Ecclésiaste Deudjui

Concentrez-vous sur les femmes qui vous aiment !

Le monde est rempli de jolies filles qui sont très attentionnées et qui tournoient autour de nous, mais paradoxalement nous préférons plutôt celles qui vont nous précipiter le mal de cœur.
Au lieu de se concentrer sur les femmes qui nous aiment…

Concentrez-vous sur votre petite amie

Au lieu de vous concentrer sur les filles qui sont loin à Yaoundé et que vous avez rencontrées sur Instagram, focalisez-vous sur votre petite amie ! Montrez à votre copine de tous les jours ici à Douala que vous l’affectionnez particulièrement, et que vous l’appréciez singulièrement. Arrêtez d’idolâtrer des demoiselles qui sont invisibles, et qui généralement vous coûtent beaucoup d’argent. Cessez de dire à vos amours du dehors qu’elles sont plus affriolantes que votre propre compagne que vous avez pourtant dotée et épousée. Apprenez à vous balader avec votre fiancée, à sortir avec elle, à danser avec elle mais aussi à blaguer avec elle le plus régulièrement possible. Car votre petite amie est la personne la plus fiable de votre vie, et tous les investissements que vous ferez sur elle auront un retour affectif et sentimental inestimable.

Concentrez-vous sur les femmes qui vous aident

Il y a aussi des femmes qui nous accompagnent positivement dans nos activités. C’est-à-dire celles-là qui nous aident. Celles-là qui nous conseillent. Celles-là qui nous accompagnent et nous assistent même financièrement pourquoi pas, et enfin celles-là qui nous recommandent et qui nous font accéder à de multiples opportunités…
Concentrez-vous sur ces femmes-là ! Car ce sont des personnes qui vous apprécient intrinsèquement, et qui souhaitent intérieurement que vous évoluiez et réussissiez. Ce sont des dames qui veulent vous voir grandir, et qui vous aident à traverser vos frustrations et vos peurs. Ce ne sont pas des parasites et des consommatrices comme certaines. Ce ne sont pas des profiteuses. Ce ne sont pas des commerçantes sentimentales, pour ne pas dire que ce ne sont pas des vendeuses de piment. Et mieux vaut se concentrer sur ce genre de femmes ambitieuses et talentueuses, plutôt que de donner son cœur à une fille qui ne cherche même pas à savoir quel est le type d’activité que vous exercez.

Samuel Eto'o embrasse Georgette Tra Lou
Samuel Eto’o s’est concentré sur sa femme Georgette. Source: dbm-tv.fr /Image reprise sous autorisation

Concentrez-vous sur la mère de vos enfants

On y arrive, parce qu’il s’agit là des femmes avec qui nous partageons quelque chose de sacré, voire de mystique. Un enfant ! Car même si vous ne vous aimez plus, vous avez forcément partagé des moments intimes avec cette personne, et vous avez fabriqué quelque chose d’inviolable qui vous reliera jusqu’à la fin de vos jours…
Concentrez-vous sur les mères de vos enfants, je vous en supplie. Ne les épousez pas systématiquement si vous êtes opposé à la polygamie comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, mais ne les abandonnez pas non plus ! Occupez-vous convenablement de leurs enfants qui sont également les vôtres, et démontrez à ces derniers que leur maman a encore de l’importance et de l’estime auprès de votre précieux cœur.
Cessez d’être méchants envers ces filles que vous aviez pourtant probablement aimées auparavant, pour aller privilégier des panthères et des araignées qui ne vous ont même souvent rien demandé. Cessez d’être irresponsables ! Cessez d’utiliser l’argument des sentiments inexistants pour vous débarrasser de toutes vos charges parentales, et pour les laisser ainsi souffrir. Car en réalité ce sont vos enfants que vous êtes en train de punir et de tuer à petit feu, mais c’est également la vie d’une Camerounaise que vous êtes dangereusement en train de détruire.

Ne vous concentrez plus sur les femmes malhonnêtes

Pourquoi consacrer tout votre temps et votre argent pour une fille qui ne vous le rend même pas au millième ? Hein ? Pourquoi se focaliser sur une fille qui n’en vaudra jamais la peine ? Pourquoi définir comme priorité une femme qui ne vous aime manifestement aucunement, et qui en plus réside loin là-bas à Ngaoundéré ? Pourquoi se ruiner et se fatiguer l’esprit pour une Cameruineuse qui vous méprise, qui vous snobe et qui vous rapetisse ?
Hein, vous faites même ça comment ?
Parce que c’est justement ça le propre de la gent masculine, c’est qu’elle aime souvent aimer les individus qui la maltraitent. Les hommes aiment souvent dire qu’ils préfèrent les femmes qui sont très difficiles. Les mâles aiment éprouver leur virilité et leur ténacité en s’attaquant aux « morceaux » durs à croquer, et en se définissant des défis amoureux perpétuellement insatisfaisables. Mais… est-ce que tout cela en vaut en réalité la peine ?
Parce qu’en définitive, toute cette attention et tout cet argent gaspillé que vous accordez à toutes ces sorcières, il y a pourtant des filles candides qui en ont grandement besoin autour de vous. Et ce sont souvent des femmes qui vous aiment indiscutablement mais que vous négligez aveuglément.

Concentrons-nous sur les femmes qui nous aiment !

Donc le Cameroun est rempli de jolies filles qui sont très attentionnées et qui tournoient autour de moi, mais paradoxalement je préfère plutôt celles qui vont me précipiter un arrêt cardiaque.
Au lieu de me concentrer tout simplement sur les femmes qui nous aiment…

Concentrez-vous sur les femmes qui sont proches ! Arrêtez de vous compliquer la vie en recherchant des femmes qui sont loin là-bas à Paris, à Bruxelles, à Bobo-Dioulasso ou encore à 263 km ici à Yaoundé.
Concentrez-vous sur les femmes qui vous protègent ! Je parle de votre petite amie, de votre épouse, de la mère de vos merveilleux enfants, mais je parle aussi de ces ex qui veulent vous voir évoluer et progresser dans votre vie.
Concentrez-vous sur les Camerounaises que vous aimez du fond de votre cœur, mais surtout sur celles qui vous aiment aussi en retour.

Parce que le temps que vous consacrez à des conquêtes invisibles, il peut très bien servir aux véritables bonnes femmes qui vous apprécient. L’argent que vous gaspillez sur les filles que vous avez rencontrées sur WhatsApp ou sur Badoo, il peut très bien suffire à nourrir ou à habiller l’un de vos enfants. L’énergie débordante que vous mobilisez pour séduire une nouvelle Camerounaise, ou bien un nouveau bois blanc, elle n’est même pas nécessaire pour satisfaire une dulcinée qui ne rêve que de terminer sa vie en vous accompagnant.
Alors je le répète encore une fois : concentrez-vous sur les femmes qui vous aiment !


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je suis concentré sur elle !
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Ma théorie sur la divinité du hasard

Pour faire simple, je ne crois pas en Dieu ! Ou en tous cas à un Être supérieur qui serait l’alpha et l’oméga de l’univers. Car je suis persuadé que toutes nos actions ont déjà été prédéterminées par le hasard…

Qu’est-ce que le hasard ?

Le hasard n’existe pas ! Je sais, c’est un peu paradoxal. Mais c’est une notion qui désigne l’ensemble des événements qui se succèdent, et qui n’ont pas forcément été prémédités ni préparés au préalable.
Le hasard, c’est lorsque quelque chose survient alors que quelque chose d’autre aurait pu survenir à sa place. C’est lorsqu’on exécute une opération et qu’on est incapable de prédire le résultat qui en résultera. Parce que la plupart des choses qui nous arrivent nous arrivent de façon aléatoire, non programmée et souvent même de manière très spontanée. Et si on regarde ce que nous faisons à chaque seconde, nous constaterons que l’ensemble de notre vie a été conditionnée par ces minuscules actions que nous avions parfaitement exécutées au hasard…

C’est quoi la chance et la malchance ?

La chance, c’est un hasard heureux. Et la malchance, c’est simplement son contraire.
La chance c’est lorsque nous subissons une situation qui nous arrange, et pourtant nous ne pouvions pas forcément l’influencer à l’avance. La chance est un événement aléatoire qui nous apporte de la joie ou du bonheur : rencontrer votre future épouse dans un supermarché ; réussir miraculeusement à se sortir d’une situation inconfortable ; choisir dix numéros et gagner aux jeux de hasard comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè
La malchance, c’est pareil ! Parce que nous ne choisissons ni notre famille, ni nos amis parfois. Nous ne choisissons pas les échecs que nous affronterons au quotidien. Nous ne choisissons pas les mauvaises rencontres, et encore moins les mauvais investissements. Car même si nous sommes en réalité les véritables maîtres de notre destin, il faut bien reconnaître qu’une importante partie de notre destinée provient soit de la chance ou de la malchance.

Crédit : Adam Fejes  / Pexels

Le hasard est-il une divinité ?

En réalité, non ! Mais je le considère comme un phénomène divin parce qu’il demeure imprévisible, inaltérable et surtout inaliénable. Le hasard est partout ! Il est dans nos réflexes, dans notre environnement et dans notre futur. Il est dans nos pensées. Il est dans les moindres choix que nous effectuons à chaque microseconde, et il fait aussi partie intégrante de la structuration de nos prédispositions microbiologiques et génétiques…
Le hasard est éternel. C’est derrière lui que se cachent les histoires d’amour, les naissances de bébés ou encore les opportunités professionnelles. C’est à travers lui que se justifient les occasions manquées ou celles réussies. Le hasard a une probabilité qui est indéfinissable, mais qui pourtant nous détermine continuellement. Car quels que soient les efforts que nous manœuvrons pour changer notre vie, le monde est essentiellement constitué de particules élémentairement hasardeuses.

Qu’est-ce qu’un dieu ?

Et c’est pour cela que je dis que le hasard n’est pas un dieu, puisqu’il n’agit pas de façon intentionnelle ni volontaire. Le hasard n’a pas de conscience. Le hasard n’est qu’une matérialisation des théories de l’incertitude, même si certains métaphysiciens ont préconisé que le hasard lui-même n’agissait jamais au hasard…
Le hasard n’est donc pas un dieu. Parce qu’un dieu, c’est censé créer volontairement. Un dieu est un architecte organisateur. Un dieu est une supra-conscience qui justifie l’existence de religions, et qui prône la prépondérance de l’éthique et de la morale. Un dieu peut donc être un crâne, une philosophie, une idéologie, une utopie, une mythologie. Un dieu c’est une orientation spirituelle que l’on décide volontairement d’adopter, et qui conditionne notre cheminement astral et spirituel. Un dieu est un justicier qui nous programme avant notre naissance, et qui nous interviewe après notre décès. Un dieu possède un paradis et un enfer. Un dieu n’est jamais né puisqu’il a toujours existé, et il ne mourra jamais puisqu’il demeurera éternel. Bref, un dieu c’est beaucoup plus compliqué que le simple fait de ne pas pouvoir prédéterminer les événements, ce qui est manifestement la seule complexité qui réside dans le mysticisme du hasard.

Ma théorie sur la divinisation du hasard

Donc pour faire simple hein, je ne crois pas en Dieu ! Ni même en un Être supérieur qui serait l’alpha et l’oméga de tout l’univers. Car je suis convaincu que toutes nos actions ont déjà été prédéterminées par le hasard…

Ma théorie sur la déification des individus ! Nous avons des chefs d’Etat que nous considérons comme des demi-dieux, et pourtant ils ne possèdent même pas le moindre talent omniscient ni divinatoire.
Ma théorie sur la prédestination ! Car tout ce que nous faisons à cet instant interfèrera sur nos actions futures, et donc personne d’entre nous n’est à priori définitivement condamné ni délivré avant sa naissance.
Ma théorie sur les probabilités mathématiques est un véritable ésotérisme, puisque nous existons dans un univers qui est manifestement gouverné par les esprits.

Alors nous rencontrons les gens au hasard, nous prenons une bière au hasard et nous faisons parfois des accidents mortels au hasard. On aura beau les élucider, mais cela ne se justifiera presque jamais. C’est pourquoi Dieu est le seul nom que moi j’ai personnellement décidé d’attribuer au hasard…


Ecclésiaste DEUDJUI, je crois au hasard !
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J’ai décidé de me lancer sur TikTok !

Je vis depuis quelques jours avec mon neveu qui est un aficionado des réseaux sociaux. Et devinez quoi : il a réussi à me ramener sur TikTok !

Mon neveu est un tiktokeur

Il s’agit du troisième enfant de ma sœur aînée, en fait. Il s’appelle Christian Deutou. Et comme il vient de franchir la vingtaine et qu’il est de plain-pied dans la nouvelle génération, il maîtrise à la perfection les réseaux sociaux tels que Facebook, SnapChat, WhatsApp, Instagram, Telegram, etc.
Et bien évidemment TikTok ! Mais vous ne le connaissez certainement pas encore, puisqu’il n’a que 306 abonnés. Pourtant ce n’est pas faute d’essayer avec son iPhone SE, puisque sur son compte officiel (@allyoudcadeutou) il publie au minimum deux vidéos par jour !
Mon neveu a donc réussi à me convaincre que même les blogueurs qui préféreraient écrire pouvaient aussi avoir leur place sur TikTok, sans forcément devoir rimer avec la création de contenus loufoques. Et voilà comment il m’a ramené dans un univers qui, à la base, est préférentiellement destiné aux adolescentes âgées de 13 à 17 ans…

Crédits : cottonbro/ Pexels

Pourtant moi je suis un « mature »

Pas seulement pour mon âge hein, mais surtout pour ma personnalité digitale. Parce que je suis le genre de blogueur vieux-jeu qui n’a pas remplacé sa photo de profil depuis bientôt trois ans (sur WhatsApp et sur Facebook), et qui ne partage jamais sa vie privée à travers les réseaux publics.
Je suis le genre de type qui publie rarement ses photos personnelles sur ses statuts, qui ne divulgue pas généralement ses états d’âme, et qui ne s’expose pas ouvertement pendant ses relations amoureuses. Je suis encore coincé dans la tempérance de la pruderie de ma génération, et j’ai beaucoup de mal à exhiber ce que j’ai mangé, ce que j’ai découvert, ce que j’ai vu, ce que j’ai aimé, ce que j’ai gagné ou encore ceux que j’ai détestés.
Bref, je n’étais pas fondamentalement programmé pour me lancer sur TikTok.

Les tendances

Sur TikTok, les tendances sont multiples. Mon neveu m’a par exemple conseillé de ne jamais me déshabiller comme Cabrel Nanjip, parce qu’il considérait que je ne possédais pas assez d’abdominaux sur mon bas-ventre. Il m’a montré comment réaliser des montages captivants, il m’a conseillé des hashtags tels que #Viral, #TikTok ou encore #Pourtoi. Il a réalisé des duos intéressants avec des influenceuses non moins affriolantes, mais sa vidéo qui était censée me galvaniser n’a récolté que… quatre vues !
J’ai aussi remarqué que la tendance était aux challenges et que les tiktokeurs étaient prêts à se lancer dans n’importe quels concours. J’ai observé qu’il y avait beaucoup d’imitations de chansons et de karaokés ; qu’il y avait beaucoup de parodies et de gags ; qu’il y avait des jeunes filles et des jeunes gars qui se passaient pour des conseillers en relations sentimentales, et qu’il y avait aussi des gens qui se rendaient volontairement ridicules parce qu’ils voulaient se réincarner en Monsieur Chantal.
Enfin, j’ai décidé de choisir mon couloir. Parce qu’il y a aussi des gens sérieux sur TikTok et il y a aussi des vidéos éducatives sur ce réseau social. Même si, ne nous mentons pas, ce couloir-là ne représente même pas 0,00005 % des vidéos qui sont répertoriées sur cette application…

Ma première vidéo

J’ai donc décidé de me lancer. J’ai respecté l’avis de mon neveu qui m’a exigé de ne surtout pas me déshabiller, puisque je n’ai plus des abdominaux tracés comme ceux de mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè. J’ai rédigé quelques blagues sur un calepin, j’ai préparé mon scénario, puis j’ai fixé la caméra de mon téléphone sur un trépied amovible. Mon neveu m’a un peu observé gesticuler pendant plusieurs minutes, puis il m’a demandé de recommencer une trentième fois. Il a ensuite amélioré les filtres, mais jusque-là je paraissais toujours malheureusement comme un quadragénaire.
C’est alors que nous avons décidé de tout recommencer à zéro, et que j’ai décidé de changer le scénario de ma première publication sur TikTok. J’ai plutôt téléchargé une ancienne vidéo qui se trouvait dans la galerie de mon téléphone androïd, et c’est celle-là que j’ai préféré publier. Je crois que mon image apparaîtra sur TikTok lorsque je me sentirai vraiment prêt, c’est-à-dire d’ici une centaine de vidéos !

J’ai décidé de m’aventurer sur TikTok

Donc je vis depuis plusieurs semaines avec mon neveu qui est un aficionado des réseaux sociaux. Et vous savez quoi ? Il a réussi à me faire entrer sur TikTok !

J’ai décidé de me lancer sur TikTok ! C’est vrai que les débuts sont très difficiles, car après 72 heures ma vidéo n’a toujours pas enregistré le moindre commentaire ni même le moindre visionnage !
J’ai décidé de m’exhiber sur TikTok ! Car même si la plupart des vidéos sont inintéressantes, il reste qu’il s’agit là d’un réseau social attractif, créatif, dynamique et fédérateur d’une grande majorité de notre jeunesse sur internet.
J’ai décidé de faire comme Francine Mayole que j’avais rencontrée en 2015, et qui est devenue actuellement une véritable influenceuse sur TikTok.

Et donc mon tout premier objectif, ce sera d’abord d’atteindre la barre des 306 abonnés. Je dois aussi travailler mes abdominaux pour pouvoir me déshabiller comme Christian Deutou. Je dois m’entraîner dans le chant et dans les vocalises, je dois réaliser des duos intéressants avec des snapchatteuses non moins affriolantes, et je dois aussi réviser ma rédaction des scénarios qui seront destinés aux adolescentes âgées de 17 ans.
Parce que oui, j’ai décidé de devenir un tiktokeur !


Ecclésiaste DEUDJUI, je suis sur TikTok !
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Stories

Si vous regardez les statuts des Camerounais sur les réseaux sociaux, vous comprendrez beaucoup de choses sur notre mentalité et sur notre façon d’être. Parce que les stories que nous publions généralement c’est toute une histoire…

Il y a les stories des jolies filles

Les filles en statut ne sont pas forcément belles hein, mais c’est ce qu’elles veulent nous faire accroire. Puisque ce sont des photos instantanées qu’elles ont sélectionnées elles-mêmes, et qu’elles se donnent le temps de retoucher méticuleusement avant toute publication sur les réseaux sociaux.
Les pin-up des statuts sont nombreuses : il y a les narcissiques qui aiment se regarder dans le miroir et qui sont persuadées qu’elles sont les plus jolies créatures de l’univers ; il y a les exhibitionnistes qui aiment se dénuder devant des inconnus ; il y a les petites filles de terminale et de l’université qui veulent ingénument suivre la tendance ; il y a les influenceuses camerounaises qui s’ennuient à Dubaï, et qui veulent surtout mesurer leur capacité de séduction et d’excitation ; il y a la majorité des prostituées qui se sont déjà adaptées à l’ère du numérique, et qui multiplient les statuts ꟷon dit qu’elles « saturent »ꟷ en espérant tomber sur un gros poisson ou un homme fortuné comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè

Il y a ceux qui jouent la grande vie

La grande vie, c’est la plus grande majorité. Tu as acheté une nouvelle voiture, tu la postes sur Instagram. Tu t’es offert une nouvelle chaussure, tu la publies sur Snapchat. Tu as été invité dans un grand restaurant et ce n’est même pas toi qui payes les factures, pourtant tu photographies ta nourriture afin de la partager avec tout ton répertoire sur WhatsApp…
La grande vie, c’est du grand n’importe quoi. Parce que certains petits Camerounais se mettent en portrait dans les grandes villas des autres, alors que eux-mêmes ils habitent encore dans des maisonnettes en carabottes ! Certains Camerounais filment encore les cuvettes de bières avec les grandes bouteilles de whisky, pour pouvoir démontrer comment leur misérable vie est un enchevêtrement de soirées festives. Et j’ai aussi vu des Camerounaises qui ressuscitent de vieilles photos d’archives, mais lorsque tu regardes leur story tu es obligé de demander que « Mais ma chérie, c’est toi qui est jolie actuellement comme ça ? »
C’est quand même malheureux ! Parce que beaucoup de mes compatriotes se fabriquent une image de marque à travers leurs resplendissants statuts, et pourtant leur vie réelle est un véritable capharnaüm. Moi je leur conseille de se présenter naturellement comme ils vivent exactement dans la réalité.

les différents réseaux sociaux
Les Camerounais publient des stories sur tous les réseaux sociaux. Source: lafropolitain.mondoblog.org /CC-BY

Il y a les stories philosophiques

C’est sur les statuts des gens que je prends dorénavant mes cours de philosophie. Que ce soient les femmes déçues qui essaient de ne pas se décourager pour le Grand Amour et pour le mariage ; que ce soient les personnes ratées qui se consolent sur leur situation de pauvreté matérielle actuelle ; ou encore ces personnes méchantes et malhonnêtes, qui essaient hypocritement et maladroitement de se redonner une bonne conscience.
Les Camerounais sont très philosophiques sur leurs statuts. Y compris nos adolescentes que nous prenons souvent pour des personnes innocentes et naïves, mais qui diffusent parfois des réflexions tellement profondes via leur photo de profil. Et il y a aussi ces individus qui alimentent leur fil d’actualité avec une litanie de citations précieuses, mais aussi de nombreux « penseurs » qui accumulent les leçons de vie tout le long de leur fenêtre sur Facebook. Il y a des internautes qui se sont métamorphosés en chantres de la prière religieuse et des versets bibliques ; ainsi que de nouveaux coachs qui nous prodiguent leurs interminables conseils à longueur de journée. Et moi je suis persuadé que si les Camerounais étaient réellement aussi philosophes dans la vraie vie, peut-être bien que nous serions dans une société plus moralisée que celle que je côtoie actuellement.

Enfin, il y a les melting-pots

Il s’agit des gens qui mélangent tout sur leur story. C’est-à-dire des gens qui n’ont pas de « ligne éditoriale » sur leurs statuts. Des gens qui publient à la fois des blagues, des captures d’écran, des photos personnelles compromettantes qui ne les mettent pourtant pas en valeur, mais aussi de ces administrateurs qui publient des vidéos pornographiques sur leurs réels, tout en exposant leur insignifiante vie privée…
Les statuts des Camerounais constituent dans leur globalité, un véritable melting-pot. C’est un pot-pourri qui est fait à la fois de la prétention d’être respectable et de la prétention d’être divertissant. C’est un espace ouvert où ils peuvent s’exhiber en public, tout en se cachant derrière le clavier de leur téléphone ou de leur ordinateur. C’est un univers de non-interdits et de tabous démystifiés, puisque chacun peut insulter, calomnier, diffamer, divulguer, parodier, plagier, viser, menacer. D’ailleurs certaines gens multiplient les statuts à longueur de journée parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire, ou alors parce qu’ils ont du mal à se concentrer sur leurs vraies priorités. Ou encore, parce que nous sommes déjà plongés dans une digitalisation irréversible de notre propre personnalité.

Les histoires

Donc si vous regardez bien les statuts des Camerounais sur les réseaux sociaux, vous comprendrez beaucoup-beaucoup de choses sur notre mentalité et sur notre façon de vivre. Parce que les instantanés que nous publions hein, généralement c’est toute une histoire…

Stories ! Certaines Camerounaises publient des statuts pour faire du mal à leurs ex, et certains  Camerounais publient les photos de leur mariage pour faire du mal à leurs anciennes copines.
Stories ! C’est sur les statuts des Camerounais que je découvre désormais les naissances, les anniversaires, les décès, les voyages, les articles à vendre, les breaking news ou encore les offres d’emploi.
Les stories des Camerounais c’est toute une discipline, mais malheureusement elles ne durent que pendant 24 heures…

Et pourtant mes compatriotes en raffolent, parce que les stories apparaissent en priorité dans ton fil d’actualité. Les jeunes d’ici les utilisent lorsqu’ils veulent faire passer un avertissement ou un règlement de comptes. Les jolies Camerounaises les apprécient parce que ça les met en valeur, d’autant plus qu’elles savent déjà parfaitement manipuler les filtres. Même si derrière ces éphémérides, il se cache souvent un très gros problème de personnalité et de solitude.
Parce que si vous analysez correctement les statuts que nous publions à longueur de journées, vous comprendrez beaucoup-beaucoup de choses sur notre psychopathologie et sur notre santé mentale…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je ne fais pas de statuts
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J’ai participé à l’assemblée générale des blogueurs…

L’assemblée générale de l’ABC s’est tenue ce samedi à Douala, au club PAD. Et j’ai été extrêmement ravi d’y participer…

Dania Ebonguè lors de l'AG de l'ABC en juin 2022
Le président Dania Ebonguè a ouvert les travaux de l’assemblée générale de l’ABC. Crédit: Essola /CC

Les préparatifs

Selon les statuts de l’association des blogueurs du Cameroun (ABC), une assemblée générale ordinaire doit se tenir au moins une fois par an. C’est donc à cette obligation que les membres du bureau exécutif se sont astreints, au cours de préparatifs qui ont duré approximativement quatre semaines.
Le choix du lieu a été défini à l’issue d’un vote général, pendant lequel la majorité des blogueurs a privilégié la ville de Douala. La date initiale était prévue pour le 11 juin, mais à cause des multiples occupations du président il a fallu la surseoir d’une semaine. Et c’est finalement la salle du club PAD qui a été retenue pour les travaux de l’AG, là-bas à Bonanjo. Il s’agit d’un espace de détente avec courts de tennis, piscines, terrain de basket-ball, etc. Ce qui explique pourquoi Olivier Charly et Joe Firmin ne se fatiguaient jamais de recommencer à se faire des selfies…

L’assemblée générale

Comme toujours, les blogueurs sont arrivés en retard. Pour une assemblée prévue à 9 heures, on a débuté les travaux à 10 h 30 ! Les gens de Yaoundé et de Bamenda étaient déjà sur place à partir de 8 h 15, tandis que les gens de Douala leur téléphonaient pour demander que « Mais je dis hein, le club PAD est situé de quel côté ? »
Il y avait aussi un représentant du port de Douala qui était habillé comme un volleyeur. Il y avait quelques membres de l’association qui étaient absents parce qu’ils étaient en mission recommandée à Kribi. Il y avait le vice-président qui était enrhumé là-bas à Yaoundé (il n’a même pas présenté un certificat médical), ainsi que quelques blogueurs-farceurs qui ont profité du vide statutaire, pour ne pas daigner effectuer le déplacement.
Heureusement, le président Dania Ebonguè était bien présent. D’ailleurs il a commencé la réunion en me sermonnant parce que je n’avais pas bien révisé son plan d’action de l’année 2022. Le secrétaire général était là également, et on lui a passé un savon parce qu’il devait recommencer toutes les cartes de membres qu’il avait mal réalisées. Le censeur était aussi dans la salle, même si c’est Frank William Batchou qui se chargeait de distribuer les bouteilles d’eau et de faire circuler la fiche de présence.
Sur le fond, nous avons parlé du bilinguisme au sein de l’association, même si une rébellion sécessionniste n’est pas encore à l’ordre du jour. Le président a présenté son bilan semestriel, et le secrétaire général a fait un état sur la situation actuelle des membres. En l’absence de la trésorière qui s’occupait de la restauration, c’est le commissaire aux comptes qui a exposé sur les finances de l’association, et je l’ai trouvé plutôt bégayant. Certaines mauvaises langues disent d’ailleurs qu’on lui aurait certainement donné une enveloppe, afin qu’il nous produise ce bilan financier sans aucun chiffre, sans aucune pièce comptable ni justificatif, et sans aucun numéro de compte bancaire !
Enfin, les gens du PAD —c’étaient quand même nos hôtes— sont revenus dans la salle avec leurs tenues de volleyeurs, pour nous présenter leur institution. Ebel Olinga qui est leur chargé de relations publiques a terminé son exposé, avant de nous inviter à monter dans un car spécialement affrété pour nous faire découvrir le port autonome de Douala.

Le port de Douala
Des bateaux stationnés dans le port de Douala. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

La visite du port

Elle a duré exactement 46 minutes. Entre le moment où nous avons quitté le club PAD et le moment où nous y sommes revenus. Nous étions accompagnés par un agent de sécurité du port qui était comme notre laisser-passer, et devant notre véhicule il y avait également un pick-up qui nous servait de cortège.
On avait un guide en la personne de l’officier Songuè, que certains blogueurs ont voulu baratiner mais malheureusement elle n’utilise pas les réseaux sociaux. C’était une jeune femme intelligente qui m’a impressionné par son cursus, mais surtout par sa politesse, son sens de l’humour et son vocabulaire. Elle m’a par exemple appris des mots tels que « amodiation », « capitainerie », « consignataire » ou encore « dégroupage ».
On n’a pas pu visiter l’intégralité du port autonome de Douala, qui s’étale tout de même sur mille hectares ! Mais nous avons parcouru quelques quais, et nous avons observé quelques gigantesques bateaux. Nous avons traversé le terminal à conteneurs qui était autrefois administré par le très controversé Bolloré. Nous avons visité le parc à bois qui s’étend à perte de vue. Nous avons stationné devant un supertanker et nous étions impressionnés par le travail extraordinaire des manutentionnaires. Nous avons visité quelques entreprises qui sont installées à l’intérieur du port, ainsi que quelques infrastructures internes comme la gendarmerie du port, l’infirmerie du port, la boulangerie du port, etc.
Nous avons aussi observé quelques déguerpissements et quelques casses de la part du PAD, mais l’officier Songuè n’avait curieusement pas trop envie de s’exprimer sur le sujet…

L’after

Après la visite, nous sommes revenus au club PAD pour le déjeuner. Enfin, si on peut dire qu’une maigre tête de poisson et quelques minguilis plantains frits constituent réellement un déjeuner. D’ailleurs Tchakounté Kemayou a dû exiger une deuxième gamelle, afin de tenter au moins d’essayer un peu de se rassasier…
Le président n’a pas tenu un dernier discours. Il a plutôt confisqué les dernières boissons gazeuses pour aller les « sécuriser » dans son hôtel. Rodrigue Djengoué était surtout inquiet parce qu’il était déjà en retard pour le match amical des Lionnes indomptables. Ghislaine Digona était pressée d’aller retrouver le père de son futur enfant (eh oui, elle est enceinte !). Armelle Sitchoma était déjà rentrée avant même la visite du port, car cette blogueuse-là ne termine jamais un événement de l’ABC. Frank William Batchou m’a ensuite invité dans un endroit cossu là-bas à Bali, où nous étions en compagnie du président Dania, bien sûr, mais aussi de Nadia Edzengté, Kareyce Duchesse, Etienne Talla, Olivier Charly et Sidoine Focgo Feugui qui est un blogueur en provenance de Yaoundé.

les blogueurs prennent un verre après l'assemblée générale
Après l’AG, le blogueur Frank William Batchou nous a invités quelque part à Bali. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

J’ai participé à l’assemblée générale de l’ABC…

L’assemblée générale de l’ABC s’est tenue ce samedi 18 juin à Douala, au club PAD de Bonanjo. Et j’ai été extrêmement honoré d’y participer…

J’ai participé à l’assemblée générale ! Il s’agit d’un devoir statutaire, mais c’est l’occasion pour chaque membre d’exprimer son implication, sa dévotion pour l’association mais aussi son engagement dans le suivi et l’évaluation de nos activités.
J’ai participé à l’assemblée sur Twitter ! Je n’avais jamais autant twitté de ma vie, car en une seule journée le hashtag #PadAbc2022 a touché sensiblement 1,2 millions de personnes !
J’ai participé à l’assemblée générale ordinaire de l’ABC, et le prochain rassemblement est déjà programmé pour décembre 2022.

Et même s’il n’y avait pas mon ami Pierre La Paix Ndamè, nous nous sommes quand même bien amusés. Les retrouvailles ont été chaleureuses comme d’habitude, et la visite au port a été un extraordinaire moment de détente. Les blogueurs camerounais continueront de faire ce qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire écrire selon les usages mais surtout dans le respect de la législation en vigueur et de la vie privée d’autrui.
Tout le contraire de ce que nous observons malheureusement sur les réseaux sociaux


Ecclésiaste DEUDJUI, je suis un membre actif de l’ABC
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Au Cameroun, il y a aussi les locataires contre les bailleurs !

Je viens de voir un locataire qui a fait déplacer son bailleur de Mbanga jusqu’à la ville de Douala, mais après leur discussion ils se sont séparés en queue de poisson ! Et le propriétaire n’a même pas obtenu l’argent qu’il était pourtant venu réclamer…

Au Cameroun, il y a beaucoup de mauvais locataires

Il y a des locataires qui t’apportent plutôt la malchance ici au Cameroun. Comme ce locataire qui avait fait déplacer son bailleur depuis Mbanga jusqu’à la ville de Douala, et qui ne lui a même pas donné cinq francs CFA pour son transport retour !
Il y a des locataires qui sont carrément très désagréables envers leurs propriétaires. Des locataires qui calculent comment ils vont rester gratuitement dans ta maison sans te payer normalement. Des locataires qui cherchent toujours des prétextes pour diminuer le prix de ton logement. Des locataires qui dégradent intentionnellement le lieu d’habitation qu’ils occupent pourtant provisoirement, et même des locataires qui viennent expressément pour enceinter toutes les petites filles de leur bailleresse !
Il y a des professions ici que quand tu les mets en location chez toi hein, ils vont te sortir tous les articles du Code civil pour éviter de te payer ton argent de loyer. Il y a des militaires qui bastonnent sur leur propriétaire lorsque celui-ci ose réclamer sa redevance. Il y a des tribus ici au Cameroun qui viennent pour prendre ta maison en location pour une seule personne ; mais dès que tu signes le contrat de bail hein, tu vas constater qu’il y a déjà quarante personnes qui habitent là-bas tranquillement dans ta petite chambrette…

Il y a également les mauvais bailleurs

Il y a aussi de mauvais bailleurs, pour être honnête. Des bailleurs qui cherchent à exploiter leurs locataires jusqu’à la moelle épinière, et des bailleurs qui prennent parfois le loyer à plusieurs personnes différentes pour la même habitation…
Il y a des bailleurs qui sont des soûlards invétérés, et qui arrivent chez leur locataire à tout moment pour lui réclamer l’argent de la cigarette. Il y a des propriétaires qui sont jaloux de la personne qu’ils abritent ; et donc quand ils te voient avec un nouveau téléviseur, ils vont instantanément te proposer une augmentation de loyer !
Les bailleurs camerounais ne sont pas toujours réglos. Certains ne te rembourseront jamais tes deux —voire trois— mois de caution, et d’autres traficotent même régulièrement ton compteur d’électricité. Certains bailleurs surfacturent ta consommation hydraulique, et d’ailleurs ils se font un malin plaisir à te faire endosser leurs propres consommations. Des comportements qui sont de nature à créer un irréparable conflit entre les locataires et leurs bailleurs.

logements sociaux au Cameroun
Les logements sociaux au cameroun sont occupés par des personnes nanties. Source: landportal.org /Image reprise sous autorisation

Il y a souvent les mauvais arrangements

Parfois les locataires sont bons et leurs bailleurs aussi, mais le problème peut survenir à cause d’un mauvais arrangement. Parfois c’est le contrat de bail qui a été mal rédigé, ou alors mal interprété. Parfois c’est tout simplement un problème d’incompatibilité d’humeurs. Parfois vous avez des locataires qui entrent dans une maison et qui la modifient à leurs propres frais, et pourtant le bailleur refuse de répercuter ces énormes dépenses-là sur le loyer de l’habitation qui est concernée.
Parfois c’est souvent la faute des intermédiaires : les agents immobiliers, les huissiers ou encore les avocats d’affaires. Parfois vous avez un locataire et son bailleur qui cohabitent en toute civilité, mais le problème peut survenir d’un simple commérage ou du kongossa. D’ailleurs il est toujours recommandé de discuter entre les deux parties, car un mauvais arrangement vaudra toujours bien mieux qu’un très bon procès devant le palais de justice…

Il y a aussi les problèmes de terrains

Les problèmes de terrain sont légion, et d’ailleurs ils ont déjà causé de très nombreux AVC ici au Cameroun…
C’est le cas où un individu vient faire construire son habitation sur un terrain qui ne lui appartiendrait pas. C’est le cas où vous louez une maison pour y résider de façon permanente, et pourtant votre « bailleur » est en litige foncier avec un autre individu. C’est le cas où votre épouse vous prête son terrain comme on avait fait à Rigobert Song, et qu’elle le récupère une fois que vous avez déjà achevé la construction d’un immeuble R+4 resplendissant…
Les problèmes de terrain entre les locataires et les bailleurs hein, ils sont plus nombreux qu’on ne le pense. Ils créent même déjà des bisbilles entre les bailleurs et leurs voisins propriétaires. Ils sèment la zizanie avec les locataires qui ne payent pas leur loyer correctement, mais qui construisent pourtant leur propre appartement ailleurs. Ils engendrent également des problèmes de succession, parce qu’ils sont généralement très convoités lors du partage de l’héritage. D’ailleurs mon ami Pierre La Paix Ndamè reçoit régulièrement des menaces de mort depuis qu’il s’est lancé dans la vente de titres fonciers…

Ici au Cameroun, il y a aussi les locataires contre leurs bailleurs !

Donc je viens de voir un locataire qui a fait déplacer son bailleur de Mbanga jusqu’à la ville de Douala, mais après leur discussion ils se sont regardés en chiens de faïence ! Et le propriétaire n’a même pas obtenu l’argent de transport qu’il a dépensé pour effectuer son déplacement…

Au Cameroun, il y a les locataires contre les bailleurs ! Il y a des gens ici qui demandent ta maison en te suppliant, mais dès qu’ils s’installent ils commencent à te parler des avocats, des huissiers, des procureurs, de la gendarmerie, du cadastre, etc.
Il y a aussi les bailleurs contre les locataires ! Parce que je connais des propriétaires qui vont te couper l’eau et l’électricité sans aucune raison, et qui vont te pourrir la vie jusqu’à ce que tu sortes toi-même de leur maudite maison.
Ici à Douala il y a un réel problème de logement, et c’est pour ça qu’il y a souvent des Camerounais qui s’opposent à d’autres Camerounais.

Parce que le loyer coûte encore exagérément cher, et que la demande est malheureusement supérieure à l’offre. Parce que les logements sociaux qui étaient normalement prévus pour les foyers modestes, sont curieusement occupés par des personnes qui gagnent pourtant très bien leur vie. Parce que les contrats de bail n’existent pas réellement ici dans notre Cameroun, et d’ailleurs ils ne sont jamais déclarés devant les autorités fiscales de notre République.
Voilà pourquoi nous avons des affrontements sanglants entre nos locataires et nos bailleurs !


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne suis pas contre mon bailleur !
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Si j’étais Paul Biya, j’allais aussi durer quarante ans au pouvoir

Les gens se plaignent que notre président est fatigué et qu’il ferait peut-être mieux d’aller se reposer. Mais moi je dis hein, si j’étais à la place de Paul Biya j’allais certainement faire plus de quarante ans au pouvoir…

Je n’allais jamais payer l’électricité

Les gens m’amusent hein, est-ce qu’ils savent même que Paul Biya n’a plus payé l’électricité depuis son retour au Cameroun au début des années 1960 ? Hein ? Et qu’il n’a même jamais connu les délestages ! Et vous voulez qu’il quitte ces avantages-là pour rien-rien comme ça ? Vous êtes fous ? Déjà que quand mon propre père travaillait à la Sonel et qu’on bénéficiait de réductions sur nos factures, moi je lui avais demandé de ne jamais oser tenter de vouloir essayer d’envisager de démissionner un jour…
Donc si moi j’étais Paul Biya hein, j’allais aussi faire quatre décennies au pouvoir ! Parce que le type-là ne connaît plus-lui les factures d’électricité oooh ! Il ne connaît plus-lui les mirobolantes factures de la Camwater oooh ! Le gars est tellement embrigadé dans un confort et un luxe indescriptibles, qu’il ne connaît même pas le prix de la simple baguette de pain (il sait même que ça a augmenté ?). Paul Biya vit dans une tour d’ivoire où ses notes de service sont supportées par les misérables petits contribuables camerounais, et vous pensez qu’il va laisser tomber ces privilèges-là pour aller encore recommencer à payer le câbleur ?

Si j’étais Biya, j’allais gérer tout l’argent du Cameroun

J’ai parlé des contribuables comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, mais en réalité Paul Biya gère tout l’argent de notre pays le Cameroun. C’est peut-être même lui le vrai ministre de l’économie et des finances ! Parce que son pouvoir lui autorise toutes les manipulations budgétaires, et bien évidemment la Présidence s’accapare la plus grosse partie du gâteau national que constituent toutes nos recettes intérieures.
Paul Biya peut décider du jour au lendemain, d’octroyer trois milliards de francs CFA pour essuyer les larmes des gens qui sont victimes d’une catastrophe naturelle. Il peut autoriser un décaissement de deux milliards de francs CFA un dimanche, pour soutenir les Lions indomptables. Il peut faire offrir vingt-trois maisons neuves aux anciens footballeurs de la Coupe du monde 1990. Il peut faire évoluer le budget de sa Garde présidentielle et de son BIR qui sont probablement ses priorités. C’est un président qui peut piocher dans les recettes gouvernementales à sa guise, qui peut faire des « dons » qui sont en réalité des sorties d’argent à objectifs politiques, et vous voulez que le bon monsieur laisse tout cet argent pour recommencer à souffrir ici au quartier comme monsieur-tout-le-monde ?

jeunes partisans de Paul Biya
De jeunes camerounais célèbrent les 89 ans de Paul Biya. Source: actucameroun.com /Image reprise sous autorisation

J’allais évidemment profiter des honneurs

Pour les honneurs alors, c’est grave ! Paul Biya par-ci, Paul Biya par-là. Motions de soutien par-ci, motions de soutien par-là. Certains lui disent carrément qu’il est l’homme le plus intelligent de la planète, le type le plus beau et le plus sage de l’univers. Les journalistes de la CRTV lui avaient même prédit le Prix Nobel de la paix avant la crise anglophone. Certains opposants comme Momo ont retourné leur veste pour devenir ses premiers laudateurs. Paul Biya est si vénéré, qu’il a probablement fini lui-même par se considérer comme un être supérieur…
Et puis, nous parlons là d’un homme qui n’a plus ouvert lui-même une portière depuis le milieu des années 1970 ! Le gars est si entouré, si protégé, si choyé qu’il ne se choisit même plus lui-même ses propres costumes. Paul Biya vit dans une bulle dans laquelle ses moindres déplacements provoquent la paralysie de la ville de Yaoundé. Ses voyages par avion font bloquer toute la circulation aérienne du territoire. Ses discours font s’arrêter toutes les télévisions nationales. Ses nominations sont attendues plus que les règles douloureuses chez les femmes enceintes, et finalement si j’étais à sa place hein, je n’allais jamais pouvoir me lasser de ces obséquiosités et de toutes ces révérences.

J’allais aussi éliminer tous mes adversaires

Car c’est de ça qu’il s’agit. Parce que vous pouvez tout revendiquer à notre Président de la République, hormis de devenir son dauphin officiel. Paul Biya est le seul dirigeant au monde qui a fait écarter tous ses successeurs potentiels. Il passe son temps à semer la confusion, à créer la zizanie entre ses collaborateurs et à se présenter comme la seule alternative crédible pour la continuité de son propre pouvoir.
Si j’étais à sa place, j’allais probablement faire les mêmes-mêmes magouilles : j’allais faire arrêter puis incarcérer mes contestataires les plus véhéments, et j’allais faire croupir les plus tenaces en prison pendant environ vingt-cinq ans. J’allais interdire les moindres marches et manifestations publiques dans toute la République, parce que je sais déjà comment les révolutions populaires ont commencé. J’allais faire l’omerta sur mon âge biologique et sur ma santé réelle, car malgré ma sénilité avancée j’allais toujours essayer de me faire passer pour un tout nouveau président. Surtout que Paul Biya a parfaitement lu Machiavel et que sur ces plans-là, vous n’avez pratiquement aucun souci à vous faire !

Si j’étais Paul Biya, j’allais aussi durer jusqu’en 2025 au pouvoir

Donc les gens se plaignent que notre président est fatigué et qu’il serait peut-être temps qu’il aille se reposer. Mais moi je dis hein, si j’étais à sa place j’allais certainement faire plus de quarante-trois ans au pouvoir…

Si j’étais Paul Biya, j’allais aussi nommer mes proches dans l’Administration ! Parce que c’est bien ce qu’il fait, puisque sa bonne charité commence principalement par les membres directs de son entourage immédiat.
Si j’étais Biya, j’allais aussi renforcer ma sécurité ! Car quoi de mieux qu’un président inaccessible, invisible, intouchable voire imprévisible, et qui est exclusivement entouré par une horde de militaires et de tireurs d’élite.
Si j’étais le président camerounais ou alors si je possédais la délégation de sa signature, c’est bien clair que j’aurais indiscutablement atteint l’âge de quatre-vingt-neuf ans au pouvoir !

Parce que Paul Biya ne paye plus l’électricité depuis son retour au Cameroun en 1962, et que c’est la même chose avec les mirobolantes factures d’eau de la Camwater. Le type ne connaît plus-lui le coût du logement au Cameroun. Le type peut manipuler tout le PIB du Cameroun à des fins personnelles. Le type est ultra-surmédiatisé dans les médias et sur les réseaux sociaux, surtout qu’il est le seul personnage de ce pays qui détient en réalité tous les pouvoirs.
Et vous pensez que moi, si j’étais à sa place, j’allais encore recommencer à venir discuter sur le prix du loyer avec mon bailleur ?


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