Ecclésiaste Deudjui

J’ai assisté au mariage de ma cousine

Je reviens de Yaoundé où j’ai participé, en tant que photographe, au mariage de ma cousine préférée. Et c’est la première fois qu’un événement m’a donné envie de me marier moi-même…


Les préparatifs

Le mariage a eu lieu ce samedi 22 octobre, mais les préparatifs ont débuté longtemps à l’avance ! Je suppose que ma cousine avait commencé à chuchoter dans l’oreille de son fiancé depuis au moins l’année dernière, afin que celui-ci se décide enfin à définitivement l’officialiser.
Elle m’a ensuite contacté le mois dernier pour me désigner comme le photographe officiel de sa cérémonie. Entre-temps elle discutait aussi avec les autres membres de la famille, pour régler certains détails sur les cotisations  et pour choisir la tenue officielle de la festivité. Il y a certains oncles (pas tous hein) qui se sont accaparés personnellement de certaines charges. Par exemple il y a un oncle qui s’est occupé de toute la restauration et du service-traiteur, un autre oncle maternel qui s’est accaparé de l’aménagement des chapiteaux et de la décoration, et enfin un troisième oncle qui avait pour seule mission d’endosser le costume de chef de famille.


La cérémonie traditionnelle

La cérémonie de la dot était prévue pour 13 h 30, mais elle a effectivement débuté à… 16 heures ! Le fiancé de ma cousine a débarqué vers 15 h 30 avec toute une délégation de Bamenda, et moi-même j’ai eu du mal à le reconnaître dans cet attroupement.
On a installé les deux familles face-à-face, comme s’il s’agissait d’un duel. Le chef de famille de mon futur beau-frère s’exprimait dans un français qu’il mélangeait avec le pidgin et un peu d’anglais. Le chef de famille de la future mariée, c’est-à-dire mon oncle qui a privatisé cette fonction depuis bientôt dix ans, le regardait sans rien rétorquer en retour. La salle était vraiment bondée. Les deux familles se sont lancées dans une pièce de théâtre dont seuls les traditionnalistes des Grassfields ont le secret. Les uns disaient qu’ils sont venus chez nous pour chercher une fleur, et les autres leur demandaient que « De quelle fleur il s’agit exactement ? »
On leur a présenté ma petite nièce qui s’appelle Cassandra, ils ont faroté sur elle mais ils ont déclaré qu’il ne s’agissait pas de cette fleur-là. On leur a présenté la fille de mon oncle qui jouait le rôle de chef de famille, mais ils ont aussi décliné cette proposition. On a ensuite présenté une femme qui était emballée dans des draps volumineux de la tête jusqu’aux chevilles, et le futur marié a reconnu qu’il s’agissait là de sa future épouse. La salle s’est donc lancée dans des brouhahas assourdissants, et ensuite ma cousine a partagé la kola à toute l’assistance comme pour nous rassurer qu’elle avait définitivement choisi le bon mari…


cérémonie de mariage traditionnel (dot)
Les deux familles étaient face-à-face lors de la cérémonie de la dot. Photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Le mariage civil

Même pas le temps de se remettre de nos émotions, il fallait déjà se rendre dans la grande cour. Le maire qui était censé arriver à 18 heures pile, est finalement venu sur les lieux aux environs de… 19 h 30 !
Entre-temps la mariée était encore en train de se faire bien maquiller. Le marié faisait les cent pas dans le couloir, en se demandant certainement s’il avait pris la bonne décision. Les gens étaient déjà installés sous les chapiteaux avec des bouteilles de vin sur la table, mais ils se demandaient surtout où était passée la nourriture. La compagnie d’électricité venait de couper l’électricité, justement, et il fallait rapidement faire installer un gros groupe électrogène.
Je schématise. Le maire a fait asseoir les deux tourtereaux en face de lui, et il s’est mis à leur répéter ses leçons classiques de concubinage et de vrai mariage. Un mari doit faire ci, une femme ne doit pas faire ça… Bref, les deux amoureux ont finalement prononcé « Oui, je le veux ! », en se promettant de s’aimer et de se chérir jusqu’à la fin de leur vie. Ils ont également choisi le régime matrimonial monogamique, et ma cousine a bien insisté sur la communauté des biens. Ils se sont ensuite passé les alliances comme on fait dans les séries de mon ami Pierre La Paix Ndamè, puis ils se sont administré une légère embrassade. Le maire les a ensuite invités à une séance de photographie collective, afin d’immortaliser ce moment mémorable. Les deux amants nous présentaient leur nouveau parchemin qu’ils venaient de signer, et pourtant personne ne pouvait le lire dans l’obscurité ! Ils se sont filmés avec plusieurs personnes différentes car c’étaient eux les stars de la soirée, et c’est à ce moment-là que le service-traiteur est finalement arrivé —en retard— avec un gros tas de nourriture…


L’after

Cette cérémonie m’a vraiment blasé, parce qu’elle était à la fois simple et pas trop protocolaire. Le maire s’est déplacé pour venir à notre domicile, le mariage s’est déroulé en plein air, et tous les invités ont pu manger et boire à leur faim et à leur soif…
La mariée n’arrêtait pas de circuler entre les tables pour se rassurer que tout allait bien, et j’étais content de savoir que beaucoup de personnes étaient réellement contentes de la voir aussi contente. Son mari a brillamment joué le jeu, même si j’imagine qu’il était extrêmement fatigué et anxieux. J’ai pu retrouver beaucoup de membres de ma famille que je n’avais plus revus depuis très-très longtemps. J’ai constaté qu’il y a beaucoup de nouveau-nés qui viennent d’arriver dans notre famille. J’ai été très content de retrouver ma grand-mère, la merveilleuse Maman Gisèle, pour qui ce mariage faisait partie des plus beaux moments de toute son existence.
Et puis nous avons bavardé les uns avec les autres, nous avons sympathisé avec la belle-famille et les autres invités qui se trouvaient dans la clôture, et nous avons enfin esquissé quelques improbables pas de danse. Moi je suis rentré vers minuit et trente sans même dire au revoir à la mariée, mais c’est parce que j’étais très épuisé puisque je venais de capturer pratiquement neuf cent photos !


J’ai participé au mariage de ma cousine

Donc je reviens de Yaoundé où j’ai participé, en tant que photographe accrédité, au mariage de ma cousine qui s’appelle Mireille. Et c’est la première fois qu’un événement m’a donné envie de me marier officiellement…

J’ai assisté au mariage de ma cousine ! C’est une promesse que je lui avais donnée, parce que je l’aime de tout mon cœur et donc je ne pouvais pas être absent à ce que je considère comme étant le plus beau jour de sa vie.
J’ai assisté au mariage de ma grande-sœur ! Parce que Mireille s’occupait de moi lorsque j’étais tout petit à Foumban ; puisqu’elle est la première petite-fille de ma grand-mère, et qu’elle est l’enfant unique de la grande sœur directe de ma propre maman.
J’ai participé à un mariage dans ma famille, et c’était aussi pour moi comme une sorte de réconciliation…

Parce que je suis issu d’une famille maternelle dont je suis extrêmement fier, et j’ai toujours revendiqué mes origines qui proviennent de l’Ouest-Cameroun et particulièrement de Baham. Alors que ce soient mes frères, mes belles-sœurs, mes cousines, mes oncles, mes tantes, mes neveux ou encore ma grand-mère Maman Gisèle, j’ai été excessivement content de vous revoir.
D’ailleurs c’était la première fois que ces retrouvailles m’ont provoqué l’envie de me marier moi-même…


Ecclésiaste DEUDJUI, félicitations Mireille !
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Ne demandez plus rien, et on vous le donnera !

Personnellement, mes meilleurs amis sont ceux qui ne comptent pas toujours sur les autres pour s’en sortir. Mais lorsqu’ils seront en difficulté, ils savent évidemment qu’ils pourront compter sur moi. Parce que c’est plus facile d’aider quelqu’un lorsque cette personne ne vous a jamais rien demandé…


Ne demandez plus l’argent aux hommes, et ils vous aimeront

Moi ça me vexe particulièrement lorsqu’une femme te demande de l’argent au premier quart de tour, alors que vous ne sortez même pas encore officiellement ensemble. Et pourtant ici au Cameroun, les femmes ont déjà pris cette sale habitude de quémander des choses à des inconnus, sous prétexte que ce sont des dragueurs ! Cela est même devenu une normalité. Cela est même devenu une preuve d’amour pour certaines cameruineuses. Ce phénomène est aussi devenu un moyen pour certaines filles d’éliminer certains baratineurs. Cela est progressivement devenu une monnaie d’échange ou bien une contrepartie financière, avant que vous ne décidiez de passer définitivement à l’acte sexuel…
Bref, il ne faut plus demander de l’argent à un homme n’importe comment, et vous verrez qu’il ne vous en appréciera que davantage. Vous verrez qu’il s’engagera avec vous sur la durée (et pourquoi pas sur le mariage). Vous comprendrez que les hommes n’aiment pas trop les femmes qui ouvrent seulement leur bouche pour te dire qu’elles ont des problèmes d’argent, et que c’est pour cette raison que certains hommes se volatilisent dès qu’ils ont déjà réussi à te déshabiller sur leur matelas.


Laissez les mbeinguètaires tranquilles !

Je l’ai déjà dit et je me répète, les mbeinguètaires ne sont pas des super-Camerounais ! Ce ne sont pas des extraterrestres. Ce ne sont pas des machines à sous. Ce sont tout simplement des gens qui sont partis pour se chercher de l’autre côté de la Méditerranée ou bien de l’Atlantique, et qui ont aussi leurs propres difficultés et de nombreux soucis, comme la plupart des autres Camerounais…
Mais malheureusement, dans notre pays, on les perçoit encore ici comme des demi-dieux. On les harcèle au téléphone et on les agresse physiquement lorsqu’ils arrivent à l’aéroport, parce qu’on veut absolument leur extorquer un téléphone, un parfum, une chemise carrelée, une boîte de chocolat, etc.
Il faut laisser les mbeinguètaires tranquilles ! Il ne faut plus leur provoquer des maux de tête à longueur de journée. Il faut les laisser construire leur propre vie. Il ne faut pas passer tout votre temps à leur demander de l’argent pour les anniversaires, pour les baptêmes, pour les réunions de famille, pour les mariages, pour la construction de votre maison familiale au village, pour l’achat d’une voiture, pour l’organisation des obsèques et que sais-je encore, bref, il ne faut plus turlupiner nos compatriotes qui sont allés pour se débrouiller là-bas à l’étranger…


dessin homme et femme se disputent pour l'argent
L’argent est systématiquement au centre de toutes les relations camerounaises. Source: Facebook Rumeurs d’Abidjan /Dessin reproduit sous autorisation

Ne prenez plus vos amis comme des porte-monnaie

Parce que lorsque que tout va bien, vous ne leur téléphonez jamais. Mais dès que tu as un petit souci tu l’appelles pour lui dire que « Euh… Pierre La Paix Ndamè, pardon tu peux me trouver un petit quelque chose pour que je fasse la layette de mon nouveau-né ? »
Malchance ! Quand tu mettais l’enfant-là il était là ?
Ne prenez plus vos amis pour des portefeuilles ambulants hein, parce que eux également ils ont aussi leurs propres problèmes d’argent. Ils ont aussi leur propre petite amie qui doit obligatoirement accoucher par césarienne. Ils ont surtout d’autres vrais amis qui les appellent tout le temps sans rien demander, et qui s’enquièrent plutôt de leur situation dans l’ensemble. Parce que malheureusement dans notre pays-ci hein, il y a des gens qui marchent avec toi alors qu’ils ne se considèrent pas comme tes amis ; mais c’est uniquement parce qu’ils espèrent que tu vas les aider financièrement lorsqu’ils se retrouveront en difficulté.


La filiation n’est pas une prise en charge

Entre les parents biologiques et leurs propres enfants, c’est tout à fait normal. Mais en dehors de ce cadre-là, la filiation ne doit absolument pas devenir une prise en charge !
Je m’explique : rien n’oblige ton oncle ou ta tante à te donner de l’argent. Rien n’oblige tes grands-parents à se substituer à tes parents. Rien n’oblige tes cousins ou bien tes cousines à venir payer la scolarité de ton ancienne petite amie…
Parce que ce qui me choque dans notre société, c’est que certains Camerounais ne veulent rien faire parce qu’ils comptent sur les autres membres de leur famille : « Mon beau-frère travaille à la Présidence », « Ma grande-sœur est magistrate à la Cour Suprême », « Mon grand-père était le tout premier ambassadeur du Cameroun au Portugal ».
Et puis quoi ? Hein ? Est-ce que ton beau-frère c’est toi-même ? Est-ce que ton beau-frère c’est ton frère ? Sachez que les liens de famille (en dehors de ton père et de ta mère) n’ont jamais été considérés comme une obligation d’encadrement ou bien de prise en charge.


Ne demandez plus jamais rien, et on vous donnera tout !

Donc personnellement hein, mes meilleurs amis sont ceux qui ne comptent pas systématiquement sur les autres pour s’en sortir. Mais lorsqu’ils seront dans les problèmes, ils savent naturellement qu’ils pourront compter sur moi. Parce que c’est plus facile de soutenir quelqu’un lorsque cette personne ne vous a jamais rien demandé…

Ne demandez plus rien, et je vous donnerai mon cœur, mon affection, ma disponibilité et tout le reste, d’ailleurs je vous donnerai même mon argent puisque je sais que c’est tout ce qui vous intéresse.
Ne dérangez plus vos parents même s’ils sont multimilliardaires, et vous constaterez que vous serez chouchoutés dans leur testament héréditaire.
Ne demandez plus jamais rien à un Camerounais ou bien une Camerounaise qui vous aime, et vous verrez que la personne s’occupera personnellement de tous vos besoins.

Parce-que ce qui me dérange réellement dans notre pays-ci, c’est que nous sommes encore enfermés dans une sorte de culture de l’assistanat : les filles demandent de l’argent aux garçons avec une incroyable facilité, les gigolos demandent des faveurs aux cougars comme si c’était une obligation, les fonctionnaires ponctionnent l’argent des citoyens camerounais et même le Gouvernement emprunte de l’argent au FMI et à la Banque mondiale !
Alors qu’on ne peut pas développer un pays avec des gens qui ne sont pas déjà habitués à compter d’abord sur eux-mêmes…


Ecclésiaste DEUDJUI, je vous donnerai tout !
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Je comprends pourquoi je ne suis pas fait pour le mariage…

Tous les gens que je connais ne font que me dire que « Il faut te marier », « Il faut te marier », « Il faut te marier, Ecclésiaste ! » Mais lorsque j’observe les couples autour de moi, j’ai vite fait de constater que je ne suis pas vraiment le genre d’individu qui a été prédisposé pour le mariage


Mon téléphone, c’est mon téléphone

Lorsque j’observe les couples autour moi, on dirait que la femme utilise le téléphone de son mari comme si c’était le sien, et que le mari utilise également le téléphone de sa partenaire comme s’il en était le propriétaire.
Ils font même ça comment ?
Parce que moi si je vis avec une fille, je ne lui donnerai pas l’occasion de fouiner dans mon téléphone portable sans mon autorisation. Je ne lui donnerai pas l’accès à mes conversations privées. Je lui interdirai formellement d’aller surfer sur ma messagerie personnelle durant mon sommeil, au risque de voir toute notre relation s’effondrer comme un gigantesque château de cartes…
Ça ne veut pas dire que j’ai des choses à cacher hein, mais je ne comprends pas cette attitude malsaine de voyeurisme déplacé dans les SMS de ton alter ego. Je ne considère pas cette permissivité comme un témoignage manifeste de votre amour. Je suis catégorique et je suis intransigeant là-dessus, parce que je pense que j’ai aussi droit à mon petit jardin secret. Et que ce n’est pas parce que nous sommes mariés que tu dois absolument être au courant de toutes les discussions que je vais entretenir avec ma mère ou bien avec ma petite sœur !


Mon argent c’est mon argent !

C’est vrai qu’il faut prendre soin de son épouse. Et cela, dans la limite de ses moyens et de ses capacités. C’est aussi vrai que ton épouse peut avoir une petite estimation de ce que tu peux gagner durant trente-et-un jours. Mais… cela ne veut pas dire qu’on doit commencer à faire la police derrière toi hein !
J’ai d’ailleurs du mal avec ces hommes qui déposent tout leur salaire sur la table basse du salon en signe de « transparence », et qui demandent à leur partenaire féminine de tout gérer. J’ai aussi du mal avec ces mâles dont on connaît la date du « touchement » par cœur. Je suis aussi embêté quand la femme te maîtrise financièrement de A jusqu’à Z, et qu’elle sait précisément quand est-ce que tu as de l’argent, et quand est-ce que tu n’as même pas un seul kopeck dans tes poches !
Je suis probablement un homme orgueilleux. Je n’aime pas dépendre d’une femme, et je n’aime pas quand ma compagne est au courant que je suis foiré comme une chauve-souris d’église. Je n’aime quand elle sait que j’ai de l’argent non plus, puisque cela va décupler ses envies et ses exigences qui sont généralement déraisonnables. Je ne veux pas qu’elle sache que j’ai reçu un petit coup de pouce de ma famille, ou alors que j’ai été soutenu par l’un de mes camarades d’enfance. Et pour cela je suis déjà hors-jeu parce que la règle prioritaire dans tous les foyers camerounais, c’est que la femme doit impérativement connaître et réorganiser tout ce que son époux possède !


Homme noir en couple, qui réfléchit avec sa femme
La vie de couple implique de nombreuses situations qu’il faudra savoir gérer. Source: passion374.com /Image reprise sous autorisation

Je n’ai surtout pas besoin de maux de tête

Ça alors, j’ai horreur ! D’ailleurs je crois c’est surtout pour ça que je ne suis pas véritablement fait pour le mariage, car je suis un amant et un courtisan vraiment-vraiment très compliqué !
Je ne suis pas le genre d’homme qui bat une femme —et heureusement !—, mais je suis le genre de mari qui s’énerve excessivement facilement. Je suis un serial boudeur, et lorsque tu me pousses à l’extrême je vais rompre avec toi dans mon esprit mais tu ne le constateras malheureusement que plus tard…
Je ne suis pas vraiment prêt pour le mariage, et intrinsèquement je le regrette. Je peux me mettre en colère parce que ma femme insiste pour me faire l’amour alors que moi je ne suis pas actuellement de bonne humeur. Je peux me mettre en colère lorsqu’elle me réveille à 5 heures du matin (pour me dire même quoi ?) alors que moi j’ai encore envie de somnambuler. Je suis généralement irascible lorsque je suis concentré sur mon match de football, et que la bonne dame se place expressément devant mon téléviseur pour me turlupiner. Je n’aime pas quand je suis tranquille dans ma quiétude et dans ma paix intérieure, et qu’il y a une femme à côté de moi qui passe seulement son temps à jouer avec moi, à me parler de ses problèmes d’argent, à se focaliser sur des inutilités comme les anniversaires, à réitérer ses scènes de ménage et de jalousie qui m’apparaissent indiscutablement incompréhensibles, etc.


Est-ce que je peux retrouver ma liberté ?

S’il y a une seule chose au monde que je suis certain de ne jamais vouloir céder à qui que ce soit dans ma vie, ce sera ma liberté ! Car je suis littéralement désappointé lorsque je vois mes amis qui sont obligés de s’extirper pour s’échapper de leur propre maison, et qui ensuite seront obligés de mentir à leur tendre épouse au téléphone…
Vrai-vrai hein, moi je ne peux pas supporter ça ! Ce n’est pas parce que nous sommes mariés que mon corps va désormais t’appartenir. Ce n’est pas parce que nous sommes ensemble que ce sera à toi de sélectionner qui peut devenir mon ami ou pas. Ce n’est pas parce que nous sommes en couple que je n’aurai plus le droit de m’amuser, je n’aurai plus le droit de voyager sans ton autorisation ni ton accord explicite, ou encore que je n’aurai plus le droit de rencontrer d’autres personnes que toi tu ne connaissais pas auparavant.
C’est même devenu quoi ? Moi j’ai besoin de ma liberté intégrale, et j’y tiens comme à la prunelle de mes deux yeux. Surtout que je vois des amants qui sont malheureux autour de moi mais qui font hypocritement semblant d’être reconnaissants, soi-disant parce qu’ils sont « mariés ». On leur avait dit que l’homme et la femme ne feraient plus qu’une seule chair, et c’est pour ça qu’ils se sacrifient tous les jours afin d’espérer respecter cette parole biblique.
Et au final, certains parmi eux sont silencieusement des prisonniers et des désespérés qui s’ignorent…


Je comprends pourquoi je n’étais pas fait pour le mariage…

Donc tous les gens que je côtoie ne font que me dire que « Il faut te marier », « Il faut te marier », « Il faut te marier, mon cher Ecclésiaste ! » Mais lorsque j’observe le couple de mon ami Pierre La Paix Ndamè, j’ai vite fait de constater que je ne suis pas vraiment le genre de Camerounais qui avait été prédisposé pour les fiançailles…

Je comprends pourquoi je ne suis pas fait pour le mariage ! Je suis trop indépendant mentalement, j’ai inconditionnellement besoin de mon espace personnel et de mon intimité, et je suis très réfractaire pour partager mes peurs et mes inquiétudes avec quelqu’un qui n’est pas construit de la même manière que comme moi-même.
Je comprends pourquoi je ne suis pas prêt pour le mariage ! Je suis le genre de type qui peut aimer une femme de tout son cœur et de toute son âme, mais je peux aussi la quitter à tout moment ; parce que pour moi il n’y a que ma mère et mes sœurs qui me paraissent émotionnellement irremplaçables.
Je comprends maintenant pourquoi je suis condamné à demeurer célibataire, même si je suis persuadé que je terminerai ma vie dans le mariage.

Parce que nous n’avons qu’une seule vie, et moi je n’ai pas envie de gâcher la mienne à cause d’une institution qui a été inventée par des individus qui préservaient leurs propres intérêts. Parce que le meilleur moyen d’être un bon mari, c’est de vivre avec sa compagne comme si vous étiez encore célibataires. Parce que ma vie de couple ne se résumera pas à une pâle copie de la vie de couple des autres, puisque l’objectif premier dans une relation amoureuse devrait prioritairement rester mon épanouissement personnel.
Alors tant que je ne suis pas complètement heureux avec une femme, eh bien moi je ne serai jamais véritablement fait pour le mariage !


Ecclésiaste DEUDJUI, je comprends maintenant pourquoi
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Elle me manque

J’ai beau me voiler les yeux en voulant croire que cette séparation ne m’a pas causé de cicatrices, mais je vois bien que je suis déjà en train de redevenir malheureux. Car force est de constater que cette fille-là me manque terriblement !

Elle me manque depuis notre séparation

Je ne me rappelle plus exactement comment est-ce que nous nous sommes séparés. Parce qu’on ne s’était même pas chamaillés à vrai dire, ni même disputaillés, ni même tout simplement regardés de travers…
On n’avait pas réellement eu de problème à vrai dire. Mais comme moi je suis très rancunier et que je lui reprochais certaines choses sans jamais oser le lui révéler ouvertement, j’avais subitement décidé de ne plus lui écrire ! Et comme les filles d’aujourd’hui ne savent pas te téléphoner pour te demander s’il existerait un problème entre vous deux, la situation a rapidement empiré. Et même si jusqu’aujourd’hui nous n’avons pas officiellement de problème hein, cela fait désormais plusieurs mois que je n’ai plus entendu la voix de cette Camerounaise que j’appréciais pourtant de tout mon cœur.

Elle me manque parce que je l’aimais vraiment

Je l’aimais réellement. D’ailleurs je l’aime encore, puisqu’elle me manque toujours. Je l’aimais au point où j’avais même déjà envisagé de l’officialiser. Je l’aimais à un tel point que je ne lui demandais plus rien en retour. Je l’aimais du plus profond de mon âme, et d’ailleurs c’est pour cette raison que j’avais déjà rencontré son père, sa mère, ses sœurs, ses oncles, ses tantes, ses amies intimes, etc.
J’aime cette fille ! Je n’arrive pas à réaliser que nous sommes déjà probablement séparés pour de bon, alors que je ne l’aurai jamais imaginé. Elle était la femme de ma vie ! Je m’en veux un peu de l’avoir laissée partir aussi facilement, ou peut-être même d’avoir précipité son départ. Je suis d’autant plus chagriné que je suis un individu incompréhensible et très difficile à séduire, mais pourtant j’avais quand même vu en elle un archétype merveilleux de la représentation exemplaire de la femme idéale !

une femme
Une femme. Crédit: 3Motional Studio / Pexels

Elle me manque parce que je n’ai plus personne

Parce que je « n’aime » plus personne ! Bien sûr qu’il y aura toujours des filles et des femmes qui vont m’apprécier pour ce que je représente, mais il faudrait aussi que je les apprécie également en retour ! Bien sûr qu’il y aura toujours des ex qui auront envie de se remettre avec moi parce qu’elles n’ont pas pu se dégoter un prétendant sérieux, mais est-ce que moi je les considérerai encore comme auparavant ? Et au final ma dulcinée me manque terriblement, parce que je viens de me rendre compte que finalement je n’aime plus personne !
Je sais combien c’est difficile de rencontrer une nouvelle femme qui va me convenir. Je sais combien je suis inutilement exigeant et capricieux. Je sais que je peux idolâtrer une nouvelle camerounaise pendant une journée, puis deux, puis trois, mais jamais pendant cinq cent jours ! Et je regrette d’avoir laissé filer cette fille que j’étais pourtant prêt à cajoler pendant dix mille nuits, juste à cause de mon égo et de mon orgueil. Puisque je n’ai plus la force de la remplacer ou bien de recommencer à zéro avec une autre fille, alors que Dieu m’avait déjà envoyé la vraie femme qu’il me fallait dans ma vie…

J’espère que je lui manque !

J’espère sincèrement que je lui manque aussi. Sinon, j’aurai alors eu raison de l’avoir abandonnée ; même si elle était probablement la femme que j’adorais le plus ici dans ce Cameroun…
J’espère qu’elle repense souvent à moi par moments, même si elle a déjà consacré son cœur à un autre séducteur irrésistible comme mon ami Pierre La Paix Ndamè. J’espère que je n’ai pas été si insignifiant dans son existence au point qu’elle ne se rappellerait même plus de nous deux ! J’espère que quand elle regarde les cadeaux que je lui avais offerts, et que quand elle se souvient de nos nombreux moments passés ensemble, j’espère au moins qu’elle les considère comme des objets et des événements plutôt satisfaisants.
Et puis avec les réseaux sociaux, j’espère qu’elle continuera à regarder mes publications. Et que, même si je ne lui manque pas comme je le souhaiterais, elle pourra souvent me contacter pour me demander que « Ecclésiaste, est-ce que c’est bien de moi que tu voulais parler dans ton dernier article ? »
Et je lui répondrai que oui, effectivement.

Elles me manquent

Donc j’ai beau me voiler les yeux hein, en voulant accroire que toutes mes séparations ne m’ont pas causé de cicatrices hein, mais je vois bien que je suis dangereusement en train de redevenir très malheureux.
Car force est de constater que ces femmes-là me manquent terriblement…

Elles me manquent ! Je parle de mes premières amours, que ce soit Nadège que j’avais rencontrée à Edéa lorsque j’habitais au quartier Mbanda, ou encore Donatella que j’idolâtrais à Ndikiniméki lorsque je faisais la classe de Première.
Elles me manquent ! Je parle de ces filles qui ont martyrisé mon pauvre cœur comme la belle Josiane, la merveilleuse Cathy ou encore la magnifique Michou Claire, parce que je les ai aimées à un point où j’avais même presque failli attraper la crise cardiaque !
Elles me manquent presque toutes, à vrai dire, que ce soient les filles que j’ai baratinées sur internet ou alors les dulcinées que j’ai entretenues ici à Douala.

Parce que quand je repense à ma séparation avec Victorine, je constate bien qu’on ne s’était même pas chamaillés à vrai dire. On n’avait même pas réellement eu de dispute, ni des regards de travers. Mais comme moi je suis très rancunier et que je lui reprochais certaines choses sans jamais oser le lui déclarer ouvertement, j’avais unilatéralement décidé de ne plus jamais lui téléphoner.
Et malheureusement j’en souffre énormément puisque jusqu’aujourd’hui cette fille-là me manque terriblement…


Ecclésiaste DEUDJUI, Victorine me manque
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L’éducation à la citoyenneté

Nous vivons dans une société où la population ne connaît pas ses droits fondamentaux, et où les habitants sont gouvernés par la peur et par une ignorance caractéristique.
D’où cette éducation à la citoyenneté qui me semble impérieuse et même nécessaire…

Le service public

Le service public est un service qui est destiné au grand public. Concrètement, il s’agit d’un ensemble d’administrations qui sont mises à la disposition de la population générale, afin de faciliter les opérations dans ses démarches d’obtention de services ou de documents officiels.
Le service public comprend les ministères, les forces de l’ordre, les trésoreries générales, les mairies, les établissements scolaires publics, les centres de santé, etc. Ce sont des moyens humains et des ressources techniques qui sont mises à la disposition du citoyen lambda, sans qu’il n’ait nécessairement besoin de négocier ou encore de donner de l’argent pour pratiquer la corruption.
Les Camerounais ne savent pas que lorsqu’ils se rendent devant un Guichet unique, c’est un droit fondamental qu’ils possèdent d’obtenir satisfaction sans aucune contrepartie. Lorsqu’ils vont au commissariat, ils n’ont pas à demander une faveur s’ils ont une plainte à déposer devant un inspecteur ou un enquêteur. Idem pour les nombreux autres services auxquels nous avons souvent recours auprès de nos fonctionnaires, des services que nous payons parfois en nature ou en numéraire alors que nous devrions en bénéficier strictement gratuitement.

Le rôle de l’Etat

L’Etat est un monstre froid, nous le savons tous. L’Etat détient le monopole de la violence légitime. L’Etat n’a pas réellement d’amis, sinon des intérêts stratégiques. Bref, on nous a présenté l’Etat comme une entité impersonnelle sans aucune empathie envers ses sujets. Et pourtant…
Dans une vraie République, l’Etat est une institution que tout le monde peut tutoyer, en respectant les autorités bien évidemment. L’Etat est censé avoir un rôle de protecteur, et non une fonction de Père-Fouettard. L’Etat c’est celui-là qui est dirigé par le chef de l’Etat, et dont la mission première est l’amélioration de la condition de vie de ses concitoyens. L’Etat a des préoccupations régaliennes qui sont la santé de ses populations, la cohésion nationale, l’autosuffisance alimentaire, les libertés individuelles, l’épanouissement culturel et sportif de ses ressortissants, y compris de ceux qui ont choisi de partir s’installer à l’étranger…
L’Etat n’est donc pas un ogre géant que tout le monde devrait craindre comme s’il s’agissait d’un adversaire, alors que nous avons même déjà constitutionnellement la possibilité de lui porter plainte directement !

L’armée, la police, la gendarmerie…

Cessons d’avoir peur des policiers, des militaires ou des gendarmes. Ce sont nos amis. Cessons d’être complexés par une tenue de combat d’un fantassin du BIR ou de la garde présidentielle. Car en réalité hein, tous ces commandos-là sont à notre service…
Un militaire est un Camerounais qu’on a formé et équipé pour défendre notre pays en cas de provocation extérieure. Un policier est un auxiliaire de justice dont le rôle est de contribuer à la sécurité publique et à la Sûreté nationale. Un gendarme est un soldat intermédiaire qui peut mettre les brigands en prison, mais qui intervient aussi pour secourir les blessés en cas d’accident de la circulation…
Les policiers, les militaires et les gendarmes sont nos amis ! Outre le zèle dont certains font montre —à tort—, ils n’ont aucune raison de nous intimider. Ils sont nos protecteurs et nos régulateurs, et ils jouent leur rôle pour la protection de notre intégrité territoriale. On peut certes louer leur bravoure et leur patriotisme, mais cela ne fait pas des personnes civiles comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, des sous-Camerounais pour autant…

Les impôts

Depuis que j’ai commencé à payer mes impôts normalement, tout le monde me demande que « Mais je dis hein, ça ne va pas dans ta tête ? »
Nous avons la chance que le régime des impôts au Cameroun est organisé sous un système déclaratif. Ce qui signifie que c’est chaque contribuable qui déclare lui-même ce qu’il doit payer à la fin de chaque mois. Il n’est pas beau, le Cameroun ?
Et pourtant, vous devez payer vos impôts ! L’argent que vous reversez à la Douane ou alors pour les timbres fiscaux et autres péages sur nos axes-lourds, c’est avec cet argent-là que l’Etat du Cameroun peut construire des routes, des ponts, des écoles primaires et des universités, des forages, des édifices publics, des hôpitaux, des stades de football, etc…
Il faut contribuer à notre petit niveau à développer notre propre pays, ce qui implique une responsabilité individuelle et une honnêteté fiscale. La TVA, la taxe sur le chiffre d’affaires et autres quittances qui proviennent des impôts, payons-les ! Ne vous laissez pas décourager par les nombreux pilleurs qui polluent notre élite dirigeante, et qui vous font accroire que vous ne pouvez pas aussi contribuer à l’atteinte de l’émergence d’ici 2035.

école
Crédit : AMISOM / Iwaria

L’éducation à la camerounité

Donc nous vivons dans une République où la population ne connaît pas ses privilèges, et où les habitants sont gouvernés par la terreur et par un obscurantisme caractéristique.
D’où cette éducation à la citoyenneté qui me semblait impérieuse et même indispensable…

L’éducation à la fiscalité ! C’est avec notre argent des impôts qu’on paye les fonctionnaires, qu’on exécute les prévisions budgétaires qui sont réalisées en début d’exercice, et qu’on met le carburant dans les grosses voitures de monsieur Paul Biya.
L’éducation à la sécurité ! Chaque citoyen a le droit, comme tout le monde, de bénéficier de la protection policière, d’être soigné dans les hôpitaux de référence, ou encore d’obtenir justice devant les tribunaux lorsqu’il estime que ses droits ou ses prérogatives ont été bafoués ou lésés.
L’éducation à la citoyenneté politique, car il ne sert à rien d’être un citoyen si vous ne connaissez pas réellement la valeur de votre vote.

Car comme je le disais, nous vivons dans un pays où le peuple est intimidé par ses propres administrateurs, et pourtant c’est lui-même qui leur a accordé tous ces pouvoirs ainsi que tous ces énormes avantages.
Voilà pourquoi cette éducation me paraissait absolument importantissime…


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Rien n’est grave

Le jour où les Camerounais comprendront qu’il n’y a aucune urgence ici en Afrique, ils deviendront certainement moins malintentionnés. Car je suis bien placé pour vous affirmer qu’il n’y a effectivement rien de bien grave…

Rien n’est urgent

Le jour où les Camerounais comprendront qu’il n’existe aucune urgence, ils deviendront certainement plus raisonnables. Parce que je vois des gens autour de moi qui s’agitent autour des autres pour un rien du tout, parce qu’ils se complaisent régulièrement à toujours se mobiliser dans la précipitation et dans les urgences.
Il n’y aucune immédiateté dans la vie d’un homme qui s’est bien organisé au préalable. Il n’y a aucune pression extérieure. Il ne doit y avoir aucune contamination intempestive des influences exogènes ; parce que la plupart des Camerounais sont dans l’urgence simplement parce que quelqu’un est venu pour leur dire que hein, qu’il y a un problème dehors qui est vraiment très-très-très-très-très urgent…
Si vous avez un malade à l’hôpital, aidez-le du mieux que vous pouvez mais souvenez-vous pour commencer que vous n’êtes pas du tout un médecin. Si vous regardez une maison qui commence à brûler, ne paniquez pas mais appelez immédiatement les sapeurs-pompiers. Et si quelqu’un vous appelle à trois heures du matin pour vous dire qu’on vient de voler son téléphone portable, demandez-lui tranquillement que « Tu veux que je fasse quoi dans la nuit mon frère ? Hein ? On ne peut pas gérer ça demain matin ? »

Rien n’est indispensable

Je connais beaucoup de couples qui se séparent ici dehors, simplement parce que la femme a demandé une nouvelle boucle d’oreilles à son mari et que ce dernier a répondu « Fiche-moi le camp ! »
Rien n’est indispensable dans votre vie. Ou en tous cas, ne devrait l’être. Aucun objet ni aucune personnalité ne devrait vous paraître irremplaçable, à tel point que son absence ou son espérance vous démoralise, vous paralyse, vous anesthésie ou encore vous immobilise. Si un homme ne vous aime plus et qu’il commence déjà à vous tourner comme le couscous manioc (et pourtant vous l’aimez passionnément hein), eh bien quittez-le tout simplement ! Ne sacrifiez pas votre existence pour des inutilités qui n’en valent même pas la peine, sinon vous serez le grand perdant et vous le regretterez durant toute votre vie…
Rien n’est indispensable ! Si on vous coupe la lumière au quartier, utilisez d’abord une bougie ou alors une lampe chinoise en attendant que l’énergie électrique revienne complètement. Si l’eau ne coule plus dans votre robinet, allez remplir tous vos récipients dans le forage le plus proche. Si vous avez envie d’acheter un écran plasma parce que vous voulez absolument impressionner votre future visiteuse, ou pourquoi pas vos followers, contentez-vous d’abord de votre minuscule téléviseur cathodique que vous utilisiez auparavant.
Et vous constaterez que vous n’en mourrez pas pour autant.

Crédit : dagnogoinza / Iwaria

Rien n’est unique

Que ce soient des objets personnels ou bien les personnes les plus proches, rien n’est unique ici sur cette Terre. Alors ne vous dites pas que « J’ai perdu le cœur de cette fille, je ne retrouverai plus jamais quelqu’un comme elle ! » Ne vous dites pas que « J’ai perdu un ordinateur et un téléphone sophistiqués qui avaient des caractéristiques et des données privées irrécupérables… »
C’est faux, faux et archi-faux ! Tout ce qui existe sur cette Terre existe en double voire en quadruple, et à fortiori les objets de grande consommation qui sont techniquement fabricables, reproductibles, transformables et même perfectionnables.
Si tu perds un objet qui te tenait réellement à cœur, remplace-le par un autre objet de même nature mais qui sera de bien meilleure qualité et de meilleure valeur. Si tu perds un individu que tu appréciais spécialement, essaie d’abord de colmater les brèches avec lui, et puis, si cela ne marche pas, eh bien tu passes à autre chose ! Si tu perds une émotion ou bien une sensation que tu aimais souvent éprouver ou ressentir, ou alors si tu as perdu un immense talent ou une énorme compétence, dis-toi bien que tu as développé d’autres capacités qui te seront certainement beaucoup plus avantageuses.
Car il faut bien le savoir, rien n’est vraiment unique.

Rien n’est éternel

L’amour n’est pas éternel. L’argent n’est pas éternel. La vie n’est pas éternelle et le bonheur n’est pas éternel non plus… Ni même le malheur ! Si vous êtes malheureux aujourd’hui, rassurez-vous, cela finira bien par vous traverser un moment ou un autre. Les souffrances que vous endurez ou bien les nombreux problèmes que vous rencontrerez au cours de votre vie, heureusement qu’ils ne seront pas éternels non plus…
Alors jouissez avec mesure dans les moments d’allégresse, et ne vous turlupinez pas l’esprit lors de vos moments de faiblesse. N’ayez pas peur ! Car si tu cèdes à la peur du mal, tu ressens déjà le mal de la peur (Beaumarchais). Et surtout ne vous inquiétez jamais, quelle que soit la gravité de votre situation. Car « Si ton problème a une solution, il ne sert à rien de t’inquiéter. Et s’il n’en a pas, t’inquiéter ne changera rien ». C’est un proverbe tibétain que j’ai fini par adopter comme ma propre philosophie personnelle…

Rien n’est perdu !

Donc le jour où les Camerounais comprendront qu’il n’y a aucune urgence ici en Afrique, ils deviendront indiscutablement moins malhonnêtes. Car je suis bien placé pour vous confirmer qu’il n’y a manifestement rien de très grave…

Rien n’est désespéré ! Chacun d’entre nous possède un destin qui est plus ou moins comparable à celui des autres, mais personne n’est prédestiné à s’éterniser dans la souffrance, dans la pauvreté, dans la discrimination négative ni dans le désespoir.
Rien n’est acquis ! Si par bonheur vous rencontrez un peu de chance, un peu d’amour ou pourquoi pas beaucoup d’argent, rappelez-vous que rien n’est définitif ; et que tout cela peut très vite s’évaporer en un seul instant.
Rien n’est vraiment fataliste ici au Cameroun, y compris à Dibombari où réside mon meilleur ami Pierre la Paix Ndamè

Et pourtant lorsque j’observe mes compatriotes, ils sont toujours dans les précipitations et dans les urgences. Ils aiment parfois survaloriser des événements de peu de valeur, et ils conditionnent leur bonheur et leur malheur à l’acquisition d’un simple objet, ou encore à l’attachement sentimental d’une seule personne.
Alors que leur vie ne comporte généralement rien de bien dramatique…


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La dérive dictatoriale de Samuel Eto’o Fils

Le président de la Fécafoot n’a plus rien à voir avec le candidat que nous avons plébiscité en 2021. Et derrière des résultats probants, se cachent les attitudes et les comportements d’un véritable dictateur !

Le théorème de l’unanimité

Déjà au dernier rassemblement des Délégués de la Fécafoot (lors de l’Assemblée générale du 27 août), vous aurez remarqué que toutes les décisions y ont été prises à l’unanimité. À la soviétique, j’ai envie de dire. Car Samuel Eto’o Fils pense que s’il y a une seule abstention ou du moins une seule contradiction, cela entravera durablement sa légitimité et sa crédibilité.
Je le répète encore, les résultats après huit mois de mandat sont indiscutablement satisfaisants. Mais lorsque le président que vous venez d’élire commence à annoncer des résolutions qui sont votées « à l’unanimité », je vous jure que ça craint. Car cela nous rappelle un dictateur, un autocrate, un plénipotentiaire, bref, quelqu’un qui sera certainement réélu en 2028 avec un score de 99,999 % !

Les licenciements, nominations, ruptures de contrats, etc.

La plus célèbre décision unilatérale de Samuel Eto’o Fils, c’est la rupture de contrat (abusive ?) avec le Coq sportif. C’est vrai qu’aucun Camerounais n’appréciait spécialement ce Coq, mais cette dissolution de contrat a été menée de façon très cavalière. On aurait dit un dirigeant qui prend ses décisions tout seul, et pourtant cela concerne une structure (la Fécafoot) qui appartient symboliquement à tous les Camerounais. Samuel Eto’o gère notre football comme une entreprise unipersonnelle, la preuve : il nomme ses amis près de lui, et il licencie tous ses adversaires pour les mettre loin de lui. Et par adversaire j’entends même ses propres amis qui ont osé lui dire la vérité, car « le ngambè » n’entend que ce qu’il veut entendre. La Fécafoot est devenue une zone de non-droit et un no man’s land, un endroit où un seul individu peut décider de l’avenir et du devenir de toute une mégastructure.

Samuel Eto'o, président de la Fécafoot
Samuel Eto’o a été élu à la tête de la Fécafoot le 11 décembre 2021. Source: afrique-sur7.ci /CC-BY

La prolongation de mandat

Qui l’aurait imaginé ? Je suis sûr que même dans sa tombe, la Reine d’Angleterre se retournera pour se demander si la Fécafoot possède un président, ou alors un monarque hégémonique. Même le grand Paul Biya a dû se remuer de sa chaise, lui qui croyait déjà avoir tout vu en politique. Car un candidat qui modifie la durée de son mandat en moins d’un an de son élection, c’est du jamais vu ! Avec une modification qui s’applique dès le mandat en cours ! Le bon monsieur nous explique que son chantier est tellement énorme qu’il ne pourra pas l’achever en quatre ans seulement. Mais… Ne le savait-il pas avant de se présenter ? Hein ? Pourquoi est-il si pressé de faire passer son mandat à sept ans alors qu’il n’y avait aucune urgence ? Il avait peur de quoi ? Et même s’il n’avait pas achevé ses travaux en 2025, ne pouvait-il pas se représenter tout simplement ?

Des textes sur mesure

Et on en vient donc aux comportements des véritables dictateurs, ceux-là qui taillent les textes à leur mesure. Car Samuel Eto’o, avec la complicité des Délégués « qui sont seuls souverains lors des votes de l’Assemblée générale » (j’ai bien retenu mes leçons), a fait modifié la disposition sur les conditions d’inéligibilité d’un candidat. Lui qui a écopé de 22 mois de prison avec sursis en Espagne, pour fraude fiscale, sera de nouveau éligible en 2028 et 2035 ; car dorénavant il faut avoir écopé d’une condamnation avec une peine de prison ferme, et être titulaire d’un certificat de détention dûment délivré par les autorités judiciaires. Elle est pas belle, la vie ?
Samuel Eto’o s’octroie aussi le droit (en passant toujours par les Délégués qui sont souverains hein) de pourchasser tous ceux qui ont bénéficié personnellement des exonérations fiscales accordées à la Fécafoot, sous tous les exécutifs précédents. En gros, on lui a accordé le permis d’exécuter sereinement sa chasse aux sorcières…

Les dérives dictatoriales de Samuel Eto’o Fils

Donc le président de la Fécafoot n’a plus rien à voir avec le candidat que Pierre La Paix Ndamè a plébiscité en décembre 2021. Car derrière ses résultats probants, se cachent les attitudes et les comportements d’un véritable manipulateur !

Les dérives de Samuel Eto’o Fils ! Quelle que soit son aura et quelle que soit sa popularité, Samuel Eto’o a le devoir et l’obligation de rendre des comptes au peuple camerounais, sur toutes les actions qu’il entreprend.
Les dérives du Grand 9 ! Car même si nous l’avons adulé en tant que footballeur, il ne doit pas se croire tout permis au point de diriger la Fécafoot comme si c’est son épicerie.
Les dérives individualistes de Samuel Eto’o Fils, car personne ne pouvait imaginer qu’il allait prolonger son propre mandat alors qu’il vient à peine de le débuter.

Personne ne pouvait imaginer qu’il allait signer avec l’équipementier One all sports. Personne ne pouvait imaginer qu’il allait nommer ses amis personnels à des postes stratégiques. Personne n’envisageait qu’il allait oser défier le ministère des sports, au point de s’adresser aux Lions indomptables comme s’ils étaient des enfants, et de parler du Qatar 2022 comme s’il s’agissait uniquement de « sa » Coupe du monde.
Nous avons légitimé une icône alors qu’il s’agissait en réalité d’un dictateur !


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