Ecclésiaste Deudjui

Communication de crise

J’ai assisté la semaine dernière à un atelier de sensibilisation sur le traitement de l’information en période de crise. Et le Cameroun était notre champ d’expérimentation…

 

formation sur la communication de crise
En pleine séance de travail pendant l’atelier sur la communication de crise. Crédit photo: Nkafu Policy /CC-BY

 

Le contexte

L’atelier s’est tenu sur un seul jour. Il a été organisé par le collectif « Emerging leaders » qui regroupe les futurs leaders de demain, et il a été chapeauté par la Nkafu Policy qui est un think tank de la fondation Denis & Lenora Foretia basée à Yaoundé.

Les travaux se sont déroulés à l’Institut Panafricain pour le Développement en Afrique Centrale (IPD-AC), sis à Bassa en face du collège Saint Charles Borromée. L’ordre du jour portait sur la « communication de crise » comme je l’ai dit plus haut, et le programme était axé sur la définition de cette communication ; sur son rôle dans la construction du vivre-ensemble, sur les dérives à éviter, sur ses enjeux, ses défis, ses interlocuteurs illégitimes, etc.

 

Les intervenants

Hormis le panel des futurs leaders qui était complété par le représentant personnel de la Nkafu Policy, à savoir Ulrich D’Pola, les intervenants prévus étaient Olivier Kinguè Moli et la présentatrice Carole Yemelong. Mais ces deux-là ont été remplacés au pied levé ꟷet avec brio !ꟷ par un certain Joseph Itotè qui travaille à la CRTV et dont j’ai immédiatement profité pour faire la connaissance.

À part eux, il y avait une bonne quinzaine de journalistes dans la salle (presse écrite, radio, télévision, web). Il y avait une demi-dizaine de blogueurs (dont Junior Haussin, Didier Ndengue et moi-même). Il y avait un commissaire de Police qui était dans l’assistance pour superviser surveiller nos travaux, et aussi un élément des renseignements généraux qui ne faisait que rédiger méticuleusement son rapport. Et quand ce dernier prenait la parole, il demandait aux gens d’éteindre leur smartphone et d’arrêter immédiatement le moniteur de leur caméscope électronique…

 

Ulrich D'Pola Kamdem
Ulrich D’Pola, représentant de la Nkafu Policy durant cette formation. Crédit photo: Emerging leaders /CC0

 

La période de crise

Alors, c’est quoi la période de crise ? Parce que depuis que les Camerounais bavardent sur internet, certains n’ont pas encore compris que l’heure est devenue grave ! Certains n’ont pas remarqué que moi j’avais directement cessé mes plaisanteries tribalistes à la veille des élections, et que dorénavant même j’évite de mélanger des mots comme « Maurice » et « Kamto ». Les gens ne comprennent pas encore que l’heure est devenue gravissime, et que le Cameroun se retrouve actuellement sur des braises ardentes. Car non seulement il y a les histoires de Boko Haram là-bas au Nord, mais en plus il y a la guerre civile (il faut bien l’admettre) dans nos régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Sans compter que toute l’intelligentsia du MRC se retrouve enfermée derrière les barreaux à Nkondengui, et que ses militants qui sont dehors ne cessent d’exhorter le peuple à la sédition et au soulèvement.

Sans oublier que la haine tribalistique est en train de se propager sur les réseaux sociaux, et qu’il suffit d’une petite étincelle (entre les tontinards et les sardinards par exemple) pour que notre pays se retrouve consumé comme la majestueuse cathédrale Notre-Dame de Paris…

 

Les enseignements

Les enseignements que j’ai tirés de cet atelier sont simples : on ne veut pas tout dire en situation de crise. On ne peut pas tout dire en situation de crise. On ne doit pas tout dire en situation de crise…

Parce qu’en tant que faiseurs d’opinions, nous les blogueurs et les journalistes devons apprendre à pratiquer un recoupement de l’information responsable. Nous devons toujours pouvoir confronter et vérifier nos sources. Nous ne devons pas sombrer dans la désinformation comme certains internautes, ni dans la recherche du buzz à travers les fake news, ni dans l’exagération, ni dans la victimisation, ni dans la manipulation politique, etc.

En tant que boussoles comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, nous devons restituer les faits lorsqu’ils sont détournés. Nous devons éduquer les populations qui n’ont pas accès à la vraie information. Nous devons soutenir les pouvoirs publics (sans pour autant les encourager) afin qu’ils puissent rétablir l’ordre public. Nous devons toujours condamner ce qui est condamnable, mais surtout défendre ce qui est défendable et systématiquement applaudir ce qui est applaudissable.

Nous devons favoriser la Paix, tout simplement, car c’est d’abord ça la responsabilité citoyenne. Et elle est d’autant plus indispensable en ce moment puisque nous nous retrouvons dans une situation de crise.

 

Ecclésiaste Deudjui reçoit son parchemin
J’ai reçu une attestation à la fin de la formation. Crédit: Nkafu Policy /CC-BY

 

Communications de crise

Donc la semaine dernière hein, j’ai bénéficié d’une formation journalistique sur la communication en période de crise. Et c’est le Cameroun qui était notre champ d’expérimentation…

 

Communication de crise. Avant de publier une information, il faut d’abord vérifier si c’est le bon moment ; ou alors si cette information sera bien correctement interprétée par ceux qui vont la recevoir.

Communication de crise. Les mots ont un sens. Les images sont des armes. La façon de dire les choses est parfois plus importante que le message que l’on veut faire passer lui-même.

Communication camerounaise de crise, car le véritable problème c’est que tout le monde ici pense qu’il possède également le même droit de s’exprimer.

 

Et même si cela peut paraître tolérable dans une situation normale, il en devient critique lorsque l’atmosphère se révèle non-maîtrisable. Et dans le cas du Cameroun qui traverse actuellement une sérieuse turbulence socio-politique, nous devons faire très attention aux mots que nous prononçons et surtout surveiller les informations que nous divulguons.

Et c’est cette vertu-là qu’on appellera alors la communication de crise.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, je communique en crise

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org


J’ai décidé de ne plus regarder le porno

Il y a une chaîne sur mon décodeur qui ne fait que diffuser des films pour adultes pendant 24h/24. Et c’est peut-être à cause d’elle que j’ai décidé de ne plus regarder le porno !

 

addiction au porno
L’addiction au porno est une véritable pathologie. Crédits: Youtube /Illustration reproduite sous autrisation

 

J’ai décidé de ne plus montrer la pornographie aux filles

Je n’invente rien. Puisque c’est bien connu que quand un Camerounais invite une Camerounaise à l’intérieur de sa chambrette, c’est généralement pour lui projeter des films pornographiques !

Auparavant je pratiquais aussi cette technique, afin d’exciter la demoiselle. Puisque quand tu commences à caresser une fille et qu’elle veut déjà te menacer en te disant que « Ne me touche pas ! », Tu es bien obligé de passer à la vitesse supérieure. Et c’est comme ça que je leur disais que je partais mettre du makossa, et pourtant j’allumais mon lecteur DVD et je diffusais plutôt les classiques de mon acteur préféré qui s’appelait Rocco Siffredi…

 

J’ai décidé de ne plus travailler en regardant le porno

Ça me déconcentre ! Vrai-vrai. Puisque quand tu es sur ton ordinateur en train de regarder un film pour adultes alors que tu as des dossiers urgents à traiter, comment est-ce que tu vas encore pouvoir te re-concentrer ? Surtout que même si tu cliques sur « Pause », tu auras toujours envie de connaître la suite de la scène (et pourtant tout le monde la connaît) et donc tu vas immédiatement re-cliquer sur « Play ».

C’est un classique.

Donc pour être plus sérieux hein, le porno au bureau c’est très dangereux. C’est très contre-productif. C’est très déroutant. C’est très excitant lorsque tu viens de consommer ton grand déjeuner à l’heure de ta pause, et si tu ne fais pas attention tu vas aller bondir sur l’une de tes collègues […]

C’est très perturbant. Ça m’empêchait même souvent de rédiger mes rapports, de faire de bons mails professionnels, de me concentrer sur mes camerounaiseries alors que je suis un blogueur à la base ; et que je ne suis pas spécialement à la recherche d’une relation sexuelle avec toutes les nouvelles stagiaires qui arrivent…

 

Rocco Siffredi, acteur porno
Rocco Siffredi, l’un des plus grands acteurs pornos de sa génération. Source: malpensa24.it /Photo reproduite sous autorisation

 

J’ai décidé de ne plus regarder le porno sur les réseaux sociaux

La seule solution pour éviter ça, c’était de sortir de mes groupes WhatsApp ! Puisque sur Facebook, heureusement, il y a un Juif qui s’appelle Mark Zuckerberg et qui a décidé de supprimer toutes les publications contenant une sexualité intempestive…

Mais sur WhatsApp, il n’y a pas de contrôle ! Tu peux même reconnaître ta sœur parmi les nombreuses vidéos pornographiques qui circulent librement sur cette plateforme. Tu peux voir comment un gars se connecte chaque matin et il vous balance cinquante vidéos pornographiques à la seconde ! Tu peux voir des filles qui sont complètement dévergondées, et qui vous partagent leurs POV (Private Own Video) en version originale. Tu peux avoir des gars qui organisent des partouzes presque tous les weekends, et qui vous expédieront le résultat final au format MP4. Tu peux même décider ꟷcomme moiꟷ que tu vas sortir de tous tes groupes WhatsApp, mais est-ce que cela va alors empêcher certains individus malveillants de continuer à t’envoyer leurs vidéos pornographiques en privé ?

 

J’ai décidé de ne plus adopter un comportement pornographique

Le comportement pornographique, c’est lorsque tu as déjà trop regardé les films pornos (comme Pierre La Paix Ndamè) au point où c’est même déjà devenu comme une drogue ! Et les symptômes les plus visibles sont : masturbations à répétition, addiction aux prostituées, dragues intempestives dans la rue et sur les réseaux sociaux, mémorisation des aphorismes tels que « Même l’eau sale éteint le feu », etc.

Et lorsque tu discutes avec une inconnue sur internet, la première photo que tu lui envoies c’est celle de ton bangala. Lorsque tu invites une copine un bois blanc chez toi et que la fille te permet de la déshabiller, tu as exclusivement envie de jouir dans sa bouche ! Et c’est comme ça que toutes les femmes qui passent devant toi te paraissent subitement comme des masochistes soumises. Tu deviens un pervers qui s’ignore. Si tu ne te contrôles pas tu risques de devenir un pédophile. Tu ne penses plus au missionnaire mais tu veux seulement pratiquer le Kâma-Sûtra. Tu crois que la vie est comme un film porno parce que dès qu’une voisine arrive chez toi pour te demander les allumettes, tu es directement en train d’imaginer que votre conversation va se terminer à l’horizontale…

 

jetons formant le mot SEX
L’industrie du porno a pour but de nous rendre accros au sexe. Source: sexo06.fr /Image reproduite sous autorisation

 

J’ai finalement décidé de ne plus regarder le porno

Donc depuis que j’ai acheté mon décodeur, il y a une chaîne dessus (canal 149) qui ne fait que diffuser des films pour adultes pendant toute la journée ! Et elle risque même de me pousser à adopter un comportement irréversible.

 

J’ai décidé de ne plus regarder le X ! C’est sale, c’est crade, c’est irréel, c’est humiliant pour la gent féminine et ça déconstruit la représentation sociétale de la sexualité.

J’ai décidé de ne plus pratiquer la sauvagerie ! Car ce ne sont pas toutes filles qui supportent la sodomie. Ce ne sont pas toutes les femmes qui avalent le sperme. Ce ne sont pas toutes les positions qui sont forcément indispensables.

J’ai décidé de ne plus jamais conserver les contenus à caractère pornographique dans mon ordinateur, que ce soient des films, des e-books, des audios, des sites web, etc.

 

Car l’industrie du porno est une industrie qui a pour seul objectif de nous démolir, et de nous abrutir. C’est une industrie qui est savamment et machiavéliquement pensée. C’est une industrie qui recrute de belles salopes qui vont facilement nous faire fantasmer, mais aussi des acteurs qui sont performants et qui sont tellement bien équipés que ça m’inspire parfois de la jalousie.

Et je crois que c’est aussi à cause d’eux que j’ai finalement décidé de ne plus regarder le porno.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, j’arrête le porno !

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org


Le dictionnaire « Camerounaise » des mots-clés

J’ai déjà remarqué que quand je discute avec une Camerounaise, il y a certains mots-clés qui peuvent me mettre dans les problèmes. Et je préfère les lister ici afin que chacun d’entre vous soit responsable de ses propres turpitudes…

 

homme avec une femme triste
Les mots que nous prononçons peuvent modifier l’humeur d’une Camerounaise. Image: freepik.com /CC0

 

Il y a les mots-clés sur le travail

C’est-à-dire que si tu dis à une Camerounaise que tu « travailles » à Dibombari, ne lui dis surtout pas que tu possèdes un grand « bureau » et que cet espace de travail est alimenté par plusieurs « climatiseurs » ! Sinon la fille va penser que tu es un « boss » comme mon ami Pierre La Paix Ndamè (c’est lui qui gère la Maison de la Culture), et elle va immédiatement commencer à te soumettre tous ses problèmes d’argent.

Et même lorsque tu es un « chômeur », évite de dire à une Camerounaise que tu veux aller à la « banque » ou bien que tu souhaites ravitailler ta « carte de crédit ». C’est suicidaire ! Surtout que les gens qui touchent un gros « salaire » ou alors qui effectuent quelques « missions » à l’étranger, leur copine ne se gêne pas pour aller fouiller turlupiner leurs « collègues » et pour leur demander si tu n’avais pas encore reçu une « nomination » entre-temps…

 

Il y a les mots-clés sur la nourriture

Je vous avais déjà expliqué ici que la petite vient en mangeant. Surtout les petites camerounaises. Mais pour qu’elle vienne manger en courant, il y a certains mots-clés que si tu prononces hein, ce sera comme si la fille n’avait jamais entendu ces mots-là auparavant…

Sérieux ! Il y a d’abord les mots-clés « chawarma », « brochettes de porc » et « poisson braisé ». Il y a les mots comme « glace à la vanille » et aussi « plaquettes de chocolat ». Il y a la locution « gâteau d’anniversaire ». Il y a les expressions de type « plantain-vapeur » ou encore « dakéré sénégalais ». Il y a des mots que si tu prononces au téléphone comme « poulet DG » ou bien « Tchop et Yamo » par exemple, tu vas voir comment la fille va atterrir devant toi alors que tu n’avais même pas encore terminé de lui téléphoner hein !

 

filles africaines en boîte de nuit
Les filles camerounaises adorent les ambiances. Source: Facebook /CC0

 

Il y a les mots-clés sur les ambiances

Les filles d’ici aiment trop le « mouvement ». Sans blague ! Elles adorent la grande vie, surtout que ce ne sont jamais elles qui dépensent. Alors si elle te dit qu’elle boit les « Heineken » et que toi tu pars commander une grosse « cuvette » de bouteilles et de canettes qui sont bien fraîches, elle va subitement te trouver intéressant intelligent. Et si en sirotant tu lui parles du « whisky », du « vin rouge », du « champagne » et de toutes ces liqueurs frelatées qu’on retrouve déjà dans n’importe quelle « cave » ici à Douala, la fille va sauf que venir dorénavant à tous tes rendez-vous !

Si tu dis à une Camerounaise que tu vas l’inviter au concert de « Dadju », et que d’ailleurs tu es même l’ami personnel de « Fally Ipupa » en chair et en os, elle va aussi commencer à te regarder comme une demie star. Elle aura souvent envie d’effectuer plusieurs sorties en ta compagnie. Elle sera ravie lorsque tu seras le commandant de votre « bateau », et que la « chicha » ne sera pas non autorisée. Elle souhaitera même que vous ayez suffisamment de « carburant » pour faire le tour des snack-bars, et que de temps en temps tu lui donnes un peu de « farotage » pour qu’elle aille le glisser dans les écouteurs de votre « disc-jockey »…

 

Il y a les mots-clés sur les arts de vivre

Ou comment toi tu vis chez toi. Parce que c’est bien beau de discuter avec une fille sur WhatsApp ou alors de l’inviter en boîte de nuit pour faire sa connaissance (je sais, c’est bizarre), mais ça ne la renseigne pas sur la manière dont tu vis exactement lorsque tu te retrouves chez toi.

Alors, il ne lui reste plus que les mots-clés « Canal+ » que tu peux prononcer lorsque tu commences à déblatérer sur ton « écran plasma ». Il lui reste des mots comme « Tommy Hilfiger » lorsque tu lui parles de ton dernier « shopping ». Il lui reste ta montre « Rolex ». Il lui reste ton « jogging » hebdomadaire. Il lui reste ton « appartement » ou bien ta « villa » où tu résides. Tes « hôtels » lorsque tu es hors de la ville. Tes appareils électroménagers qui vont de ton « réfrigérateur » à ta « machine à laver », sans parler de la « domestique »  que tu viens de recruter et qui ne travaille que trois jours sur sept durant toute la semaine…

 

dessin cerveau de femme
Il y a trop de connexions neurologiques dans le cerveau d’une Camerounaise. Source: villagesante.ht /Dessin reproduit sous autorisation

 

Le dictionnaire « cameruineuse » des mots-clés

Donc depuis un certain moment hein, il y a certains mots-clés que j’évite ABSOLUMENT de prononcer lorsque je discute avec une Camerounaise.

Sinon ils vont dangereusement me mettre dans les problèmes !

 

Il y a les mots comme « héritier » ou bien « successeur ». Ce sont des mots que les Camerounaises adorent entendre, puisque leur réelle passion se trouve dans l’administration et la gestion de tout ton patrimoine.

Il y a le verbe « construire ». Car même si c’est votre relation que tu veux bâtir, la fille va d’abord s’imaginer que tu as déjà acheté un terrain quelque part et que tu veux déjà commencer à lancer les travaux sur votre chantier.

Il y a le mot-clé « mariage ». Et pour moi c’est même lui le mot-clé le plus dangereux !

 

Parce que quand je ne maîtrisais pas encore ce vocabulaire, je sortais les mots de ma bouche sans même mesurer l’effet de bombe atomique qu’ils produisaient dans le cerveau calculateur de nos Cameruineuses. Je me livrais en pâture sans même m’en rendre compte. J’exprimais naturellement mes sentiments parce que je pensais que c’était ce qui les intéresserait en premier lieu, et pourtant elles ne retenaient que mes mots-clés : « Blogueur », « Voyageur », « Célibataire ». Et c’est comme ça que les filles du Cameroun m’ont sérieusement déplumé, mais je ne leur en veux pas puisque chacun d’entre nous doit être responsable de ses propres turpitudes.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, je n’utilise plus ce dictionnaire

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org


Un lycéen a été tué à Douala !

Vendredi dernier pendant la remise des bulletins au lycée de Déido ici à Douala, il y a eu un affrontement sanglant entre plusieurs élèves. Et un lycéen de 17 ans a été assassiné par son camarade de classe !

 

le lycéen Rosman Blériot Tsanou
Blériot Rosman Tsanou, le jeune lycéen assassiné au lycée bilingue de Déido. Source: Facebook

 

Les faits

D’après les dernières informations rumeurs, la scène s’est déroulée à l’intérieur du lycée bilingue de Déido ! Puisque pendant la cérémonie de remise des bulletins, il y a un ancien élève (il avait été renvoyé au premier trimestre) qui a pénétré dans l’enceinte de l’établissement en arborant une fausse tenue de lycéen, puis qui s’est dirigé vers la salle de classe de la future victime en compagnie de ses deux acolytes.

Apparemment, leur querelle datait de la veille. Une histoire de téléphone portable il paraît. Toujours est-il qu’ils se sont violemment bagarrés pendant plusieurs secondes, et ensuite l’ancien élève a sorti un long poignard qu’il a planté dans le thorax de Blériot Rosman Tsanou qui était pourtant son ancien camarade de 2nde C…

 

Les réactions

On ne peut pas vraiment dire qu’elles ont été spontanées. Hormis l’attroupement des élèves qui s’est grossi comme à l’accoutumée, puisque les Camerounais adorent les faits divers qui sont macabres au même titre que les histoires qui sont sanguinaires. Et il y a aussi la fuite de l’adolescent-assassin qui a été vraiment spontanée, puisque ce dernier a déguerpi des lieux tout de suite après avoir commis son homicide.

Par contre, la réaction des éducateurs a été indolente. Idem pour les secours puisqu’il n’y en avait pas. Idem également pour la Police qui n’a pas réagi à temps après l’alerte des élèves, et pourtant il y a le commissariat du 9ème arrondissement qui est situé juste de l’autre côté de la route…

Bref, ce sont les camarades de la victime qui ont dû transporter sa carcasse jusqu’à l’hôpital le plus proche, avant de s’apercevoir qu’elle avait déjà rendu l’âme ! Et au même moment le fugitif était rattrapé par les populations prévenues, et ensuite transféré entre les mains de la gendarmerie. Puis c’est la proviseure qui a téléphoné pour s’enquérir de la situation, puisqu’elle était à Yaoundé pendant qu’on remettait les bulletins dans son propre établissement ! Et il y a aussi la mère du petit Blériot qui est tombée évanouie (mais elle n’est pas morte hein !) parce qu’on venait de poignarder son fils adoptif, tandis que les enseignants de l’enfant étaient tranquillement assis en train de consommer leurs beignets-haricot…

 

lycée bilingue de Déido
L’intérieur du lycée bilingue de Déido. Image: lyceebilinguedeido.com /Image reproduite sous autorisation

 

Les explications

Quelles explications vous donner encore, alors que tout ici semble aussi clair que de l’eau de roche ? Hein ? Puisque nos adolescents sont déjà des drogués (ils consomment des amphétamines à vil prix), ils sont déjà des addicts invétérés pour les jeux de hasard (ils jouent au Parifoot comme Pierre La Paix Ndamè), et ils sont aussi des acteurs de vidéos pornographiques qu’ils réalisent avec la caméra de leur téléphone portable…

Quelles explications vous donner encore ? Puisque les bars sont alignés aux alentours de nos universités et de nos collèges, mais également aussi de nos internats ! Quels commentaires pouvons-nous encore ajouter ici au Cameroun, lorsque l’on sait que nos enfants regardent des programmes qui sont d’une violence inouïe à la télévision, et qu’ils vivent dans un climat de brutalité urbaine qui a manifestement tendance à les déshumaniser ?

Et puis c’est quoi cette histoire qu’il n’y a aucune sécurité dans nos établissements et que n’importe qui peut y pénétrer avec un long couteau ou bien avec une arme blanche ? Hein ? C’est quoi ces enceintes sans trousses de secours, sans infirmiers, sans extincteurs, sans caméras de surveillance ? Hein ? Comment pouvons-nous confier notre descendance à un ministère qui brasse pourtant des centaines de milliards de francs CFA par saison, mais qui n’arrive même pas à assurer l’éducation ni la sécurité de sa propre jeunesse ?

 

Le contexte

Et puis, il ne faut pas se cacher, chaque nation n’a que les adolescents qu’elle mérite ! Chaque République n’a que les hommes et les femmes qu’elle aura fabriqués. Chaque peuple n’a que la classe dirigeante qui lui est équivalente et ressemblante, à la réalité…

Puisque dans notre pays le Cameroun, il y a la guerre en zone anglophone avec des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, mais cela ne choque personne ! On vient d’incarcérer toute l’intelligentsia du premier parti d’opposition qui reste le MRC, mais cela n’offusque personne ! Il y a des administrateurs qui ont détourné (et qui continuent encore de détourner) des dizaines de milliards de francs CFA dans notre modeste argent du contribuable, mais ils sont plutôt considérés ici au Cameroun comme des demi-dieux !

Alors, dans un tel environnement de violence entre les tontinards et les sardinards, comment pensez-vous que nos élèves ne vont-ils pas aussi reproduire ce qui se passe là-bas en haut au sommet de notre société ?

 

infirmières qui font des selfies
Les infirmières de l’hôpital de Déido en train de filmer le lycéen agonisant au lieu de le réanimer. Source: Facebook

 

Un lycéen camerounais a été tué à Douala !

Donc le vendredi 29 mars 2019 pendant la cérémonie de remise des bulletins, il y a eu un affrontement meurtrier au lycée bilingue de Déido ici à Douala.  Et un jeune lycéen de 17 ans a été assassiné par son propre camarade !

 

Un lycéen a été tué à Douala ! Et ce n’est même pas la première fois, puisque de telles histoires se sont déjà déroulées à Yaoundé, à Garoua, à Bafoussam, à Mbalmayo, à Bertoua…

Un adolescent a été tué à Douala ! À cause d’une simple histoire de téléphone portable. À cause d’un phénomène dangereux qui existe au Cameroun et que nos jouvenceaux appellent « le retour ».

Un Camerounais a été tué ici à Douala, mais moi je regarde ça comme si c’était la mort de toute la société camerounaise.

 

Puisque si on veut bien regarder hein, le Cameroun se porte vraiment très mal. Les Camerounais se portent encore plus mal en général. Les enfants camerounais sont livrés à eux-mêmes. Les parents camerounais n’ont pas le temps de bien s’occuper de leur progéniture, puisqu’ils sont préoccupés par la débrouillardise. Et lorsqu’un événement comme celui-ci vient de surgir, il ne faut surtout pas que vous le preniez à la légère ! Parce que le Cameroun de Paul Biya repose sur une dynamite et que cette dynamite-là va bientôt finir par nous faire exploser.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, repose en paix, Blériot !

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org


Voici alors les hommes qui nous gâtent le dehors…

Pendant que nous on emmène nos copines au tourne-dos, il y a des gars ici qui les emmènent dans les grands restaurants de Bastos ou bien de Bonapriso. Pendant que moi j’invite mes petites dans les beignetariats et quelquefois aussi dans les sans-caleçons, il y a certains Camerounais qui les invitent plutôt dans les glaciers et dans les lounges.

Et voilà comment ces hommes-là ont fini par nous gâter le dehors…

 

un homme avec une femme sur le lit
Certains hommes couchent avec votre femme parce qu’ils lui donnent ce que vous ne pouvez pas lui offrir. /CC0

 

Il y a les vieux pédophiles

Les vieux pédophiles qui ont de l’argent hein, je précise. Pas n’importe quels vieux ! Je parle là des vieux qui sont « capables ». Je parle de ces détourneurs de fonds publics et de ces escrocs qui sont capables de dépenser cinq cent mille francs CFA sur une midinette camerounaise, juste pour qu’elle vienne passer le week-end avec eux leur donner le piment au bord de la plage là-bas à Kribi.

Je vous parle de ces séniors qui viennent souvent garer leur Mercedes rutilante devant le portail de certaines universités, et qui disent à ta petite amie que « Bonjour Mademoiselle ! Ça te dirait qu’on aille faire du shopping ? » Alors que quand la même petite vient te voir pour te demander un minguili argent pour se coiffer, toi tu es toujours en train de fouiller le fond de tes poches et ça ne lui donne même pas l’envie de te demander de lui acheter de nouvelles paires de chaussures…

 

Il y a les Biafrais

Je ne sais pas si c’est parce qu’ils ont trop d’argent ou alors si c’est parce qu’ils sont vraiment stupides (ça peut aussi être les deux hein). Mais quand je vois comment un Biafrais entretient une Camerounaise, je n’ai même pas un peu envie de tenter de le challenger. Puisque là où toi tu vas donner mille francs CFA à la fille, lui il va donner cinquante mille francs CFA ! Là où toi tu discutes les mèches de 950 FCFA qu’on vend là-bas au marché Mboppi ou bien à Nkoulouloun, lui il va carrément lui commander des mèches vénézuéliennes ! Là où toi tu mènes toujours les enquêtes lorsque ta petite amie te dit qu’elle est enceinte, ou bien qu’elle est malade, ou bien quand elle veut t’escroquer lorsqu’elle te dit qu’elle vient de perdre l’un des membres de sa famille, le gars Biafrais lui il ne va même pas réfléchir (c’est le cas de le dire) : il va seulement donner l’argent en espèces et si elle est à distance il va directement lui expédier un Orange money.

 

les hommes du BIR
Les hommes du BIR sont très admirés par les Camerounaises. Source_ camer.be /Image reproduite sous autorisation

 

Il y a les gars du BIR

Ici ce n’est pas vraiment une histoire d’argent. Parce que même si on cumule les soldes d’un gars du BIR sur les vingt-quatre derniers mois, je ne suis pas sûr que cela peut atteindre ce que j’ai dépensé personnellement durant les trente derniers jours !

Par contre, ce sont des gars qui nous gâtent le dehors parce qu’ils aiment trop ya’a qu’ils sont trop forts. Ils aiment trop mimbà. Ils aiment trop faire le sissia quand ils vont en boîte de nuit avec leur pantalon en treillis et avec leurs bottillons bien cirés, et ce qui m’énerve c’est que les filles adorent ça. Parce que les femmes camerounaises aiment trop la provocation, et donc elles sont fascinées lorsque leurs petits amis (elles en ont plusieurs) viennent pour les défendre. Elles adorent quand elles se baladent en plein milieu des nangas bokos ici dans les ruelles dangereuses de Douala, et que personne n’ose leur arracher leur sac à main puisqu’elles sont en compagnie d’un gars du BIR ! Alors que si c’était moi hein, on allait plutôt laisser la fille tranquille et on allait me demander de déposer tous mes téléphones portables et mon argent, puisque je n’aurai même pas eu assez de courage pour essayer de me protéger moi-même…

 

Il y a les bamendas

Pas la tribu hein, le comportement ! Parce que je connais aussi des Bamilékés qui sont des bamendas. Je connais des Ewondos qui sont de bons bamendas. Je connais des Toupouris qui sont des mougous. Je connais des hommes que quand la fille lui dit seulement que « J’ai faim », le gars est capable d’effectuer le tour du Cameroun pour aller lui chercher son chawarma et venir le lui livrer à domicile…

Non, sérieusement, ce n’est pas bien d’être un bamenda ! Enfin, un mougou ! Ce n’est pas bien d’être un kengué. Ce n’est pas bien que tu charges le téléphone de la fille avec un crédit de cinq mille francs CFA, et que c’est encore toi qui doives l’appeler pour qu’elle te confirme si elle l’a reçu. Ce n’est pas subtil d’envoyer les mégas à une Camerounaise alors que tu sais pertinemment qu’elle t’a bloqué sur son WhatsApp. Ce n’est pas bien que tu chauffes le tam-tam jusqu’à la fumée sort, alors que les vrais musiciens sont cachés dans l’ombre. Ce n’est pas normal d’être un rythmeur. Ce n’est pas correct que tu saignes sur la nga, que tu lui donnes presque tout ce qu’elle te demande (et même ce qu’elle ne demande pas), que tu lui fasses des cadeaux, des surprises, des anniversaires grandioses, et que quand tu as fini de dépenser comme ça elle vient te dire un jour que « Pierre La Paix Ndamè, c’est fini entre nous deux ! »

Et pourtant tu n’avais même pas encore réussi à apercevoir son caleçon hein !

 

deux sapeurs africains
Les femmes camerounaises aiment les hommes naïfs qui sont prêts à tout leur offrir pour rien. Source: camer.be /Illustration reproduite sous autorisation

 

Voici alors les Camerounais qui nous saccagent le dehors…

Donc pendant que vous, vous comptez l’argent de la ration avant de venir le déposer sur le chevet de votre lit, il y a des hommes ici qui disent à ton épouse que « Chérie coco, est-ce que tu peux m’aider à faire le marché pour les trois prochains mois ? »

 

Voici les hommes qui nous gâtent le dehors ! Je parle de ces mbeinguètaires et de ces feymen qui embrouillent nos petites lorsqu’ils viennent en congés ici au Cameroun, et qui les font même parfois voyager sans décoller.

Voici les gens qui nous pourrissent le dehors ! Parce que si un Blanc ou un Métis vient pour draguer ta copine, elle va commencer à te mentir qu’elle ne peut plus coucher avec toi parce qu’elle ressent déjà le mal d’estomac.

Voici alors les types qui nous ont complètement détruit le dehors ! Puisque comme les profs de gym et les faux pasteurs sont de bons parleurs, les filles camerounaises les poursuivent ici comme des abeilles.

 

Les filles camerounaises adorent tout ce qui brille. Les filles camerounaises veulent goûter aussi le bling-bling. Les filles camerounaises sont fatiguées de tes jolies promesses. Les filles camerounaises n’écoutent plus que les hommes qui ne parlent pas beaucoup, et qui chuchotent seulement en effleurant leur porte-monnaie lorsqu’ils leur demandent que « Tu auras besoin de quelle somme d’argent exactement ? »

Et voilà comment ces salopards-là ont gâté le peu de bonnes filles qui existaient encore ici au Cameroun…

 

Ecclésiaste DEUDJUI, moi je ne gâte pas le dehors !

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org


Tu ne perdras jamais une femme en courant derrière l’argent…

J’étais couché dans mon lit avec une femme l’autre jour et quand ma patronne a téléphoné, je lui ai répondu : « Bonjour madame, je ne viendrai pas au travail aujourd’hui parce que je suis gravement malade. »

Et voilà comment j’ai failli perdre mon travail parce que j’étais en train de batifoler avec une Camerounaise…

 

un homme poursuit l'argent
Il ne faut quand même pas être obstiné par l’argent. Source: lesevangiles.net /Dessin reproduit sous autorisation

 

Tu ne perdras jamais une femme en étant sincère

Le problème avec les hommes camerounais, c’est qu’ils sont tous des menteurs ! Et surtout les dragueurs. Puisque quand un Camerounais se place devant une Camerounaise pour lui faire la cour, il va commencer à lui mentir jusqu’ààààààà… Alors que tout le monde sait pourtant que le mensonge n’a jamais porté de longues jambes.

Donc messieurs, il faut redevenir sincères ! Vous ne perdrez jamais une femme parce que vous lui aurez dit toute la vérité. Vous ne perdrez jamais une femme parce que vous aurez été francs et véridiques avec elle. Vous ne perdrez jamais une Camerounaise parce que vous seriez restés authentiques et honnêtes, simples, naturels, dignes de confiance, etc. Plutôt que de vous embrigader dans des fumisteries et qu’elle finisse par se rendre compte que vous n’êtes pas si magnifique que vous le prétendiez…

 

Tu ne perdras jamais une femme en étant fidèle

Oui, je sais, ça a l’air un peu utopique comme ça, mais ça existe ! Je sais que tous les hommes camerounais sont des hommes infidèles (et pas seulement en religion hein) ! Je sais que tous les hommes mariés ont des deuxièmes voire des quatrièmes bureaux*, mais : tu ne perdras jamais une femme en restant un homme fidèle !

Puisque dans la réalité hein, c’est vraiment difficile de s’investir dans plusieurs relations en même temps. Car non seulement cela engendre plusieurs dépenses, mais surtout ça demande beaucoup de temps et parfois beaucoup d’implication personnelle. Alors que tu peux utiliser tout cet « investissement » pour la seule femme que tu préfères, même si parfois elle va te trouver un peu collant et que tu vas commencer à t’imaginer que la solution serait de la tromper.

 

un homme rit avec une femme
Il faut être sincère et naturel avec sa partenaire. Source: leblogdugriot.over-blog.com /Image reproduite sous autorisation

 

Tu ne perdras jamais une femme en étant attentionné et romantique

Certains Camerounais prennent cela pour de la faiblesse, alors que ça n’a rien à voir ! Alors que c’est plutôt une force. Alors que les femmes ne demandent que ça. Alors que les femmes aiment bien les hommes qui aiment bien les femmes et qui ne se gênent pas quand il faut le démontrer…

Il faut donc être romantique. Il faut être patient. Il ne faut pas écouter tes amis qui te disent que « Tu es un dormeur ». Il ne faut pas écouter les araignées qui te considèrent comme un peureux ou bien un lâche, alors que tu es simplement un garçon romantique et que tu es toujours intéressé par les préliminaires.

Car tu ne perdras jamais une femme en étant un homme doux, en étant tendre et en étant sensuel et câlin. Mais tu risques de la perdre si tu ne fais pas attention à ses caprices et si tu n’écoutes jamais ce qu’elle te raconte.

 

Tu ne perdras jamais une femme en étant un travailleur

Quoi qu’on dise hein, les femmes nous aiment d’abord pour ce que nous représentons. Ou alors pour ce que nous pourrions devenir, ce qui reviendrait alors à la même chose…

Les femmes nous aiment parce que nous sommes souvent occupés, et parce que nous avons quelques projets. Parce que parfois elle peut te téléphoner à plusieurs reprises, et que toi tu lui répondes que « On ne peut pas se voir maintenant parce que je suis encore au travail, chérie. »

Donc, il faut être un travailleur ! Il faut être un créateur, un débrouillard, un « scienceur ». Il faut devenir un « chercheur d’argent » comme mon ami Pierre La Paix Ndamè. Il ne faut pas penser que comme tu es avec la petite, tu vas d’abord mettre de côté tes business. Non ! Il faut expliquer à ta compagne que tu ne peux pas te contenter de votre amour et de l’eau fraîche. Il faut lui dire que vous aurez toute la vie pour vous regarder les yeux dans les yeux et pour vous dire des mots d’amour. Mais que hein, pour le moment hein, il faut d’abord qu’elle te laisse courir derrière ton argent !

 

Aliko Dangote
Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, est très admiré par les Camerounaises parce que c’est un travailleur. Source: congolaisdebout.blogspot.com /Image reproduite sous autorisation

 

Tu ne perdras jamais une Camerounaise en courant derrière l’argent…

Donc c’était un jour ouvrable hein, mais moi j’étais tranquillement couché sur mon matelas avec une nouvelle conquête. Et quand ma patronne a téléphoné, je lui ai répondu que « Bonjour madame, je ne viendrai pas au travail aujourd’hui parce que je suis complètement grippé… »

 

Tu ne perdras jamais une femme en étant respectueux ! Ça veut dire que tu dois rester poli envers ta propre famille et que tu ne dois pas vraiment changer envers tes propres amis.

Tu ne perdras jamais une femme en étant honnête ! Donc c’est mieux de dire la vérité, même si tu avais déjà fait plusieurs enfants auparavant.

Tu ne perdras jamais une Camerounaise si tu es toujours concentré devant ton ordinateur, si tu es toujours au téléphone ou alors si tu es toujours enfermé dans ton bureau.

 

Parce que ce qui effraie vraiment les filles de notre pays-ci, ce sont surtout les hommes qui viennent de perdre leur travail. Ce sont aussi les hommes qui ne font rien. Ce sont les types qui ne savent même pas rêver, ou alors ces hurluberlus qui n’ont aucun projet pour leur avenir. Et c’est pour ça que les femmes n’aiment pas les hommes fainéants qui sont obligés de toujours mentir pour se donner de la valeur, surtout que tu peux perdre beaucoup-beaucoup d’argent en courant derrière une femme alors que tu ne perdras jamais une femme parce que tu avais couru derrière l’argent…

 

Ecclésiaste DEUDJUI, je cherche d’abord l’argent !

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org

*avoir un deuxième bureau : expression qui signifie avoir une maîtresse


Comment une femme peut aimer un homme qu’elle n’a jamais vu

Je connais beaucoup de femmes qui me confient souvent : « Mon petit ami est à Mbeing », « Mon fiancé est aux États-Unis », « Mon futur mari se trouve du côté de la Côte d’Ivoire. »

Et pourtant ces dames-là n’ont même pas encore rencontré les amants virtuels dont elles me parlent hein…

 

un cœur sur un clavier d'ordinateur
Beaucoup d’histoires d’amour naissent à partir du clavier. Image: iStock /CC0

 

Son argent

Évidemment que c’est le premier moteur ! Parce que si tes poches sont trouées comme pour un habitant de Dibombari, tu ne pourras même pas sortir avec une fille qui est dans les villages voisins comme Bomono, Souza, Nkapa, Bekoko, Malèkè, etc.

L’argent c’est le nerf de la drague ! Et c’est pour cela que dans toutes les relations à distance, le mot de passe c’est « Western Union ». Si vous êtes dans le même pays comme les gars qui sont à Bafoussam et qui ont leur petite amie virtuelle à Yaoundé, le mot de passe deviendra « Express Union » (si, si, ça existe encore). Et si alors vous êtes dans la même ville comme les gars loubards qui baratinent les pimentières sur WhatsApp, le mot de passe se transformera en « Orange money » ou bien en « MoMo » (pas Jean de Dieu hein !). Mais ce qui est certain c’est que dans tous les cas hein, une Camerounaise ne peut pas aimer un homme qui vit à distance si ce type-là ne prend jamais la peine de lui transférer régulièrement de l’argent en liquide…

 

La liberté de le tromper

Évidemment que c’est le deuxième moteur ! Parce que quand tu sors avec un homme qui est dans la même région que toi, c’est souvent un peu compliqué de le tromper avec un autre Camerounais qui vit dans les parages. Puisque quand tu vas te rendre en boîte de nuit, il y a des détectives privés invisibles qui vont l’appeler pour lui dire que « Euh… Ecclésiaste ! Est-ce que tu sais qu’on vient d’apercevoir ta Marguerite ici au Cheval Blanc ? »

Alors que quand tu sors avec un Parigot que tu n’as jamais vu (et qui ne t’a jamais vue non plus), il va d’abord savoir que le Cheval Blanc c’est de quel côté ? Hein ? Tu peux même lui mentir que c’est le nom d’un hippodrome qu’on vient de construire en prévision de la CAN de 2021. Tu peux lui dire que tu étais à l’auberge pour siester avec l’un de tes meilleurs amis, et il ne va même pas comprendre ce que la « sieste » veut dire. Tu peux lui déclarer que tu es actuellement en train de voyager pour la ville de Nkongsamba. Tu peux lui faire accroire que tu venais récemment de déménager. Tu peux lui faire avaler que tu es enceinte. Tu peux lui mentir que tu ne te sens pas très bien, que tu es à l’église, que tu es dans une plantation en train de semer le haricot, etc.

Est-ce qu’il va même essayer de tenter de vouloir commencer à discuter ? Hein ? Est-ce qu’il aura les arguments pour déterminer si oui ou non tu es réellement en train de lui déclarer la vérité ?

 

une femme sort de l'ordinateur pour embrasser un homme
Les amants virtuels sont souvent plus attachants que les amants réels. Source: romainhubaut.wordpress.com /Image reproduite sous autorisation

 

Le temps de la discussion

En dehors de ces côtés matérialiste et opportuniste que les filles apprécient souvent toujours dans les relations à distance, il faut quand même reconnaître qu’il y aura aussi le temps de la discussion.

Parce que normalement quand un Camerounais rencontre une cameruineuse dans le monde réel, il va rapidement lui offrir le poisson braisé et ensuite il va chercher à la culbuter ! Alors que quand tu rencontres un baratineur sur les réseaux sociaux, il va au moins faire semblant de te donner un peu plus de considération. C’est vrai que son objectif majeur restera de te déshabiller, mais il y mettra quand même un peu de la manière ! Il va te réveiller tous les matins avec des baisers virtuels et il va te rendormir le soir avec des bisous et des jolis cœurs. Il sera généralement précautionneux lorsque vous déblatérerez. Il essaiera toujours au moins de faire semblant d’apprendre à vouloir te connaître. Il ne sera pas trop pressé de coucher avec toi puisqu’il sait parfaitement que vous êtes limités par la géographie.

Vous allez discuter au téléphone de vive voix assez régulièrement, et c’est comme ça que la fille va développer des sentiments pour cet inconnu qu’elle considère même déjà comme une connaissance…

 

Le fantasme

Moi j’appelle cela la suggestion. Parce que quand une fille me plaît virtuellement et que je ne l’ai jamais rencontrée encore, en général je l’imagine toujours plus fantasmagorique que ce qu’elle ne sera dans la réalité…

Puisque quand une fille te transfère sa photo de profil sur son WhatsApp par exemple, elle choisira sélectionnera toujours une image qui n’est pas très compromettante. Et puis toi aussi tu vas lui faire des Voice Notes en whitisant comme si tu étais un métis. Tu vas lui dire qu’elle est sublimissime alors que tu ne l’as jamais rencontrée physiquement, et c’est comme ça que petit à petit elle va commencer à t’envoyer des photos de sa poitrine puis de ses fesses. Nues ! Tu vas lui envoyer le portrait de ton bangala* qui aura l’air plus volumineux (plus long et plus gros) parce que tu vas le filmer en contre-plongée et avec une courte profondeur de champ. Elle va te le trouver adorable. Elle va commencer à fantasmer sur toi parce que les hommes qu’on n’a jamais croisés sont toujours mignons, forts, romantiques, et cætera, et toi aussi tu vas fantasmer sur elle parce que les femmes qu’on n’a jamais croisées sont toujours mignonnes, fortes, romantiques, etc.

Surtout que les femmes sont toujours jolies sur leur story Facebook, sur leur statut WhatsApp et sur leur fil d’actualité Instagram…

 

aimer avec le cœur
On peut aimer malgré la distance. Source: selmourconceptions.com /Image reproduite sous autorisation

 

Comment une Camerounaise peut-elle aimer un individu qu’elle n’a encore jamais rencontré ?

Donc comme je disais, je connais beaucoup de femmes qui me révèlent souvent que « Mon petit ami est au Maroc », « Mon fiancé réside à Dubaï », « Mon futur mari se trouve du côté de la zone anglophone »! 

Et pourtant elles ne les ont même encore jamais rencontrés hein !

 

Comment une femme peut-elle aimer un homme invisible ? Eh bien c’est simple, c’est parce qu’il ne sera pas là pour lui casser les oreilles ou bien pour observer ses innombrables et interminables défauts.

Comment une femme peut-elle aimer un homme qui vit sur un autre continent ? Eh bien c’est très simple, c’est parce qu’il sera là-bas en train de chercher leur argent pendant qu’elle sera ici en train de se chercher ses ndjombas*.

Comment une femme peut-elle aimer un homme qu’elle n’avait encore jamais rencontré dans la vraie vie, alors qu’il y a pourtant plein de dragueurs qui lui font la cour tout autour ?

 

Alors que ces baratineurs-là sont en général des opportunistes. Alors que tous les hommes qui lui ont dit « Je t’aime » en face n’étaient pas vraiment des personnes sérieuses. Alors que les mecs qui la côtoient au quotidien ont pour seul objectif de la renverser sur leur matelas. Alors que les garçons camerounais ne savent plus vraiment complimenter une femme, de nos jours. Ils ne savent plus la courtiser, ils ne savent plus la chouchouter, ils ne savent plus la flatter ni la séduire, bref, ils ne savent plus pratiquer ce qu’on appelle la galanterie et encore moins le romantisme.

Et c’est pour ça que les femmes préfèrent les hommes comme Pierre La Paix Ndamè même si elles ne vont certainement jamais le rencontrer…

 

Ecclésiaste DEUDJUI, j’ai aimé une femme que je n’avais jamais vue

WhatsApp: (+237) 696.469.637

Tous mes articles sur https://achouka.mondoblog.org

*sexe de l’homme en argot camerounais

*une femme qui a des ndjombas est une femme qui sort avec plusieurs hommes à la fois