Ecclésiaste Deudjui

Finalement je crois que je l’aime

Il y a une petite fille dans mon entourage que je négligeais auparavant, mais elle ne fait que me démontrer son attention de jours en jours. Et finalement je crois que je vais bientôt commencer à l’affectionner…


Finalement j’aime sa présence

Au début je l’avais draguée par inadvertance, juste pour me divertir. Et ensuite elle a commencé à me rendre plusieurs visites. Puis elle a insisté pour me rendre service en me faisant ma lessive, ma vaisselle, mon nettoyage et quelquefois aussi mon repassage.
Je commence à apprécier sa présence depuis qu’elle a commencé à me faire la cuisine. Et puis, aussi, surtout, elle ne me dispute pas la télécommande lorsque je regarde mes matchs de football à la télévision. Elle sourit presque tout le temps à toutes mes blagues. Elle n’est pas du tout collante ni envahissante ; d’ailleurs c’est moi qui deviens collant puisque lorsque je suis avec elle, je passe de très-très bons moments.


Finalement j’aime sa jalousie

Au début ça ne me préoccupait pas parce que moi je considérais que je ne l’aimais pas du tout. Et donc quand elle me demandait où je me trouvais, je lui inventais de belles excuses. Quand elle me demandait si j’étais en compagnie d’une autre fille et si au moins j’avais pris la peine d’enfiler un préservatif de bonne qualité, je lui répondais tranquillement que je n’étais pas accompagné d’une araignée cameruineuse…
Au début elle était excessivement jalouse, et cela m’énervait régulièrement. Mais j’ai finalement compris qu’elle avait ses raisons qui étaient des raisons d’amour. Et je comprends dorénavant que les interrogatoires de cette petite fille, n’étaient rien d’autre qu’une magnifique preuve de sa considération à mon encontre…


dessin homme embrasse une femme
L’amour est doux quand on le partage avec quelqu’un qui vous aime énormément. Source: BBC /Image reprise sous autorisation

Finalement j’aime les rêves qu’elle partage

« Qu’on » partage. Parce que même si au départ je l’avais baratinée par inadvertance, juste pour me divertir, je commence déjà à la prendre très au sérieux ! Et lorsqu’elle me parle de « nous deux », je lui réponds toujours « toi et moi ». J’ai presque fini par l’imaginer comme une potentielle favorite pour mon mariage. Je commence déjà à visualiser que je peux me réveiller à coté d’elle, tous les jours, sur le même matelas, et que j’aurai même dû la présenter à mon ami Pierre La Paix Ndamè et à ma grand-mère qui vient de décéder […]
Je commence déjà à miroiter les rêves qu’elle partage, lorsqu’elle me dit que je serai indiscutablement le père de son premier enfant. Et qu’on se mariera devant une église ; et qu’elle prendra soin de notre petite famille pour toute la vie ; et qu’elle n’avait jamais aimé un homme auparavant comme elle m’admire ; et qu’elle a envie de vieillir à mes côtés durant le reste de sa vie, puisqu’elle ne cessera jamais de me protéger de tout son cœur…


Finalement j’aime ses crises

Car comme c’est une petite fille, elle se fâchait tout le temps. Elle m’insultait instantanément dès qu’elle avait mal interprété un SMS, ou bien, lorsque je ne répondais pas immédiatement ou encore lorsque je ne lui téléphonais pas systématiquement…
J’adore ses crises. J’ai fini par comprendre que ce sont les manifestations de son affection incontrôlable. J’ai fini par aimer quand elle se met en colère, quand elle me blâme vigoureusement, et même quand elle se met à pleurer. Pourtant au début je lui en voulais pour tout ceci, parce que je la trouvais quelque peu excessive. Je la trouvais vraiment puérile et presque maladroite, puis je me disais que je n’allais jamais avoir envie de vouloir l’aimer. Je me prenais même pour un bourreau à la limite, mais ensuite j’ai fini par reconsidérer ses états-d’âme. Et je comprends que c’est parce qu’elle m’aimait intensément qu’elle ne supportait pas l’idée de pouvoir me perdre.


dessin garçon noir embrasse une asiatique
L’amour est merveilleux. Source: shutterstock /CC-BY

Finalement je sais que je l’aime

Donc il y a une Camerounaise dans mon entourage que je négligeais énormément, mais elle ne fait que me démontrer son attachement de jours en jours. Et finalement hein, je crois que je vais bientôt commencer à l’affectionner…

Finalement je crois que je l’aime ! J’aime faire l’amour avec elle, j’aime la toucher, la caresser, j’adore son odeur puisque le vrai amour commence toujours par les phéromones.
Finalement je vois que je l’aime ! Au début je ne comprenais pas pourquoi je cherchais toujours à la voir, mais je comprends désormais que c’est parce qu’elle me manquait lorsque je ne la voyais pas.
Dorénavant je sais que j’adore cette petite fille, Laetitia, et bientôt je vais lui demander si elle accepterait bien de m’épouser.

Parce que lorsque je me représentais la femme idéale, je n’imaginais pas que je l’avais déjà en face de mes yeux. Je ne savais pas que la beauté résidait dans l’œil de celui qui la regarde. Je me chuchotais in petto que ma femme proviendrait certainement de la planète Vénus, ou Mars, et pourtant il y avait une Camerounaise que je négligeais inconsciemment et voilà que finalement je vais bientôt commencer à l’affectionner passionnément…


Ecclésiaste DEUDJUI, finalement je l’aime
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Une femme ne te rend aucun service quand elle s’assoit à côté de toi…

Parfois quand je me dispute avec une Camerounaise, elle me répond souvent que « Ne m’écris plus jamais ! » Et moi je me demande si elle m’avait déjà rendu un service depuis qu’elle s’asseyait à côté de moi…


Une femme ne te rend aucun service quand elle vient te voir

Moi ça m’amuse hein, parfois quand j’ai rendez-vous avec une petite fille, elle se comporte souvent comme si elle me rendait un immense service, uniquement parce qu’elle aurait accepté de venir me rencontrer…
Wandaful ! Tu prends même un rendez-vous avec ta propre petite amie, et elle te répond que « Je vais voir si j’aurai un peu de temps. » Tu essaies d’inviter un nouvelle cameruineuse pour un premier rendez-vous galant dans un restaurant super chic, et elle te fait poireauter pendant des heures et des heures ! Tu essaies même d’impressionner une demoiselle en la recevant particulièrement dans ton domicile, mais elle te rétorque que « Pour te dire vrai hein, c’est parce que tu as trop insisté sinon je ne venais pas chez toi ! »
Donc tu es en train de me rendre un service parce que tu as accepté de venir me voir ?
Et donc tout ceci m’insupporte ! Car c’est bien vrai que nos femmes sont des princesses et qu’il serait judicieux de les considérer comme des reines, mais quand même ! C’est moi qui dépense mon argent pour te recevoir. C’est moi qui gère ton transport. C’est moi qui te fais passer un bon moment et qui m’assure que tu te sentes bien et que tu ne manques de rien. Et pour me remercier, tu veux me faire accroire que c’est toi qui m’as rendu un service parce que tu t’es simplement assise à côté de moi ?


Une femme ne te rend aucun service quand elle couche avec toi

Lorsque tu couches avec une femme hein, le plaisir est équitablement partagé. Retenez bien cela ! D’ailleurs parfois même c’est la femme qui ressent le plus de plaisir, tellement ses zones érogènes sont inquantifiables et hyper sensibles ; sans oublier que les hommes multiplient les efforts pour leur démontrer qu’ils sont à la hauteur…
Une femme ne me rend aucun service lorsqu’elle accepte de coucher avec moi ! Au contraire. Parfois c’est souvent elle qui te demande que « Béé’é, Tu es à la maison ? », et généralement c’est parce qu’elle a besoin de se faire débarrasser quelques toiles d’araignée. Parfois c’est elle qui t’excite volontairement alors que tu étais toi tranquillement assis en train de regarder ton téléviseur, ou bien en train de manger ta nourriture. Parfois c’est la femme camerounaise qui marche devant toi en string ou alors en mini-culotte, mais dès que tu vas bondir sur elle, elle va immédiatement te réciter tous les nombreux problèmes d’argent qui la turlupinaient…
Les femmes ? Hum, il te méfier d’elles ! Parce que quand tu couches avec Camerounaise, c’est elle qui va te dire que « Je t’avais donné les fesses. » Quand tu fais l’amour avec ta partenaire habituelle, elle va te faire penser que c’est presqu’une faveur qu’elle t’a accordée. Et même lorsqu’une femme sort de la jachère et qu’elle a trouvé un bon petit pompier qui va se décarcasser pour lui éteindre son incendie, elle va aller raconter aux gens que c’est elle qui t’avait rendu un service, puisqu’elle avait accepté de venir s’étaler sur ton minguili petit matelas…


dessin trois hommes et une femme dans un bar
Les femmes se font souvent supplier pour accepter de venir à une soirée. Source: lemde.fr /CC-BY

Une femme ne te rend aucun service quand elle te demande de l’argent

Et donc parfois quand je me dispute avec une femme, elle me répond souvent que « Ne m’écris plus jamais ! » Généralement c’est lorsqu’elle vient de me demander de l’argent. En général c’est parce que j’ai voulu poser quelques petites questions, j’ai voulu comprendre pourquoi elle me demande dix mille francs CFA pour son transport de Bonabéri à Bonamoussadi, et pourtant le trajet normal ne coûte que 600 FCFA au grand maximum !
Les femmes me balancent souvent que « Si tu ne veux pas me donner, tu laisses ! » Parfois elles me menacent que « Tu donnes ou tu ne donnes pas ? » Bien souvent ce sont des ultimatums par SMS interposés ; du genre que si tu ne donnes pas hein, elle va probablement te faire parvenir un missile bactériologique… Tsuip !
Les femmes camerounaises hein, c’est la magie ! Elles te demandent de l’aide en te posant systématiquement des intimidations. Si tu ne résous pas son problème, vous ne vous écrirez plus. Si tu ne te montres pas compatissant devant ses interminables problèmes pécuniaires, vous ne vous parlerez plus. D’ailleurs tu dois même souvent la remercier de te poser régulièrement ses problèmes d’argent, puisque, paraît-il, elle ne les soumettrait pas à n’importe qui…
Ainsi moi ça m’amuse de voir qu’une femme me gronde en me suppliant de recevoir mon argent, comme si c’était une faveur qu’elle m’accordait en me le demandant. Et donc je me répète : une femme ne me rend absolument aucun service lorsque je décide de lui donner volontairement mes francs CFA !


Une femme ne te rend aucun service lorsque tu l’épouses

L’union civile a quelque chose de particulier : ce sont les femmes qui demandent le mariage, et pourtant ce sont les hommes qui les épousent ! Ce sont les femmes qui rêvassent nuit et jour de se balader en robe immaculée de mariée, et de se pavaner dans la ville avec les filles d’honneur en criant que « Parlez encore ! Parlez encore ! » Ce sont les femmes qui sont fascinées par la vie conjugale, familiale, nuptiale, maritale, tout ce que vous voulez, et pourtant elles se comportent souvent comme si c’était une faveur qu’elles avaient accordé à leurs pauvres marionnettes de conjoints…
Le mariage hein, c’est pour les femmes. Une Camerounaise ne te rend aucun service lorsque tu acceptes de l’épouser devant un employé municipal ! Aucun ! Parce que si cela ne dépendait que des hommes, nous on vivrait tranquillement nos vies avec plusieurs femmes dans plusieurs foyers différents, à travers ces concubinages que vous avez baptisés ici le « Viens on reste ». On leur ferait des enfants naturels qu’on élèverait bien volontiers, et d’ailleurs ceux-ci seraient indiscutablement nos futurs héritiers. On se passerait insouciamment de ces histoires de dot et de « toquer porte » qui coûtent une fortune dans certaines familles villageoises, et qui donnent parfois l’apparence d’un marchandage humain voire de l’esclavagisme sexuel.
Tout ceci pour dire que c’est l’homme qui te rend un service lorsqu’il a accepté, bien malgré lui, de transformer sa petite amie Monique en madame Pierre La Paix Ndamè, en signant bien évidemment pour la communauté des biens dont c’est généralement la femme qui se retrouvera la bénéficiaire…


nouveau couple de mariés
Ce sont les femmes qui demandent le mariage mais ce sont les hommes qui les épousent. Source: BBC /Image sous réserve d’autorisation

Une Camerounaise ne me rend aucun service quand elle s’assoit à côté de moi…

Donc parfois quand je me dispute avec une femme camerounaise, elle me répond souvent que « Ne m’appelle plus jamais ! » Et moi je me demande si elle m’avait déjà rendu un quelconque service depuis qu’elle s’asseyait à côté de moi…

Une femme ne te rend aucun service ! Quand elle te fait à manger, quand elle te fait la vaisselle ou bien le repassage, puisque toutes ces tâches-là peuvent facilement être accomplies par n’importe quelle femme de ménage.
Aucun service ! Je ne vois pas exactement à quoi cela me sert, lorsque j’invite une fille et que je lui paye ses factures (bières, poisson braisé, argent de transport, etc), et pourtant on n’a même pas eu le temps de pouvoir discuter durant les trois heures de temps qu’elle était assise à côté de moi.
Une Camerounaise ne me rend absolument aucun service quand elle vient me voir, et d’ailleurs c’est pratiquement la même chose lorsque c’est plutôt moi qui vais la rencontrer.

Parce que dans notre société de prédateurs sexuels, les hommes traitent souvent les femmes comme des cibles à abattre, et donc ils leur font accroire qu’elles sont de précieuses intouchables. Les hommes supplient les femmes pour qu’elles acceptent leurs rendez-vous, et ils supplient les midinettes pour qu’elles acceptent leurs offrandes et aussi leurs multiples cadeaux très onéreux. Les femmes ont fini par se prêter à ce jeu malsain, et elles sont vraiment persuadées que lorsqu’elles couchent avec un homme, elles lui ont offert une faveur inestimable voire une récompense quasiment incompensable.
Et pourtant une femme ne t’a jamais rendu un service uniquement parce qu’elle s’était étalée à côté de toi…


Ecclésiaste DEUDJUI, une femme ne me rend aucun service !
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Aimez vos ennemis !

Que ce soit un oncle maternel qui te déteste, une belle-mère qui te déshérite ou encore quelques connaissances qui te jalousent, il faut toujours faire bonne impression devant ces personnes mal intentionnées qui projettent de précipiter votre déchéance. Et ainsi, selon toutes circonstances, aimez toujours vos ennemis !


Aimez vos adversaires

Que ce soit dans le cadre d’une compétition sportive ou politique, il faut savoir respecter vos adversaires. Toujours ! Il faut appliquer l’esprit du fair-play en toutes circonstances ; et aussi savoir reconnaître et accepter vos victoires, mais également surtout toutes vos défaites…

Il faut savoir apprécier vos adversaires ! Car c’est dans l’adversité que vous forgerez votre courage, et que vous vous redécouvrirez vous-mêmes. Il faut savoir reconnaître vos vraies limites, et non pas se cacher derrière des excuses fallacieuses pour accuser les arbitres, accuser le système électoral ou alors accuser une tricherie hypothétique. Il faut savoir tirer les leçons de vos oppositions, et en retenir ce qu’elles ont d’applaudissable. Car la confrontation n’est pas un prétexte pour tomber dans la haine et dans les animalités, puisque vos adversaires ne sont ni plus ni moins que vos alter ego.


Admirez vos concurrents

Quand moi j’étais plus jeune, mon géniteur ne cessait de me comparer à mes cousins ou à mes camarades de classe. Il me comparait à mon cousin Yannick Pangop qui avait le même âge que moi, et il m’a comparé à mon voisin Mbogman André qui était mon camarade de classe au lycée de Ndikiniméki

Si j’avais suivi mon paternel, je les aurais éternellement détestés. Mais heureusement que j’avais déjà cette petite hauteur d’esprit, et aujourd’hui Yannick et André sont autant mes compagnons que mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè

Aimez vos concurrents ! Vos concurrents sont comme vos adversaires, puisqu’ils vous permettront de vous redécouvrir. Vos concurrents sont vos challengers les plus sérieux et les plus crédibles, d’ailleurs ce sont eux les plus redoutables. Vos concurrents sont ceux qui rêveraient de vous prendre votre place, ou alors de réaliser certains de vos rêves. Mais cela ne veut pas dire qu’ils vous détestent, ni qu’ils vous discriminent. Cela veut simplement dire qu’ils sont aussi ambitieux que vous ne l’êtes vous-mêmes, mais sans aucune inimitié de prime abord. Vos concurrents sont des êtres humains comme tout le monde, avec leurs caractéristiques et leurs faiblesses, mais aussi avec leurs peurs. Et vous devez posséder le discernement nécessaire pour devoir faire la différence entre le concurrent en face de vous, et l’être humain qui se dissimule derrière cet irrésistible prétendant.


Connaissez vos ennemis
Connaissez vos ennemis invisibles est un livre de Dag Heward-Mills. Source: Facebook /CC-BY

Identifiez vos ennemis

J’ai déjà identifié tous mes ennemis. Je dis bien TOUS ! Je connais exactement les personnes qui me détestent, la femme qui me déshérite ou encore les quelques connaissances qui me jalousent. C’est une illumination. J’ai reçu ce don-là par hasard, et instinctivement je sais reconnaître un individu qui souhaite me faire du mal, qui peut me faire du mal ou alors qui pourrait me faire du mal, même si ce sera non intentionnellement…

J’ai déjà identifié tous mes ennemis, et d’ailleurs la grande majorité se retrouve parmi mes « meilleurs » amis. Je sais exactement qui peut m’empoissonner, je sais qui va se réjouir le jour de ma disparition ou de mon divorce, et je remarque aussi toutes les femmes qui espèrent me voir tomber dans la pauvreté et dans la maladie. Et paradoxalement hein, je ne les déteste même pas !
J’ai appris à aimer mes ennemis du plus profond de mon être, ou en tout cas, je ne les exècrerai pas. J’ai compris que les ennemis sont une part importantissime dans la réussite d’un homme, et que, si vous n’en avez pas, c’est certainement que vous ne valez pas grand-chose. J’ai intégré que la grandeur d’un homme se mesure aussi à la quantité de ses ennemis les plus farouches, à la qualité de ses adversaires et à la particularité de ses concurrents. Et que si je suis autant combattu, c’est certainement que je ne suis plus n’importe qui.

Apprenez donc à reconnaître vos rivaux les plus mortels, mais ne les haïssez point. Car c’est au travers de leurs pièges, de leurs tentatives d’humiliation ou de déstabilisation, que vous explorerez les limites de votre résilience, de votre résistance et de votre force intérieure. D’ailleurs c’est dans l’adversité que les meilleurs hommes ont révélé la plus grande partie de leurs potentialités…


Ne soyez pas malveillants

En définitive, ne soyez pas malveillants. N’ayez pas de mauvaises intentions envers quiconque, et ne souhaitez du mal à personne. Laissez l’univers se charger de rétablir les équilibres cosmiques et les destins individuels. Soyez toujours souriants. Soyez philosophes et fatalistes. Soyez capables d’aimer une personne de tout votre cœur, et de ne plus jamais la revoir ! Soyez le genre d’amant qui accepte la déception amoureuse, qui la supporte et qui se remet de la rupture. Ne détestez jamais vos ex. laissez-les plutôt s’en aller d’elles-mêmes, quand elles le désirent, lorsqu’elles le souhaitent. Et espérez pour elles un meilleur avenir et un meilleur homme que vous-mêmes, si réellement vous les aimiez de tout votre cœur…

Ne soyez pas malveillants ! Si vous avez un cœur pur, alors vos ennemis ne vous atteindront jamais. Ne soyez pas méchants envers vos semblables. Soyez plutôt humains, et non pas inhumains. Regardez avec admiration les gens qui souhaitent votre déchéance, car ce sont certainement eux le carburant de votre élévation. Laissez les gens parler et mal parler de votre sort, et ne dites rien pour vous réhabiliter. Laissez les mauvaises ondes se propager autour de vous sans vous défendre, sans vous justifier et sans vous blanchir. Car le monde appartient à ceux-là qui auront un esprit juste, et qui purifieront leur âme au point de ne souhaiter du malheur à personne, y compris à leurs plus téméraires et aventureux pourfendeurs.


deux mains qui tiennent un cœur rouge
Renvoyez de l’amour à tous ceux qui vous souhaitent du mal. Source: elle.fr /Image reprise sous autorisation

Adorez vos ennemis !

Donc que ce soit un oncle maternel qui te honni, une belle-mère hypocrite qui te qui vous déshérite ou alors quelques vagues connaissances qui te jalousent, il faut toujours faire bonne figure devant ces démons mal intentionnés qui projettent de précipiter votre déchéance.
Et ainsi, malgré toutes ces circonstances, aimez toujours vos ennemis !

Aimez vos ennemis ! Ne soyez pas de ces faiblards qui pratiquent la loi du Talion, car l’ancienne loi revendiquant un œil pour un œil nous rendrait tous aveugles.

Aimez vos adversaires ! Sachez apprécier le talent et le génie de vos concurrents, et sachez tirer le meilleur parti de vos compétitions, de vos combats politiques ou de vos affrontements quelconques.

Ne soyez pas méchants ni malveillants envers quiconque, puisque l’univers se chargera lui-même de rétablir tous les équilibres…

Parce que dans un monde rempli de haine et de rancunes, nous avons forcément des ennemis. Nous avons des personnes qui nous jalousent, des personnes qui nous envient et des individus qui nous maudissent pour un rien-rien comme ça ! Nous sommes entourés par la violence, par la convoitise et par une sorte de cupidité qui se rapproche incroyablement de l’instinct meurtrier.
Et le seul moyen de se protéger c’est de ne souhaiter du malheur à personne ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi j’aime tous mes ennemis
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Le système élecfraudal

J’ai le malheur de vous annoncer que si Paul Biya est candidat à sa réélection à la présidence du Cameroun, eh bien il remportera l’élection présidentielle d’octobre 2025. Et pour cause, le système électoral !


Le vote à 21 ans

Je n’arrive pas à comprendre que jusqu’en l’an 2025, l’on continue toujours à considérer les citoyens camerounais comme de véritables irresponsables. La preuve, notre système électoral qui infantilise des adultes, puisque tu peux te marier légalement à dix-huit ans, tu peux intégrer l’armée et ses bataillons militarisés à partir du même âge, et pourtant tu dois atteindre — et attendre — 21 ans avant de pouvoir te prononcer sur la gestion de ta propre République…

C’est irrecevable ! Nous sommes dans une Nation essentiellement jeune, où plus de la moitié de la population a moins de dix-huit ans. Nous sommes dans une société où les pouvoirs publics ont volontairement dépolitisé les habitants comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, à tel point que Paul Biya l’avait dit lui-même durant les années 1990 : « L’école aux écoliers, la politique aux politiciens. »


Le scrutin à un tour

Comment, toujours dans ce XXIᵉ siècle, peut-on encore fonctionner avec des scrutins présidentiels à un seul tour ? Hein ? Car c’est bien visible que ce Code électoral a été taillé sur mesure ; principalement à la taille de son rédacteur en chef, j’ai nommé monsieur président Paul Biya. Un seul tour ! C’est-à-dire qu’il n’y aura même pas d’émulation durant ce scrutin, puisque toutes les maigres voix de nos opposants vont se disperser entre leurs multiples et inutiles candidatures. Avec un deuxième tour, un second plus exactement, on aurait au moins obtenu un face-à-face. On aurait pu voir émerger un challenger sérieux qui affronterait le plénipotentiaire sortant dans un duel impitoyable, et les Camerounais auraient alors devant eux, un véritable choix politique : voter pour un candidat neuf, nouveau, porteur d’espérance et de rupture totale avec ce régime quadragénaire et sanguinaire, ou alors se maintenir dans l’obscurantisme et dans la résilience éternels qui ont pourtant commencé depuis le 6 novembre 1982. À mon avis, la question serait très-très-très vite résolue…


Paul Biya et Clément Atangana
Le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, présentant ses vœux au chef de l’Etat. Source: prc.cm /CC-BY

Le PV d’Elecam

Vous vous doutez bien que sur les dizaines de milliers de bureaux de vote qui seront constitués, seuls les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti présidentiel, pourront les recouvrir intégralement. Parce que, et c’est fait à dessein, le système électoral tend à démultiplier ces bureaux au maximum, cela pour rendre la tâche encore plus ardue aux petits partis politiques qui affronteront le candidat plénipotentiaire Paul Biya.

Pire, en cas de litige sur les procès-verbaux, c’est UNIQUEMENT et EXCLUSIVEMENT celui d’Elecam, l’organisateur des élections, qui fera foi ! En termes plus simples, que si les résultats d’un bureau de vote sont sujets à polémique, eh bien c’est uniquement la version d’Elecam qui sera retenue par le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) et par toutes les autres autorités administratives et gouvernementales !

Vous voyez alors la tricherie ? Autant dire que ce sera la version du RDPC qui sera retenue, lui qui est en même temps juge et partie puisqu’il a même souvent réussi à nous fabriquer de faux observateurs…


Le Conseil constitutionnel

Enfin, le Conseil constitutionnel ! Quoi de mieux que cette Cour de vieux grabataires presque séniles, pour s’assurer d’une réélection à l’infini au bénéfice de leur créateur nonagénaire qu’est monsieur Paul Biya ?

Le Conseil constitutionnel nous avait déjà fait le coup en 2018, lorsqu’il a systématiquement rejeté toutes les requêtes de l’opposition durant le contentieux post-électoral. La Cour constitutionnelle les avait qualifiées d’irrecevables, un terme qui est devenu incroyablement populaire depuis lors.
De plus, le président de cette Chambre mortuaire, Clément Atangana, s’est vu octroyer une résidence de service à hauteur de plusieurs millions de nos francs CFA, à l’issue du scrutin présidentiel précédent. Certainement, pour « bons et loyaux services rendus à la Nation ». Car après tout, c’est à ce magistrat que reviendra la charge de décliner le nom du futur vainqueur de l’élection présidentielle de 2025. Et je peux déjà vous annoncer qu’il va correctement articuler les noms et prénoms de monsieur Paul Biya.


le conseil constitutionnel camerounais
Ce sont les membres du Conseil constitutionnel, tous nommés par paul Biya, qui proclameront les résultats des élections. Source: xinhuanet.com /CC-BY

Le système de la fraude électorale

Donc j’ai la tristesse et le désarroi de vous prévenir que si Biya est candidat, eh bien il remportera —haut-la-main— l’élection présidentielle prévue d’ici octobre 2025. Et pour cause, notre vicieux système électoral ! Ou plutôt, le système élecfraudal !

On aura un candidat omnipotent malgré ses quatre-vingt-douze ans d’âge, puisqu’il possèdera à la fois l’armée, la police, les renseignements généraux, l’argent du contribuable, les véhicules de service, l’administration publique, le Conseil constitutionnel et sans oublier Elecam lui-même qui organisera ces élections.

Le Code élecfraudal ! Comment peut-on espérer une élection démocratique avec un manuel aussi frauduleux, qui organise savamment et malveillamment les conditions de réélection de son concepteur, le talentueux monsieur Paul Biya ?

Le système de la fraude électorale est une véritable tragédie dans notre beau pays ; puisque c’est à cause de cette tricherie à ciel ouvert, que nous serons enfermés dans la souffrance et dans la misère pour un énième mandat de sept ans supplémentaires…

Parce que monsieur Paul Biya est passé maître en la matière, surtout depuis 1992 qu’il avait manifestement perdu les élections. Et donc il a fait développer un système de bourrage des urnes, il a développé un système de corruption des mœurs à travers le pain et la sardine, et il a incroyablement perfectionné tous ses mécanismes de répression violente.
Le système électoral c’est tout un système, et cela va du Code électoral qui a été taillé sur mesure, des personnels d’Elecam et de la Cour constitutionnelle qui sont des marionnettes, ou encore des moyens colossaux et inimaginables (tout l’argent de notre pays) qui sont déployés sur le terrain au bénéfice d’un seul et unique individu.

Alors oui, Paul Biya sera malheureusement président du Cameroun jusqu’en l’an 2032…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je ne fraude pas
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J’ai perdu ma grand-mère

Ma grand-mère est décédée le jour du nouvel an, le mercredi 1er janvier 2025.
Elle avait quatre-vingt-quatre ans !


J’ai perdu ma première mère

Ma grand-mère a été ma toute première mère ! Comme toute bonne grand-mère, d’ailleurs. Je me souviens que je suis né dans sa maison à Foumban ; et que c’est avec elle que je passais toutes mes grandes vacances, lorsque je faisais encore les cycles élémentaires et la maternelle.
On l’appelait Maman Gisèle. Elle avait choisi de me rebaptiser « Kouogang Salvador » au lieu du « Deudjui Ecclésiaste » que m’avait donné mon géniteur, parce que Kouogang était surtout le nom de mon grand-père. Et ainsi elle me considérait comme son propre mari, elle me traitait comme son propre époux puisqu’elle m’avait d’ailleurs considéré comme le successeur de ce dernier…
J’aimais beaucoup maman Gisèle, même si je ne le lui démontrais pas beaucoup. Elle représentait pour moi la maman idéale, la grand-maman parfaite, et en plus elle était la mère biologique de ma merveilleuse mère à moi. Elle ne m’avait jamais battu, jamais grondé, elle m’avait appris la dignité et la persévérance dans la difficulté, et elle m’avait surtout enseigné de ne jamais me plaindre. D’ailleurs il n’y a qu’à voir comment elle a éduqué et élevé mes oncles et mes tantes, pour s’apercevoir du genre de femme honnête et intègre qu’elle représentait…


Je n’ai pas dit au revoir à ma grand-mère

Je ne démontrais pas beaucoup à ma grand-mère que je l’adorais, et cela restera comme l’un de mes plus grands remords. D’ailleurs je m’en veux à cet instant précis, puisque j’avais prévu de la rencontrer dans les prochains jours qui viennent. Elle m’avait téléphoné il y a quelques semaines, elle avait demandé à me rencontrer personnellement et à me toucher, puisque, malgré tout, je demeurais tout de même son unique et seul mari. Et pourtant sans le savoir, c’était la toute dernière fois que je rigolais ainsi avec ma grand-mère…
Je m’en veux exagérément. J’aurai pu dire à ma grand-mère que je l’aimais autant qu’elle me protégeait, mais je ne l’avais presque jamais fait. Elle était pourtant la meilleure grand-maman du monde. J’aurai dû la chercher régulièrement à Yaoundé ou bien à Foumban, la revoir continuellement ou lui téléphoner, puis lui procurer quelques rares moments de familiarité et de bonheur.
Je sais qu’elle attendait que je me marie avant de mourir, et que je lui augmente ses nombreux petits-enfants. Mais hélas ! Elle voulait aussi me voir devenir quelqu’un d’important dans la société, comme ses enfants, comme ses neveux qu’elle a élevés, et comme son défunt mari qui était un homme important et qui s’appelait Kouogang Joseph.
Mais au contraire moi je l’aimais à distance. Elle entendait parler de moi par personnes interposées, et je sais aussi qu’elle m’expédiait ses innombrables bénédictions à distance. Je m’en veux terriblement de ne pas avoir su profiter de la chaleur de ma grand-mère, durant ces années où elle avait dramatiquement besoin de me voir à ses côtés […]


Ecclésiaste Deudjui, Michael Pagop et Maman Gisèle
La dernière fois que j’ai vu ma grand-mère, en compagnie de mon petit-frère Michael. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Ma grand-mère a eu une belle vie

Malgré tout, elle aura eu une belle vie, ma grand-mère. Je dirais même une très-très belle vie. Longue, d’abord, puisqu’elle aura survécu pendant presque quatre-vingt-quatre ans !
Mais aussi belle ensuite, puisqu’elle aura eu de nombreux enfants, dont certains sont devenus des personnalités influentes de ce pays, et d’autres ont également pu se fonder un foyer, une famille, une progéniture bien encadrée et bien éduquée, etc.
Ma grand-mère a également eu des petits-fils et des petites-filles, mais aussi de très-très nombreux arrières petits-enfants. Elle avait constitué une descendance prodigieuse, elle a pu observer ses nièces et ses neveux grandir jusqu’à vieillir, ses petits cousins qui sont devenus des adultes, ses enfants adoptifs et une multitude d’autres personnages qu’elle aura considérés comme étant de sa propre famille…
C’était une maman que personne ne détestait. Elle aura eu une vie pleine, remplie d’épreuves mais aussi de beaucoup de réussites. Elle était du genre à ne jamais se plaindre (c’est elle qui m’a appris cela), elle avait toujours le regard lointain, elle avait connu les difficultés du Cameroun sous l’époque du maquis puis de la décolonisation. Et malgré tout cela, Maman Gisèle avait quand même réussi sa vie au-delà de ses espérances. Et je crois aussi qu’elle méritait amplement d’aller tranquillement se reposer.


Hommage à Maman Gisèle
Que l’âme de maman Gisèle repose en paix. Source: Jean-Baptiste Kamdem /CC-BY

J’ai perdu ma grande mère

Donc ma grand-mère est précisément décédée le jour du nouvel an, le mercredi 1er janvier 2025 aux environs de 17 heures.
Elle venait d’avoir quatre-vingt-quatre ans !

J’ai perdu ma grand-mère ! Je suis à la fois chamboulé par la disparition de cette brave dame que j’idolâtrais, mais en même temps je suis très honoré d’avoir pu la connaître comme étant ma grand-mère.
J’ai perdu mon épouse ! Elle me considérait comme son propre mari qui est pourtant décédé depuis 1973, et moi je l’ai considérée comme ma fiancée depuis 1982 que je suis arrivé au monde.
Je viens de perdre l’une des femmes que j’admirais le plus au monde, même si malheureusement je n’ai jamais su lui dire combien je l’aimais…

Parce que Maman Gisèle était réellement une femme extraordinaire ! Je la considérais comme un véritable modèle. Elle était une maman attentionnée, mais encore plus une grand-mère incroyablement affectueuse et maternelle. Elle a su élever une dizaine d’enfants toute seule, perdre sa fille aînée malgré la disparition de mon grand-père, et elle les a transformés en des citoyens courageux qui savent rester honnêtes face à n’importe quelle difficulté.
C’est pour cela que la terre de nos ancêtres lui sera obligatoirement légère…


Ecclésiaste DEUDJUI, adieu maman Gisèle !
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Mon hit-parade des modérateurs camerounais en 2024

Comme je le rappelle chaque année, ceci est une sélection purement subjective. Donc voici les modérateurs camerounais qui m’ont impressionné durant l’année 2024…


Parfait Ayissi

Parfait Ayissi Etoa n’est plus à présenter. Parce que, selon moi, c’est l’un des tout meilleurs présentateurs de l’histoire de l’audiovisuel au Cameroun !
Et je pèse mes mots. Parce que depuis ses débuts journalistiques il y a plus de vingt ans, ce digne fils de la Mefou-et-Akono a déjà modéré près de sept mille débats, que ce soit à la radio, à la télévision, lors des séminaires, etc.
Parfait Ayissi est actuellement le présentateur de l’émission « Espace miné » sur Info TV. C’est une production qui est diffusée en direct de lundi à vendredi, entre 10 heures et 11 h 52. Il est parallèlement le modérateur de l’émission « Libre expression » sur la même chaîne, et ceci tous les dimanches à partir de 11 heures et trente minutes.
Ce que j’apprécie chez lui, c’est d’abord sa simplicité. Mais aussi son sens de l’humour, bien sûr, son sourire légendaire et ensuite ses fous rires, mais non sans oublier son authenticité. Parfait Ayissi sait rester naturel tout en étant professionnel, il sait rester proche du langage populaire tout en demeurant un intellectuel indiscutable, et il sait incroyablement tenir et même maintenir tous ses panélistes.
C’est ce modérateur-là qui a toujours de bonnes blagues, qui sait simplifier tous les sujets tout en relançant intelligiblement ses invités, et qui a inventé de merveilleuses formules qui vont rester dans la postérité : « Une touche pause s’impose », « Les sujets ont été proposés, le panel a été constitué… » ou encore « Avec tout ceci, que faites-vous encore ailleurs ? »


Bouba Ngomena

Bouba Ngomena a été mon idole pendant une très longue période ! À l’époque j’étais un étudiant à l’institut Siantou à Yaoundé, et quand j’ai visité le service des sports de notre radio en 2005, eh bien c’était lui qui en était le responsable…
Bouba Ngomena, c’est la maîtrise et une retenue incroyables. C’est un modérateur qui ne s’emporte jamais, qui ne hausse pas le ton auprès de ses invités qui le respectent presque naturellement, et qui dissimule très maladroitement sa grande intelligence. C’est un présentateur sobre, avec des relances tempérées et amicales, et qui peut organiser des débats télévisés sur quasiment tous les sujets de l’univers.
Je l’ai surtout apprécié pour sa simplicité et pour sa complicité avec ses panélistes. D’ailleurs je prends toujours beaucoup de plaisir lorsqu’il est à la modération de « Canal presse » le dimanche, ou même de toute autre animation politique ou sportive. Car je le trouve brillantissime, je le trouve transparent et impartial comme devrait l’être tout bon modérateur qui doit plutôt faire briller ses intervenants, et je trouve aussi qu’il est très sympathique et qu’il possède réellement un intéressant sens de l’humour.


Sidik Lombardi
Sidik Lombardi est un jeune journaliste sportif qui travaille à Media sports infos (MSI). Source: mymaraboo.com /CC-BY

Lile Piedjou

Elle, franchement, je ne la connaissais pas trop auparavant. Ou plus exactement, je la sous-estimais. Mais à force de la voir à la présentation du « Débrief de l’Actu » sur Canal 2, j’ai fini par reconsidérer son impressionnant talent journalistique. Car ce n’est pas très évident, pour un homme ou pour une femme, de débriefer l’actualité nationale et internationale presque quotidiennement, et de le faire avec autant de perspicacité et d’efficacité…
Déjà, Lile est ultra-intelligente. Mais surtout, elle est toujours souriante et elle possède une véritable qualité humaine en dehors de ses plateaux, ce qui compte énormément pour moi dans l’établissement de ce hit-parade. Lile Piedjou est cette journaliste-là qui sait marquer son autorité sur sa présentation, qui maîtrise en profondeur tous les sujets qu’elle dépose sur la table, puisqu’elle se documente suffisamment préalablement avant la programmation de chaque émission.
Elle m’impressionne aussi par son sens de l’enquête, puisqu’elle investigue systématiquement auprès des personnes ressources lors de la préparation de ses présentations. Ainsi, elle peut porter la contradiction à des experts sur son plateau, puisqu’elle possède généralement les bons documents. Elle fait aussi l’effort de maintenir un équilibre parfait du temps de parole, tout en maintenant un bonne ambiance et en évitant de se quereller avec certains de ses plus bouillants invités.


Sidonie Bassong

Sidonie Legla Bassong est une animatrice de la CRTV. Je sais, je n’aime pas beaucoup cette chaîne pro-gouvernementale. Mais par contre, elle, je la trouve vraiment très talentueuse. Elle est surtout très pédagogique et quelque part aussi incroyablement maternelle.
Sidonie Bassong présente une émission sur la CRTV qui s’appelle « Et si on en parlait ». C’est une sorte de talk-show qui est diffusé tous les mercredis soir, et qui pose sur la table certaines problématiques sociales que nous rencontrons au quotidien. Il peut s’agir de problèmes sentimentaux, moraux, financiers, sociétaux, professionnels et bien plus encore…
Dans ce programme, Sidonie Bassong fait intervenir quelques sociologues et psychologues qui analysent les interventions de quelques invités. La particularité du programme, c’est que le public présent a aussi le droit de prendre la parole. Et la maestria de Sidonie c’est de composer avec tout ce mélange, de s’adresser aux téléspectateurs en même temps qu’elle s’adresse à ses invités sur le plateau, et d’être véritablement assez naturelle.
Elle s’exprime toujours avec beaucoup de clarté et de simplicité, mais visiblement aussi avec beaucoup d’amour et beaucoup de gentillesse. Et je suis surtout séduit par cette présentatrice parce que derrière son émission qu’elle présente, elle essaie à sa manière de sensibiliser la population camerounaise ; et de faire disparaître les mauvaises mœurs et les mauvaises mentalités de notre société.


Sidonie Bassong
Sidonie Bassong est une excellente présentatrice de la CRTV. Source: Facebook /CC

Mon hit-parade des présentateurs camerounais en 2024

Donc comme je le répète tous les ans, ceci est une nomenclature essentiellement subjective. Mais voici les modérateurs camerounais qui m’auront impressionné durant l’année 2024…

Rosalie Guessele ! Elle opérait auparavant à Infos TV à travers « Le grand soir », mais depuis quelques semaines elle est dorénavant retrouvable sur Cam10 Télévision, de lundi à vendredi entre 17h et 19h.
Leila Nganzeu ! C’est la mignonnette présentatrice de « 7 Hebdo » sur STV tous les dimanches à midi, et je l’apprécie pour ses subtilités, pour sa sérénité, pour son professionnalisme journalistique et pour sa bonhomie.
Sidik Lombardi de Media Sports Info (MSI) ! C’est un jeune ami que je surveille depuis un long moment, et il profitera de ma bénédiction aussi longtemps qu’il mettra son talent au service de notre football…

Parce que ce qui manque dans notre pays-ci, ce sont de véritables bons modérateurs. Il nous manque des gens qui sont passionnés par leur métier, des gens qui sont humbles et des animateurs qui sont travailleurs comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè à la radio Dibombari FM. Le Cameroun a vraiment besoin d’Hommes de médias qui sont des patriotes, et qui mettent leur talent et leurs savoirs au service du développement de nos mentalités et de notre moralité.
Et donc dans ce hit-parade, je voulais surtout récompenser ces gens qui ont d’abord été de très-très bonnes personnes, avant d’être d’excellentissimes modérateurs durant l’année 2024…


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Je vais voter Cabral Libii !

C’est vrai que nous sommes encore à plusieurs mois de l’élection présidentielle, mais je pense que j’ai déjà fait mon choix définitif. Et, à moins d’une catastrophe, en 2025 j’irai voter pour Cabral Libii !


Il est jeune

Cabral Libii est un très jeune homme. Il est né en 1980, soit deux ans seulement avant l’accession au pouvoir de son challenger qui s’appelle monsieur Paul Biya.
Cabral Libii est donc de ma génération, et en cela il me comprend dans mes préoccupations principales. C’est un individu qui s’inscrit dans les changements de ce monde, qui comprend les nouveaux défis et les enjeux de notre époque, et qui a résolument été formaté dans la modernité comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè.
Je n’irai pas voter pour Cabral Libii uniquement parce qu’il est jeune, non, non, sinon ce serait une très grave erreur ! Car la jeunesse n’est pas un programme politique. La jeunesse n’est pas un talent. La jeunesse n’est pas une attestation de compétence, et encore moins une certification d’intégrité ou d’honnêteté…
Mais à capacités égales, je préfèrerais mille fois accompagner un jeune homme qui est encore droit sur ses bottes, que de suivre un nonagénaire qui n’est même plus certain de pouvoir se réveiller le lendemain matin […]


Il est intelligent

Ce qui me bluffe avant tout, c’est son intelligence. Je veux dire, son sac de savoirs. Car Cabral Libii est un individu qui se cultive depuis des décennies, et qui a passé presque toute sa vie à lire, à lire et à relire encore.
Et à écrire aussi. Car ce brillant universitaire —et juriste en même temps— n’a de cesse de multiplier des ouvrages, et de faire des propositions pour un Cameroun qui se développera dans les années à venir.
C’est presque un génie ! C’est un mec qui connaît presque toutes les lois, qui s’intéresse aux traités internationaux et aux Constitutions, qui suit les nouvelles réglementations et les usages, les échanges commerciaux internationaux et que sais-je encore. C’est un type qui se cultive sans cesse, qui s’interroge sur la gestion de nos villes et de nos villages (il est favorable au fédéralisme communautaire), et qui conteste les errements managériaux de nos prévaricateurs d’administrateurs.
C’est un justicier ! D’ailleurs c’est certainement pour ce courage que je l’admire, car que serait réellement l’intelligence si elle ne servait pas à défendre les intérêts de ses compatriotes ?


Livre Pour le libéralisme communautaire de Cabral Libii
Cabral Libii est l’auteur de plusieurs livres, dont « Pour le libéralisme communautaire ». Source: lebledparle.com /CC-BY

Il vient du bas-peuple

Et donc, Cabral Libii vient du bas-peule. C’est une certitude. Nous l’avons tous vu chétif, lorsqu’il débutait encore en politique. Nous l’avons d’ailleurs connu presque squelettique lors de ses années universitaires, lui qui n’est absolument pas issu d’une famille aristocratique.
C’est quelqu’un qui connaît le Cameroun et les Camerounais, c’est quelqu’un qui connaît le prix du pain et du kilo de maquereau, et c’est quelqu’un qui connaît la vétusté de nos routes et de nos domiciles.
Cabral Libii est un Camerounais ! Je pourrai le voter rien que pour cela, car rien que pour ça il est déjà différent d’un Maurice Kamto ou encore d’un Paul Biya. Parce que tenez : Paul Biya a fini ses études secondaires au lycée Leclerc avant de partir en France, il est revenu au Cameroun en 1962 et il a directement intégré la très haute administration. Donc en fait, ça fait pratiquement soixante-deux ans que notre chef de l’Etat n’a plus jamais payé l’électricité…
Cabral Libii est un individu commun, que nous avons vu grandir et qui ne sort pas de l’espace-temps comme son adversaire, et qui nous paraît indéniablement beaucoup plus abordable. Il comprend les difficultés de la classe populaire, et c’est cette classe-là qui est la plus représentée dans l’échantillonnage électoral au Cameroun.


Il reste un humain

Malgré tout, ça reste un humain. Avec ses défauts et ses qualités. Avec ses tares également. Avec ses vanités, ses insuffisances, ses trahisons, ses indélicatesses, etc.
Cabral Libii est souvent contesté pour son changement de comportement, depuis qu’il a « briss ». On raconte par exemple qu’il ne répond plus facilement au téléphone, y compris à ses anciens collaborateurs. On raconte aussi qu’il est devenu parvenu, arriviste voire condescendant, surtout lorsqu’il parle de ses colossaux émoluments en s’adressant à de misérables petits débrouillards.
On le traite aussi de traître ! Ainsi, il aurait trahi Nkou Mvondo pour une histoire d’argent, il aurait poignardé politiquement le père Robert Kona, après lui avoir malicieusement subtilisé son parti politique…
Ce sont des racontages. Je ne saurais y démêler le vrai du faux, et encore ! Car Cabral Libii demeure un individu de chair et d’os, donc capable de toutes les manipulations et de toutes les faiblesses. Je ne le jugerai pas sur ça. Je me méfierai de ses égarements comportementaux, bien sûr, mais uniquement lorsque ceux-ci seraient avérés. Et je lui retirerai mon vote lorsque je constaterai que toutes ces tares, pourraient le mener à devenir un très-très mauvais président de la République du Cameroun.


Atanga Nji, Cabral Libii et Robert Kona
Cabral Libii a des démêlés récurrents avec le MINADT Paul Atanga Nji (à gauche) et Robert Kona (à droite). Source : Facebook /CC

En 2025, je vais voter Cabral Libii !

Donc c’est vrai que nous sommes encore à plusieurs trimestres de l’élection présidentielle, mais je pense que j’ai déjà effectué mon choix définitif. Et, à moins d’une catastrophe surnaturelle, en 2025 j’irai tranquillement voter pour le candidat du PCRN…

Je vais voter Cabral Libii ! Je l’avais plébiscité lors de l’élection présidentielle de 2018, même si à la dernière minute j’avais finalement voté pour le candidat Maurice Kamto.
Je vais voter pour Cabral ! Parce que, malgré notre souffrance, il représente quelque peu une lueur d’espoir. Et il m’apparaît comme un chevalier qui viendra nous délivrer définitivement de cette tyrannie…
J’irai voter pour Cabral Libii en 2025 ; et même si je ne vote pas pour lui, je ne voterai absolument pas pour le président Paul Biya.

Parce que depuis 1982 que ce monsieur est au pouvoir, nous vivons dans la promiscuité la plus incroyable. Le Cameroun est devenu un enfer ou alors une prison, et ce sont tous mes compatriotes qui ont désormais l’intention de s’expatrier. Cabral Libii représente une alternative, car en lui je me retrouve comme dans un miroir. C’est un intellectuel qui est encore jeune, qui est porteur de dynamisme et d’espoir, et qui trimballe avec lui de grands rêves et une merveilleuse vision pour notre postérité.
D’ailleurs tous ceux qui aiment le Cameroun devraient voter pour Cabral Libii…


Ecclésiaste DEUDJUI, je vais voter Cabral
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