Ecclésiaste Deudjui

Emma

Je ne fais pas souvent confiance aux Camerounaises. Pourtant les femmes qui réussissent à me séduire ne sont pas forcément les plus exceptionnelles.
Emma en fait partie.

Emma est sapiosexuelle

Ça veut dire qu’elle apprécie les personnes intelligentes. Et d’ailleurs, c’était elle-même qui m’avait fait connaître l’existence de ce mot intellectuel.
Emma était le genre de fille qui te tenait des conversations généralement très éclectiques, et parfois j’avais du mal à la suivre. Elle aimait surtout quand nous parlions de la littérature et de la poésie qu’elle affectionnait tant, et c’est pour ça que je lui avais parlé de mon auteur préféré qui est un Congolais et qui s’appelle Alain Mabanckou.
Elle aimait aussi régulièrement me lire ! Et pourtant je lui avais avoué que je ne suis pas forcément le blogueur le plus exceptionnel…

Emma n’est pas vraiment camerounaise

Je me dis qu’elle n’est pas camerounaise parce qu’elle n’avait pas les comportements ni les sales habitudes d’une véritable cameruineuse. Elle était plutôt du genre faussement naïve, du genre intrinsèquement véridique, et du genre maladroitement sincère.
Je ne l’avais pas forcément appréciée ni admirée au premier regard. Mais lorsque j’ai constaté sa sapiosexualité et son honnêteté atavique, je ne pouvais qu’en devenir follement amoureux. Et puis, physiquement, elle avait les atours d’une sirène terrestre. Elle avait une peau qui était à la fois satinée, douce et suave comme ses merveilleuses vocalises, et puis surtout elle était naturellement belle et jolie. Elle n’ouvrait jamais la bouche pour me demander des choses qui ne lui étaient pas nécessairement utiles, et je dois bien admettre que j’avais été bluffé par cette noble attitude. Je peux même vous le révéler, je l’ai surtout aimée parce qu’elle n’était pas réellement une Camerounaise dans sa façon de se comporter…

Ema Ema au bord de la plage
Emma était une sirène terrestre. Crédit: Ema /CC-BY

Emma est rancunière

Nous avons rompu !
Pas parce que je ne l’aimais plus hein, ni parce qu’elle ne m’aimait pas.
Mais je suppose qu’elle m’en a voulu parce que moi j’étais resté un peu trop camerounais dans mes sales manies, tandis que la belle demoiselle n’arrivait plus du tout à supporter mes grossiers caractères…
Elle m’avait immédiatement reproché mes discourtoisies répétées, ainsi que mes inattentions régulières. Elle se plaignait constamment de mes précipitations et de mes indélicatesses, quant à ce qui concernait notre future vie de couple. Elle m’avait pourtant demandé de cultiver l’art de la patience, mais je n’avais jamais pu me tenir à carreau. Elle m’avait déjà inséré dans son précieux agenda et dans une immense partie de son adorable cœur, mais malheureusement j’en réclamais toujours davantage.
Or les filles comme Emma hein, ce sont des femmes qui sont incroyablement rancunières. Et malgré toutes mes relances et mes excuses, elle n’a plus jamais accepté de vouloir partager sa vie avec moi !

Emma me manque

Elle me manque. Je ne sais pas jusqu’à quand ce traumatisme psychologique durera, mais je n’en sortirai pas indemne. Je suis devenu presque paralysé du cerveau lorsque je retombe sur ses photos. Je suis devenu mélancolique et nostalgique à cause de cette non-Camerounaise. Il m’arrive régulièrement de rêver d’elle, et lorsque je me réveille je redeviens subitement neurasthénique… Tsuip !
Emma me manque. Je ne sais pas si elle savait que je l’aimais à ce point, ou alors si j’ai commencé à l’aimer à ce point depuis qu’elle avait décidé de m’abandonner définitivement. Je ne sais pas si je lui manque aussi un tout petit peu, quand même. Parce que je continue de croire que j’ai fait une grosse erreur en la laissant partir aussi facilement, et que je le regretterai probablement durant toute ma vie !
D’ailleurs je le regrette depuis longtemps et j’en souffre déjà terriblement…

Aima

Donc je ne fais pas souvent confiance aux filles camerounaises. Pourtant les femmes qui réussissent à m’impressionner ne sont pas forcément les plus exceptionnelles.
Celle-ci en fait partie.

Emma ! Nous n’avons flirté ensemble que quelques semaines à peine, mais c’était suffisant pour que je reconnaisse ta valeur, ta vertu, ton charisme indiscutable et ta sensibilité inégalable.
Emma ! Je n’imaginais pas que j’allais t’aimer de la sorte. Je ne pensais pas que ton ombre me hanterait de cette manière. Je n’avais jamais prévu que de toi, je deviendrais sentimentalement aussi dépendant.
Emma fait partie de ces personnalités fabuleuses qui ont marqué ma vie, au même titre que mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè.

Parce que quand je l’avais rencontrée en juin 2019, elle n’était pour moi qu’une simple petite Camerounaise ordinaire. Et puis j’ai découvert qu’elle était sapiosexuelle, j’ai constaté qu’elle avait une culture intellectuelle très enrichissante, et j’ai surtout été émerveillé par son intégrité morale et par sa droiture. Mais malheureusement hein, les femmes que nous affectionnons ne sont pas forcément celles que nous réussirons à épouser.
Emma en faisait partie.


Ecclésiaste DEUDJUI, je t’aime Emma
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La sociologie du bar

Beaucoup de gens pensent que les Camerounais sont remplis dans les bars parce que nous sommes de grands soûlards, mais ce n’est pas la seule explication. Car il y a un phénomène dans notre société que je définirais comme la sociologie du bar.

La sociologie de la drague

Les bars sont avant tout des lieux de drague et de baratinage, avant d’être des lieux de consommation de boissons alcoolisées. Puisque c’est là-bas que nous draguons les serveuses, c’est là-bas qu’on invite les nouvelles conquêtes pendant les tout premiers rendez-vous, et c’est surtout là-bas qu’on se laisse aller à faire de véritables nouvelles rencontres.
Les bars sont moins chers ! Ce n’est pas comme vos grands restaurants ou bien vos glaciers modernes, où tu es obligé d’avoir un volumineux porte-monnaie comme pour mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, si tu espères conter fleurette à une nouvelle Cameruineuse. Alors que dans les bars la bière c’est seulement 650 francs CFA, le jus en plastique et la Malta c’est 500 francs CFA au maximum, et la bouteille d’eau minérale ça ne dépasse pas 400 francs CFA ! Et si en plus on ajoute le prix du poisson braisé et l’argent de taxi que tu devras remettre à la fille, tu vois bien que le bar te permet de gérer plusieurs rendez-vous dans la semaine malgré ton maigre petit salaire d’instituteur…

La sociologie de l’errance

Il y a ceux qui viennent dans les bars pour draguer, mais il y a aussi ceux qui viennent dans les bars parce qu’ils n’ont pas un autre endroit pour aller se reposer.
Je m’explique : les hommes mariés qui fuient leur domicile conjugal parce qu’ils ne souhaitent pas rencontrer leur épouse avant l’apparition de la pleine lune ; les sans-abris qui n’ont pas de domicile fixe ; les chômeurs qui sont à la recherche du travail ; les femmes célibataires qui cherchent à se faire draguer ; les enfants de la rue ; les commerçants ambulants ; les gens qui se sont donnés rendez-vous mais qui n’ont pas assez d’argent pour aller s’asseoir à la terrasse d’un café, afin de pouvoir discutailler tranquillement…
Il y a tout ça. Surtout que les bars sont situés à chaque coin de nos rues, et donc qu’il n’y a aucun effort à fournir si on veut en débusquer un. Surtout que les chaises sont installées au bord de la route, et que personne ne va venir te demander que « Mais je dis hein, qui vous a demandé de vous asseoir à cette table ? » Surtout que les Camerounais sont généralement conviviaux de nature, et ainsi les gens qui boivent sur l’autre table peuvent remarquer ton isolement et dire à la serveuse de rapidement te servir une bouteille de bière.

terrasse de bars avec bâches à Douala
Les bars camerounais sont de véritables lieux de rencontres et de détente. Photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

La sociologie de l’alcool

La bière, nous y sommes ! L’alcool. L’éthanol. Parce que beaucoup de gens pensent que les Camerounais sont remplis dans les bars parce que nous sommes de grands soûlards hein, et ils n’ont pas réellement tort ! Puisque les gens d’ici considèrent l’activité alcoolique comme une religion polythéiste. Puisque les gens d’ici sont suffisamment misérables pour ne jamais pouvoir manquer l’argent de la bière (vous avez bien compris). Puisque les Camerounais consomment de l’alcool afin de noyer leurs soucis, de se désinhiber, de se désaltérer, de s’ambiancer, de se congratuler, etc.
Les Camerounais considèrent ta capacité à ingurgiter des bouteilles de bière comme une sacrée performance, et d’ailleurs c’est même devenu un instrument de catégorisation sociale. Les Camerounais préfèrent consommer leurs bières dans les bars parce que c’est moins coûteux, bien sûr, évidemment, mais aussi parce que c’est là-bas que la majorité des soûlards se retrouvent. Et il y a un tel melting-pot dans ces endroits-là qui te permet de tapoter les fesses de la serveuse, de rencontrer des prostituées déguisées et d’ailleurs tu peux même insulter la gouvernance de Paul Biya entre deux gorgées de grande Guinness…

La sociologie du divertissement

Et enfin, c’est là-bas que nous on danse. Quand ta quantité de sobriété a volé en éclat au bout de quatre ou bien sept dames-jeannes de bières, tu te lèves avec ta bouteille et tu te mets à tournoyer au bord de la route avec les autres membres de votre charter. Tu commences à passer des coups de fil pour inviter tes meilleurs amis ꟷde bière, bien sûrꟷ et tes balles perdues à te rejoindre, et généralement ils rappliquent dans la même seconde. Et ensuite vous vous retrouvez en train de tournoyer au bord de la route avec votre bouteille de bière dans la main, parce qu’il n’existe pas de salle de cinéma dans notre Cameroun. Il n’existe pas de salle de théâtre. Il n’existe pas de championnat local de football de qualité intéressante, et enfin il n’existe ni un grand Mémorial, ni un vrai mausolée, ni un zoo ni un site touristique qui sont véritablement mis en valeur… Tsuip !
Il n’existe pas d’espaces de loisirs dans notre pays, en somme. Il n’existe pas d’innombrables lieux de culture. Il n’existe plutôt que des endroits de débauche mal famés, tels que les bars mal nettoyés et les gargotes mal entretenues. Mais puisque ce sont les seuls endroits de divertissement que nous possédons, qu’est-ce que vous pensez que nous y puissions, en réalité ?

La psychosociologie du bar

Donc beaucoup de gens pensent que les Camerounais sont nombreux dans les bars parce que nous sommes des ivrognes hein, mais là n’est pas la seule explication. Car il y a un phénomène dans notre environnement que je définirais comme la sociologie du bar.

La sociologie du sexe ! Parce que voyez-vous, la majorité des couples qui se retrouvent dans un bar vont terminer la soirée à l’horizontale, et généralement cela se passera dans une auberge.
La sociologie de la saleté ! Parce que figurez-vous que les toilettes des bars sont toujours insalubres et précaires, d’ailleurs ce sont des endroits idéaux pour l’installation et la propagation de plusieurs maladies.
La sociologie du banditisme ! Parce que les braqueurs et les agresseurs ne sont jamais loin des bars à partir de 22 h 30…

Alors oui, les Camerounais sont effectivement des soûlards ! Mais nous allons aussi au bar parce que nous voulons parfois draguer, parce que nous voulons nous reposer ou alors parce que nous voulons nous divertir. Car il y a une volonté de nos dirigeants que je trouve vraiment malsaine, et que je redéfinirais ici comme la politique de l’abrutissement.


Ecclésiaste DEUDJUI, la sociologie de la bière
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Je ne suis pas fait de la même matière que les anges…

Je reviens de Yaoundé où j’ai passé un court séjour extraordinaire. Mais je n’ai pas rendu visite à ma grand-mère, ce que je regrette un peu. Parce que pour dire vrai je ne suis pas vraiment fait de la même matière que les bons Camerounais…

Je ne suis pas le fils idéal

Bien avant sa mort, mon père avait déjà remarqué que je n’étais pas le genre de fils qui lui ressemblerait un jour. Parce que je n’ai jamais rêvé de devenir un électricien comme lui, je ne suis pas vraiment un passionné des chantiers de construction et la pire des choses, selon lui, c’est que je simplifie beaucoup la valeur de l’argent.
Et pourtant mon papa m’aimait indiscutablement et à la folie, même s’il savait qu’il ne réussirait jamais à me changer. Idem pour ma mère qui a fini par m’accepter tel que je suis, malgré mes nombreuses bizarreries. Elle ne comprend pas pourquoi je m’éloigne souvent d’elle par moments, pourquoi je n’exécute pas systématiquement tout ce qu’elle me recommande de faire, et elle se demande même parfois si c’est elle qui m’a réellement accouché ! Sans parler de ma nourrice qui n’arrive même plus à me voir, et pourtant elle est la mère de mes enfants et j’en profite pour lui demander de m’excuser pour mes mauvais comportements…

Je ne suis pas le meilleur des frères

Mes frères ont fini par m’accepter tel que je suis. Et quand je parle de mes frères, je parle également de mes sœurs, de mes cousins, de mes oncles, de mes tantes, de mes neveux et nièces, de mes cousines et surtout de ma grand-mère. Ma grand-mère a fini par m’accepter tel que je suis, et pourtant cela fait plusieurs années que je ne lui ai plus rendu la moindre petite visite. Je sais qu’elle me regardera toujours comme le gros bébé qui était né dans ses bras à Foumban, et auquel elle avait donné le doux prénom de Salvador…
Je ne suis pas le meilleur des beaux-frères ! Ma belle-sœur m’invite tous les jours à manger chez elle, et pourtant je ne décroche même pas le téléphone. J’ai des beaux-frères et des belles-sœurs qui ont accouché des jumeaux récemment, et je ne suis même pas parti regarder ces enfants. Je suis le genre de Camerounais qui ne se rend pas à l’enterrement de sa propre grand-tante, la petite sœur de ma grand-mère. Je n’assiste presque jamais aux réunions familiales, je ne pars pas dans les mariages ni les voir-bébé de mes grands-cousins, et je reçois très difficilement un membre de ma famille à mon domicile.
Je sais, je ne suis pas un bon frère.

Ecclésiaste Deudjui avec ses amis de Siantou en 2004
De gauche à droite, de vieux amis de mon époque Siantou que j’ai perdus de vue: Ghomsu Cyrille, Florian Ngimbis et Nguemaleu Yannick. Crédit: Amos Sendè /CC-BY

Je ne suis pas un bon petit ami

Si j’étais un bon petit ami ça se saurait ! D’ailleurs je serais déjà marié à l’heure où je vous parle. Parce que les femmes qui m’ont aimé il y en a eu à foison, et les femmes que j’ai aimées sont encore beaucoup plus innombrables…
Disons que je ne suis pas un méchant petit ami hein, mais je suis maladroit. Je suis parfois abrupte dans ma façon de concrétiser une nouvelle relation. Je suis souvent trop pressé, souvent trop distant, souvent trop collant et souvent trop rancunier. Je peux parfois quitter une fille pour un petit détail de rien du tout, presque sans importance. Je peux parfois donner de fausses espérances à une femme qui m’aime de tout son cœur, et pourtant je sais parfaitement que je n’envisage pas de l’épouser. Je peux parfois coucher avec une femme et puis disparaître le lendemain comme par miracle, et pourtant je n’avais jamais prévu de lui causer autant de mal au départ…
Je suis un mauvais petit ami, mais j’ai aussi été déçu en amour. Parfois je me comporte désagréablement avec une femme que j’aime pourtant naturellement, tout simplement parce que je suis devenu précautionneux. Et parfois aussi je laisse volontairement partir une femme alors que je souhaiterais rester avec elle, tout simplement parce que j’ai eu le sentiment que je ne serai pas forcément à sa hauteur.

Je suis le genre d’ami qu’il ne faut pas avoir

Honnêtement hein, j’ai eu plus d’amis dans ma vie qu’il ne m’en fallait. Puisque j’ai vécu à Nkongsamba, à Edéa, à Ndikiniméki, à Bafoussam, à Yaoundé, à Souza et dorénavant dans la ville de Douala. J’ai fréquenté dans plusieurs établissements différents, ce qui m’a donné un nombre de connaissances incontrôlable. Mais… je n’ai pas toujours été le meilleur des amis au monde !
Je ne suis pas réellement ce qu’on pourrait appeler un camarade fiable, et d’ailleurs je perds des amis presque tout le temps. J’ai des anciens meilleurs amis avec qui on ne se parle même plus au téléphone. J’ai des anciens complices que désormais je refuse systématiquement de voir ! J’ai des amis d’enfance que j’ai retrouvés avec grand plaisir ici à Douala, mais c’est à peine si j’accepte de les rencontrer lorsqu’ils demandent à me voir…
Je vous demande pardon, car ce n’est pas entièrement de ma faute. Je suis un individu hyper susceptible et ultra solitaire. Je suis un esprit tortueux et très capricieux. Je commets toujours l’erreur de croire que tous mes amis vont raisonner de la même manière que moi, et dès qu’ils ne le font pas je brise immédiatement la relation. C’est injuste, mais heureusement qu’il me reste encore mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè

En réalité hein, je ne suis pas fait de la même matière que les anges…

Donc je reviens de Yaoundé où j’ai passé un court séjour vraiment fantastique. Mais je n’ai pas rendu visite à ma grand-mère, ce que je regrette énormément. Parce que pour vous dire vrai je ne suis pas fait de la même nature que les bons Camerounais…

Je ne suis pas fait de la même matière que les anges ! Je suis toujours souriant en public, mais ceux qui me connaissent savent que je suis totalement différent à l’intérieur.
Je ne suis pas fait de la même matière que les samaritains ! Je ne suis pas l’homme le plus généreux de la planète, et d’ailleurs j’ai toujours l’impression que je n’en ai pas suffisamment pour pouvoir redistribuer.
Je ne suis pas fait de la même matière que vous autres, même si je suis persuadé que je ne deviendrai jamais un mauvais Camerounais.

Parce que même si je ne suis pas un chérubin, je ne suis pas encore un démon non plus. J’aime ma famille de tout mon cœur et je sais qu’ils le savent, même s’ils n’ont pas encore fini de digérer mes excentricités. Je suis un bon petit ami lorsque je suis réellement amoureux d’une bonne fille, et je suis probablement le meilleur ami de beaucoup de personnes ici au Cameroun.
Mais pourtant croyez-moi, je ne suis pas du tout fait de la même matière que les anges !


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne suis pas un agneau
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Et même les imbéciles iront au paradis…

Je souffre beaucoup ici au Cameroun à cause de mon honnêteté, de ma probité morale et surtout de ma franchise. Mais ce n’est pas parce que je suis un imbécile que je ne pourrai pas aussi aller au paradis…

Je suis un imbécile devant mes amis

Pas parce que je suis un idiot hein, au contraire ! Mais c’est parce que je leur fournis souvent moi-même les arguments pour me faire ridiculiser.
Par exemple, je prête souvent de l’argent et malheureusement on ne me le rembourse jamais. C’est toujours la même histoire. Et certains vont même jusqu’à se fâcher de moi lorsque je leur dis la vérité, parce que les « amis » d’ici n’aiment pas quand tu les critiques sur leurs agissements, leurs compétences, leur malhonnêteté envers les filles camerounaises, etc.
Je suis un imbécile devant mes amis parce que malheureusement je ne sais pas mentir. Je ne sais pas trahir les gens qui m’avaient fait confiance. Je ne sais pas donner de faux rendez-vous comme tout le monde. Je fais le maximum d’efforts pour respecter mes vis-à-vis, et pour ne jamais dévaloriser mes interlocuteurs. Mais j’ai l’impression que certains amis considèrent cette politesse-là comme de la faiblesse.

Je suis un imbécile pour certains clients

Pour mes clients alors, c’est grave ! Certains me traitent carrément comme un larbin, comme un écolier du Cours préparatoire ou alors comme si j’étais un arnaqueur…
Certains clients me considèrent ostensiblement comme un idiot de la première catégorie, puisque moi je les crois toujours sur parole et d’ailleurs que je ne revendique jamais rien. Certains se demandent même si je suis réellement un chef d’entreprise, puisqu’ils essaient toujours de me manipuler et de me duper, et que généralement je n’oppose aucune résistance. Ils cherchent toujours à me faire travailler sous pression et pourtant ils ont des difficultés à me rémunérer.
Je suis un imbécile dans les affaires ! Je présente toujours un visage souriant, et certains partenaires considèrent cela comme de l’inexpérience voire de la roublardise. Je ne suis pas un négociateur exigeant. Je ne cherche pas systématiquement à gagner beaucoup d’argent sur mes clients, et paradoxalement cela s’apparente ici à de la naïveté. Je suis un homme d’affaires qui n’est pas un homme de fer, et manifestement cela fait de moi un vrai imbécile !

femme déception amoureuse
Les gens qui sont sincères en amour sont généralement déçus. Source: auletch.com /Image reprise sous autorisation

Avec les filles, je suis un gros imbécile

Parmi les femmes qui me font le plus souffrir, il y a d’abord celles que j’avais véritablement aimées (c’est logique, en même temps). Puisque quand je tombe amoureux, je me donne à fond, et généralement je ne réfléchis même plus. Et c’est comme ça qu’elles en profitent pour me manipuler, pour me déplumer, pour me nourrir de fausses espérances, et malheureusement aussi pour me faire déprimer par la suite…
Je suis un imbécile pour les Camerounaises que j’ai vraiment affectionnées, mais qui me téléphonaient uniquement lorsqu’elles avaient des problèmes d’argent. Parce que c’est bien connu que les femmes d’ici considèrent leurs atours physiques comme un atout marketing, et qu’elles en profitent pour nous martyriser avec leur plastique irréprochable. Et pourtant il y a des filles que je souhaitais réellement épouser parmi ces cameruineuses, mais elles m’ont considéré comme un imbécile tout simplement parce que je les aimais passionnément et à la folie.

Je suis un garçon intelligent mais je ne suis pas sage

Au final, je ne suis pas du tout sage. Je ne suis même pas un homme intelligent, à vrai dire. Je ne suis pas un vrai calculateur ni un manipulateur. Je ne suis même pas un vrai Bamiléké, (ndlr : grand groupe ethnique du Cameroun) s’il faut bien regarder. Car un homme de mon âge qui ne sait pas mentir, qui ne sait pas exploiter la crédulité des gens, qui ne sait pas profiter de son entourage et surtout qui n’aime pas se faire voir, celui-là n’est sûrement pas un vrai Camerounais du Cameroun…
Je suis très honnête, et malheureusement un peu trop. C’est certainement là mon défaut principal. Je suis trop véridique et naturellement je dis toujours la vérité. Les gens me reprochent ma « naïveté » parce que je n’ai jamais eu l’intention de détourner ou bien de voler. Je suis quasiment incorruptible. Je n’ai pas pour objectif principal l’enrichissement personnel. Je suis en quelque sorte un mauvais Camerounais, en réalité, car je ne deviendrai jamais un propriétaire d’immeubles avec un état d’esprit aussi rétrograde. Je suis le genre de crétin qui s’exprime en public sans arrière-pensée, qui refuse de l’argent pour ne pas faire de publicité mensongère, et qui ne rêvera jamais de bénéficier d’un avantage alors que je sais que je ne le mérite pas. Je suis un individu qui n’envie personne sur cette Terre, et laissez-moi vous dire que c’est probablement le pire des défauts qui puisse exister ici au Cameroun !

Et même les imbéciles camerounais iront au paradis…

Donc je souffre beaucoup ici au Cameroun hein, et cela à cause de ma loyauté, de mon intégrité morale et surtout de mon impartialité. Mais ce n’est pas parce que je suis un imbécile que je ne pourrai pas aussi aller au Royaume des Cieux…

Même les mboutoukous iront au paradis ! Parce que c’est le nom que vous donnez aux gens qui vous soutiennent lorsque vous êtes en difficulté, et que vous remerciez généralement avec de l’ingratitude.
Même les balles perdues iront au paradis ! Parce que les hommes d’ici jouent souvent avec les sentiments des filles, puisqu’ils les séduisent, ils les déshabillent, ils les enceintent et ensuite ils les abandonnent.
Et même les abrutis de mon espèce pourront aussi arriver au 7ème Ciel, malgré que je demeurerai honnête et sincère comme mon ami Pierre La Paix Ndamè.

Parce que les gens d’ici considèrent leurs atours maléfiques comme un atout bénéfique, et c’est pour ça qu’ils nous piétinent avec leur méchanceté gratuite. Mais puisque tout le monde n’a pas reçu ce même logiciel d’égocentrisme et d’opportunisme, voire de sorcellerie, les gens comme moi sont encore considérés au Cameroun comme des idiots.
Et pourtant même les imbéciles pourront aussi accéder au paradis.


Ecclésiaste DEUDJUI, j’irai au paradis
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J’ai perdu mon disque dur

Il y a parfois des choses dans la vie qui te rendent si malheureux, mais sans que tu ne puisses y donner une vraie explication. Et moi lorsque cela m’arrive, je préfère souvent dire que j’ai perdu mon disque dur.

J’ai perdu mon disque dur

C’est vrai que j’ai réellement perdu mon disque dur il y a quelques semaines. J’étais sorti avec mes amis pour me dégourdir, et accidentellement j’ai renversé ma bouteille de bière dans la sacoche qui contenait mon disque dur (ou j’étais déjà ivre oooh !). Tout le liquide s’est donc déversé sur ma disquette et quand je suis allé voir un technicien le lendemain, il m’a déclaré que toutes les données que contenait ce support numérique sont définitivement irrécupérables !
Je suis désormais triste. Parce que dans ce disque dur, j’avais sauvegardé plusieurs informations importantissimes que je ne retrouverai plus jamais. J’ai même essayé quelques opérations de récupération logicielle et de sauvegarde, mais aucune de mes initiatives ne marche. Je suis obligé de rester silencieux et quand on me pose la question pourquoi je suis devenu aussi taciturne, je préfère simplement murmurer que je viens de perdre mon disque dur.

J’ai perdu ma fiancée

Les vrais malheurs n’arrivent jamais tout seuls. Puisque durant la même période, j’étais tombé amoureux d’une Camerounaise et j’avais même déjà commencé à lui démontrer que je l’aimais passionnément. Je lui avais offert un mini-haut que j’avais acheté très-très cher, et je l’aidais aussi à faire ses devoirs de mathématiques puisqu’elle était nouvellement inscrite à l’Université de Douala. Et puis, parfois, je l’assistais un peu dans son petit commerce, puisque c’est moi qui l’avais financée lorsqu’elle avait voulu se lancer dans la restauration…
Et pourtant je suis triste ! Parce que depuis un moment elle ne me répond plus au téléphone. Je lui fais des messages vocaux et elle ne réagit toujours pas. J’essaie de lui téléphoner dans la journée avec insistance, mais parfois je constate qu’elle est déjà en ligne avec un autre correspondant. Un homme sûrement. Et j’ai commencé à me préparer mentalement qu’elle veut déjà se séparer de moi dans les tout prochains jours, mais si jamais on me pose la question je vais simplement répondre que je viens de perdre mon disque dur.

Dessin femme embrasse un homme
La déception amoureuse est d’autant plus douloureuse que l’amour était au paroxysme. Source: fotomelia.com /Dessin reproduit sous autorisation

J’ai perdu le goût des choses

Je ne sais pas si tout cela est lié. Mais depuis que j’ai perdu mon disque dur (et surtout ma dulcinée), c’est comme si je n’avais plus réellement le goût de certaines choses. Et pourtant mes affaires marchent bien hein ! Mais ça sert à quoi de déjeuner dans un hôtel dix étoiles si la fille que tu préfères ne réagit plus à tes SMS ? Hein ? Ça sert à quoi de conserver une grosse bibliothèque dans ton ordinateur, si toute cette documentation va se volatiliser à cause d’une petite bouteille de Guinness ? Hein ? Et c’est pour ça que quand je suis tristounet ou alors que j’affiche un visage patibulaire, mes amis me demandent souvent que « Mais Ecclésiaste, pourquoi tu ne veux pas qu’on aille dans un snack pour te changer les idées ? »
Et moi je leur réponds tranquillement que c’est parce que je viens de perdre mon disque dur.

J’ai perdu la chance

Je suis devenu un homme malchanceux. Mon téléphone s’est gâté le même jour que mon réfrigérateur. Mon scooter que j’affectionnais n’arrive même plus à démarrer. Les ampoules qu’il y avait dans ma chambre et dans ma cuisine se sont grillées au même moment. Je n’arrive plus à retrouver certains objets que j’avais pourtant soigneusement glissés en bas de mon canapé. On dirait que je porte la poisse, et cela s’est manifestement confirmé avec la détérioration de mon disque dur.
Je n’arrive plus à tomber amoureux d’une autre femme parce que j’étais vraiment décidé à vieillir avec ma dulcinée, mais… mais… elle m’a quitté !
Je me demande à quoi ça servirait de recommencer à zéro avec une autre Camerounaise, alors que j’étais déjà très avancé avec la précédente. Hein ? N’est-ce pas ce genre de rupture affective que les grands scientifiques avaient appelé la dépression amoureuse ?

Je viens de perdre mon disque dur

Donc il y a parfois des choses dans la vie qui vous rendent si malheureux, mais sans que vous ne puissiez vraiment y apporter une explication. Et moi lorsque cela m’arrive, je préfèrerai toujours dire que je viens de perdre mon disque dur…

J’ai perdu ma dulcinée ! C’était une fille bassa’a qui avait un enfant de trois ans. Elle mesurait 1,74 mètre et son repas préféré c’était la sauce gombo.
J’ai perdu mon disque dur ! Il contenait exactement 931 gigas de données utilisables (musiques, films, e-books, vidéos, logiciels, manuscrits, etc), et malheureusement ce sont des informations que je ne retrouverai plus jamais.
J’ai perdu des personnes qui étaient vraiment très importantes dans mon existence, mais heureusement qu’il me reste encore mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè.

Puisque quand les gens me demandent pourquoi je suis devenu aussi neurasthénique, je sais qu’ils ne pourront jamais réellement me comprendre. Je sais qu’ils vont se limiter à mon patrimoine matériel, à mon argent et à tous mes autres artifices. Et puisque je ne veux pas leur montrer que je suis devenu désespéré à cause de l’amour, je réponds souvent la même chose et généralement je finis toujours par leur dire que je viens de perdre mon disque dur…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’ai perdu Diane
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Cameroonian gigolo

Les hommes qui sortent avec les femmes pour leur argent sont déjà très nombreux ici au Cameroun. Mais n’allez pas vous imaginer qu’il s’agit là d’une sinécure…

Cameroonian libido

Les hommes qui sortent avec les femmes pour leur argent sont devenus innombrables ! Mais cela nécessite beaucoup d’expertise, parce que ces femmes-là ont souvent besoin d’une « machine » qui sera capable de les entretenir sexuellement pendant toute une journée…
Donc pour devenir un gigolo hein, il faut d’abord être un étalon très résistant comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè ! Il faut parfois mâchouiller des écorces aphrodisiaques. Il faut être disponible 24h/24 lorsque la fille va te déclamer ses envies libidinales.  Il faut être performant sur le matelas, il faut être inventif, il faut être créatif lors de vos interminables changements de positions kamasutriques. Sinon ça sert à quoi qu’elle te donne son argent, alors que tu n’es même pas différent de tous les mythomanes malabars qui vadrouillent là-bas dehors ?

Cameroonian macho

Contrairement aux apparences, ce sont les gigolos qui sont les véritables dictateurs dans leurs relations « amoureuses ». Puisque ce sont souvent eux qui fixent les règles, ce sont eux qui décident de vos activités quotidiennes non professionnelles, et ce sont aussi eux qui te disent exactement combien d’argent tu dois leur donner et à quel moment…
Sérieusement, je n’ai jamais compris comment tu donnes ton argent à un homme, et puis c’est encore lui qui te donne des ordres ! Parce que les gigolos ont ceci de particulier qu’ils aiment plusieurs femmes au même moment, et d’ailleurs ils t’imposent même cette infidélité ! Ils sont parfois suffisants et hautains, et ils te feront même pleurer régulièrement. Ils choisissent eux-mêmes les cadeaux que tu dois leur offrir et si cela ne leur plaît pas, eh ben ils vont simplement aller le refiler à une autre petite ! Ils sont parfois imbus de leur minuscule personnalité, et ils osent même te faire le chantage et le maraboutage avec ça.
Mais paradoxalement, c’est ce sexisme et cette phallocratie que les femmes adorent chez eux, et en particulier les femmes qui ont surtout beaucoup-beaucoup d’argent.

Un homme fait un selfie avec une femme
Les gigolos sont souvent très attentionnés et très romantiques. Source: westend61.de /CC-BY

Cameroonian romantico

Ils sont peut-être des machos hein, mais ce sont de vrais romantiques !
Les gigolos savent acheter et offrir des fleurs (avec ton argent, bien sûr) ; ils savent te caresser sur les zones ultra-sensibles (ils les connaissent tous) ; ils maîtrisent à la perfection les meilleurs hôtels, les grands restaurants, les concessionnaires automobiles, les supermarchés, les agences de change monétaire, les boutiques de shopping, etc.
Est-ce que ce sont eux qui dépensent ?
Ils sont des séducteurs ! Ils savent se parfumer à l’eau de Cologne et ils ont des anti-transpirants pour sentir toujours bon aux aisselles. Ils savent te remettre en confiance avec des paroles mielleuses et agréablement sucrées. Ils savent te tenir compagnie dans tous types d’événements. Ils savent te prêter l’oreille lorsque tu leur racontes tes mésaventures et tes déboires. Ils sont toujours prêts à sourire à tes mauvaises blagues, même lorsque ça n’en étaient pas. Ils sont invariablement disponibles comme je vous ai dit tout à l’heure. Ils ont une présence masculine qui est rassurante, et la plupart des femmes ont généralement besoin de ce genre d’attention.
Elles sont d’ailleurs prêtes à payer le prix fort pour bénéficier de ce type de service…

Cameroonian mytho

En fait, les gigolos sont des menteurs, et de très bons !
Parce que pour devenir un homme entretenu hein, il faudrait déjà savoir mentir, et cela à tout moment. Il faudrait savoir rester cohérent et impassible dans cet enchevêtrement d’inventions ubuesques, et surtout il faudrait maintenir une attitude sereine et zen.
Je m’explique : les gigolos ont toujours des problèmes d’argent qui sortent de nulle part ; les gigolos ont toujours des relations haut placées que vous ne rencontrerez jamais ; les gigolos ont toujours des compétences insoupçonnées et des diplômes inégalables, mais essayez un peu de réclamer une photocopie de leurs parchemins pour les voir balbutier…
Les gigolos sont des menteurs ! Ils te font rêver avec une voix qui est toujours doucereuse, et ils osent même te regarder dans les yeux en te racontant des bobards ! Ils sont si lâches que parfois ils font leurs requêtes (d’argent, bien sûr) lorsque vous vous retrouvez à l’horizontale. Ils sont si opportunistes et si mesquins, et d’ailleurs la preuve c’est qu’ils maîtrisent parfaitement le montant de ton salaire, l’intégralité de tes avoirs, le jour de ton « touchement », le nombre de tes réunions, la liste des primes et autres augmentations que tu percevras dans les prochaines semaines, etc.

Cameroonian gigolos

Donc les hommes qui sortent avec les femmes pour leur argent sont déjà très nombreux ici au Cameroun. Mais n’allez pas vous imaginer qu’il s’agit là d’une retraite dorée…

Cameroonian gigolo ! C’est souvent un Camerounais qui galère ou bien qui est en situation de chômage, et qui se met en couple avec une femme exclusivement parce qu’elle est une fonctionnaire.
Cameroonian parano ! C’est souvent un Camerounais qui utilise l’argent que sa petite amie lui a donné, pour aller faire des offrandes à une autre petite amie que lui il préfère.
Cameroonian paterno ! Puisque certaines femmes se mettent en couple avec un gigolo, uniquement parce qu’elles ont besoin d’une présence masculine dans leur domicile.

Et certaines veuves ont aussi besoin d’un nouveau papa pour les enfants qu’elles avaient eus auparavant. Certaines célibataires en ont marre de toujours dormir toutes seules. Certaines Camerounaises ont parfois besoin d’un homme à côté d’elles, afin de retrouver de la sécurité de la confiance. Il y a des dames ici qui ont déjà compris que leur compagnon n’est rien d’autre qu’un misérable gigolo, mais qui vont quand même accepter de continuer cette aventure. Parce qu’en fait, ce n’est pas vraiment différent des femmes qui sortent avec les hommes pour leur argent ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne suis pas un gigolo oooh !
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Le vrai mal, c’est la guerre !

Ce qui se passe en Ukraine, je ne souhaiterais à personne de l’expérimenter ici au Cameroun. Car le véritable mal sur notre planète, c’est la guerre !

Soldats
Crédit : Pixabay / Pexels

Le vrai mal, c’est la peur

La guerre engendre une peur indescriptible qui frise même souvent la psychopathie. Car elle est terriblement effrayante au point de modifier presqu’intégralement toutes nos mentalités.
La guerre est une sale chose ! Elle plonge les habitants dans une espèce de paranoïa collective, et elle confronte les femmes et les enfants à des situations extrêmes qu’ils n’auraient pourtant jamais dû expérimenter. La guerre peut engendrer des phobies pathologiques. Elle peut vous causer des tremblements incontrôlables. Elle va vous faire penser au pire, notamment à l’élargissement du conflit et à l’utilisation préventive de la bombe atomique. La guerre fait en sorte que les citoyens civils soient terrés chez eux du matin jusqu’au soir, et la peur de la mort devient ainsi le principal sentiment qui est partagé par toute une population.

Le mal de la guerre, c’est la destruction

En temps de guerre la principale activité qui est pratiquée, c’est la destruction ! Les bombardements, les fusillades, les démolitions, les dégradations. Les « frappes stratégiques », comme ils appellent. Les ennemis qui vous envahissent ciblent principalement vos infrastructures les plus essentielles, et ils les mettent hors de service…
La guerre est une sale chose ! C’est une entreprise de casse organisée qui met à plat des années et des années d’ingénierie industrielle. C’est une opération massive de sabotage, durant laquelle vos équipements les plus florissants deviennent la cible prioritaire de missiles balistiques. Vos plus beaux ponts, vos plus beaux bâtiments, vos plus belles routes, seront démolis. Vos stades flambants neufs, vos installations gouvernementales, vos hôtels cinq étoiles, seront entièrement rasés. Vos écoles et vos lycées seront bombardés sans aucun état d’âme, vos marchés et vos bibliothèques effacés de la carte, et le pire c’est que les gens qui meurent durant ces démolissages barbares seront appelés des « dommages collatéraux » !

No war en Ukraine
Crédit : Matti / Pexels

L’autre mal c’est la vie anormale

Les gens ne s’en rendent pas compte hein, mais la guerre c’est la catastrophe ! C’est un chamboulement incompréhensible de votre vie quotidienne, et une modification complète de votre cerveau.
Durant la guerre, on ne cherche plus à vivre, on cherche à survivre. On ne va plus à la terrasse du café du coin, ni d’ailleurs à la boulangerie avec son meilleur ami Pierre La Paix Ndamè. On vit sous le couvre-feu permanent 24h/24. On s’habitue aux sirènes des bombardements qui pleuvent sur nos têtes et qui peuvent nous assassiner à tout moment. On n’utilise plus d’argent, on ne prend plus soin de sa propreté corporelle et on n’a même plus le temps de faire l’amour. La guerre nous animalise. C’est une période de non-humanité qui nous radicalise et qui nous transforme aussi en meurtriers. On commence à s’habituer au sang, à la haine, à la mort.
La guerre n’est pas une vie normale : plus de transports, plus de divertissement, plus de travail. Les gens n’ont qu’un seul sujet de conversation dans leur bouche. Les gens veulent uniquement des armes. La République devient un no man’s land dans lequel les brigands et les grands bandits multiplient les pillages. La Justice ne suit plus son cours. Les hôpitaux fonctionnent à plein régime. Les maris et les enfants deviennent des militaires improvisés. La vie devient presque quelque chose d’abominable. Car une seconde, le temps d’une simple déclaration de guerre, votre vie a déjà basculé dans un chaos indéfinissable qui a de très fortes chances de vous conduire vers le cimetière…

Le grand mal, c’est la mort

Et puis, il y a la mort. Car les armes de guerre, ce n’est pas pour faire des omelettes, mais c’est pour tuer des hommes ! L’objectif principal dans un affrontement guerrier, c’est d’arracher la vie au maximum de personnes. Et cela est vraiment dommage…
Pendant une guerre, les corps jonchent les sols. Les cadavres sont parsemés de part et d’autre des zones d’affrontement. Des corps sans vie sont retrouvés dans les appartements bombardés, et les plus chanceux sont ceux qui s’en sortent avec des dégâts physiques irréversibles. La guerre n’est pas un amusement. C’est quelque chose de divinement inhumain. La guerre n’a pas d’explication rationnelle. La guerre est la plus désastreuse et la plus dévastatrice invention de l’Homme. La guerre est une industrie de la violence. Et donc elle sème la mort au sein des familles, elle sème les pleurs et les deuils, elle sème l’injustice et elle sème surtout une division et une cicatrice.
La guerre c’est quelque chose que les humains croyaient avoir laissé derrière eux, mais hélas ! L’invasion de Poutine nous rappelle que l’Homme n’a jamais autant prouvé sa petitesse que dans la stupidité…

Drapeau ukrainien
Crédit : Mathias P.R. / Pexels

Le véritable malheur, c’est la guerre !

Donc ce qui se passe actuellement en Ukraine, je ne souhaiterais à personne de l’expérimenter ici au Cameroun. Car le véritable démon sur notre planète, c’est la guerre !

Le vrai mal, c’est la guerre ! Cela va causer des centaines de milliers de déplacés externes, et cela va modifier l’ordre démographique des pays environnants.
Le grand mal, c’est la guerre ! Cela va bousculer l’équilibre des forces sur le plan géostratégique, et cela va probablement provoquer une crise économique mondiale.
Le véritable mal sur notre planète, c’est la guerre ! Car une troisième confrontation internationale marquerait probablement la fin de l’espèce humaine…

Alors je suis très inquiet, je suis très circonspect et je suis très regardant au sujet de tout ce qui se passe autour de nous. Je suis impressionné que des conflits continuent d’essaimer dans plusieurs endroits de notre planisphère. Je suis désemparé de voir que nous continuons de fabriquer des armes de plus en plus létales, y compris des armes nucléaires. Je suis un peu choqué de constater que la force militaire est demeurée un incontournable moyen de négociation politique.
Et pourtant le plus grand mal ici sur cette Terre, c’est exclusivement la guerre !


Ecclésiaste DEUDJUI, je dis non à la guerre !
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