s’opère lentement mais de façon très scientifique…

Le Cameroun repose sur des braises ardentes. Les gens sont sous tension, et ils sont prêts à exploser à tout moment. La crise de la Fécafoot risque de nous diriger vers une insurrection généralisée, car les fanatiques de Samuel Eto’o sont des extrémistes qui ont déjà dépassé le stade de la raison pure. L’armée et le BIR opèrent une sorte de « terrorisme » auprès des populations civiles, et mêmes les chefs de terre (sous-préfets, préfets, gouverneurs) participent de ce musèlement ; puisque le moindre rassemblement est immédiatement interdit et réprimé sur l’ensemble de nos 475 000 km².

À lire : Pourquoi les Camerounais adorent détester Samuel Eto’o ?


Un grand défilé est organisé dans toutes les villes du Cameroun, à l’occasion du 20 mai. Crédit : Happiraphael, Wikipedia Creative Commons

Vain, mais…

Donc dans un contexte de précarité généralisée, le Cameroun commémore aujourd’hui les 52 ans de sa pseudo-unité nationale. Et pourtant hein, ce 20 mai représente un vain symbole selon toute vraisemblance…

20 mai ! C’est la date officielle de la célébration de l’unité nationale au Cameroun, et nous la commémorons systématiquement chaque année.

20 mai ! C’est l’une des rares occasions que nous avons de pouvoir voir Paul Biya, un président invisible et taciturne ; mais qui apparaîtra ce lundi pour nous faire accroire que le Cameroun se porte comme un petit paradis.

Vain mai ! Car malgré tous les efforts gouvernementaux pour donner un sens à cette « fête », il reste que les Camerounais souffrent le martyr. De quoi transformer cette célébration en une véritable vanité générationnelle…

Car depuis que je suis tout petit, depuis que je suis né en réalité, j’entends parler de la fête du 20 mai comme un symbole de notre unité nationale camerounaise, et pourtant tout ceci n’est que le résultat d’une méticuleuse fabrication idéologique. Puisque depuis le 20 mai 1972, le Cameroun ne cesse de se fissurer intérieurement. Les écarts culturels et économiques ne cessent de se distancer, au profit d’une infime petite minorité de personnes qui s’apprivoisent toutes nos richesses, et qui nous consolent avec des concepts rassembleurs qui sont généralement très creux. Le 20 mai est donc un évènement vain, qui n’a aucune consistance sociologique ni historique, et qui n’est pas le résultat d’un construit collectif visant à nous conduire vers la matérialité d’une unité nationale.

Puisque nous n’avons que le « vivre ensemble », bien sûr, bien entendu, mais qu’avez-vous donc fait du « manger ensemble » qui nous paraît certainement beaucoup-beaucoup plus important ?


Ecclésiaste DEUDJUI, vaine unité nationale
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Pourquoi les Camerounais adorent détester Samuel Eto’o ?

Samuel Eto’o est actuellement la personnalité la plus populaire au Cameroun. Mais en même temps, ceux qui le critiquent ont également de bonnes raisons de le détester…


Son orgueil

Il ne faut pas être un marabout pour se rendre compte que Samuel Eto’o est l’un des Camerounais les plus orgueilleux au monde ! Le type est très sûr de lui, et c’est certainement cette « surconfiance » qui a fait de lui l’un des tout meilleurs footballeurs de notre planète.

Par contre, cet orgueil lui joue parfois de mauvais tours. Parfois il se croit plus important que son propre pays le Cameroun, et parfois il se croit tout permis. Parfois il est carrément persuadé que son nom seul est suffisant pour faire soulever des montagnes, et malheureusement il entraîne avec lui sa horde d’illuminés qui le prennent littéralement pour un descendant de Mahomet !

À lire : Psychopathologie des églisiens

Sérieux, l’orgueil de Samuel Eto’o est dévastateur ! C’est cet orgueil et cet égo qui lui ont fait penser que nous allions remporter la Coupe du monde au Qatar, rien que parce qu’il est le président de la Fécafoot. C’est ce narcissisme mal placé qui lui fait penser qu’il peut défier les Hautes instructions, qu’il peut porter plainte à la Confédération africaine de football, qu’il peut se positionner comme un potentiel candidat à la présidence de la République du Cameroun, et pourtant il n’en a absolument pas le moindre demi soupçon de compétence…

Sa rancune

En ce qui concerne sa rancune, c’est le terminator ! Le gars est capable de te porter dent sur plusieurs années consécutives, et même sur plusieurs décennies si c’est nécessaire. On raconte que c’est à cause de ses différends personnels avec le gardien André Onana, que ce dernier n’était plus titulaire dans notre sélection nationale durant la Coupe d’Afrique. Idem pour Choupo-Moting, Ngadeu Ngadjui et Martin Hongla qui ont été écartés pour des raisons complètement extra-sportives…

Samuel Eto’o ? Qui ignore au Cameroun qu’il est très-très rancunier ? Les gens ont même peur de lui donner leur avis parce que pour lui, celui qui n’est pas d’accord avec lui est forcément contre lui […] D’ailleurs il n’y a qu’à voir avec quelle vigueur il se bat contre la nomination de Benjamin Banlock (au poste de coordonnateur des sélections nationales), lequel Banlock avait claqué la porte de la Fécafoot du temps où il en était le secrétaire général. Il n’y a qu’à voir son combat avec le Ministre des sports —qui est pourtant sa tutelle et son supérieur hiérarchique— qui s’est transformé en duel épique, mais qui ne repose en réalité que sur une affaire d’Eto’o-centrisme et d’orgueil personnel (cf. paragraphe 1).

À lire : Cet homme est dangereux !

Samuel Eto’o est un personnage entier, qui ne tolère pas le compromis et qui accepte difficilement les opinions contraires. Et quand on a un tel personnage aussi clivant et aussi radical, il est tout à fait normal qu’il se fasse détester par la plus grande majorité de ceux qui sont lucides…

Samuel Eto'o est en conflit avec Mouelle Kombi au sujet de Marc Brys
Samuel Eto’o est actuellement en conflit avec le ministère des sports, à propos de la nomination du staff des Lions indomptables. Source: persgroep.net /CC-BY

Son goût pour le pouvoir

Depuis qu’il est là tête de la fédération camerounaise de football, c’est grave ! Les nominations par-ci oooh, les licenciements par là. Le type est tellement jaloux de ses prérogatives présidentielles, qu’il ne se gêne pas pour « récompenser » tous ses laudateurs qui écument les nombreux plateaux de télévision.

Mais ce qui me subjugue, ce sont les décisions « à l’unanimité » de son Comex. Donc là-bas tout le monde est forcément d’accord ? Donc là-bas il n’y a pas des échanges d’idées ? Donc là-bas tout ce qui sort de la bouche de Son Excellence monsieur le président, est immédiatement approuvé puis adopté comme une résolution immédiate du comité d’urgence ? Donc là-bas tous ceux qui ne sont pas d’accord avec les volontés de « Sa Majesté » Samuel Eto’o Fils, sont instantanément exclus et radiés à vie comme le journaliste Guibaï Gatama ?

Bref, c’est un dictateur ! Ou en tous cas, c’est le sentiment qu’il nous renvoie. Un type qui a failli faire passer son mandat —en cours— de quatre ans à sept ans, non mais c’est carrément surréaliste ! Un type qui a organisé une vraie-fausse démission pour éviter de faire le bilan de la CAN ratée, ça correspond parfaitement au profil de ce manipulateur. Un type qui parle de lui a la troisième personne du singulier, qui affirme qu’il a les bras longs de jour comme de nuit, et qui perturbait les Lions indomptables avec son omniprésence aux côtés de son incompétent ami Rigobert Song…

À lire : CAN 2023 : le Cameroun est sorti de son continent

C’est détestable. Les gens voient en lui un jeune dirigeant qui est toujours souriant et qui est gavé de gloire, mais j’ai bien peur que ce soit tout le contraire. Surtout pour un type dont on dit qu’il est l’un des plus grands adulateurs de l’ex-président Joseph Mobutu.

Sa propension à faire des conflits

Et donc, tout ce caractère nous mène à quoi ? Eh bien aux conflits ! Car Samuel Eto’o est actuellement l’un des Camerounais qui ont le plus d’ennemis sur Terre, y compris parmi ses anciens fanatiques. Le type est capable d’être à la fois ennemi avec Mouelle Kombi, Le Coq sportif, Yannick Noah, André Onana, Joseph-Antoine Bell, Michael Ngadeu, Omam Biyick, One all sports, Toni Conceiçao, Jean-Bruno Tagne, Seydou Mbombo Njoya, Pierre La Paix Ndamè et j’en passe ! Si je veux citer tous les ennemis de ce gars hein, on reviendrait ici dans une semaine que je n’en aurai pas terminé avec le listing de ses adversaires…

Le gars n’a aucun sens de la conciliation, il ne comprend que les langages de la force et de l’affrontement. Les communications de sa Fécafoot sont généralement très arrogantes et très condescendantes. Et même son ancien porte-parole (Ernest Obama) s’exprime souvent dans les médias avec une sorte de… comment dire ça… avec une sorte de putréfaction verbale !

Le président de Tsinga n’est pas humainement bon, et je suis vraiment navré de devoir l’écrire à répétition. J’étais derrière lui lors de son élection du 11 décembre 2021, mais présentement je suis l’un de ses plus fervents contestataires. Je n’aime pas les gens qui piétinent les autres, les gens qui font semblant de défendre les lois et pourtant ils se battent pour leur petite personne (ou pour leur porte-monnaie), et surtout les gens qui manipulent l’affection que le peuple porte à leur endroit. D’ailleurs en parlant du peuple, qui peut me dire s’il a déjà entendu Samuel Eto’o se prononcer sur les difficultés que rencontre le peuple camerounais ?

Samuel Eto'o au FC Barcelone
Samuel Eto’o était adulé de tous les camerounais quand il jouait au FC Barcelone. Source: fcbarcelona.com /Image reprise sous autorisation

Pourquoi les Camerounais adorent détester le pasteur de Tsinga ?

Donc Samuel Eto’o est actuellement la personnalité la plus populaire qui existe au Cameroun. Mais en même temps, ceux qui le contestent ont également de très-très bonnes raisons de vouloir le critiquer…

Pourquoi les Camerounais détestent Samuel Eto’o ? C’est parce qu’au lieu de rassembler le football camerounais, Samuel Eto’o est plutôt en train de diviser la société camerounaise entre les églisiens et le FC Hiboux.

À lire : Je suis un hibou !

Pourquoi les Camerounais détestent la Fécafoot ? C’est parce que c’est une organisation arrogante, qui agit par embuscade et qui fonctionne avec la manipulation et l’esbroufe ; conformément à l’image du monsieur qui incarne cette institution.
Pourquoi les Camerounais adorent détester Samuel Eto’o Fils, et pourtant nous l’avons forcément adulé à un moment ou à un autre de notre vie ?

Mais c’est parce que cet homme est humainement très mauvais, et nous avons parfois horreur de ces individus qui se croient tout permis. Le type a une personnalité très écrasante, et d’ailleurs il ne s’excusera jamais pour ses erreurs. Le gars est persuadé qu’il est au-dessus de nos lois, de notre gouvernement et de notre République. Il se sert de l’affection que des millions de gens ont pourtant placée en lui, pour tenter de satisfaire ses ambitions et ses desseins les plus inavouables et insoupçonnables.

Mais vous savez quoi ? Je vous promets qu’il ne parviendra pas à diviser notre cher pays le Cameroun !


Ecclésiaste DEUDJUI, moi j’adore le détester !
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J’ai déjà la barbe blanche…

Ce matin en me rasant, j’ai constaté qu’il y a un poil gris qui était en train de pousser aux alentours de mon cordon ombilical. Et vous savez quoi ? Je suis persuadé que j’aurai bientôt la barbe blanche…

J’ai déjà le nombril un peu gris…

Je parlais évidemment de mon nombril lorsque je parlais de mon cordon ombilical. Parce que ce matin en me rasant les joues, j’ai constaté qu’il y avait un petit poil gris qui était déjà en train de pousser aux alentours de mon abdomen.

Ou c’était un seul poil gris oooh ! Ou ils étaient deux poils gris qui étaient collés oooh ! Toujours est-il que ce poil-là n’était pas encore suffisamment blanchâtre, et c’est pour cette raison que je suppose qu’il était de couleur grisâtre. De toute façon j’ai rapidement saisi ma lame de rasoir dès que j’ai aperçu ce début de griseur, et j’ai immédiatement découpé ces deux poils jumeaux jusqu’à la racine. Je ne voulais pas qu’ils contaminent leur environnement, et que la pilosité de mon gros ventre commence subitement à ressembler à celle d’un cercopithèque de Gibraltar…

Est-ce que j’ai même d’abord la barbe ?

Je suis là je me plains et pourtant je n’ai même pas vraiment la barbe hein ! J’ai plutôt une sorte de petite barbichette qui me sert de couvre-menton, et qui a pratiquement la même densité depuis aujourd’hui quasiment une quinzaine d’années. Car lorsque j’étais encore un étudiant et même jusqu’à dorénavant, je demande toujours à mes coiffeurs de « ne pas raser complètement ma barbe, car je ne veux pas qu’elle repousse en grande quantité. »

Et ça marche ! Car tandis que la plupart de mes promotionnaires sont des utilisateurs de Gillette et de Wilkinson, moi je ne connais même pas encore la vraie signification d’une mousse à raser. Je ne me suis jamais rasé la barbe comme je vois souvent faire mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè. Je n’ai jamais eu des boutons sur le cou ou bien sous le menton. Je suis presque plus glabre que le diable, sauf si on veut considérer ma poitrine qui est aussi velue que celle d’un mammifère tropical sauvage, ou encore mon pubis que je passe mon temps à raser en même temps que mes aisselles, mais qui ne fait que repousser comme s’il s’agissait là d’un petit morceau d’Amazonie que la nature a bien voulu me léguer en héritage…

femme avec homme qui a une barbe blanche
Les femmes adorent les hommes qui ont une barbe grisonnante. Source: barbedeviking.fr /Image reproduite sous autorisation

Mes amis ont déjà les cheveux blancs

Et donc comme je disais, tous mes promotionnaires ont déjà les cheveux blancs. Les filles oooh, les hommes oooh, mes anciens camarades de classe oooh, je dis bien tout le monde ! À croire que dès que je les avais laissés à l’école primaire, au Secondaire et ensuite au Supérieur, on les a immédiatement enfermés dans une boîte frigorifique qui était tellement glaciale, qu’elle leur a laissé un peu de neige sur les cheveux et quelque part aussi aux alentours de la barbichette…

Tous mes amis ont déjà les cheveux blancs, y compris ceux que je viens de rencontrer récemment. Parfois je discute avec une nouvelle connaissance, et puis le lendemain elle a déjà les cheveux blancs ! Parfois je rencontre quelqu’un qui n’a pas vraiment de barbe mais lorsque celle-ci se met à pousser, je me rends compte qu’elle était complètement totalement blanche ! Parfois il y a des amis qui se rasent intégralement la tête chez le coiffeur, mais vous apercevrez quand même des constellations de points blancs sur leur crâne qui est pourtant complètement chauve. Et pour certains même, lorsque vous les apercevez à distance, vous avez l’impression qu’ils ont arboré un bonnet de water-polo de couleur vraisemblablement grisonnante…

J’adore le look de la barbe blanche

On en rit comme ça mais moi j’adore le look de la barbe blanche. Pas sur moi-même hein, mais sur les autres. J’adore voir des vedettes et des personnalités qui assument leur pilosité grisâtre, et qui ont même transformé ce signe de sénescence en un véritable phénomène d’élégance.
Le look de la barbe blanche, c’est devenu un style à part entière. Certains artistes l’ont revendiqué depuis le début jusqu’à la fin de leur carrière, comme le très regretté Jacob Devarieux. D’autres aussi l’ont assimilé avec l’âge, puis ils l’ont adopté et ils l’ont même revendiqué comme le très irrésistible Georges Clooney.

Et puis, je vais vous dire, les femmes adorent les mecs qui ont des cheveux noirs mélangés avec une chevelure qui n’a plus de mélanine. Elles aiment les barbes mixtes, c’est-à-dire des barbes qui sont noires dans la nuit mais grisâtres au réveil le lendemain matin. La blancheur d’une pilosité masculine est perçue par la gent féminine comme un signe inattaquable de maturité, et comme une forme de « rassurance ». De même, les femmes qui ont les cheveux blancs symbolisent des femmes épanouies, qui ont réussi leur vie en général et leur foyer surtout, et qui ne peuvent rien transmettre d’autre à leur entourage et à leur descendance que d’inégalables valeurs de sagesse.

Jacob Desvarieux lors d’un concert à Béziers en 2012. Crédit : Wikipédia Creative Commons

J’ai déjà la barbichette blanche…

Donc ce matin en me rasant les joues, j’ai constaté qu’il y a deux poils gris qui étaient déjà en train de pousser aux alentours de mon cordon ombilical. Et vous savez quoi ? Je suis persuadé que j’aurai très prochainement la moustache blanche…

J’ai déjà la barbe blanche ! Ce n’est pas encore vraiment officiel, mais le poil que j’ai vu ce matin est un signal d’alerte, qui me prévient que je dois déjà me préparer à bientôt changer de couleur.
J’ai déjà la barbe blanche ! Ça ne veut pas dire que je suis raciste hein, mais cette couleur blanche m’inquiète un peu parce qu’elle signifie que je suis progressivement en train de me diriger vers le cimetière.

J’ai déjà la barbe immaculée comme la majorité des Camerounais qui auront bientôt mon âge, puisque même mes propres petits frères ont sur eux une chevelure qui est déjà complètement blanche.

Car même si ce n’est pas réellement une maladie, c’est quand même un message que l’organisme renvoie à chaque individu pendant une période bien identifiée de son existence. Cela est parfois provoqué par ton âge, bien sûr, mais aussi par d’autres facteurs exogènes tels que le stress, l’alimentation, l’hérédité ou encore des conditions de vie qui sont généralement désavantageuses.

Et vous savez quoi ? Je suis persuadé que vous avez déjà un poil grisâtre quelque part au niveau de votre nombril…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’aurai la barbe blanche
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Psychopathologie des églisiens

Après mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que les églisiens, qui sont les supporters de Samuel Eto’o, sont des malades psychiatriques. En d’autres termes, les églisiens de Tsinga méritent une véritable consultation psychopathologique…


Psychopathologie des fanatiques

Les églisiens de Tsinga sont de vrais super-fanatiques ! Mieux, ce sont des idolâtres. Ce sont des gens qui vénèrent l’ancienne star du FC Barcelone comme une icône irremplaçable, et qui ne parviennent même plus à faire la différence entre l’excellent footballeur, et le médiocrissime manager.

Les fanatiques de Samuel Eto’o hein, ils sont incroyables ! C’est toujours pour le ballon là ? C’est toujours parce que quelqu’un a jonglé avec des godasses en caoutchouc que vous lui attribuez toutes les qualités du monde ? C’est toujours parce qu’il vous farotait auparavant (est-ce qu’il a encore l’argent ?), parce qu’il marquait des buts quand il évoluait au sein de nos valeureux Lions indomptables, que cela justifierait sa potentielle potentialité à diriger un pays aussi complexe que le Cameroun ?

Wandaful !

Les fanatiques de Samuel Eto’o inondent les ruelles lors de ses passages, et ils scandent son nom à sa moindre apparition : « Le Ngambè ! Le Ngambè ! » Ils ont savamment gobé l’histoire du « petit garçon de New-Bell qui est parti de zéro », qu’ils voient en ce goléador un sportif au palmarès et au carnet d’adresses irreproductibles. Au point même qu’ils ne permettent pas à une nouvelle star comme André Onana, de pouvoir émerger et de marquer lui aussi son territoire comme Samuel Eto’o l’avait pourtant fait librement par le passé…


Psychopathologie des sectaires

Vous n’allez pas m’enlever de la tête que les gens qui supportent Samuel Eto’o sont des sectaires ! Sinon, comment pouvez-vous m’expliquer cette phrase : « Je suis avec Samuel Eto’o jusqu’à la mort ! » Car il n’y a qu’un fanatique écervelé, un disciple d’une église de réveil radicalisée, pour supporter ainsi son gourou contre vents et marées, et cela malgré les bêtises et les imbécillités que ce gourou accumule depuis qu’il est à la tête de notre Fécafoot…

Les églisiens sont pires qu’une secte : ils prient matin et soir pour leur Sango Pasto, ils le déifient puisqu’ils le considèrent indiscutablement comme un dieu, et ils s’attaquent violemment et sévèrement à toutes les âmes intelligentes qui osent leur opposer la moindre critique constructive…

Ils sont impitoyables ! Ils croient aux paroles du Pasteur comme à des prophéties évangéliques, et même lorsque celui-ci leur promet de remporter la Coupe du monde alors que nous serons éliminés dès le premier tour, ils répondent systématiquement : « Amen ! Amen ! Nous avons battu le Brésil… »

Ils s‘alignent derrière un équipementier fictif, et dès que cet équipementier devient défaillant ils sont encore les premiers à venir cracher sur lui. Ils soutiennent les ruptures de contrat abusives, les exclusions de joueurs sans aucune justification sportive, les intrusions d’un président de fédération qui se prend pour l’entraîneur en chef en personne. D’ailleurs les églisiens sont même allés jusqu’à justifier le choix du pantin Rigobert Song, alors que c’était certainement le pire manager-sélectionneur que le Cameroun ait jamais connu dans toute sa longue histoire !


Samuel Eto'o
Samuel Eto’o s’adressant avec un micro, comme un pasteur. Source: wikimedia /CC

Psychopathologie des justificateurs

Et donc, les justificatifs. Car comme je viens de dire, un églisien est capable de tout justifier. Je dis bien tout ! Il suffit que le pasteur de Tsinga s’aligne sur une position, et tous les églisiens du monde vont instantanément créer des ressorts déconcertants pour justifier ce positionnement pourtant incohérent.

Tenez : le pasteur exclut le meilleur gardien africain au profit d’un hurluberlu qui évolue (en plus il est même remplaçant) en troisième division française ; et tous les églisiens vont te dire que André Onana, qui évolue à Manchester United, ne mérite même pas sa place dans notre sélection nationale (sic). Le pasteur exclut Choupo-Moting, les églisiens vont te dire qu’il était déjà vieux. Le pasteur se sépare du Coq sportif qui était notre précédent équipementier, et tous les églisiens s’alignent derrière One All Sports, un obscur habilleur sportif que eux-mêmes ils ne connaissaient pas auparavant. Le pasteur se dispute avec Yannick Noah, les églisiens te disent immédiatement : « Yannick Noah c’est qui ? »

Et ainsi de suite : « Le ministre Mouellè Kombi c’est qui ? », « Pierre La Paix Ndamè c’est qui ? », « Marc Brys a déjà entraîné où jusqu’à on a vu ? », « Joseph-Antoine Bell n’est qu’un jaloux et un aigri. », « Ecclésiaste Deudjui et Alain-Denis Ikoul sont des blogueurs affamés qui ne parviennent même pas à réunir deux repas par jour. », « Guibaï Gatama et Jean-Bruno Tagne sont des frustrés qui avaient été écartés de la Mangeoire. », etc, etc.

Les églisiens justifient l’injustifiable. Leur traumatisme cérébral est si profond, et leur maladie psychiatrique si sérieuse, qu’ils sont même capables de justifier les propres contradictions de leur gourou Samuel Eto’o Fils. Par exemple, c’est lui-même qui avait promis de nationaliser le banc de touche des Lions indomptables ; mais pourquoi dans sa propre short-list il n’a alors proposé que des profils exclusivement issus de l’international ?


Psychopathologie des haineux

Des haineux comme ça ! Des haters. Des gens qui, si tu ne partages pas leur position, vont immédiatement se mettre à t’insulter personnellement, et à te rappeler que tu n’as qu’une misérable petite vie et que tu n’atteindras jamais le « Docteur » Samuel Eto’o Fils à la cheville…

Plus haineux qu’un églisien ? C’est impossible ! Ce sont des gens qui réagissent du tic au tac, et qui sont toujours prêts à rebondir dès que tu égratignes un peu la personnalité et l’aura de leur Jésus-Christ, de leur Mahomet et de leur Bouddha réunis. Ils détestent systématiquement tous ceux qui s’opposent à Samuel Eto’o Fils, et d’ailleurs ils n’hésitent pas à te rappeler que tu es certainement un Bamiléké du MRC, et que Kamto ne deviendra jamais président de la République du Cameroun.

Ce sont de vrais malades, je vous assure. Car je ne comprends pas comment quelqu’un peut posséder l’intégralité de son cerveau, et réagir de la sorte. Comment quelqu’un peut vivre la vie de Samuel Eto’o plus que lui-même, et l’aimer aussi aveuglément et aussi stupidement. Comment quelqu’un peut-il soutenir un individu dans toutes ses erreurs, dans toutes ses bêtises —et ce n’est pas ça qui manque— et dans toutes ses folies de grandeurs, sans jamais tenter une seule seconde d’essayer au moins une fois de le ramener un peu à l’ordre.

Les églisiens sont si obtus, si têtus et si bornés, qu’ils ne voient même pas que leur pasteur constitue à lui seul une multitude de défauts, et que l’empilement de ses conflits inutiles et de ses erreurs managériales le conduiront inéluctablement vers le ridicule, tant qu’elles ne le mèneront pas tout simplement vers la prison centrale de Nkondengui…


Samuel Eto'o et Ernest Obama
Samuel Eto’o en compagnie de ses fidèles Ernest Obama et Francis Bonga. Source: Mediatude /CC-BY

Psychopathologie des églisiens de Tsinga

Donc après moult analyses, j’en suis arrivé à la conclusion que les supporters de Samuel Eto’o ont une maladie psychiatrique. En d’autres termes, les églisiens de Tsinga méritent une véritable consultation psychopathologique avec possibilité d’internement…

Psychopathologie des obsédés ! Les églisiens m’amusent hein, ils sont persuadés que leur idole possède les capacités intellectuelles pour diriger notre pays, et pourtant il n’a pas pu manager correctement une simple petite association de football.

Psychopathologie des amnésiques ! Comment un églisien peut-il détester le régime de Paul Biya, et en même temps soutenir un type qui a nié la guerre du No-So, et qui a ouvertement appelé le peuple camerounais à voter pour le RDPC lors de la présidentielle de 2018 ?

Psychopathologie des affamés et des profiteurs, car beaucoup de gens qui soutiennent Samuel Eto’o espèrent en obtenir un emploi, un voyage, un billet d’argent, un selfie avec le président de la Fécafoot, une convocation dans la sélection nationale, etc.

Parce que les églisiens se singularisent surtout par leurs incohérences. Puisque leurs arguments sont souvent dénués de tout bon fondement et de tout bon sens. Ils sont généralement versés dans la désinformation, dans la détestation d’autrui et dans le divisionnisme de l’opinion publique camerounaise. Mais s’ils sont aussi haineux et aussi stupides, cela ne peut s’expliciter que par un seul diagnostic : c’est parce que Dadis Camara est lui-même le plus grand malade psychiatrique qu’il y a ici au Cameroun !


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Mes hommages à Didier Ndengue, alias « La plume de l’aigle »

Je suis témoin vivant d’un média qui vient de fêter ses six ans, et qui s’appelle La plume de l’aigle. D’ailleurs le promoteur de ce journal n’est autre que mon bon vieil ami Didier Ndengue.


Mon ami Didier Ndengue

Didier, je l’ai connu il y a exactement dix ans ! En 2014. Nous faisions partie de la quatrième promotion de la cuvée Mondoblog, et à l’époque il avait encore un petit ventre complètement tout plat…

Didier Ndengue était rédacteur pour le compte du journal L’intégration. J’avais remarqué — et d’ailleurs j’en avais été bluffé — qu’il s’intéressait tout particulièrement aux questions d’intégration sous-régionale, et j’étais assez interloqué par sa culture politique.

Puis vint novembre 2015. Nous prîmes l’avion pour la toute première fois, à destination de Dakar au Sénégal. Et c’est là que j’ai vraiment appris à fréquenter le bonhomme, à le connaître un peu réellement, et à supporter ses blagues récurrentes au sujet de ma polygamie (pourtant je suis encore célibataire) et de mes enfants dont je n’ai pas encore accouchés malgré mon âge qui s’incrémente…

Et avec le temps, nous sommes devenus de vrais amis. Je le respecte pour ses qualités de journaliste, pour son entregent dans l’univers médiatique camerounais, et pour son esprit entrepreneurial qu’il a dû forger dans un environnement extrêmement hostile. Sans oublier non plus son côté humain, car Didier Ndengue est un personnage émotionnellement très attachant.


Les débuts de ndengue.com

Au début c’étaient des quolibets ! Les gens doutaient de ce projet ambitieux, et pour dire vrai Didier Ndengue ne prenait pas toujours forcément les bonnes orientations. Il écrivait beaucoup, il publiait exagérément, il s’exprimait sur tous les sujets à la fois. Le média n’avait pas de ligne éditoriale claire, le média n’avait pas de ton ni de tonalité, le média était brouillon, cacophonique, multidirectionnel.

Puis après les critiques, vinrent l’expérience. La plume de l’aigle a commencé à s’exprimer sur des sujets sérieux, et avec des informations exactes. La plume de l’aigle a commencé à nous fournir des calendriers d’évènements, à publier des comptes rendus, et à diffuser des notes d’informations et même des communiqués officiels d’une rare importance. Et petit à petit, on a commencé à lui faire confiance…

Au bout de deux années, Didier Ndengue n’était toujours pas au bout de ses souffrances ; d’ailleurs son site internet était régulièrement la cible de nombreuses attaques cybernétiques. Mais il tenait bon, et il persévérait. Jusqu’à ce que nous commencions à considérer cette plateforme-là comme un média crédible, et que ndengue.com se positionne comme une sorte de référence journalistique. Le petit chef de bureau de L’intégration avait grandi, et il était désormais le propriétaire d’un journal autonome et impactant, alors qu’il était tout juste âgé d’à peine vingt-huit années seulement…


la plume de l'aigle
La plume de l’aigle est un média en ligne qui est disponible à l’adresse ndengue.com Source: ndengue.com /CC

L’envol de l’aigle…

L’aigle a pris aujourd’hui tout son envol. La plume de l’aigle revendique aujourd’hui son leadership en ce qui concerne les portails d’information sur internet. Didier Ndengue est carrément devenu un patron de presse, et il recrute du personnel pour rédiger ses innombrables articles et aussi couvrir régulièrement de très-très nombreux événements.

Au départ, ses bureaux étaient situés à Bonapriso, sur la route de l’hôtel de l’air. Dorénavant ses bureaux sont situés à Akwa (derrière le collège De La salle), en plein cœur du quartier des affaires. Didier Ndengue négocie désormais les marchés publics à travers son média, il recueille aussi suffisamment d’annonceurs pour pouvoir faire vivre son média en ligne, et il est systématiquement invité par les pouvoirs publics et par les privés, lors des grandes réunions sur les affaires politiques, économiques, sociales, juridiques, footballistiques, technologiques ou encore sanitaires, etc.

Mieux, le petit garçon que j’avais rencontré en 2014, est désormais représenté dans les plus grands salons. Dernièrement son média a obtenu un stand à Promote, lequel stand était d’ailleurs très visité, y compris par certaines personnalités ministérielles. Le rôle de La plume de l’aigle c’est de donner l’information, la bonne, et cela sans chercher à nuire à l’image patrimoniale de notre cher pays le Cameroun.

Didier Ndengue, en tant que jeune entrepreneur, s’est installé sur la ligne de l’optimisme. Il a pris la voie de la critique constructive, et La plume de l’aigle se veut un média d’accompagnement de l’action gouvernementale ; ou du moins de la divulgation des actions effectuées par nos dirigeants, et qui généralement ne sont pas suffisamment vulgarisées. Sans pour autant que cette vitrine soit taxée de média pro-gouvernemental, bien entendu.


Une reconnaissance pour le blogging

Et puis, c’est une fierté pour le blogging. Parce que d’abord et avant tout, Didier Ndengue est un blogueur. Il fait partie des pères créateurs de notre association en 2017 (il avait été élu vice-président), association qu’il vient de re-rejoindre après y avoir déposé sa démission le 3 janvier 2022.

Il s’est forgé et façonné dans le journalisme dès son bas-âge, mais c’est à travers le blogging qu’il est devenu un véritable adulte. D’ailleurs c’est lui qui avait lancé cette campagne qui a fait le buzz en 2016, et qui concernait les accidents de la circulation au Cameroun. La campagne avait été si diffusée qu’elle avait même fait intervenir des médias occidentaux tels que France 24, RFI, BBC, etc.

Et puis, c’est un bon blogueur. C’est quelqu’un qui s’intéresse aux sujets principaux de société, qui se préoccupe des difficultés que subissent les Camerounais au quotidien, et qui rêve d’une association des blogueurs du Cameroun plus influente et plus mobilisatrice.

Didier Ndengue intervient régulièrement sur les plateaux de télévision, il est un invité récurrent sur plusieurs chaînes de radio de Douala, et il est également consultant pour de nombreux médias. Il se sent très à l’aise sur les sujets politiques, sur les questions d’intégration sous-régionale et de gestion de la cité, et sur les stratégies de communication digitale.

Rappelez-vous que c’est lui qui avait mis sur pied le concept « Je suis Camerounais et je blogue » dès 2016, en partenariat avec les IFC de Douala et de Yaoundé.


Didier Ndengue dans un orphelinat
Didier Ndengue est un homme généreux qui multiplie les dons dans les orphelinats. Photo: journalintegration.com /CC-BY

Mes révérences à Didier Ndengue, alias « l’Aigle »

Donc je suis témoin vivant d’un média qui vient de fêter ses six ans le 20 avril 2024, et qui s’appelle La plume de l’aigle. D’ailleurs le promoteur de ce journal n’est autre que mon bon vieil ami Didier Ndengue…

Mes hommages à La plume de l’aigle ! C’est un site web qui est né en 2018, qui a connu toutes difficultés possibles et inimaginables, mais qui tient debout malgré un contexte entrepreneurial définitivement très dissuasif.

Mes hommages à Didier Ndengue ! C’est un personnage humble, hyper accessible et incroyablement sympathique, qui a réussi dans l’entrepreneuriat malgré un caractère doux, modeste, peu conflictuel et dénué du moindre instinct de corruption et de vénalité.
Mes hommages à ce journaliste qui est également un confrère à moi, parce que Didier Ndengue est d’abord et avant tout un excellentissime blogueur.

Et donc quand je l’avais rencontré en septembre 2014, il n’avait encore jamais posé ses pieds dans un aéronef. Il avait un ventre encore totalement plat comme ma planche à repasser, et on se baladait gaillardement sur mon ancienne moto dans les rues de Bonapriso et de son quartier New-Bell. On mangeait le pain-haricot quelque part au quartier Bali, et on draguait les serveuses qui sont recrutées là-bas à Marion dans le quartier de mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè.
Mais aujourd’hui hein, quand je rencontre Didier Ndengue, je suis agréablement surpris de l’appeler La plume de l’aigle.


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