Ecclésiaste Deudjui

J’ai assisté à un festival chez les Bekoko

Le village de Bekoko vient d’organiser la première édition de ses Journées Culture & Développement. Et j’y ai participé en tant que photographe…


Une idée du chef de Bekoko

Le chef du village de Bekoko s’appelle Sa Majesté Frédéric Nguimè Ekollo. C’est un personnage hyperactif qui a fait sa carrière dans le secteur pétrolier, avant de devenir le maire de la commune de Dibombari pendant plusieurs années.
À son initiative, la communauté de Bekoko a décidé d’organiser un grand rassemblement, qu’elle a baptisé « Les Journées socio-culturelles et économiques de Bekoko ». Il s’agit donc de la première édition qui vient de se tenir dans ce village, durant les journées entières du vendredi 17 et du samedi 18 mars 2023.


Une première journée d’échanges

Le vendredi, les activités ont été essentiellement intellectuelles. Ou plutôt, entrepreneuriales. Car dans la salle de fêtes de Bekoko qui est située juste en face de la chefferie, s’est donc tenu ce grand rassemblement. Outre les personnalités et élites de ce village, il y avait également des résidents étrangers ainsi que de nombreux participants venus d’ailleurs. Le facilitateur (un certain monsieur Moutomè) a donc introduit plusieurs exposants, lesquels ont tous été soumis à des séances de questions-réponses.
Ce qui m’a surtout impressionné, c’est que les interventions étaient centrées sur l’entrepreneuriat et sur le développement. L’objectif de ces journées étant l’émergence de la petite localité de Bekoko, les échanges ont surtout tourné autour des questions socio-économiques, l’aménagement du territoire et la création des infrastructures (marché, gare routière, routes, etc). Les entrepreneurs venus d’ailleurs ont partagé leurs expériences dans la création de richesses et la transformation locale, afin d’inspirer la jeunesse florissante du village de Bekoko. Ils ont notamment insisté sur la persévérance et le made in Cameroon. Le tout agrémenté par des intermèdes culturels venus des différentes aires géographique de notre beau pays le Cameroun.


le chef de Bekoko, Sa Majesté Frédéric Nguimè Ekollo
Le Chief Nguimè Ekollo a été à l’initiative des Journées de Bekoko. Photo: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Un bouillon de culture

J’ai parlé d’intermèdes mais en réalité ce n’étaient que des prémices. Car dès le samedi matin, j’ai assisté à un véritable bouillon de culture !
À partir de 7h30, tout le village s’est rendu en tenue traditionnelle au bord du marigot qui est situé à l’entrée du village. Les chefs coutumiers et les notables ont fait des incantations dans leur langue vernaculaire, avant d’offrir des victuailles et d’autres objets divers à leurs nombreux ancêtres.
Entre-temps la route était barrée par la garde rapproché de la chefferie, une milice occasionnelle constituée par de jeunes garçons du village. Ceux-ci étaient vêtus d’un t-shirt blanc et d’un pagne noir, avec les pieds nus comme tous les autres membres de la communauté. La procession s’est ensuite dirigée vers la chefferie, où le chef a fait de nouvelles incantations pour bénir et honorer le tombeau de ses aïeux disparus. Puis la cohorte s’est rendue vers une autre rivière, sous un soleil ardent et toujours avec les pieds complètement déchaussés.

Les rites ont été répétés avec vigueur, sous les bruits ininterruptibles des batteurs de tam-tam. Ensuite direction l’hôpital de Bekoko, où le chef a procédé à la remise solennelle d’un don important de matériel médical, sous le patronage et la supervision de la mairie de Dibombari qui était représentée par l’actuel maire, ainsi que du ministère de la santé qui était représenté par le Délégué régional MINSANTE de la région du Littoral…


Un concept à reproduire

Les journées socio-culturelles et économiques de Bekoko, c’était une sacrée réussite ! Moi qui y était en tant que simple reporter, j’ai été émerveillé par cette velléité communautaire. Et je pense que toutes les localités camerounaises devraient penser à reproduire de telles initiatives…
En fait, le développement d’une Nation commence d’abord par le développement de ses collectivités. Et j’ai été impacté par ce bouillon d’échanges, de savoir que les élites d’un petit village de 1 250 personnes seulement, s’engagent à faire venir le monde entier à leur porte, afin de faire bénéficier à leur jeunesse de ces richesses et de toute cette intelligence.
Je remercie tout particulièrement le Chief Nguimè Ekollo, qui est la preuve vivante que dans notre cher Cameroun, il y a encore des gens qui se préoccupent essentiellement des intérêts collectif et général. Car l’Etat ne peut pas tout faire. Chacun à son petit niveau, nous pouvons apporter notre pierre à l’édifice. Chaque village devrait commencer déjà par s’organiser à l’intérieur de lui-même, et planifier déjà lui-même sa propre émergence. D’ailleurs j’ai surtout retenu que le Cameroun est un territoire rempli de cultures ancestrales très précieuses, mais que la culture ne servira à rien si elle ne se fait pas accompagner par un savant processus de développement…


J’ai participé à un festival chez les Bekoko

Donc le village de Bekoko vient d’organiser la première édition de ses Journées socio-culturelles et économiques, du 17 au 18 mars 2023. Et j’y ai participé en tant que photographe…

J’ai assisté à un festival chez les Bekoko ! Il ne s’agissait pas en réalité d’un festival, mais d’un rassemblement communautaire de réflexion sur le développement économique de cette localité.
J’ai assisté à un festival chez les Bwamakalas ! Car en réalité, c’est exactement comme cela qu’on appelle les autochtones et les ressortissants de Bekoko.
J’ai assisté à un festival qui a duré pendant deux jours, à Bekoko, et dont la communication et le protocole étaient magistralement diligentés par mon ami Pierre La Paix Ndamè.

Mais ce que j’ai retenu, c’est que c’est l’union qui fait la force. J’ai aussi retenu qu’on n’a pas forcément besoin d’être très nombreux pour idéaliser de grandes choses. J’ai enfin découvert cette petite commune que je ne connaissais pas réellement, sinon à distance, mais qui conserve fidèlement —voire religieusement— les grands principes de la grande tradition culturelle des peuples sawa.
Et dire que tout ceci n’était que la toute première édition…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’étais à Bekoko
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Il faut donner l’argent aux femmes !

Au-delà de toutes considérations matérialistes et prostitutionnelles, la femme est un individu qui a régulièrement besoin d’entretien.
Et donc, il faut donner l’argent aux Camerounaises !


Il faut donner l’argent à sa petite amie

Il faut savoir que quand on a la chance d’avoir une bonne petite amie, on doit prendre soin de bien l’entretenir et surtout de la cajoler. Parce que la femme est un individu qui a besoin d’une attention particulière, et à fortiori les nombreuses cameruineuses qui habitent ici dans notre Cameroun…
Il faut apprendre à s’occuper financièrement de sa petite copine, même si celle-ci gagne indépendamment son propre argent en travaillant. Parce que la mission première d’un homme c’est de subvenir aux besoins essentiels de sa petite famille, et de concourir ainsi à ce que sa partenaire amoureuse devienne resplendissante. Il faut donner l’argent à sa tendre moitié pour qu’elle puisse bien manger, bien se vêtir et bien se divertir. Il faut chercher à la réfugier à l’abri du besoin. Il faut lui démontrer que vous êtes un homme valable et capable, un mâle responsable, qui saura la protéger —voire la secourir— en cas de difficultés ou d’épreuves. Il faut parler avec son épouse le seul langage qu’elle comprenne sans aucune traduction ni interprétation diverses, c’est-à-dire qu’il faut lui donner l’argent !


Il faut donner l’argent à sa conquête

Comment voulez-vous qu’une demoiselle que vous courtisez avec insistance, s’intéresse à votre petite personne si vous ne lui donnez pas de l’argent ? Hein ? Vous faites même ça comment ?
Parce que les jolies filles que vous appréciez dans la rue, elles ont au moins cent mille dragueurs ! Elles rentrent tous les jours à la maison avec au moins dix mille numéros de téléphone dans leur répertoire, et comment espérez-vous marquer la différence si vous vous contentez uniquement de votre soporifique baragouinage ?
Mes chers amis, il faut donner l’argent à une femme qui vous intéresse ! Il ne faut pas seulement vous imaginer qu’elle va vous considérer comme un imbécile ou bien un mougou. Il faut aussi se dire que cela lui permettra de se rapprocher raisonnablement de vous, parce que vous n’êtes ni le plus beau, ni le plus stylé, ni le plus intelligent parmi ses innombrables courtisans. Il faut lui démontrer que même sans être officiellement avec elle, vous êtes déjà capable de pouvoir modestement contribuer financièrement à son épanouissement. C’est très important !
Car les femmes que vous baratinez n’ont pas seulement besoin de votre argent parce qu’elles sont essentiellement des filles manipulatrices ou calculatrices, mais c’est aussi parce qu’elles ont souvent un peu besoin de savoir exactement à quel genre de mari elles auront affaire…


homme donne l'argent à une femme
Les femmes deviennent réellement amoureuses lorsqu’on leur donne de l’argent. Source: sorrocoeur.com /Image reprise sous autorisation

Il ne faut pas attendre que la femme te demande

Un vrai homme doit être un gentleman ! C’est-à-dire qu’il doit être à la fois élégant, galant, poli, respectueux, romantique, etc, mais avant toutes ces choses il doit d’abord donner l’argent !
Il ne faut pas toujours attendre que ta petite amie te demande son lait de toilette pour que tu la traites comme si elle était devenue une affamée ou bien une mendiante. Il ne faut pas toujours attendre qu’elle te demande son argent de transport ou bien de nourriture pour la semaine. Il ne faut pas lui démontrer que tu es un grippe-sou, et que pour obtenir son argent de poche elle devra d’abord courir derrière toi pendant des semaines voire des semestres…
Il faut lui donner l’argent pour rien comme ça ! Parfois même, sans aucune explication ! Il faut lui faire des transferts d’argent électronique par inadvertance, par exemple lorsque tu as gagné un petit gombo. Il faut montrer à ta partenaire amoureuse qu’elle est ton unique princesse, et que les efforts financiers que tu fournis régulièrement pour elle, c’est exclusivement par amour. Il ne faut pas devenir le genre de type qui attend toujours que sa femme rampe derrière lui comme le margouillat, avant de lui balancer un minguili argent de ration alors que tu es allé dépenser inutilement ton salaire avec tes autres ndjombas du dehors…


Il faut lui démontrer que tu tiens à elle

Donner l’argent à une femme, ce n’est pas seulement parce qu’on est un imbécile […] Mais cela est considéré par la bénéficiaire comme un acte d’affection, comme un geste d’amour et comme une preuve inégalable de réel intéressement.
Il faut donner l’argent aux femmes ! Même si c’est cela qui les attire au départ, elles finiront réellement par t’aimer sincèrement plus tard. Les femmes finissent toujours par aimer les hommes qui dépensent beaucoup d’argent rien que sur elles. Pas les miettes hein, j’ai bien dit beaucoup d’argent !
Les femmes préfèrent un homme qui leur donne dix mille francs CFA en une seule fois, à celui qui leur donne 1 500 FCFA en quarante fois. Il vaut mieux généralement résoudre les vrais problèmes des femmes (sa cotisation, son loyer, son fonds de commerce, etc) que de lui donner l’impression que vous ne faites pas vraiment d’efforts ni de sacrifices pour elle. Car un milliardaire qui dépense 50 000 francs CFA pour la femme qu’il prétend aimer, est beaucoup moins important qu’un débrouillard qui investit 50 % de ses maigres revenus pour satisfaire les desiderata de sa tendre épouse…


Il faut donner beaucoup d’argent aux femmes !

Donc au-delà de toutes les considérations matérialistes et même prostitutionnelles, la femme demeure un individu qui a systématiquement besoin d’entretien.
Bref, il faut donner beaucoup d’argent aux Camerounaises !

Il faut donner l’argent aux femmes ! Il faut donner l’argent aux filles afin de les aider à résoudre quelques petits problèmes, et c’est comme ça que tu verras qu’elles commenceront aussi à s’intéresser réellement à toi.
Il faut donner l’argent aux femmes ! Parce que c’est grâce à cela qu’elles deviendront plus jolies et surtout bien maquillées, et ainsi tu seras très content à chaque fois que tu lui demanderas de te balader en public avec elle.
Il faut donner l’argent aux femmes que vous aimez avant qu’il ne soit trop tard, sinon mon ami Pierre La Paix Ndamè viendra le faire à votre place.

Et alors vous regretterez amèrement comme moi, parce que je viens également de perdre ma dulcinée. Je l’aimais sincèrement de tout mon cœur mais j’attendais malheureusement qu’elle me demande toujours l’argent. Je ne lui faisais jamais de vraies surprises, puisque je me persuadais qu’elle ne m’aimait pas véritablement. Et lorsque j’ai enfin décidé de devenir un amant charitable et de m’occuper convenablement d’elle, elle m’a plutôt annoncé que c’était officiellement terminé entre nous deux !
Parce que je ne lui donnais pas l’argent…


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Je ne pardonnerai jamais à une femme qui m’a laissé tomber…

Aujourd’hui je suis encore célibataire, et pourtant j’ai déjà rencontré de très merveilleuses Camerounaises. Mais c’est parce que je ne pardonnerai jamais à une femme qui m’avait laissé tomber…


Je ne pardonnerai pas à une fille qui part accoucher ailleurs

Ou bien même qui avorte régulièrement. Parce que quand moi je flirte avec une Camerounaise, j’espère quand même que je suis au moins le seul garçon qui peut lui monter dessus ! Et donc quand j’apprendrai qu’elle m’aurait quitté pour aller tomber enceinte à cause d’un autre gars, cela me provoquera très-très certainement l’hypertension. Quand j’apprendrai qu’il y avait un autre type qui m’imitait dans l’obscurité et qui la déshabillait exactement de la même façon que moi, cela me mettra véritablement en rogne.
Car une chose est sûre, c’est que j’ai déjà du mal avec les femmes qui avaient fait des enfants avant de me rencontrer ; alors je ne pardonnerai jamais à une fille qui m’a abandonné pour aller pratiquer ses accouchements avec un autre Camerounais…


Je n’excuserai pas une femme qui habite avec un homme

Si je constate qu’une fille que je suis en train de baratiner est déjà en train de cohabiter avec un homme, je la quitte immédiatement ! Ce n’est même pas négociable. Parce que quand je pense comment cet homme-là la malmène dans la nuit alors que moi je pleure encore le froid de Douala sous mes maigres couvertures, ça me provoque la rage !
Je n’aime plus les femmes qui habitent sous le même toit avec un homme. Parce que ça me donne l’impression que je vais seulement récupérer les restes. Ça me donne le sentiment que si elle accepte de se mettre avec moi, ce sera uniquement parce que ça n’aura pas bien marché avec son autre type. D’ailleurs moi je préfère encore qu’une fille me trompe techniquement en allant flirter avec ses gars du dehors, puisque je ne récupérerai jamais une femme qui était déjà partie cohabiter sur le même matelas avec un homme !


Un homme qui quitte une femme
La rupture est le moment le plus difficile d’une relation amoureuse. Source: blog.clubrencontre.org /Image reprise sous autorisation

Je ne supporterai pas une femme mariée

Le mariage alors c’est grave ! Parce que non seulement la fille est déjà mariée officiellement, mais en plus elle est officiellement reconnue par toute sa belle-famille ! Elle est également reconnue par l’état-civil, par le maire, par la société civile, par les voisines du quartier, par le président de la République du Cameroun, etc.
Je ne pardonnerai jamais à une fille qui m’a laissé tomber pour aller se marier là-bas à l’hôtel de ville. Jamais de la vie ! Et c’est pour ça que quand j’aperçois les photos de mes ex sur Facebook en train de célébrer leur mariage, je clique toujours sur « J’aime » alors qu’en réalité je ne les aimerai plus jamais. Quand je croise une ancienne compagne et qu’elle me surprend en m’annonçant qu’elle est devenue fiancée, je lui souhaite intérieurement bonne chance. Et en même temps je supprime son numéro, car je ne me remettrai jamais en relation avec une femme qui a déjà accepté les alliances d’un autre courtisan…


Je ne peux pas tolérer une ex qui m’avait simplifié

Les femmes nous sous-estiment tous les jours. Et souvent c’est parce que ton métier leur paraît ridicule, ton accoutrement leur paraît dérisoire, ton intelligence leur paraît superfétatoire, ou alors c’est parce que tu n’es pas suffisamment mégalomaniaque ni vantard à travers les réseaux sociaux…
Je n’aime pas ça ! Je n’aime pas quand une fille me prend de haut lorsque je me place en bas pour lui déclarer que je suis amoureux d’elle. Je n’aime pas les femmes qui se prennent pour le diamant. Je n’aime pas les femmes qui me considèrent comme un incapable ou encore un bon à rien. Et si jamais on se revoit et que tu veux revenir dans ma vie parce que ma situation financière s’est nettement améliorée, eh bien je vais te barrer direct ! Parce que je n’aime pas les femmes qui veulent directement tomber sur un homme qui est déjà plein aux as, alors qu’elles n’ont rien fait —du tout— pour qu’il se retrouve à ce niveau là…


Je ne pardonnerai jamais à une Camerounaise qui m’avait laissé tomber…

Donc aujourd’hui je suis encore un célibataire, et pourtant j’ai quand même rencontré de très merveilleuses Camerounaises. Mais c’est parce que je ne recommencerai jamais avec une femme qui m’avait laissé tomber…

Je ne pardonnerai jamais à une femme infidèle ! Car si une fille te trompe aujourd’hui avec ton meilleur ami jusqu’à te quitter pour de bon, pourquoi devrais-tu la reprendre sous le fallacieux prétexte qu’elle te dirait qu’elle aurait changé ?
Je ne pardonnerai jamais à une femme qui ne m’aimait pas réellement ! Car même si tu m’aimes dorénavant, ça me fait bizarre d’imaginer que tu as pu vivre avec Pierre La Paix Ndamè alors que tu ne ressentais absolument rien pour lui !
Je ne pardonnerai jamais à une femme qui m’avait laissé tomber à cause de sa carrière à elle, parce que ça voudra dire qu’elle ne m’avait jamais bien considéré comme sa priorité.

Puisque ce qui est réellement important dans l’amour, c’est lorsque tu constates que ton conjoint te respecte plus que tout au monde, et qu’il t’aimera toujours du plus profond de son cœur. Alors si une fille veut jouer au cache-cache avec moi, si elle veut s’amuser à s’essayer à jouer à la plus maligne avec mes sentiments les plus intimes, moi je ne lui interdirai jamais de vouloir partir et même de m’abandonner.
Mais je ne lui pardonnerai pas non plus, puisque je n’ai jamais pardonné à une Camerounaise qui avait eu la malencontreuse idée de vouloir me laisser tomber…


Ecclésiaste DEUDJUI, je pardonnerai aux autres
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L’affaire Martinez Zogo, une série Netflix !

Depuis le 17 janvier que Martinez Zogo a été assassiné, on a l’impression d’être plongés dans une fiction assez étrange. Car ce dossier ressemble de plus en plus à une série Netflix avec tous ses rebondissements…


Un film d’horreur

L’affaire Martinez Zogo a débuté par une scène macabre, avec la découverte du corps mutilé de l’ex-chef de chaîne de la radio Amplitude FM.
Par la suite, nous avons appris avec effroi que ce journaliste avait été sauvagement torturé, avant d’être brutalement assassiné. Ce dossier a donc commencé par une consternation générale, laquelle s’est d’ailleurs répandue à travers toutes les chancelleries occidentales. L’affaire Martinez Zogo a transcendé la liberté d’expression pour devenir une affaire d’Etat, de droits de l’Homme et de liberté de la presse. L’abomination de cette mise à mort a contribué à faire de ce synopsis l’équivalent d’un véritable film d’horreur.


Un roman policier

Par la suite, il y a eu des enquêtes. Le président Paul Biya — lui-même — a ordonné l’ouverture d’une procédure gendarmerie-police, afin de mettre la main sur les commanditaires et les exécutants de cet odieux assassinat.
Comme dans Derrick, on a d’abord capturé le lieutenant-colonel Justin Danwe, le chef des opérations de la DGRE (l’équivalent de la CIA aux États-Unis). On a ensuite mis la main sur son patron immédiat, Maxime Eko Eko, ainsi que sur une quinzaine de membres du commando appartenant tous également à nos services de renseignements.
Mais le clou du spectacle, c’était le lundi 6 février à six heures. Trois arrestations simultanées ont eu lieu dans les domiciles respectifs de Jean-Pierre Amougou Belinga, de Bruno Bidjang et du colonel Nsoe Etoundi. Les motifs de leurs interpellations restent relativement flous pour le moment.
Toujours est-il que cette affaire s’apparente de plus en plus à un épisode de la série Columbo. Reporters sans frontières (RSF) nous fait savoir qu’ils détiennent en exclusivité les contenus des dépositions, mais le gouvernement refuse de communiquer officiellement sur l’évolution de ce dossier. Et le public s’abreuve sur les réseaux sociaux à la faveur des kongossas qui y sont déversés par les lanceurs d’alerte comme Boris Bertolt, Rémy Ngono, Pierre La Paix Ndamè, etc.


les couples Bidjang et Belinga
Ce sont aussi des histoires d’amour qui se jouent derrière l’affaire Martinez Zogo. Source: ocamer.com /CC-BY

Une pièce de théâtre comique

Finalement hein, cette histoire est presque une comédie. Entre les épouses des interpellés qui sont elles-mêmes interpellées puis relâchées au compte-gouttes, entre les hommes de main des uns et des autres et les collaborateurs du Zomloa qui sont auditionnés, ou encore le cas du journaliste Xavier Messe ; celui-là qui avait prétendu en savoir davantage depuis le mercredi 18 janvier, mais qui s’est dédit après avoir passé seulement deux jours au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED)…
C’est une histoire tragi-comique. Car la vie de cette vingtaine de prévenus est en jeu, et pourtant les avocats d’Amougou Belinga et de Justin Danwe se mènent la guéguerre par médias interposés. Raoul Christophe Bia a fait un reportage pour défendre le curieux silence de Vision 4, et pour ridiculiser les envoyés spéciaux d’Equinoxe et de Canal 2 que sont Guy Zogo et Arnaud Nguefack. Une mystérieuse inconnue a rendu visite à l’un des prévenus de cette affaire, et les journaux ont vite fait d’imaginer qu’il s’agirait de sa future quatrième épouse. Les influenceurs et les personnalités préférées des Camerounais ont préféré s’éclipser sur ce dossier pourtant sensible (je pense à Samuel Eto’o et à Francis Ngannou), alors que leurs voix pouvaient aider à une plus importante mobilisation.
Mais le plus ridicule dans cette histoire, ce sont surtout les allers et venues des accusés entre le SED et le tribunal militaire. Des allers-retours qui tiennent en haleine l’opinion publique et qui sont décidées par un personnage que personne ne connaissait auparavant : le commissaire du gouvernement !


Un téléfilm romantique

Enfin, il s’agit aussi d’un film romantique. Une série Netflix à l’eau de rose, comme on sait si bien en fabriquer à Novelawood.
Depuis le décès de Martinez Zogo, qui ne connaît pas le visage de son épouse ? Elle qui bénéficie désormais de la protection rapprochée de quatre gendarmes, après avoir maintes fois clamé son insécurité et ses frayeurs. Et puis, qui ne connaissait pas les visages de Mélissa Etoundi et d’Ivana Bidjang ? Hein ? Ces deux pin-up qui sont régulièrement au chevet de leurs maris (lorsque l’autorisation de visite leur est accordée) et, pour tout vous dire, je trouve cela relativement très romantique.
On se souvient que Bruno Bidjang avait fait de même pour Ivana Essomba lorsqu’elle s’était retrouvée en garde-à-vue dans l’affaire Bryan Fombor. On découvre avec Mélissa Belinga que l’argent n’est pas le seul socle de son amour, et que son soutien envers le zomloa des zomloas paraît pour le moment assez sincère et indéfectible.
Nous sommes donc plongés dans une histoire tragi-romantique, un peu à la Titanic. Le suspens dans les décisions du commissaire du gouvernement mettent plusieurs familles en suspens, et ces épouses éprouvées sont parfois obligées de se retrouver devant le tribunal militaire aux environs de deux heures du matin !


L’affaire Martinez Zogo, un thriller insoutenable !

Donc depuis le dimanche 22 janvier que le corps de Martinez Zogo a été retrouvé, on a l’impression d’être plongés dans une fiction très particulière. Car ce dossier ressemble de plus en plus à une série Netflix avec ses interminables rebondissements…

L’affaire Martinez Zogo, un fait divers ! Car avec le temps cette histoire va malheureusement devenir un fait divers, même si quelques médias se battent tous les jours afin de tenter de maintenir la pression sur les autorités.
L’affaire Martinez Zogo, une affaire d’Etat ! Car ce sont quand même les plus hauts services de renseignements qui sont interpellés dans cette procédure, de même que l’un des hommes d’affaires les plus puissants de notre République.
L’affaire Martinez Zogo, un véritable film d’auteur ! Car on y retrouve de la tragédie, de l’amour, de l’action, de la comédie mais surtout beaucoup-beaucoup de surnaturel et de paranormal.

Parce que depuis un mois que Paul Biya avait ouvert les enquêtes, les Camerounais ont l’impression que rien n’avance. Certains esprits commencent à soupçonner que l’on veut déjà nous tourner en bourrique, afin que cette affaire soit noyée comme les autres assassinats qui avaient été définitivement ensevelis. Et si on ne veut pas rendre la justice à notre Martinez Zogo, qu’on nous révèle au moins le casting de tous ses meurtriers. Car nous ne serons pas des figurants dans votre propre série que vous avez-vous-mêmes organisée…


Ecclésiaste DEUDJUI, justice pour Martinez Zogo !
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À quoi servent les influenceurs au Cameroun ?

Depuis le début de l’affaire Martinez Zogo, je n’ai entendu aucun influenceur ! D’ailleurs je suis tenté de me demander à quoi servent-ils exactement ici au Cameroun…


Aucune indignation des influenceurs

Depuis le meurtre du journaliste Martinez Zogo, je n’ai entendu aucun influenceur ! Et je ne parle pas seulement des gens qui postent des vidéos sur YouTube, je parle aussi des célébrités telles que Samuel Eto’o, Francis Ngannou, Longuè Longuè, Nchout Ajara, Pierre La Paix Ndamè, etc.
Je n’ai entendu aucune indignation ! Ce sont plutôt les lanceurs d’alerte qui sont installés loin là-bas en Hexagone ou à Washington, qui nous partagent des informations quotidiennes ainsi que leurs colères. Ce sont plutôt les populations asphyxiées par l’oppression de la vie chère, qui manifestent et revendiquent leur soif de vengeance. Et pendant ce temps-là les voix les plus autorisées sur les réseaux sociaux continuent de se taire, entraînant avec elles leurs millions de followers dans une forme de passivité castratrice et vraisemblablement culpabilisante…


Le silence monnayé des influenceurs ?

Dans un de ses directs, Rémy Ngono a même déclaré qu’il y avait une liste qui circulait, et qui concernerait des influenceurs qui auraient été monnayés soit pour se taire, soit pour disculper médiatiquement le sieur Jean-Pierre Amougou Belinga.
Je n’en sais rien ! Toujours est-il que cette liste de Schindler a fait grand bruit sur la toile, et que certains concernés sont immédiatement montés au créneau pour tenter de se défendre. Le pauvre Monsieur Chantal a d’ailleurs supplié les internautes de retirer son nom de cette fameuse liste, prétendant n’être au parfum de rien. Idem pour Cabrel Nandjip qui a dénoncé une manipulation nocive. Sans oublier notre Fingon Tralala qui s’est immédiatement offusqué de cette vindicte publique, lui qui a déclaré ne jamais consommer « l’argent du sang ». D’ailleurs c’est à cette occasion (après plus de vingt-cinq ans de carrière) que j’ai su qu’il était l’enfant d’un certain Ngahana Tapita aujourd’hui de regrettée mémoire…


Justice pour Martinez Zogo
Les influenceurs camerounais ne réclament pas la Justice pour Martinez Zogo. Source: actucameroun.com /CC-BY

Une défense pitoyable et pathétique

Pour les autres influenceurs cités dans cette affaire, la défense a été encore plus pittoresque. À commencer par Francine Mayole la tiktokeuse, elle qui a déclaré « ne pas s’occuper des affaires des gens qui mangent cinq fois par jour, et se contenter uniquement de se réveiller à 9h du matin » (sic)
Quelle maladresse ! Quelle irrévérence envers le sujet principal qui occupe tous les Camerounais ! Quel manque de respect envers la mémoire de Martinez Zogo, alors qu’il lui suffisait simplement de condamner son assassinat, et de revendiquer une justice équitable.
Mais le must du must, c’est venu de Steve Fah ! Déjà qu’il s’agit là d’un influenceur que j’avais particulièrement décidé de ne plus regarder, même s’il demeure l’un des personnages les plus suivis de notre « continent ». Steve Fah a osé dire, et je le cite : « Restez-là vous parlez des choses qui ne vous concernent pas au lieu de chercher votre argent. Moi je suis occupé à construire mon hacienda à Bastos et ce projet va me coûter plus de 500 millions FCFA » (sic)
Quelle bassesse ! Quelle insulte ! Quelle méchanceté ! Quel sadisme ! Quelle idiotie ! Quel manque d’éducation ! Quelle saleté ! Quelle ignominie ! Quelle imbécilité ! Quelle inhumanité, tout simplement.
Car pour moi hein, Steve Fah représente ce qu’il y a de plus sale et de plus abject pour l’avenir de notre jeunesse. Il fait partie de ces jeunes qui privilégient leur bonheur individuel à la dignité humaine, et en cela je le trouve remarquablement dégoûtant et diabolique. Au lieu de narguer ses congénères, au lieu de se pavaner ou de se faire voir, il aurait suffit qu’il partageât son indignation avec les millions de Camerounais qui le suivent, pour que la cause de Martinez Zogo n’en soit que plus renforcée encore ; et que son propre honneur à lui-même soit relativement restauré.


Des pions du régime et des cupides insatiables

Et en fait c’est de cela qu’il s’agit, parce que nos influenceurs sont eux-mêmes influencés par certains pontes de notre régime. Ils sont utilisés par les vieillards qui nous dirigent pour mater les jeunes garçons et les jeunes filles qui les suivent, et en contrepartie ils reçoivent beaucoup d’argent pour réaliser cette sale besogne. Nos influenceurs ont pour mission première d’abrutir notre jeunesse, et de la maintenir engluée dans une sorte de veulerie et d’obscurantisme. Elle a pour mission de leur faire miroiter une réussite sociale miraculeuse, au détriment de l’éthique, du travail acharné et de la traçabilité.
Par ailleurs, ces influenceurs sont tous des assoiffés d’argent ! Ce qui compte pour eux, c’est exclusivement leur compte en banque. Ils ont l’indignation sélective et ils n’ont aucune humanité dans leur personnalité. Ils passent leur vie à comptabiliser leurs followers, leurs vues, leurs monétisations publicitaires. Ils recherchent des marques commerciales à longueur de journées, auxquelles ils sacrifient leur image au détriment de la déontologie de celles qui les emploient. Ils sont cupides, ils sont arrivistes, ils sont vénaux jusqu’au bout du bout de leurs ongles. Et finalement en fin de compte, nous avons des influenceurs qui restent silencieux devant le crime le plus inadmissible de toute l’histoire de notre république, et quand vous interpellez leur responsabilité ils vont vous rétorquer que « Cela ne nous concerne pas »


Mais à quoi servent exactement les influenceurs au Cameroun ?

Donc depuis le début de l’affaire Martinez Zogo, je n’ai encore entendu aucun influenceur ! D’ailleurs je suis tenté de me demander à quoi servent-ils exactement ici dans notre Cameroun…

À quoi servent les influenceurs au Cameroun ? Ils servent à se faire voir, à se pavaner et à ridiculiser leurs compatriotes sur les réseaux sociaux, surtout lorsque cela n’apporte aucune plus-value sur le quotidien du pauvre petit peuple camerounais.
À quoi servent les influenceuses au Cameroun ? Elles servent à se dénuder, à désorienter nos adolescentes à travers leurs apparences de grandes divas, surtout lorsque cela leur permet de vendre leur piment tranquillement aux courtisans les plus offrants.
À quoi donc servent finalement les personnalités les plus populaires du Cameroun, si elles ne peuvent même pas s’indigner publiquement depuis la disparition du Camerounais Martinez Zogo ?

Parce que cela fait déjà un mois que notre journaliste a été assassiné, et pourtant l’enquête n’a toujours pas été élucidée. Alors que si nous étions dans un pays normal, les influenceurs auraient déjà pesé de tout leur poids. Leur indignation spontanée aurait déjà aidé à une mobilisation populaire inégalable, et certainement que nous aurions rapidement obtenu réparation et un début de Justice pour monsieur Martinez Zogo.
Mais lorsque je regarde les fanfarons qui nous servent d’influenceurs et d’influenceuses, je me dis intérieurement que c’est malheureusement une peine perdue. D’ailleurs je serais tenté de me demander à quoi ils servent encore exactement ici au Cameroun…


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Joyeux anniversaire, monsieur le Président !

Une fois n’est pas coutume, le président de la République fête ses quatre-vingt-dix ans aujourd’hui. Et même si sa fin de règne s’annonce incertaine et potentiellement chaotique, je me sens quand même l’obligation de lui souhaiter un joyeux anniversaire…


Déjà quarante ans de pouvoir !

Le 6 novembre dernier, Paul Biya célébrait ses quarante ans de pouvoir à la magistrature suprême. Son prédécesseur (Ahmadou Ahidjo) lui avait confié les clés de la Nation le 4 novembre 1982, et depuis lors il a dirigé notre République avec une main de fer !
Paul Biya a échappé au coup d’Etat du 6 avril 1984. Il a « survécu » aux élections présidentielles électriques de 1992. On l’a même annoncé décédé à l’issue d’un voyage à l’étranger en 2004, et en février 2008 il a rétabli l’ordre public après de violentes émeutes populaires ; on lui reprochait alors d’avoir modifié la limitation des mandats présidentiels sur la Constitution…


Une fin de règne incertaine

C’est un secret de Polichinelle, la fin de règne du régime Biya est des plus incertaines qui soient. Le président est de plus en plus âgé —donc plus fatigué même si ses partisans s’en défendent—, il est de plus en plus absent (il n’était pas très présent non plus hein) et il se préoccupe davantage de sa santé physique, ce qui est tout à fait normal.
Dans cette fin de règne, Paul Biya a volontairement tout flouté. Ses successeurs constitutionnels sont incroyablement plus séniles que lui, plus grabataires et plus amnésiques. Difficile de les imaginer organiser la transition en cas de vacance soudaine du pouvoir, ce qui laisse le champ libre à une flopée de jeunes louveteaux aux dents très longues.
Le fils du président a d’ailleurs été repéré comme étant un candidat naturel à la transition, mais d’autres plénipotentiaires du régime ne l’entendent pas de cette oreille. Et à l’orée d’un crépuscule qui s’annonce de plus en plus imminent, les clans aiguisent leurs armes et leurs ambitions sont de moins en moins dissimulées. L’assassinat de Martinez Zogo est le signal de la cruauté et de la barbarie inégalables de ces bourreaux, et nul doute que l’après-Biya sera très dangereux parce que nous serons gouvernés par des gens qui seront impitoyablement plus sanguinaires.


anniversaire Paul Biya
Le président Paul Biya célèbre ses 90 ans ce lundi 13 février 2023. Source: CRTV web /CC-BY

Le discours à la jeunesse

Dans le dernier discours de Paul Biya, le 10 février, pas un seul mot sur Martinez Zogo ! Le chef de l’Etat n’a pas trahi sa légende de super-homme au-dessus de la mêlée, et surtout de quelqu’un qui ne commente aucunement les commentaires.
Pour le reste, une formalité ! On a l’impression que les discours du chef de l’Etat sont presque tous similaires, et qu’il n’y a que la date sur son pupitre qui change. Paul Biya a encore rappelé aux jeunes de se battre pour s’en sortir, tout en les exhortant à ne plus compter exclusivement sur le recrutement dans la Fonction publique. Il les a encouragés à l’auto-emploi, leur a demandé d’utiliser les réseaux sociaux à bon escient comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, et non pas dans un objectif de nuisance. Puis il leur a souhaité une excellente fête de la jeunesse.
Bref, du déjà entendu…


Une vie bien remplie

Mais sinon, notre président de la République demeure un être exceptionnel ! D’ailleurs je l’avais déjà rappelé dans un article, où je considérais Paul Biya comme étant certainement l’un des plus grands Camerounais de toute l’Histoire !
D’abord parce qu’il a réussi à atteindre cet âge canonique de quatre-vingt-dix ans. Ensuite, parce qu’il a dirigé notre pays pendant plus de quarante ans. Et enfin, parce qu’il a survécu aux batailles, il a su résister aux pressions occidentales et aux coups d’Etat scientifiques, sans oublier que pour son âge avancé, il présente indubitablement une apparente santé de fer !
Paul Biya est un homme exceptionnel ! Au-delà de son bilan politique qui me paraît personnellement médiocre, ça reste une personnalité hors du commun. Sa patience, sa colère lente, sa science du pouvoir et sa sagesse politique, en font un dirigeant très écouté par ses pairs. Son expérience également, lui qui a vu mourir des millions de compatriotes et qui a, presque à lui tout seul, vécu l’intégralité de l’histoire de notre pays depuis le maquis, les indépendances jusqu’à la Réunification…
Il est entré dans la haute Administration à l’âge de 29 ans seulement, en 1962. Il a cumulé ensuite les fonctions de Directeur du cabinet civil et de secrétaire général de la Présidence (Mvondo Ayolo et Ngoh Ngoh réunis) en 1968. Il a été le tout premier Premier ministre du Cameroun réunifié en 1975, et il est devenu président de la République alors qu’il était âgé de 49 ans seulement !


Joyeux anniversaire, monsieur le président Paul Biya !

Donc une fois n’est pas coutume hein, le président de la République fête ses quatre-vingt-dix ans ce lundi. Et même si sa fin de règne s’annonce chaotique et potentiellement explosive, je me sens l’obligation citoyenne de lui espérer un merveilleux anniversaire…

Joyeux anniversaire, monsieur le président ! L’histoire retiendra que c’est vous qui avez apporté le multipartisme et la « démocratie » au Cameroun, même si nous avons incroyablement régressé sur les plans économique et social.
Joyeux anniversaire, Paul Biya ! Rien que pour votre âge, vous méritez le respect de votre longévité et à ce titre, presque tous les Camerounais vous considèrent individuellement comme leur patriarche.
Joyeux anniversaire monsieur le président du Cameroun, même si nous restons dubitatifs quant à l’héritage que vous laisserez à notre jeune population.

Car sur le plan de la longévité au pouvoir, vous resterez indiscutablement le meilleur ! Mais les Camerounais se sont appauvris durant votre longue gouvernance, tandis que vos proches collaborateurs auront passé le temps à s’enrichir. Et même si votre fin de règne approche à grands pas et que nous serons certainement plus malheureux et plus misérables à l’avenir, je me sens quand même l’obligation citoyenne de vous adresser mes meilleurs vœux.
Et en ce 13 février 2023, je vous souhaite un joyeux anniversaire monsieur le Président.


Ecclésiaste DEUDJUI, joyeux anniversaire, Paul Biya!
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Pourquoi les Camerounais détestent Amougou Belinga ?

Un sentiment de satisfaction a traversé le Cameroun jeudi dernier, après la fausse annonce de l’arrestation de Jean-Pierre Amougou Belinga. Mais en fait hein, qu’est-ce qui peut bien expliquer une telle détestation ?


Le sentiment de satisfaction

Cette vague de joie a assailli presque tout le Cameroun entier, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers. Une rumeur selon laquelle le patron du Groupe L’Anecdote aurait été interpellé à son domicile, en pyjama, a circulé sur l’ensemble des réseaux sociaux. Et d’aucuns y sont même allés avec les détails les plus croustillants sur cette pseudo-arrestation.
Dès le lendemain matin, c’était l’effusion de joie dans les médias. Les journalistes, chroniqueurs, blogueurs et autres animateurs, s’en sont donnés à cœur joie. On aurait dit que l’arrestation de ce magnat était la seule conclusion possible pour le rassasiement de l’opinion publique, suite à l’enquête ouverte sur l’assassinat déshumanisant du journaliste Martinez Zogo.
Et puis, patatras ! Dans l’après-midi on apprend que l’information était fausse, et que tous les lanceurs d’alerte ont été roulés dans la farine. Même le journal satirique Le Popoli a dû faire son mea culpa, reconnaissant que Jean-Pierre Amougou Belinga se trouvait bel et bien à son bureau à ce moment-là, et d’ailleurs qu’il n’avait jamais reçu aucune invitation de la part du Secrétariat d’Etat à la Défense (SED).


L’argent d’Amougou Belinga

En réalité hein, l’argent d’Amougou Belinga dérange plusieurs personnes. D’abord parce que ce sont des sommes colossales, et ensuite parce qu’on veut à tout prix y établir une traçabilité.
Amougou Belinga est devenu en quelques années, l’un des hommes les plus fortunés du Cameroun. Il a réussi à monter un empire médiatique qui s’étend jusqu’à l’autre rive de la Méditerranée, avec l’acquisition de la chaîne 3A TéléSud. De plus, ce patron de presse possède plusieurs entreprises réputées, parmi lesquelles Vision Finance ou encore l’institut ISSAM. Son patrimoine immense résonne à travers le resplendissant immeuble Ekang qu’il vient d’implanter en plein cœur de Yaoundé, mais aussi par les salaires mirobolants qu’il octroie à la majorité de ses centaines d’employés.
Jean-Pierre Amougou Belinga est aussi caractérisé par sa générosité débordante, lui qui a par exemple offert 50 millions de francs CFA à Mgr Kleda en 2020, pour contribuer à sa lutte contre la pandémie du Covid-19 à travers la médecine traditionnelle…


Jean-Pierre Amougou Belinga avec ses journalistes
Jean-Pierre Amougou Belinga était dans les bureaux de Vision Finance, vendredi dernier, pour rassurer sa clientèle. Source: cameroonconcordnews.com /CC-BY

Sa puissance

Ce qui gêne aussi la majorité des Camerounais, c’est la puissance de ce monsieur. Déjà qu’il est un patriarche traditionnel de haut rang, et pour cela il a glané le grade de Zomloa des zomloas. Jean-Pierre Amougou Belinga est non seulement riche, mais il bénéficie aussi de la bénédiction spirituelle de toute sa communauté.
De plus, ce milliardaire est marié à une magistrate de haut rang. Il est l’ami personnel de plusieurs ministres. Il est régulièrement aperçu avec les plus hautes personnalités de notre République. Il remporte la plupart de ses batailles juridiques (on se souvient de ses démêlés avec les impôts), y compris contre des personnes qui se font passer pour des gens issus de la famille présidentielle.
Par ailleurs, on lui attribue des audios dans lesquels il hausserait le ton devant des personnalités influentes de notre pays (dont un ambassadeur), et ces supputations accroissent davantage cette impression de puissance. On se souvient qu’il avait fait déchausser le journaliste Ernest Obama, et qu’il affiche régulièrement sa proximité avec des chefs d’Etat de la zone CEMAC. Il a aussi épousé une charmante épouse en troisièmes noces, ce qui fait de lui un milliardaire surpuissant et qui a apprivoisé l’une des plus belles femmes de notre Cameroun !


Les Camerounais ont besoin de la Justice

In fine, les Camerounais ont besoin de justice ! Après l’annonce de la mort insoutenable de Martinez Zogo, ils s’étaient déjà désignés leur coupable idéal —indépendamment de l’enquête en cours—, et cette pseudo-arrestation était pour eux la seule issue satisfaisante de l’enquête commanditée par le chef de l’Etat.
Les Camerounais ne détestent pas foncièrement Amougou Belinga, mais ils ont envie de voir tomber un gros poisson. Car dans un pays où le sentiment de tirer le diable par la queue (avec la vie qui devient de plus en plus chère tous les jours) a gagné toutes les couches sociales, ils veulent qu’un milliardaire soit immédiatement arrêté puis incarcéré derrière les barreaux. Ils veulent trouver un bouc émissaire consensuel pour les scandales successifs du Covidgate, de la CANgate et des lignes 65 et 94. Et leur soif de sang est d’autant plus inassouvissable que Jean-Pierre Amougou Belinga leur apparaît comme étant un individu pratiquement inatteignable.


Pourquoi les Camerounais adorent détester Amougou Belinga ?

Donc un sentiment d’allégresse traverse le Cameroun ce lundi matin, après l’annonce de la vraie interpellation —cette fois-ci— de Jean-Pierre Amougou Belinga. Mais au fait hein, qu’est-ce qui peut bien expliciter une telle détestation ?

Pourquoi les Camerounais détestent Vision 4 ? Parce qu’on trouve parfois ses journalistes arrogants et irrévérencieux, mais c’est surtout parce qu’elle appartient au milliardaire controversé Jean-Pierre Amougou Belinga.
Pourquoi les Camerounais détestent Bruno Bidjang ? Car objectivement tout le monde le trouve hyper talentueux et d’ailleurs très professionnel, mais sa proximité avec le zomloa est considérée ici comme son pire défaut journalistique.
Pourquoi le peuple camerounais a fait de ce monsieur le coupable idéal, et pourtant l’enquête suit son cours avec une célérité et un sérieux que nous n’avions jamais observés auparavant ?

Parce que dans la nuit de jeudi à vendredi, une onde de joie s’est baladée à travers l’ensemble de notre territoire. Certaines gens ont sabré le champagne après l’annonce de cette pseudo-interpellation de Jean-Pierre Amougou Belinga, et d’aucuns y sont allés avec des rictus et des détails les plus croustillants.
Mais en réalité hein, qu’est-ce qui peut bien justifier une telle détestation collective ?


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