Ecclésiaste Deudjui

Comment conserver votre sérénité en toutes circonstances

Contrairement aux apparences, je suis quelqu’un de très-très colérique ! Mais heureusement que j’ai appris à conserver ma sérénité dans presque toutes les circonstances…


Comment conserver votre bonne humeur

Il faut toujours être de bonne humeur. Ou en tous cas, il faut toujours essayer de l’être. Il faut essayer de se dire que vous avez de la chance de vous retrouver en bonne santé, puisque certaines personnes n’ont même plus la possibilité de se retrouver en bonne santé tout autour de vous…
Il faut toujours être de bonne humeur. Il faut beaucoup sourire, essayer de rire lorsque l’occasion se présente à vous, et faire régulièrement de mauvaises blagues. Il faut éviter d’être coincé ; d’être le genre de personne qui est toujours taciturne, patibulaire et de mauvaise humeur. Il faut apprendre à se taquiner entre potes ou entre frères, et à se faire des vannes qui frôlent même parfois la taquinerie voire les dessous de la ceinture…
Bref, il faut être sociable. Et ce n’est pas en faisant le « comportement » que vous vous ferez respecter, ou alors en présentant une image qui n’est pas réellement votre moi intérieur. Car pour être réellement apprécié, il suffit tout simplement de rester un enfant dans l’âme ; et de demeurer le plus naturel possible. Et cela, quel que soit ce qui pourrait vous arriver de bien ou de mal tout au long de votre parcours.


Comment relativiser les mauvaises nouvelles

Les mauvaises nouvelles, nous en avons tous. Des deuils, des maladies graves, des accidents de la circulation, des chagrins d’amour, des procédures judiciaires, etc. Moi par exemple je me mets rapidement en colère pour un rien du tout, comme par exemple lorsque ma voiture se retrouve indéfiniment au garage. Mais ensuite je reprends mes esprits, et je me dis qu’il faudrait que moi aussi j’apprenne parfois à relativiser comme le fait souvent mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè
Les mauvaises nouvelles font partie de notre quotidien : les factures impayées, les mauvaises notes de nos enfants à l’école, sans oublier les sempiternels problèmes d’argent. Nous avons tous besoin d’une augmentation de salaire, d’un emploi bien rémunéré dans un contrat à durée précisément indéterminée, d’un investissement à notre propre compte et que sais-je encore ! Mais en attendant, devons-nous nous morfondre l’esprit et se triturer les méninges éternellement pour si peu ?
Il faut donc tout relativiser. Il faut se dire que c’est pour un temps, et que ça va forcément nous passer. Parce que si tu te mets à maugréer sur une situation désagréable que tu n’as pourtant aucun pouvoir de modifier, eh bien tu vas te tuer à petit feu. Et c’est pour cette raison que vous voyez des gens qui vieillissent avant leur âge, qui sont plus fatigués et plus dégradés que de nature, et qui se détériorent l’organisme et l’esprit à force de stresser sur des fatalités qu’ils ne peuvent paradoxalement pas améliorer.
Et pourtant il y a une sagesse tibétaine qui dit ceci : « Si ton problème a une solution, il ne sert à rien de t’inquiéter. Et s’il n’en a pas, t’inquiéter ne changera rien. »


citation pour garder son calme
Il faut savoir garder son calme en toutes circonstances. Source: dubonheuretdeslivres.com /CC-BY

Comment assumer vos échecs et vos déceptions

Moi, la première chose qui me caractérise, c’est que j’assume toujours mes échecs. Systématiquement. Je suis bien conscient des erreurs et des errements que je peux commettre, et donc j’en prends connaissance et je me culpabilise immédiatement et intégralement.
Je suis sérieux hein, c’est très-très-très important ! Parce que je vois des gens ici qui ont toujours des boucs émissaires, qui remettent toujours la faute de leurs bêtises et de leurs atermoiements sur d’autres individus innocents, et qui n’assument jamais rien du tout. Résultat : ils recommencent les mêmes erreurs plus tard, ils ne tirent pas les leçons du passé et ils se replongent de plus en plus dans les profondeurs de leurs absurdités…
Si on t’agresse dans la nuit par exemple, demande-toi ce que tu faisais dans les alcools à 2h ou à 3h du matin. Si une femme te quitte par exemple, demande-toi si tu étais un bon partenaire sexuel, si tu étais un conjoint attentionné, ou alors si tu faisais suffisamment d’efforts pour faire progresser votre relation sentimentale vers le mariage. Et d’ailleurs même lorsqu’une femme t’abandonne pour de mauvaises raisons, dis-toi bien qu’elle n’était pas obligée de continuer sa vie à côté de toi, même si intérieurement tu l’adorais de tout ton cœur. Et que certainement tu rencontreras une autre femme que probablement tu aimeras avec une plus forte intensité…
La vie est simple hein, mais ce sont les Camerounais qui la compliquent. Il faut tout simplement apprendre à vous remettre en question, et à considérer que vous êtes fondamentalement un individu qui est très imparfait. Il faut apprendre à accepter vos échecs, à accepter vos erreurs et à accepter vos imperfections. Il faut vous supporter tel que vous êtes intrinsèquement, et non tel que vous vous percevez égocentriquement. Et c’est donc en vous rendant humble et modeste, que vous avancerez tranquillement vers le chemin de la sérénité et de la béatitude.


Comment se projeter sur son avenir

Projetez-vous sur votre futur ! Ne vous dites pas toujours que tout est perdu, et que vous avez déjà perdu tout espoir. C’est faux ! Car quel que soit votre cursus, quelles que soient vos compétences ou alors quel que soit votre secteur d’activité, tout n’est pas encore perdu ici au Cameroun…
La vie est si imprévisible, et le sort si capricieux, que tout reste encore possible. Alors malgré votre âge, malgré vos carences et malgré vos lacunes, vous trouverez certainement d’autres opportunités qui vous conviendront, si bien sûr vous en faites la démarche et que vous ne vous croisez pas les bras. Vous rencontrerez des organisations qui auront besoin de vous, des projets qui auront besoin de votre science ou de votre technique, ou tout simplement des individus qui auront particulièrement besoin de votre affection ou de votre attention.
Ne vous dites jamais que tout est perdu, puisque cela ne sera jamais vérifiable. Projetez-vous plutôt dans un avenir à moyen terme, et donnez-vous les moyens de préparer ou alors d’atteindre certains de vos objectifs. Soyez positifs, soyez ambitieux, soyez motivés et surtout soyez déterminés. Puisque personne ne pourra jamais vous confier quoi que ce soit, si déjà vous-mêmes vous ne vous faites pas déjà confiance à votre propre personne…


homme déprimé
Beaucoup de Camerounais sont victimes de dépression, parce qu’ils ne supportent plus les difficultés de la vie. Source: echosante.info /CC-BY

Comment conserver votre positivité en toutes circonstances

Donc contrairement aux apparences hein, je suis quelqu’un de terriblement rancunier ! Mais heureusement que j’ai appris à conserver ma positive attitude dans presque toutes les circonstances…

Comment conserver votre sérénité ? Soyez un peu détachés sur le matériel et sur l’argent, car ce sont des biens terrestres qui ne méritent pas que vous vous sacrifiiez pour eux, ou que vous vous combattiez jusqu’à la mort.
Comment conserver votre jovialité ? Soyez philosophes et imperturbables, soyez pacifistes, soyez patients, soyez tolérants et surtout soyez philanthropes c’est-à-dire très humanitaire.
Comment conserver votre tranquillité en toutes circonstances au Cameroun, dans un pays où les problèmes et les malheurs arrivent simultanément de presque tous les côtés…

Parce qu’en même temps, la vie est devenue extrêmement chère ! En même temps, la situation politique est devenue indiscutablement préoccupante. En même temps, les relations sentimentales sont devenues hyper-hyper compliquées, avec de jeunes femmes et de vieilles filles qui se comportent comme de véritables monnaies d’échange.
Et dans un environnement aussi hostile, il y a de quoi littéralement perdre les pédales. Mais heureusement que moi j’avais appris à conserver ma sérénité dans presque toutes les catastrophes…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je garde ma sérénité
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De la vacance

La législation camerounaise a prévu des mécanismes constitutionnels en cas d’absence prolongée du président de la République, chef de l’État. Et c’est cette situation de crise-là que l’on appelle la vacance.


De la démission

La démission fait effectivement partie des conditions de la vacance. En effet, le 4 novembre 1982, Ahidjo avait officiellement démissionné. Laissant place à un mécanisme institutionnel qui n’avait duré que deux jours, puisque son successeur constitutionnel —qui était son Premier ministre— avait ensuite prêté serment le 6 novembre de la même année…

Paul Biya ne démissionnera pas, je vous rassure tout de suite ! Car depuis une quarantaine d’années que je suis sur Terre, cette suggestion ne lui a même jamais traversé le cerveau. Paul Biya est un dirigeant qui a soif de gouvernance, même lorsque cela ne se fait pas dans l’intérêt du peuple qu’il est pourtant censé représenter. Et c’est pour cette raison que nous ne connaissons pas son dauphin —il n’en a pas !—, c’est pour cette raison qu’il ne perdra jamais une élection présidentielle au Cameroun tant qu’il sera candidat et tant qu’il sera président de la République. Il sera toujours le « candidat naturel » du RDPC, puisque c’est intentionnellement mentionné dans les statuts de ce parti au pouvoir…


Du décès

On ne souhaite pas la mort de quelqu’un. Mais, comme mon ami Pierre La Paix Ndamè et moi-même, Paul Biya décèdera indiscutablement un jour. Et je ne comprends pas pourquoi ses thuriféraires ne font que vociférer en public, comme si notre chef de l’Etat était un individu immortel. Pourtant, il subit déjà le poids de l’âge (il a quand même quatre-vingt-onze ans hein), il subit certainement certaines maladies comme la plupart des humains de cette planète, et je ne prendrais pas beaucoup de risques si je vous disais qu’il lui reste moins de cinquante ans à vivre encore ici sur Terre…

Donc, Paul Biya mourra. Et donc son décès ouvrira très certainement une grande période de vacance (puisque je vous ai dit qu’il mourra au pouvoir), et donc nous espérons que cette période-là se déroulera de manière intégralement constitutionnelle.

On ne veut pas voir les scénarios à la Omar Bongo, à la Gnassingbé Eyadema ou encore à la Idriss Deby Itno. Non, non et non. Nous voulons une période de transition pacifique, sans magouilles et sans artifices, mais surtout sans intimidations de la part de nos forces de défense. Parce que le véritable enjeu du décès d’un chef d’État en exercice, ce sont les risques de troubles à l’ordre public. Et Dieu seul sait combien ils sont nombreux à vouloir succéder à notre Nkukumah national ! J’ai souvent peur que cette guerre de clans ne débouche sur un véritable affrontement sur le plan national voire sous-régional.


Paul Biya et Ahidjo
Ahidjo avait démissionné pour laisser la présidence à son Premier ministre, Paul Biya. Source : actucameroun.com

De l’empêchement définitif

L’empêchement définitif est une situation dans laquelle le président de la République, chef de l’État, est mécaniquement incapable de gouverner. Cela peut être dû à son âge, à ses maladies mentales ou somatiques, ou encore à un état de fatigue ou un handicap quelconque qui l’empêcherait de pouvoir bien diriger, ou en tout cas de savoir prendre de bonnes décisions.
Dans le cas du Cameroun, ce cas de figure est quasiment inenvisageable. Car que ce soient les ministrons ou les ministres, tous disent : « Le chef de l’État se porte merveilleusement bien, et il travaille inlassablement pour le bien de notre Nation. »

Sauf que ce chef de l’État qui prépare visiblement les futurs Jeux olympiques, n’est toujours pas apparu en public depuis le 2 septembre 2024 ! Cela fait exactement quarante-huit jours hors du territoire national qu’il est pourtant censé gouverner. Une vraie incongruité. Car comment comprendre que dans un pays normal, un président de la République puisse s’absenter pendant aussi longtemps, sans que cela ne préoccupe aucunement ni les populations, ni les dirigeants de son Administration pléthorique, et encore moins les instances juridictionnelles qui ont pour mission de faire constater la vacance, et ensuite de déclencher le mécanisme de désignation d’un nouveau chef de l’État.


De la succession

La succession au Cameroun risque d’être brutale. Car comme je l’ai dit tantôt, Paul Biya ne s’est jamais désigné un dauphin, ni en public, ni – parait-il – en privé. Le type s’est même fait remarquer pour couper les ailes à tous les jeunes loups politiques qui sont très ambitieux, et qui rêveraient d’accéder à « sa » magistrature suprême. Paul Biya est si jaloux de son pouvoir que même à son propre fils, Franck Biya, nous ne sommes pas sûrs qu’il lui cèderait volontiers son strapontin. Car c’est un homme qui ne vit que pour le commandement, et qui cumule actuellement près de soixante-deux ans de haute administration sans discontinuité…

Paul Biya est un Père de la Nation qui ne souhaite pas voir émerger un Fils de la Nation. C’est pour cette raison que ses acolytes, c’est-à-dire ses successeurs constitutionnels en cas de décès, de démission ou alors d’empêchement définitif, sont tous plus handicapés (physiquement et moralement) que lui. Et je ne vous parle même pas du président du Sénat qui est un modèle en la matière, d’ailleurs ce serait bien marrant de voir ce grabataire diriger notre pays pendant une seule demi-journée.

Puisque visiblement c’est ce valétudinaire qui aurait été sélectionné par notre chef de l’État.


Prestation de serment Paul Biya 1982
Paul Biya, lors de sa prestation de serment le 6 novembre 1982. Crédit : Cameroun Rétro /CC-BY

De la vacance à la tête du Cameroun…

Et donc la législation camerounaise a bien prévu des mécanismes constitutionnels, en cas d’absence prolongée et répétitive de notre président de la République. Et c’est cette situation d’incertitude-là que l’on appelle la vacance…

De la transition ! Il y a plusieurs modes de changement de président à la tête d’un pays : certains sont pacifiques et d’autres sont indescriptiblement abominables. De l’alternance ! L’alternance à la tête de ce pays est une vue de l’esprit, tant que monsieur Paul Biya sera au pouvoir ; puisqu’il n’y a même pas de démocratie dans son propre parti politique pour commencer. De la vacance à la tête de l’État du Cameroun, puisque c’est bien de ça qu’il s’agit depuis que notre président de la République est complètement porté disparu.

Dans un pays normal, la Cour constitutionnelle aurait déjà constaté cette absence, et le président du Sénat aurait eu entre vingt et cent jours pour procéder à une nouvelle élection présidentielle. Les candidatures auraient été reçues librement, et l’Armée garantirait la bonne tenue de ces élections dans le respect inconditionnel du verdict des suffrages exprimés.

Mais que voulez-vous, puisque nous ne sommes pas dans un pays normal ! Et au lieu de la vacance à la tête du pays, nous allons plutôt fonctionner sans président de la République comme nous le faisons depuis le 6 novembre 1982.

C’est-à-dire en mode pilotage automatique…


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Les Camerounais n’ont plus le droit de s’intéresser à leur président…

Une note du ministère de l’Administration territoriale interdit à tout citoyen camerounais, de se préoccuper de la santé du chef de l’État Paul Biya. Et moi, je me demande si mes compatriotes ont même encore le droit de s’intéresser à leur propre président…


On n’a plus le droit de parler de son absence

On n’a même plus le droit de parler de ses absences. Parce que bien auparavant, on pouvait quand même déblatérer sur ses longs séjours présidentiels là-bas en Suisse ou bien en Hexagone, et cela alimentait convenablement les Unes de nos journaux et de nos tabloïds. Mais aujourd’hui, niet !

Le ministre de l’Administration territoriale vient de sortir une note, dans laquelle il instruit clairement aux gouverneurs de sévir « sans complaisance », envers tous ceux qui s’aventureraient à pérorer sur une supposée indisponibilité physique de notre chef de l’État.

Paul Biya est pourtant absent de notre pays depuis le 2 septembre, et cela commence sérieusement à dater. Il n’a plus été aperçu en public — ni même en photo — depuis une quarantaine de jours, ce qui devient particulièrement intriguant. Mais on n’a même plus le droit de se demander s’il est encore là-bas (où ça ?) pour une villégiature, pour une période de vacances, pour un bilan de santé, pour ses affaires personnelles ou alors pour des raisons d’État que nous n’avons même pas le droit de chercher à vouloir comprendre…


On n’a pas le droit de parler de ses maladies

Le type a quatre-vingt-onze ans et demi ! Je suis désolé, monsieur le ministre, mais ma grand-mère n’a même pas encore atteint cet âge. Pourtant je la vois croupir sous une pléthore de maladies dégénératives, et je n’ose même pas imaginer si elle était responsable de toute la destinée de notre République !

Paul Biya a bien le droit de tomber malade, mais nous n’avons même plus l’autorisation d’en discuter. Ses sbires du RDPC et du gouvernement (c’est la même chose) passent le temps à ratiociner, en nous affirmant qu’il est en « pleine forme » ; et que d’ailleurs il s’entraînerait assidûment pour les prochains Jeux olympiques qui sont prévus en 2028.

Paul Biya a déjà quatre-vingt-onze ans et demi. Il est donc tout à fait normal qu’il puisse attraper un rhume, une fièvre, un diabète, une hypertension et que sais-je encore. Il est certainement un être humain comme monsieur-tout-le-monde, et ainsi les thuriféraires du pouvoir ne devraient pas en faire un cas tabou et encore moins particulier. Car même s’il est certain que l’état de santé du chef de l’État constitue un enjeu majeur pour la sécurité de notre pays, il n’en demeure pas moins que ça reste un sujet qui nous concerne. D’ailleurs dans certains pays sérieux, le bilan de santé du président est diffusé publiquement dans les médias officiels ; et cela presque toutes les semaines.


Le couple présidentiel Paul Biya en Chine
La dernière apparition du chef de l’État Paul Biya remonte au 2 septembre 2024, en Chine. Crédit photo: prc.cm, image reprise sous réserve d’autorisation

On n’a même pas le droit de manifester

Qui peut même manifester au Cameroun ? Hein ? En dehors de quelques motions de soutien qui sont montées de toute pièce pour demander à Paul Biya de se représenter une énième fois en 2025… Hein, qui peut même réellement manifester contre le RDPC ici au Cameroun ?

Parce que dans un pays d’intellectuels et de bavards, nous avons bien le droit de nous masturber intellectuellement sur les plateaux de télévision et dans les blogs. Nous avons le droit de commenter l’actualité internationale, de préférer la Russie ou encore de condamner la Françafrique et le franc CFA en espèces, mais ça s’arrête là ! Nous avons le droit de contester le Code électoral qui est complètement biaisé, et même de critiquer les quarante-deux ans de mal-gestion de monsieur le président Paul Biya. Mais… est-ce que nous avons alors le droit de sortir et de manifester dans les rues ?

Le régime actuel a mis sur pied un véritable système de répression, qui interdit toute velléité de contestation politique. Et ainsi nous avons bien le droit de pleurnicher, mais nous n’avons absolument pas le droit de nous plaindre ni de revendiquer quoi que ce soit. Sinon on va vous sortir l’arsenal juridico-militaire qui va vous condamner pour terrorisme, pour appel à la sédition et à la révolte, ou encore pour outrage à chef d’État et propagation de fausses nouvelles visant à déstabiliser les institutions républicaines…


Il est interdit de parler des coups d’État

Nous sommes justes des observateurs, en réalité. Car on a beau observer le Niger, le Burkina, le Mali ou encore le Gabon, mais nous n’avons pas le droit d’en parler ni de les analyser ! Une note de notre gouvernement avait formellement interdit de débattre sur les coups d’État qui ont eu lieu récemment en Afrique, et surtout de faire des parallèles avec le Cameroun. Et moi j’ai envie de leur demander : mais c’est quoi le rapport ?

Notre régime actuel est si frileux, qu’il a peur de la moindre petite étincelle. Et c’est pour cela qu’on nous musèle, qu’on nous interdit de comparer certaines similitudes qui sont pourtant patentes, et qu’il est surtout proscrit de s’imaginer un changement quelconque à la tête de la Présidence de la République. Et pourtant, il viendra bien un temps, bon gré mal gré, où notre pays sera amené, par la force des hommes ou de la nature, à se retrouver dirigé par un autre être humain, un autre dictateur, un autre gang, un autre parti-État et que sais-je encore…


Paul Atanga Nji
Paul Atanga Nji, le ministre de l’administration territoriale, interdit tout débat sur la santé du chef de l’Etat. Crédit : actucameroun.com /CC-BY

Les Camerounais n’ont même plus le droit de s’intéresser à leur présidence…

Donc une note du ministre de l’Administration territoriale interdit à tout citoyen camerounais, de se préoccuper de l’état de santé de monsieur Paul Biya. Et moi je me demande si Pierre La Paix Ndamè aura même encore le droit de s’intéresser à son propre président…

Les Camerounais n’ont plus le droit de s’intéresser à leur président ! Ils ont le droit de parler de lui, ils ont le droit de le critiquer, mais ils n’ont plus le droit de chercher à savoir où il se trouve exactement, ni s’il se porte bien actuellement.

Les Camerounais n’ont plus le droit de s’intéresser à la présidence ! Ils peuvent au moins spéculer sur la future élection présidentielle de 2025, mais il est strictement interdit de discuter sur la vacance à la tête de l’État ; et encore moins sur les réelles capacités physiques et intellectuelles de notre président.

Les Camerounais n’ont même plus le droit de s’intéresser au Cameroun, tout simplement, et pourtant il s’agit bien là de leur propre pays.

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a sorti une note qui instruisait à tous les gouverneurs de nos dix régions, de faire immédiatement embastiller tous les contrevenants. Et donc il est désormais interdit de parler de la santé de Paul Biya, de parler de sa succession et même de parler de ses activités privées ou professionnelles. Il est interdit de chercher à savoir où il se trouve, et manifestement aussi de le voir à la télévision ou de l’entendre à la radio. Depuis le 2 septembre 2024 qu’il a disparu des radars, nous n’avons plus reçu aucune nouvelle de notre patriarche Paul Biya.


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je m’intéresse à Paul Biya
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Les Camerounaises adorent l’odeur du carburant

Si je vous raconte tout ce qui m’est déjà arrivé depuis que j’ai la voiture hein, vous n’allez même pas me croire ! D’ailleurs laissez-moi vous expliquer pourquoi est-ce que les femmes camerounaises adorent l’odeur du carburant…


Les Camerounaises adorent les clés de la voiture

Si je vous révèle le nombre de femmes que mes clés m’ont déjà données hein, vous n’allez même pas me croire ! D’ailleurs je parle des clés de ma voiture et non pas celles de ma moto. Je parle du trousseau sur lequel il est inscrit le logo Mercedes ; et que comme j’accroche ça sur mon auriculaire, les femmes que je rencontre sont toujours en train de me dire que « Bonjour monsieur, je vous trouve vraiment très élégant aujourd’hui. »
Les Camerounaises adorent les clés de la voiture ! Elles aiment bien voir un mec qui dépose son alarme sur la table pendant la discussion, car cela signifie qu’il pourra certainement les déposer chez elles (ou chez lui hein, ça dépend) après la fin de la soirée ou bien la festivité…
Les femmes s’imaginent que si quelqu’un marche avec les clés de n’importe quel type de voiture, cela signifie qu’il est très probablement un homme véhiculé. Ou en tous cas qu’il sait conduire ; ce qui est le minimum pour nos filles d’aujourd’hui qui sont pourtant nées dans la pauvreté extrême, mais qui souhaitent rencontrer un Prince Charmant qui est déjà multimilliardaire, entrepreneur à succès, homme d’affaires très populaire, propriétaire de plusieurs résidences et appartements meublés et que sais-je encore…


Les Camerounaises privilégient la place à la cabine

Si tu ne veux pas avoir de problème avec une Camerounaise hein, ne la fais surtout pas asseoir à l’arrière ! Je veux dire, sur les sièges arrière de ta voiture. Parce que les femmes d’ici préfèrent toujours s’assoir à la cabine, à côté du chauffeur. Et pourtant en cas d’accident, cette place est statiquement considérée comme étant « la place du mort » par presque toutes les compagnies d’assurance…
Mais est-ce que les femmes gèrent alors ça ? Est-ce que les femmes ont le temps d’aller se réfugier sur les sièges arrière alors que c’est à la place de la cabine qu’on pourra bien les observer ? Hein ? Vous êtes même normaux ? Est-ce que les femmes camerounaises vont alors comprendre que s’assoir à la cabine ne veut pas forcément dire que tu es la titulaire, ou alors la préférée, ou encore que tu es simplement plus importante que les marchandises qu’on a malaxées là-bas dans la malle arrière ? Hein, mesdames les femmes camerounaises ?
Pourquoi est-ce que les femmes d’ici se disputent avec tes meilleurs amis pour s’assoir à côté du conducteur, et pourtant elles ne seront même pas disponibles le jour où ceux-ci iront procéder à ton enterrement ? Hein ? Est-ce que les femmes ont besoin de se disputailler avec ta mère, avec ta sœur, avec ta collègue de service, avec ta cousine, avec ta voisine (tout ça ce sont des femmes hein), pour savoir qui va s’assoir à la place de la morte et qui va aller s’assoir loin là-bas à l’arrière ?
Surtout que quand une femme camerounaise s’assoit à la cabine et que le véhicule est déjà en déplacement, hum, façon dont elle toise les piétons qui marchent sous le soleil et sous la pluie hein, hum, si on te dit que ce n’est pas son propre véhicule hein —et qu’elle n’a même jamais acheté un vélo dans sa vie— tu pourras mettre tes deux mains au feu en pensant que c’est de la diffamation voire de la calomnie…


femme assise à la cabine d'une voiture, avec deux hommes
Les femmes aiment bien s’asseoir à la cabine. Source: Facebook /CC

Les Camerounaises aiment quand tu les accompagnes en voiture

Vous connaissez le nombre de filles qui me proposent de venir chez elles ? Pour rien-rien comme ça ? Que ooooh « Ecclésiaste, s’il te plaît tu peux venir me chercher à la maison puisqu’il pleut sérieusement ici dans mon quartier ? »
Malchance ! C’est moi qui ai inventé la pluie ou bien la neige ? Hein ? Comment est-ce que les Australopithèques se comportaient-ils auparavant pendant les intempéries ? Hein ? On t’a dit que l’homme de Neandertal venait chercher la femme de Neandertal avec une petite voiture de tourisme ? Hein ? Qui t’a raconté ça ? Et d’ailleurs tu connais le froid qu’il faisait durant cette période hyper glaciale qui date d’environ trois cent mille ans ? Hein, madame ?
Je m’énerve un peu, mais c’est parce que les femmes camerounaises exagèrent. Parfois une fille te dit carrément que « Si tu n’es pas sorti avec ta voiture, on ne se voit pas ! »
C’est avec ma voiture que tu sors ou bien c’est avec moi norr, mama ? Wandaful !
Certaines filles vont même jusqu’à t’exiger que tu viennes la chercher en voiture, et que tu la raccompagnes encore chez elle à la fin de la soirée (et pourtant tu lui as bien donné son argent de taxi hein).
Et tout ceci c’est pour des considérations superficialistes, parce que nos filles d’ici sont faciles à impressionner avec n’importe quel style d’automobile. Nos filles d’ici veulent éblouir leur entourage qui va les voir embarquer dans une voiture, et leurs voisines qui vont les voir débarquer de l’intérieur d’une tête de cochon ou alors d’une BMW.
D’ailleurs c’est bien connu : les gens qui la voient dans une voiture —à la cabine, surtout— seront persuadés qu’elle fonctionne avec un individu qui a certainement beaucoup-beaucoup d’argent…


Les Camerounaises détestent les autres femmes en voiture

Mais paradoxalement hein, les femmes se détestent entre elles ! Car autant les hommes adorent voir les jolies femmes au volant d’une grosse voiture, autant chez les femmes c’est totalement le contraire ! Car la plupart de nos filles qui voient une autre jolie fille au volant d’une belle voiture, deviennent instantanément jalouses. Elles se disent que cette fille-là a trempé, qu’elle a volé, qu’elle a très certainement escroqué un vieil homme qui est déjà grabataire, ou alors tout simplement qu’elle est trivialement une vilaine et vile prostituée !
Les femmes n’aiment pas voir les autres femmes dans une voiture. Au volant, je veux dire. Surtout si elles sont piétonnes elles-mêmes. Surtout si elles ne savent même pas conduire pour commencer. Surtout si ces conductrices ont également des maris qui sont des conducteurs eux-mêmes, et qui ont aussi leurs propres véhicules avec leur propre permis de conduire
La jalousie des femmes s’étend même jusqu’à sur la marque de la voiture. Et c’est pour cette raison que vous n’entendrez jamais une Camerounaise dire qu’une autre Camerounaise possède une très belle voiture.
Je dis bien jamais de la vie !


Femme noire au volant
Femme africaine au volant d’une voiture. Source: Facebook /CC

Les Cameruineuses idolâtrent l’odeur du carburant

Donc si je vous rapporte tout ce qui m’est déjà arrivé depuis que j’ai ma Mercedes hein, vous n’allez même pas vous en remettre ! D’ailleurs laissez-moi vous expliciter pourquoi est-ce que les Cameruineuses idolâtrent l’odeur des hydrocarbures…

Les femmes adorent l’odeur du carburant ! C’est pour cette raison que Pierre La Paix Ndamè couche avec un maximum de filles sur la banquette arrière de sa Ford Focus, puisque c’est exactement à cet endroit-là qu’il range la plupart de ses préservatifs.
Les Camerounaises adorent l’odeur de l’essence ! Elles ne connaissent même pas le prix du litre de gasoil ni de super, mais ce sont elles qui te proposent des excursions qui vont te coûter 20 km, 30 km, 60 km, etc.
Les femmes camerounaises adorent l’odeur des conducteurs tout simplement, puisque tous ceux qui ont une voiture leur apparaissent immédiatement comme de bons maris.

Parce que très rapidement elles vont te trouver responsable, elles vont te pardonner tes infidélités même si tu les recommences quasi-systématiquement, et elles vont invariablement te considérer comme un prétendant vraiment crédible. Les femmes du Cameroun sont des personnages généralement matérialistes, et elles considèrent encore la voiture comme un signe extérieur de richesse et d’opulence. Elles s’imaginent être la future épouse d’un homme véhiculé, elles se voient déjà assisses à la place de la cabine à la place de sa belle-mère, et elles envisagent déjà que ce véhicule fera partie de leur part d’héritage une fois que tu auras définitivement cassé ta pipe.
D’ailleurs hein, si je vous révèle le nombre de femmes qui attendent ma mort depuis que j’ai acheté ma Mercedes hein, vous n’allez même pas imaginer que tout ceci c’est exclusivement à cause de l’odeur du carburant…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’adore l’odeur de la voiture
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C’est officiel, je suis un alcoolique !

Je passe mon temps à dire aux gens que je ne bois pas beaucoup, et que je suis un buveur occasionnel. Pourtant lorsque je fais le bilan de mes consommations mensuelles, il est tout simplement catastrophique ! Je suis bien obligé de reconnaître que je suis définitivement un alcoolique…


Je ne bois pas beaucoup

C’est ce que je passe le temps à raconter aux gens qui ne me connaissent pas très bien. Lorsque je baratine une nouvelle fille, je lui répète toujours que « je n’aime pas trop la bière hein, ne me vois pas comme ça ! Je consomme l’alcool uniquement lors de certaines circonstances extraordinaires. »

Ce n’est pas tout à fait faux, même si ce n’est pas tout à fait vrai. Car en réalité, je ne me sens pas complètement dépendant de l’alcool, puisque je n’en ai jamais réellement besoin lorsque je me retrouve tout seul. Je n’ai jamais acheté du vin ou de la bière pour venir les déposer dans mon réfrigérateur par exemple. Je ne suis pas un adepte ou un consommateur de whisky ni de quelques autres liqueurs que ce soient. Je suis quelqu’un qui préfère ingurgiter du jus de citron lorsque je suis chez moi, ou alors une bonne bouteille d’eau minérale lorsque je me régale dans un bon restaurant.

Je ne suis pas du genre à me réveiller en pensant à une bouteille de bière, et il m’arrive régulièrement de faire une semaine, deux semaines, trois semaines sans même absorber une seule gouttelette d’alcool dans tout mon organisme…


Je bois pour faire plaisir aux autres

Alors, pourquoi je bois souvent si je n’aime pas réellement l’alcool ? Eh bien c’est simple : c’est parce que je suis trop sociable ! Enfin, le mot n’est pas exactement le meilleur, puisqu’en réalité je bois surtout pour faire plaisir aux gens avec qui je me divertis régulièrement.

Je n’ai pas encore une personnalité suffisamment contradictoire, pour leur dire que je ne vais pas consommer d’alcool avec eux ce soir. Je suis du genre à me fondre dans l’ambiance, à épouser l’atmosphère de dégénérescence qui envahit la plupart des adulateurs du dieu Bacchus, afin de ne pas leur apparaître comme une fausse note ou alors une tâche noire.

Généralement, je bois pour leur faire plaisir. Que ce soit ma famille, mes amis ou mes collègues, s’ils boivent la bière, alors je vais boire la bière ! Je me sens d’autant plus obligé, même lorsque c’est moi qui règle les factures, et en cela je considère ce trait de caractère comme une véritable faiblesse. Parfois même je suis obligé de suspendre mon traitement médicamenteux, pour leur faire plaisir en me commandant une lourde bouteille de grande Guinness. Parfois aussi je sors de chez moi avec la ferme résolution de rester complètement sobre, et pourtant ils réussissent à me faire rentrer… à quatre heures du matin !

Je suis le genre de bon vivant que les gens aiment rencontrer lorsqu’il a déjà bu quelques petites bières ; parce que subitement je deviens très bavard, je commence à baratiner les filles à gauche et à droite (pas seulement pour moi hein), je suis très agité, je suis très rigolo, je suis très inspiré sur presque tous les sujets qu’il y a ici sur la planète terre, et je fais simultanément s’esclaffer presque toute l’assistance…


de jeunes Maliens assis autour d'une bière
Il est très plaisant de discuter en famille ou entre amis, autour de quelques bières. Source: malimedia.net /CC-BY

Je connais tous les bars de Douala

Je passe mon temps à dire aux gens que je ne bois pas beaucoup, et pourtant je connais tous les bars de Douala ! J’ai déjà bu à Yassa, à Nyalla, à Japoma, à Bonabéri, à Logbaba, à Ndogpassi 2. J’ai déjà soûlé à Ange-Raphaël, à Bonamoussadi, à Makèpè, à Logpom, à Logbessou. J’ai déjà effectué les virées les plus inimaginables à Bépanda et à Village, tout comme j’avais fait des beuveries inénarrables à Ndogbong, à Ndokoti, à Akwa, à Bonapriso, à Bali, à Bonanjo, etc.
Bref hein, je suis un soûlard ! J’ai déjà bu dans tous les quartiers de Douala, y compris les plus insoupçonnés comme Akwa-Nord, Sable, Kotto, PK14 jusqu’à PK8, mais aussi dans des endroits atypiques comme Bojongo, Cité des Palmiers, Déido, Beedi, etc.

J’ai même déjà bu à Dibombari avec mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, s’il faut parler des endroits qui sont situés hors de la ville de Douala. Et comment donc puis-je me considérer comme un personnage sobre, si j’ai déjà consommé de la bière dans autant d’endroits et dans autant de bars ? Comment s’imaginer que je puisse être un innocent dans cette histoire, moi qui suis client régulier de plusieurs petites gargotes et de snack-bars ? Il y a certaines buvettes où toutes les serveuses me reconnaissent, tous les gérants me récompensent, toutes les vendeuses de poisson braisé me font des clins d’œil aux alentours, comme au Stade Marion où je siffle mes bières sans discontinuité depuis dorénavant cinq ans et demi…


Je suis un alcoolique qui s’ignore

Et donc, je suis un alcoolique ! Mais je ne sais pas encore pourquoi j’ai toujours du mal à le reconnaître. Je suis toujours en train de considérer que je suis une victime, que je n’aime pas réellement l’alcool en lui-même puisque visiblement je ne consomme jamais d’alcool lorsque je suis tout seul, chez moi, puisque d’ailleurs je n’ai jamais acheté du vin ou de la bière pour venir les déposer dans mon réfrigérateur par exemple.

Je me considère plutôt comme un homme sociable. Je pense toujours que je consomme de la bière pour « faire plaisir aux autres », et pourtant personne ne me pointe un pistolet chargé lorsque je commande mes grosses bouteilles de grandes Guinness. Je suis constamment en train de vouloir accuser les autres, de vouloir me déresponsabiliser, et de raconter à toutes mes nouvelles conquêtes que « 99 % de mes amis sont des soûlards ! » Et moi donc…

J’ai décidé de cesser cette hypocrisie, de saisir le taureau par les cornes, et de débuter ma thérapie de guérison par une véritable séance d’auto-psychanalyse. Car malgré mes dénis perpétuels, il reste que je consomme suffisamment d’alcool pour éventuellement me causer des problèmes de santé plus tard, et force est de constater que je suis légitimement et officiellement un soûlard.


cuvettes de bières dans un snack-bar
Les Camerounais ont pris la mauvaise habitude de consommer les bières en cuvettes. Source: Facebook /CC

C’est officiel, je suis un ivrogne !

Donc je passe mon temps à dire aux gens que je ne bois pas beaucoup hein, et que je suis un buveur aléatoire. Pourtant lorsque je fais le bilan de mes consommations hebdomadaires, il est tout simplement ahurissant ! Je suis bien obligé de reconnaître que je suis définitivement un éthylique…

Je suis un alcoolique ! J’avais d’abord commencé par la « 33 export », ensuite la Castel, ensuite la Mützig, ensuite la Smooth, puis la petite Guinness et dorénavant je suis exclusivement dans la grande Guinness.

Je suis un dipsomane ! Pas encore complètement au niveau pathologique —je l’espère !—, mais disons que je bois beaucoup, je rentre assez tard, et je me sens littéralement désinhibé lorsque je dépose une bonne bouteille de bière à côté de moi.

Je suis désespérément un alcoolique et un ivrogne, puisque je suis le seul Camerounais qui boit la grande Guinness sans utiliser le moindre verre…

Et pourtant, lorsqu’on me pose la question, je passe mon temps à dire aux gens que je n’aime pas trop la bière, et que généralement je la consomme paradoxalement par contrainte. Mais curieusement, je peux siroter plusieurs bouteilles bières, et je peux siroter ces bières-là pendant plusieurs journées d’affilée. Je suis le genre de dépendant qui fait semblant d’avoir le contrôle, de se maîtriser, et pourtant je mérite instantanément une vraie séance de psychanalyse et de désintoxication.

Parce que oui, je suis officiellement un alcoolique !


Ecclésiaste DEUDJUI, j’étais un alcoolique
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J’ai assisté à un enterrement à Folentcha

Je reviens de l’Ouest-Cameroun où j’ai assisté aux obsèques et aux funérailles de la mère de ma grande sœur. Bref, j’étais à l’enterrement de ma belle-mère à Folentcha…


La mère de ma grande sœur

C’est vrai que c’est un peu compliqué à entendre, mais c’était bel et bien la mère de ma grande sœur. C’est-à-dire que c’était la première femme officielle de mon père, avant qu’elle ne quitte ce dernier et qu’il se remarie avec ma mère, et que ma mère le quitte aussi et qu’il se remarie ensuite avec une autre femme…
Passons ! Mama Esther, puisqu’il s’agit d’elle, était la mère de ma grande sœur Marlyse. Mais de mon grande frère James Curtis aussi, malheureusement décédé depuis 2019. Elle était aussi la mère de Tcheuko qui vit en Hexagone, et de mon autre sœur d’un autre père (si, si) qui s’appelle Anna et qui vit au Canada, et que paradoxalement je n’avais plus vue avant ce deuil depuis bientôt vingt ans…
Ma famille est très compliquée à comprendre. Mais disons que Mama Esther était ma belle-mère tout simplement, ou alors la coépouse de ma propre mère. Je ne l’avais pas régulièrement fréquentée puisque moi je suis né après son divorce. Mais on se rencontrait par intermittence, lors d’un enterrement ou alors lors d’un événement festif au village, et elle me considérait chaleureusement comme son propre fils d’un autre mari…
Elle avait soixante-dix ans (1954-2024), elle est morte d’une courte maladie et elle était surnommée la « dame de fer ». D’ailleurs c’est à cause de son deuil que je me suis rendu à Folentcha pour la toute première fois de ma vie…


Le tombeau de Mama Tchaffi Esther repose à Folentcha. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

J’étais à l’Ouest-Cameroun

Et donc, j’étais à Folentcha. Je suis parti jeudi soir, et je suis revenu ce dimanche dans l’après-midi.
Avant le décès de ma belle-mère, je n’y étais jamais allé. Je savais simplement que c’était par Bafang, puisque c’est un arrondissement qui contient beaucoup de petits villages tels que Badounka, Fendjemenkouèt, Baboaté, Bapoundja, Folentcha, etc.
J’ai d’abord constaté que la route qui mène de Bafang jusqu’au village de ma belle-mère, Folentcha, est presqu’entièrement goudronnée. Le village est complètement électrifié, le réseau téléphonique et internétique n’est pas systématiquement absent, et j’ai aussi constaté qu’il y avait là-bas de l’eau coulante.
Nous avons été miraculeusement chanceux durant ces obsèques, puisqu’il n’y a pas vraiment eu de pluie diluvienne. Le climat était tempéré, la route un peu boueuse mais suffisamment sèche pour permettre aux véhicules de transporter les caissons et les casiers de bière. J’ai même passé toutes mes nuits à dormir sur le canapé avec ma petite culotte, ce qui signifie que le froid et la température n’étaient pas aussi glaciaux qu’à l’accoutumée.
J’ai globalement apprécié ce long séjour, je me suis promis de revenir à l’Ouest-Cameroun puisque c’est tout de même ma région d’origine, et j’ai continuellement rendu hommage à ma belle-mère avant son dernier voyage pour l’éternité…


J’ai pris beaucoup de photos durant les obsèques de Mama Tchaffi Esther à Folentcha. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

L’enterrement de ma belle-mère

Les obsèques étaient géniales ! Il y avait plusieurs maisons du deuil, dont celle de Marlyse, ma grande sœur. Mais il y avait aussi les maisons de Mélanie (la petite sœur de la défunte) et celle d’Anna, un peu plus bas. On vadrouillait donc entre ces différentes maisonnées, et dans chacune d’elles on nous offrait des bouteilles de bière, de vins, de liqueurs et que sais-je encore ! On mangeait aussi beaucoup. Moi par exemple, j’ai dû mélanger un plat de riz, avec des frites de plantain, avec du porc, avec du macabo râpé mélangé à de la sauce blanche, sans oublier avec quelques portions de nkondrè
On mangeait toutes les vingt minutes. La levée de corps s’est déroulée à la morgue de Banka, et le type qui avait « gagné le marché » nous offrait un spectacle des plus improbables : il dansait avec sa tenue blanche de capitaine de paquebot, il exhibait la photo de la défunte pour qu’on lui glisse quelques farotages, et il était très-très spectaculaire. Ses porteurs de cercueil étaient tous en veste-cravate, et ils gesticulaient avec le cadavre de ma belle-mère comme si c’était une cérémonie de makossa-love.
Arrivé à la maison, même cinéma ! Sans oublier les fanfarons de la fanfare qui nous tympanisaient les oreilles, et qui nous grappillaient quelques billets de banque. Les femmes s’affairaient dans les différentes cuisines des différentes maisonnées, les villageois s’attroupaient sur n’importe quelle tablette et ils mangeaient n’importe quelle nourriture, et la bière coulait à flot.
Mon beau-frère (le mari de ma grande sœur) a même fait venir tout un orchestre depuis Yaoundé, et nous avons dansé sur le rythme des Bamendas durant toute la nuit de samedi à dimanche ! Je n’ai pas vraiment assisté à la messe de requiem du vendredi soir, puisque le prêtre nous racontait des histoires que je ne trouvais pas vraiment intéressantes. Mais après la messe du samedi matin, nous sommes allés en face de la maison familiale, pour y enterrer Mama Esther. La foule était nombreuse pour assister à cette inhumation, et j’ai bien vu comment ils étaient nombreux à couler de chaudes larmes. Les petits-enfants de ma belle-mère étaient dans une émotion indescriptible, et particulièrement mon neveu Christian Allan Deutou, le futur meilleur blogueur d’Afrique.
On a donc enfermé la mère de ma grande-sœur dans ce tombeau construit en sa mémoire, et c’était la toute dernière fois que nous l’apercevions à jamais.
Oui, la dame de fer était effectivement une mortelle…


Ma grande soeur Marlyse (debout à droite, en couleur) avec les membres de sa réunion de Makénéné. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Les funérailles…

Normalement je devais rentrer sur Douala le samedi soir, puisque l’enterrement venait de se terminer. Mais j’ai un beau-frère (le mari de ma nièce qui vit à Obala) qui m’a demandé de rester avec lui. J’ai eu beau lui expliquer que j’étais très fatigué, que je n’avais pas réellement dormi depuis mon arrivée à l’Ouest-Cameroun, et surtout que je n’avais même pas pris une seule douche, rien n’y a fait ! Monsieur Hubert m’a tout simplement demandé de rester à Folentcha pour assister aux funérailles…
Et donc, j’ai dormi encore là-bas une nuit de plus.
Vers 10 heures le dimanche, on nous appelé au centre-ville de Folentcha (disons plutôt le centre-village) pour assister au début des funérailles. J’ai vu comment le chef de Folentcha est venu s’installer sur un fauteuil, et j’ai vu des dizaines de notables de ce village et des villages voisins, qui ont pris leur siège aux alentours de la grande cour. Puis des types que je n’avais jamais vus dans ma famille se sont installés au milieu de la cour avec des tam-tams, et ils ont commencé à chanter en langue Bafang. Les habitants ont commencé à s’agglutiner autour d’eux, puis à reprendre toutes leurs chansons en langue Bafang en chœur. Les membres de la grande famille de Mama Esther se mettaient en rang, à la queue-leu-leu, et ils tournaient autour de la concession. Quelques bras épars soulevaient les photos de Mama Esther au-dessus de la mêlée, et nous chantonnions en pleurnichant. Les funérailles chez les Bamilékés c’est une commémoration générale, et c’est pour rappeler aux morts que nous ne les oublierons jamais. C’est un prolongement de la festivité des obsèques, une remémoration de toutes les personnes que nous avons perdues au sein de notre communauté, durant les cinq cent dernières années.
Tout ceci pour dire que même lorsque nous pleurions pour Mama Esther durant ces funérailles, nous pleurions en même temps pour le défunt papa de mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè


La dernière fille de la défunte, Anna (au centre de l’image), lors de la séance des funérailles. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

J’ai assisté à l’enterrement de Mama Esther à Folentcha

Donc je reviens de Bafang où j’ai assisté aux obsèques et aux funérailles de la grand-mère de mon neveu. Bref, j’étais à l’enterrement de ma belle-mère à Folentcha…

J’ai assisté à un enterrement à Bafang ! Je me suis retrouvé au cœur de mes origines que je commençais pourtant à renier, et grâce à ce deuil j’ai décidé de renouer avec la véritable source de mes racines.
J’ai assisté à un enterrement chez les Bamilékés ! Les obsèques chez nous c’est le partage, ce sont les retrouvailles, c’est l’amour pour la tradition et le véritable sens de la famille, bref c’est le vrai sens de la vie.
J’ai assisté à un enterrement dans le village de Folentcha, et c’était la meilleure façon pour moi de soutenir ma grande sœur.

Parce que quoi qu’on dise, Marlyse vient de perdre sa seule mère. Nous avions déjà perdu notre père en août 2021, et Dieu seul sait si dorénavant elle sera définitivement une orpheline. J’ai bénéficié de la chaleur de mes beaux-frères qui sont des êtres humains exceptionnels, et nous avons profité de ces funérailles pour renforcer encore nos liens de solidarité familiale. Et grâce à Mama Esther, je crois que je suis en train de redécouvrir qui je suis réellement au fond de moi…


Ecclésiaste DEUDJUI, adieu Mama Tchaffi Esther
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Les Camerounais adorent Samuel Eto’o, mais personne ne l’aime !

Samuel Eto’o est certainement le Camerounais le plus populaire de la planète. Mais si on veut bien voir, est-ce que mes compatriotes l’aiment réellement ?


On aime son argent

Pour être honnête hein, Samuel Eto’o est certainement le compatriote le plus généreux de tous les temps ! Parce que c’est un type qui a offert un gigantesque pavillon à l’hôpital Laquintinie de Douala ; c’est un gars qui a réalisé des investissements colossaux dans notre pays, même si la grande majorité s’est malheureusement soldée par des fiascos. Et puis c’est un mec qui sait faire le farotage, qui sait dépanner, qui sait « donner l’argent de taxi » à ses invités, d’ailleurs c’est pour cette raison que les gens l’avaient opportunément surnommé « Papa Eto’o »…
Samuel Eto’o est un individu qui encourage, qui finance des productions d’albums, qui paie des billets d’avions aux gens qu’il ne connaît même pas personnellement, qui les héberge, qui multiplie les argents de poche et bien d’autres choses encore. C’est le genre de personne qui met ses petites amies à l’aise […] C’est le genre de « milliardaire » qui prend complètement sa famille en charge, qui a rendu son petit-frère multimillionnaire et sa propre maman plénipotentiaire, et qui ne cesse d’inviter ses connaissances dans les grands restaurants, offrir de grosses voitures et de belles montres, ou encore financer de nombreux projets entrepreneuriaux et même sociaux.
Enfin, on aime Samuel Eto’o parce qu’il aide beaucoup. C’est quelqu’un qui sait soutenir ses camarades en cas de deuil ou de maladie, et d’ailleurs il a déjà fait sauver miraculeusement plusieurs vies grâce à ses hospitalisations et ses évacuations sanitaires. Et donc la plupart des Camerounais l’adorent pour cela, parce qu’ils espèrent intérieurement le croiser un jour ; et ils se disent que le pichichi sera certainement aussi généreux et qu’il leur offrira indistinctement une grosse liasse de cinq cent mille francs CFA…


On aime sa notoriété

Samuel Eto’o est populaire ! Car dans le monde entier, tout le monde le connaît. On le connaît à Singapour, en Papouasie Nouvelle-Guinée et même en Equateur. On se souvient qu’il avait été un excellentissime footballeur, et qu’il a même failli remporter le seul vrai Ballon d’or.
Les Camerounais l’adorent pour cela. Surtout ceux qui partent souvent à l’étranger, car ça fait plaisir de dire que « Je suis Camerounais » et de s’entendre répondre que « Ah bon ? Le pays de Samuel Eto’o Fils ? »
Il y a même des diasporiens qui ont bénéficié de certaines largesses à l’extérieur, uniquement pour leur compatriotisme avec cette légende footballistique panafricaine. Et c’est donc cette aura qui fait plaisir à nos binationaux, c’est ce rayonnement international qui fait la fierté des autres Camerounais qui sont restés ici au mboa, et qui sont contents de s’entendre dire qu’il y a un compatriote qui brille de mille feux partout dans le monde entier…


Samuel Eto'o au Barça
Samuel Eto’o était un excellent footballeur du temps de sa période barcelonaise. Source: camfoot.com /CC-BY

On aime son indépendance

On aime son courage. On aime sa hargne. On aime sa témérité voire son impétuosité. Samuel Eto’o est presqu’un fou, s’il faut bien voir. Car c’est quelqu’un qui ne réagit pas comme monsieur-tout-le-monde, d’ailleurs ses agissements sont généralement des contrepieds et des volte-face.
Samuel Eto’o était un génie dans son domaine, le football, et comme tous les génies il avait régulièrement trois coups d’avance. C’est un garçon qui n’a pas froid aux yeux, un descendant bassa’a qui a déjà affronté les pires adversités que vous puissiez jamais imaginer, et qui est pourtant resté solidement debout. D’ailleurs c’est pour cela que des millions de Camerounais s’identifient à lui, parce qu’il représente désespérément un certain espoir…
Mieux, il est parti de New-Bell et de Mvog-Ada. Mieux encore, il est parvenu au statut de multimilliardaire lorsqu’il était joueur. Et pour couronner le tout, il a osé s’attaquer au gouvernement de Paul Biya !
C’est le seul Camerounais au monde, qui peut s’opposer ouvertement et frontalement à nos institutions républicaines, sans que la menace de l’insurrection ni de la rébellion ne lui soient confrontées. Et c’est pour cela qu’il est perçu —à tort— comme un jeune qui combat les gérontocrates du système, ou encore comme un courageux qui a osé s’opposer au régime en place, tandis que la grande majorité des Camerounais sont des couards, des lâches, des pusillanimes qui ne vivent que dans l’expectative d’un hypothétique libérateur…


On n’aime pas ses comportements

Mais, in fine, personne n’aime ses comportements !
Parce que s’il faut dire vrai, tous les Camerounais adorent Samuel Eto’o, mais personne ne souhaiterait posséder ses traits de caractère. Personne ne souhaiterait devenir aussi impulsif, colérique, rancunier et même primesautier. Personne ne voudrait que son fils soit aussi têtu que lui, irrécupérablement obtus et désobligeamment égocentrique. Aucun Camerounais ne supporterait de parler de lui-même à la troisième personne du singulier, ou encore de sous-estimer continuellement les performances et les réalisations des autres footballeurs. Et au final on se rend à une évidence, c’est que les caractères de Samuel Eto’o ne sont pas humainement réellement appréciables…
Personne ne veut être comme lui ! Personne ne veut se dédire et se contredire tout le temps ; personne ne veut prétendre aimer le Cameroun de tout son cœur, et ensuite agir mécaniquement contre nos propres Lions indomptables. Personne ne veut fragiliser nos institutions républicaines, et en particulier le ministre Narcisse Mouelle Kombi qui est en même temps son aîné biologique, traditionnel, académique, administratif, intellectuel, politique, comportemental et que sais-je encore !
On adore Samuel Eto’o hein, mais on ne veut pas devenir comme lui. On ne saurait agir par instinct, devenir aussi fourbes et machiavéliques pour atteindre ses desseins individualistes, ou encore privatiser des biens nationaux ou des démembrements régaliens comme la fédération camerounaise de notre football. On voudrait bien avoir quelques petits défauts comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, mais surtout pas ceux de pseudo-dirigeant qui n’est pas très différent du dictateur Dadis Camara.
Parce que Samuel Eto’o est certainement la personnalité la plus clivante et la plus dangereuse de toute notre histoire !


François Hiondi Nkam IV a écrit un magnifique livre sur la personnalité de Samuel Eto’o. Source: schabel.cm /CC-BY

Les Camerounais idolâtrent Samuel Eto’o hein, mais personne ne l’aime !

Donc Eto’o Fils est probablement le compatriote le plus populaire de tout l’univers ! Mais si on veut bien regarder, est-ce que les Camerounais l’apprécient-ils réellement ?

Les Camerounais adorent Samuel Eto’o ! Il faut voir lorsqu’il circule dans les rues, comment les gens s’amassent, les gens se chevauchent, les gens se piétinent et se mettent en extase pour saluer la carrière de ce grand homme, l’un des plus grands footballeurs que le continent africain ait jamais vu naître sur ses propres terres.
Les Camerounais idolâtrent Samuel Eto’o Fils ! Ils se chamaillent sur les réseaux sociaux pour le défendre, et certains églisiens ont déjà sacrifié leur patriotisme et leurs convictions individuelles, exclusivement pour défendre cet individu qu’ils considèrent comme un descendant direct de Jésus-Christ.
Les Camerounais affectionnent profondément monsieur Samuel Eto’o, mais, pour vous dire la vérité hein, personne ne l’aime réellement au fond de lui…

Parce que nous admirons plutôt sa réussite, nous sommes fascinés par sa popularité indescriptible et sa bénédiction qui est manifestement divine, sans pour autant lui renier les efforts qu’il a bien fournis pour en arriver là. Samuel Eto’o est aujourd’hui une personnalité mondiale, une icône internationale qui est réceptionnée par les plus grands chefs d’Etat de cette planète, et un symbole inestimable pour les jeunesses florissantes de notre Cameroun et de notre continent africain.
Mais pour vous dire la vérité hein, personne ne l’aime réellement pour ce qu’il est au fond de lui…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je n’aime pas Samuel Eto’o
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