Ecclésiaste Deudjui

Lendemains de plaisance

Comment comprendre que deux personnes qui s’appréciaient de tout leur cœur, finissent-elles par se séparer au point de se détester sentimentalement et émotionnellement parlant ?
Car c’est ce genre de déceptions amoureuses que moi j’appelle les lendemains de plaisance…


Lendemains de drague

Comment comprendre que lorsque tu dragues une fille, elle te plaît de tout ton cœur ! Et puis tu mets tous tes moyens en jeu pour pouvoir la conquérir, tu y mets tout ton temps et toute ton énergie, et enfin tu y mobilises toutes tes aspirations ainsi que toute ta disponibilité…
Les lendemains de drague, ils sont souvent fantastiques ! La fille te considère comme le Prince Charmant, et toi tu la considères comme ta vraie dulcinée. Les projets de mariage sont immédiatement florissants, et les cadeaux sont abondamment —voire surabondamment— interchangés entre les deux partenaires.
La drague est un moment crucial. C’est la période de la cristallisation, où notre partenaire nous apparaît comme un extraterrestre sans taches et sans aucunes imperfections. L’adrénaline monte dans les veines lors de vos conversations, de vos rencontres, de vos télécommunications à distance. Et chaque jour qui vous rapproche est de plus en plus magique, de plus en plus féérique, de plus en plus revivifiant que les précédentes journées de ces effusions de baratinage…


Lendemains de romance

Avec mes dulcinées, ça a toujours été l’amour parfait. Nicole, Catherine, Josiane, Rolande, Larissa, Alida… Ornella. Avec les amies que j’ai eues, que dis-je, mes amantes, c’était toujours l’amour fou au départ ! Des câlins par-ci, des galipettes par là. Des moments de qualité comme on dit dorénavant, ainsi que des weekends et des semaines littéralement extraordinaires !
Les lendemains de romance sont souvent des lendemains très nostalgiques. Quand ta femme t’aimait encore… Quand ton amante te respectait encore. Quand la jolie fille que j’avais vraiment adorée et qui s’appelait Barbara, me considérait encore comme un homme très-très-très  important dans son existence… Tsuip !
L’amour avait ceci de si beau, que nous pratiquions le sexe par tous les chemins. Pendant la romance tu fais l’amour à la cuisine, sur le matelas, sur le canapé, à la véranda, dans la cour de la concession, dans la banquette arrière de la voiture de mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, dans la piscine et que sais-je encore ! Dans le garage, dans le jardin, dans la forêt d’un petit village perdu de la région du Centre qui s’appelle Nzoakom, en passant par Awae et où j’avais rencontré une merveilleuse Camerounaise qui se prénommait Mélanie…


L’amour est généralement très sucré au départ / Crédit : Pixabay

Lendemains de rupture

Et puis, la rupture amoureuse. Au lendemain de la romance. La rupture ne vient pas tout de suite, elle vient souvent en silence. Parfois, elle est déjà consommée, mais vous restez tout de même ensemble : pour les enfants, pour la maison, pour éviter les disputes successorales, pour s’épargner des litiges judiciaires, etc.
La rupture ! Ce n’est pas quelque chose qui vient en criant gare. Ça commence d’abord par une simple idée, et ensuite par une insinuation. Et si je la quittais ? Et si elle n’était faite pas pour moi en réalité ? Et si elle ne m’aimait pas suffisamment, finalement ?
La rupture est la conclusion d’une série de désillusions que l’on a eues sur son partenaire. On ne le trouve plus aussi charmant qu’au départ, ni aussi impressionnant. On ne lui accorde plus la même confiance. On ne lui tolère plus les mêmes imbécillités. On devient moins compréhensif, moins patient et surtout plus exigeant. On regarde la fille que nous adorions tant au départ, disparaître progressivement de notre centre d’intérêt. On reconnaît bien et on sait qu’on l’aime encore, mais on la laisse volontairement partir. Parfois, on veut bien lui faire l’amour par nécessité vitale, ou alors pour lui dire un au revoir discret et définitif, mais bon… Et pourtant, elle ne s’en doute même pas, elle croit que vous vous embrassez encore goulûment comme auparavant, elle ne se doute de rien puisque vous ne vous disputez pas sauvagement comme les couples brutaux qui se bagarrent tous les jours mais qui demeurent éternellement ensemble ; alors que toi tu l’as déjà quittée définitivement en esprit, et qu’il ne reste plus que ton corps et ta chair pour officialiser cette fatidique séparation…


Lendemains de séparation

Et puis tu la quittes, ou alors elle te quitte. Si vous habitiez ensemble, vous vous séparez physiquement. L’un de vous deux déménage. Vous cessez de vous appeler. Vous ne vous téléphonez que pour des nécessités pratiques, comme par exemple les besoins financiers des enfants issus de votre relation conjugale. Vous commencez déjà à parler ouvertement de vos nouvelles connexions amoureuses, si vous en avez déjà d’autres. Et un jour, tu te retrouves en train de parler de la femme que tu aimais pourtant de tout ton cœur, en disant à tes amis « Mon ex »
Les lendemains de rupture sont la cause inéluctable de notre séparation. Parfois, vous vous aimez encore, mais vous devez absolument vous séparer. Vous ne savez même pas réellement pourquoi. Parce que moi par exemple, j’ai des tas de filles que j’avais réellement aimées de tout mon esprit, et d’ailleurs la plupart je les aime encore. Mais si vous me demandez ce qui nous a véritablement poussés vers la séparation définitive, sincèrement je ne saurais même pas par où je devrais commencer…
La séparation te fait repenser à vos anciens bons moments. La séparation te fait réfléchir sur ton ancienne vie de couple, et sur tes propres responsabilités dans ces échecs. La séparation te fait concevoir que votre séparation n’était pas obligatoire. Et que cette fille-là était pourtant bien pour toi, et que tu ne retrouveras plus jamais une autre demoiselle comme elle, et qu’elle avait plein de qualités mais que toi tu as plutôt préféré t’attarder sur des inutilités sans aucune importance, et que si tu étais resté avec elle vous auriez probablement fondé une belle famille avec une assez respectable petite progéniture…
Et puis un matin, tu te réveilles, puisque tout ce cirque est déjà terminé. C’est comme les lendemains d’ivresse, lorsque tu te réveilles avec la gueule de bois après une soirée mal arrosée, et que tu te réitères in petto que tu ne vas plus jamais recommencer avec ces beuveries qui t’envoient au précipice…


L’amour est un éternel recommencement / Crédit : Iwaria

Lendemains de complaisance…

Donc comment comprendre que hein, deux personnes qui s’aimaient réellement de tout leur cœur hein, finissent-elles par se séparer au point de se détester sentimentalement et même émotionnellement ?
Car c’est ce genre de séparations amoureuses que moi j’appelle les lendemains de plaisance…

Lendemains d’infidélité ! Parfois, l’amour se brise à cause d’un petit truc de rien du tout, comme par exemple d’aller coucher avec un ami de ton mari alors que tu savais combien il t’appréciait de tout son cœur.
Lendemains de défiance ! Pour qu’un couple soit définitivement heureux, il est impératif qu’il y règne une ambiance de confiance et de fraternité, au lieu d’y installer de la défiance, de la concurrence ou de l’insoumission caractérisée.
Les lendemains de plaisance sont des lendemains que nous vivons tous les jours, puisque nous aimons plusieurs femmes mais que nous passons toujours notre temps à tout recommencer…

Parce que moi par exemple, j’ai déjà aimé plusieurs bonnes femmes durant ma courte vie. Je les ai parfois quittées et elles m’ont parfois lâché aussi, et tout ceci pour des raisons généralement très insignifiantes. Et donc lorsque je les regarde dans un miroir, je ne comprends pas comment nous sommes finalement devenus de simples petits camarades. Je les trouve encore dix fois plus extraordinaires qu’auparavant, et je pense que j’ai été véritablement chanceux de les avoir pendant aussi longtemps à mes côtés.
Mais que voulez-vous, puisque la vie nous oblige parfois à se lancer dans ces éternels recommencements…


Ecclésiaste DEUDJUI, lendemains de bonheur
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Engagez-vous !

Contrairement à ce que Paul Biya vous avait dit au début des années 1990, tout le monde devrait faire de la politique. D’ailleurs vu le contexte qui devient de plus en plus insoutenable ici au Cameroun, il ne vous reste qu’une seule chose à faire : engagez-vous !


Vous n’en avez pas marre d’avoir un même président qui passe devant votre petit écran depuis bientôt une éternité ? Hein ? Et quand je parle d’éternité, je parle de 1982 jusqu’en l’an 2032, puisque Paul Biya aura quarante-neuf ans de pouvoir — et quatre-vingt-dix-neuf ans d’âge ! — si vous ne vous engagez pas politiquement d’ici octobre 2025…
Engagez-vous ! Inscrivez-vous sur les listes électorales, militez pour un parti de l’opposition ou alors, déclarez vos avis de façon totalement indépendante, puis votez en 2025. Surveillez votre vote de façon radicale et intransigeante, de manière que vos suffrages ne soient pas dévoyés ni majoritairement biaisés. Laissez libre cours à votre soif de changement, manifestez ouvertement votre désir et votre aspiration à découvrir de nouvelles têtes et de nouvelles idées, de nouveaux talents politiques ou encore de tout nouveaux dirigeants.
Car le Cameroun ne doit pas devenir une République bananière, et notre destinée ne doit pas être accaparée par une minuscule clique de personnes. Et si au moins ces prévaricateurs-là se préoccupaient un peu du bon devenir de notre pays…


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40 ans de Paul Biya au pouvoir: les mystères de la longévité politique du président du Cameroun


Engagez-vous pour le coût de la vie

La vie est devenue tellement chère au Cameroun ! Et vrai-vrai hein, je me demande quotidiennement comment certains s’en sortent. Parce que moi, au moins, j’ai la chance d’être un blogueur, je suis encore célibataire et je n’ai pas de responsabilités herculéennes comme certains chefs de famille, et donc je réussis quand même à manger au moins une fois par jour. Mais pour ceux qui ne s’en sortent pas, qui tirent le diable par la queue, qui suffoquent de jours en jours, que faire ?
Engagez-vous ! Vous devez comprendre que c’est votre engagement politique qui fixera les nouvelles normes économiques, et que si vous êtes activement impliqués dans les affaires de votre société, alors vos dirigeants n’en seront que plus circonspects. Mobilisez-vous pour sanctionner les mauvais maires, les mauvais députés, les mauvais sénateurs (enfin, 30 %, puisque 70 % ont été désignés par Son Excellence Paul Biya), les mauvais conseillers régionaux, et enfin… le très-très mauvais président de la République du Cameroun !
Engagez-vous et vous ferez baisser le prix de l’huile, du riz, du carburant, des impôts, des taxes, de la CNI, du passeport, du visa, de la douane, du régime de plantain, du cacao, de la boîte de sardine et du lait concentré non sucré, etc.

Paul Biya, âgé de 91 ans
Paul Biya, âgé de 91 ans, est à la tête du Cameroun depuis le 6 novembre 1982 / Crédit : Wikimédia Commons

Engagez-vous pour les infrastructures

Vous n’avez pas de routes, et vous n’avez même pas honte ? Un pays qui compte environ trente millions d’âmes, mais le chemin qui vous conduit de Bafoussam jusqu’à Nkongsamba, puis de Nkongsamba jusqu’à Bonabéri à Douala, c’est la catastrophe ? Comment comprendre que des gens meurent encore sur des falaises, et que la plupart de nos principaux axes routiers qui sont des pistes, ne possèdent même pas de garde-fous ?
Bref, engagez-vous ! Militez pour une société qui possèdera enfin de l’électricité de façon permanente. Investissez-vous pour qu’on ait enfin de l’eau potable. Mobilisez-vous pour réclamer une bonne connexion internet ainsi que de bonnes communications téléphoniques. Exigez à vos dirigeants de prendre soin de vos infrastructures hospitalières, au lieu d’aller enterrer des milliards de francs CFA dans des éléphants blancs comme le stade d’Olembé, ou encore celui de Japoma. Car c’est en s’investissant politiquement que votre voix pourra se transformer en contre-pouvoir et que ceux qui vous manipulent pourront voir le risque de se faire éjecter définitivement de notre Administration.


Engagez-vous pour les bonnes mœurs

Les bonnes mœurs ! Quels vains mots. Les bonnes manières, les bonnes moralités, la bonne éducation, quelles vaines espérances…
Le Cameroun est ce pays-là où la prostitution se fait en pleine rue, en plein jour. Le Cameroun est cet Etat où des administrateurs détournent des dizaines de milliards de francs CFA, et que cela n’émeuve presque personne. La République du Cameroun est devenue un no man’s land, sans éducation civique et sans civilités, où tout le monde insulte tout le monde sur la voie publique, où on photographie des accidentés graves au lieu de leur porter secours, et où les modèles de notre société sont des influenceuses qui se déshabillent sur TikTok, et qui exhibent délibérément leur postérieur aux plus offrants…
Engagez-vous ! Vous n’en avez pas marre de vivre dans un pays où les faits divers ont pris le pas sur l’actualité politique ? Un pays où un fils tue sa mère et où un individu assassine lui-même sa propre partenaire sexuelle ? C’est quoi ce capharnaüm géant, si ce n’est que les populations sont devenues folles et que les gens sont en dépression nerveuse permanente, généralement parce qu’ils n’ont pas suffisamment de quoi se nourrir et s’épanouir ?
La vie est devenue tellement rude que la plupart des Camerounais sont frustrés. Ils se jettent dans l’alcool et dans les drogues. Les bonnes manières et les bonnes éducations ne reviendront que plus tard, lorsque vous vous serez engagés politiquement. Puisque vous choisirez de meilleurs dirigeants qui se préoccuperont principalement de votre éducation, et ainsi tous les Camerounais seront les plus heureux dans le meilleur des mondes…


rassemblement politique
Mobilisez-vous politiquement pour faire entendre votre voix lors des élections politiques. Source: cameroon-tribune.cm /Image reprise sous autorisation

Impliquez-vous !

Donc contrairement à ce que Paul Biya vous avait dit dans les années 1990, tout le monde doit obligatoirement faire de la politique. D’ailleurs, vu le contexte qui est devenu de plus en plus irrespirable ici au Cameroun, il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire : engagez-vous !

Engagez-vous ! Inscrivez-vous sur les listes électorales, choisissez votre candidat puis surveillez scrupuleusement votre vote, lorsque viendra le temps de l’élection présidentielle de 2025.
Engagez-vous ! Cessez de dire que « Je ne fais pas de la politique », car pendant ce temps-là, ce sont les politiciens qui vous plieront, notamment en augmentant les prix et en vous rendant la vie de plus en plus insupportable.
Engagez-vous et indignez-vous comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, même si lui il fait partie de ces millions de petits Camerounais qui se lamentent en silence…

Parce que contrairement à ce que Paul Biya vous avait raconté, la politique n’est pas exclusivement réservée aux politiciens. C’est un exercice qui est adossé à la vie de chaque communauté, et donc elle concerne obligatoirement tous les citoyens de notre République. C’est grâce à elle que nous pourrons changer les lois, construire des infrastructures viables et améliorer considérablement notre façon de vivre. D’ailleurs, vu le contexte qui devient de plus en plus invivable ici au Cameroun, il ne nous reste plus qu’une seule chose à faire : changer nos dirigeants !


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L’impunité masculine

Ce qu’il y a de bien au Cameroun, c’est que les hommes peuvent se rendre coupables de n’importe quelles méchancetés sur les femmes camerounaises, et que cela passe presqu’inaperçu. C’est donc cet ensemble d’injustices sexistes que moi j’ai rebaptisé ici l’impunité masculine…


L’impunité de la drague

Ce qu’il y a de terrible, c’est que n’importe quel homme peut draguer n’importe quelle Camerounaise ! Et cela sans aucun préavis, sans aucunes bonnes manières, sans aucuns préliminaires même lorsque la fille s’arrête pour essayer d’écouter ce que tu essaies de lui baragouiner, etc.
L’impunité masculine s’exprime pleinement à travers la drague ici au Cameroun. Les femmes sont comme des objets sans aucune valeur, et on peut les accoster et les baratiner comme bon nous semble, dès lors que nous nous retrouvions dans le même environnement ou le même espace. On peut tapoter les fesses de la serveuse pour lui signifier qu’elle nous intéresse, on peut siffloter une passante dans la rue sans aucune civilité ni préalable, et on peut même demander son numéro de téléphone à une inconnue qu’on vient de rencontrer dans le taxi ou le bus, en lui disant simplement que « Ça te dirait qu’on aille siroter un verre quelque part ce soir ? »
Les hommes camerounais sont si malappris et si maladroits durant la drague —mais pas tous, heureusement—, que certaines femmes se sentent souvent violentées et agressées moralement par leurs maladroits courtisans. Et inutile de vous préciser que ces harcèlements ne sont même pas condamnés ni réprimés par notre société…


L’impunité de la grossesse

Est-ce que quand tu mets une femme enceinte tu es même encore obligé de venir décliner publiquement ton identité ? Hein ? Vous avez déjà vu ça où dans un pays ? Parce que le Cameroun est certainement le seul Etat au monde, où tu peux grossir une fille, deux filles ou bien trois sœurs au même moment, et puis tu vas gaillardement t’assoir dans un bar du sous-quartier alors que tu ne connais même pas combien coûte le prix de la césarienne…
Des irresponsables comme ça ! Des hommes qui, lorsque la fille lui demande d’utiliser un préservatif parce qu’elle a effectivement peur de subir individuellement les conséquences, le gars lui réponds vicieusement que « Ne t’inquiète pas béé’é ! Je vais vite retirer pour ne pas jouir à l’intérieur. »
Retirer quoi ? Hein ? Ton bangala ? Tu n’as même pas honte ? On te demande de vous protéger mutuellement contre les MST mais aussi les grossesses non déclarées, et toi, tout ce que tu trouves à dire c’est qu’on ne mange pas la banane-plantain avec la peau ?
Résultat : les hommes ne couchent plus avec le préservatif ! Si oui, peut-être la toute première fois. Mais après cela ça devient le « full contact », le « viande-viande », le « mbap mou mbap »,le « chair-chair ». Et lorsque la fille te téléphone quelques jours après pour te signifier qu’elle est enceinte, tu lui demandes méchamment si tu étais le seul garçon à escalader sur son bassin. Tu te mets à la traumatiser verbalement et d’ailleurs tu ne la prends même plus au téléphone. Tu la laisses subir individuellement la honte de sa grossesse naissante, l’humiliation et la répudiation dans sa propre famille, pour une affaire que vous aviez pourtant commencée conjointement.
Et lorsqu’elle accouche, tu n’as même pas dépensé un seul centime pour la layette ! Et pourtant tous les membres de notre communauté continueront à te féliciter, en déclarant que c’est toi le seul et unique vrai père de cet enfant…


homme battant sur une femme
De nombreuses femmes sont victimes de violences conjugales, en silence. Source: tendanceouest.com /Image reprise sous autorisation

L’impunité du divorce

Est-ce que pour divorcer c’est compliqué ? Surtout pour un homme. Parce que même notre Code civil est formel, tu peux demander le divorce à ton épouse sur simple soupçon d’infidélité. Alors que pour la femme hein, elle devra prouver ton infidélité exclusivement si elle t’attrape au lit avec une autre femme dans votre domicile conjugal…
La Loi camerounaise est aussi favorable à la demande de divorce masculine. D’ailleurs, ce sont les femmes qui en souffrent. Ce sont les hommes qui sont à la fois infidèles, impuissants, exigeants, polygames, capricieux voire féminicides. Et ce sont eux qui laissent certaines femmes dans le dénuement le plus complet après le divorce, après les avoir remplacées par une jeune petite midinette…
C’est une grosse impunité. De voir qu’une femme se sacrifie toute une vie pour un énergumène, et puis que celui-ci la laisse tomber. De voir comment elle lui a fait de beaux enfants, mais qu’au final cela n’a véritablement servi à rien. Parce que les mâles d’aujourd’hui sont si sadiques, si cyniques et si machiavéliques, que même lorsqu’ils ne divorcent pas légalement avec toi, ils prennent souvent la peine de bien vous ostraciser dans votre propre lit conjugal.


L’impunité de l’infidélité

Et donc, l’infidélité. Le mal du siècle. Car c’est bien reconnu ici au Cameroun que tous les hommes mariés ont au moins deux maîtresses, et que tous les hommes célibataires entretiennent des relations très approfondies avec au moins huit partenaires à la fois…
Je ne plaisante pas ! Et le plus drôle, c’est qu’autant les hommes sont tous infidèles, autant ils ne digèrent pas l’infidélité de leur partenaire. Les hommes peuvent presque tout supporter venant d’une femme, mais pas qu’elle les trompe ! C’est pour cela que la multiplicité des concubines chez un Camerounais est un signe de son bantouisme très avancé. Les hommes d’ici trompent leur épouse légitime avec sa propre sœur, avec ses collègues, avec ses voisines du quartier, avec ses copines, avec ses connaissances du marché ou ses anciennes camarades, etc.
Les hommes ? Hum, il faut te méfier d’eux. Parfois ils te montrent le visage de l’homme le plus fidèle et le plus inoffensif de l’univers, alors que c’est exactement le genre de type-là qui rentre tous les soirs à la même heure, dont il faut absolument te méfier. Car on a connu des hommes mariés monogames et responsables, mais c’est le jour de leur enterrement que leur femme officielle a constaté que le bon monsieur entretenait au moins cinq familles à l’extérieur !


dessin homme embrassant une autre femme
L’infidélité des hommes est un fléau communément admis par les femmes. Source: elle.fr /Image reprise sous autorisation

L’impunité des hommes envers les femmes

Donc ce qu’il y a de mauvais au Cameroun, c’est que les hommes peuvent se rendre coupables de n’importe quelles méchancetés sur les femmes camerounaises, et que cela passe totalement inaperçu. C’est donc cet ensemble d’injustices sociales que moi j’ai rebaptisé ici l’impunité masculine…

L’impunité des maladies ! Les hommes refilent des IST et des maladies chroniques à leurs conjointes, et il y en a même qui se font un malin plaisir de distribuer le VIH à leurs innombrables partenaires sexuelles.
L’impunité de la polygamie ! Les hommes ont naturellement le droit de se partager entre plusieurs épouses, et pourtant le moindre soupçon d’infidélité d’une femme est déjà passible d’une condamnation de divorce.
L’impunité de l’inceste ! Car dans la plupart des drames familiaux qui sont liés au sexe, ce sont généralement toujours les hommes qui sont les seuls coupables.

Et pourtant la vie continue, et ces prédateurs masculins continuent de perpétrer leur sale besogne en toute liberté, à travers les viols et autres outrages misogynes en tous genres. Les hommes confisquent certaines femmes dans leur maison pendant quinze ans, et à la fin ils ne les épousent pas. Les hommes grossissent de jeunes étudiantes qui mettent ensuite un terme à leur cursus scolaire, et à la fin ils ne reconnaissent même pas ces grossesses. Les vieux papas de soixante-dix-sept ans sortent avec de petites fillettes de dix-huit ans ou bien de dix-neuf ans d’âge, et cela ne surprend presque personne ici à Yaoundé ou encore à Douala.
D’ailleurs qui est-ce que cela pourrait émouvoir, puisque tous les hommes camerounais se comportent pratiquement de la même manière ? Hein ? Y compris l’impunissable monsieur Pierre La Paix Ndamè


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L’économie de l’infidélité

On rit comme ça, hein, mais l’infidélité joue un grand rôle dans le produit intérieur brut d’un pays très endetté comme le Cameroun. D’ailleurs, c’est un pilier indispensable pour le développement réel de notre économie…


L’économie des auberges

Je vous pose une question : vous pensez réellement que si tous les hommes étaient des amants fidèles, ou alors si chaque femme ne s’enjaillait qu’avec un seul partenaire sexuel, on connaîtrait une telle floraison des auberges et des établissements hôteliers ici au Cameroun ?
Je réponds NON !
L’infidélité a créé un véritable écosystème dans le secteur de l’hébergement ici dans notre pays, au point où les aubergistes sont devenus de très prometteurs entrepreneurs. Car tu peux réserver une chambre dans n’importe quel quartier de Douala ou bien de Yaoundé, et tu peux même t’accorder des siestes ou des nuitées qui durent seulement deux heures ! Le réceptionniste va faire semblant de ne pas remarquer la dame qui se faufile derrière toi comme ta silhouette, et c’est ainsi que l’économie touristique va fonctionner totalement normalement. Puisque les hommes infidèles payent toujours cash, les femmes cougars qui forniquent avec leurs cadets de vingt-trois ans d’écart sont souvent de bonnes payeuses dans les motels. Les gigolos décaissent quant à eux facilement puisque ce n’est même pas un argent qui est issu de leur propre porte-monnaie.
Et le même cinéma est reproductible dans les auberges, les hôtels cinq étoiles, les résidences locatives, les appartements meublés et j’en passe !


L’économie de la restauration

Entre nous, est-ce que vous avez déjà vu un homme camerounais qui invite son épouse officielle pour aller manger dans un grand restaurant ? Hein ? Je veux dire, qui emmène régulièrement sa petite amie pour aller se régaler dans un véritable bon restaurant ?
Parce que, disons-nous les vérités, les restaurants, c’est pour les personnes adultères ou pour les néo-dragueurs, lorsqu’ils sont encore au tout début de leur relation. Parce que si les restaurants camerounais comptaient sur les anciens couples comme celui de mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, il y a belle lurette qu’on ne parlerait même plus de cette noble activité ici dans notre Cameroun…
Sérieux hein, l’infidélité participe très sérieusement au redressement de notre PIB. Les hommes infidèles sortent le chéquier pour aller s’offrir des buffets complets dans les plus grands palaces, en compagnie de leur dulcinée non officielle. Les endroits comme la Rue de la Joie sont souvent remplis de gens qui trompent leur partenaire, parce que c’est dans ces endroits-là que se joue réellement la vraie vie. Les femmes infidèles aiment manger le rôti de porc, les hommes infidèles aiment offrir des brochettes de poulet qu’on vend à côté du ministère du soya, et les filles qu’on vient de baratiner aiment tout simplement commander un gros plateau de poisson braisé.
L’économie de la restauration est fortement liée à l’infidélité qui règne au Cameroun ; puisque ce sont ces tchizas qui n’ont pas d’emploi mais qui connaissent tous les plus grands restaurants qu’il y a ici à Bonamoussadi, et ce sont leurs compagnons qui ont abandonné leur propre épouse à la maison hein, et qui te disent que « Dès que tu finis de manger ton crocodile, je connais une auberge climatisée où on va enfin pouvoir aller se reposer… »


Deux personnes trinquant avec des verres de vin
Les grands restaurants sont remplis de couples infidèles / Crédit : Iwaria

L’économie du divertissement

Quand je vais parler vous allez penser que ce sont les blagues ! Mais dites-moi : si les hommes infidèles n’existaient pas, qui va faire tourner toute notre industrie du divertissement ?
Parce que les week-ends à Kribi, ce sont eux ! Les balades romantiques dans les parcs et dans les manèges, ce sont encore eux. Les participations à des concerts ou à des projections cinématographiques, ce sont toujours des hommes qui sont officiellement en couple, mais qui préfèrent plutôt aller se divertir avec une nouvelle conquête qu’ils ont pour mission de déshabiller […]
C’est un investissement, hein, ce n’est pas une blague ! Vous pensez que les snack-bars et les rooftops qu’on a ouverts partout-partout ici dans la ville de Douala, vous pensez que c’est pour qui ? Hein ? Vous pensez sérieusement que c’est pour les couples qui vont bientôt célébrer leur vingt-cinquième anniversaire de mariage ?
Parce que lorsque moi j’observe les duos (je préfère les appeler ainsi) dans les boîtes de nuit de notre capitale économique, je vois bien qu’ils sont en instance de fornication. Je comprends bien que c’est plus facile pour un Camerounais de dépenser sur une nouvelle « victime » ou sur une araignée du dehors, que d’envoyer l’argent du gaz à son propre domicile. C’est plus facile pour un homme qui trompe sa concubine de dépenser des sommes d’argent faramineuses dans le divertissement et l’épanouissement de sa partenaire d’un soir, et c’est tout ceci qui contribuera au développement exponentiel de notre potentiel économique…


L’économie de la mode

Les femmes du dehors sont toujours belles. Les femmes du dehors sont toujours swags. Les femmes du dehors sont généralement bien entretenues, non seulement par leur « titulaire » qui néglige simultanément sa propre femme à la maison, mais aussi par leurs nombreux autres partenaires sexuels qui sont persuadés chacun qu’ils sont les seuls « titulaires ». Et vous ne constatez pas la production économique que ce tintamarre produit tout autour de la jeune fille ?
L’infidélité n’est pas une blague ! Elle développe le prêt-à-porter à travers une clientèle multiple et au fort potentiel d’achat ; elle développe le secteur de la haute couture, elle fait s’envoler le domaine de l’esthétique-coiffure qui sont dorénavant des secteurs très-très porteurs, puisque toutes les femmes infidèles sont toujours bien coiffées, bien sapées, bien tatoués, bien maquillées, bien manucurées…
Les hommes dépensent des fortunes pour entretenir leur deuxième bureau ! Les gigolos réclament des sommes considérables pour maintenir leur niveau de vie et pour demeurer sur leur trente-et-un. Les petites filles abusent de leurs sugar daddies sans aucune complaisance ni bienveillance, et elles ravitaillent leur garde-robe presque toutes les semaines. Et c’est ainsi que les ventes de chaussures explosent, les ventes de robes et de perruques, de chapeaux, de pantalons, de mini-jupes, de mini-culottes et que sais-je encore.
Et tout ceci, c’est exclusivement grâce à l’infidélité !


Couple dos à dos après une tromperie
Les femmes sont autant infidèles que les hommes / Crédit : Pexels – RDNE Stock project

La macroéconomie de l’infidélité

Donc on sourit comme ça hein, mais l’infidélité joue un rôle prépondérant dans le produit intérieur brut d’un pays extrêmement endetté comme le Cameroun. D’ailleurs hein, c’est un pilier indispensable pour l’accession réelle vers notre émergence d’ici 2035…

L’économie du tourisme ! L’infidélité fait booster des secteurs aussi importants que le transport, la restauration et le logement, ce qui constitue les axes principaux d’un bon projet de développement touristique.
L’économie de l’éducation ! Parce que lorsque vous faites des enfants illégitimes, vous devez tout de même les soigner, les nourrir, les vêtir ; et plus tard les envoyer dans les meilleures universités ou centres de formation qui existent sur notre territoire.
L’économie du Cameroun tout simplement, puisque les couples qui se forment investissent beaucoup d’argent pour pouvoir entretenir cette infidélité.

Et c’est ainsi que les auberges se portent bien, c’est ainsi que la restauration et les loisirs se portent merveilleusement bien, et c’est ainsi que la mode et la beauté n’ont plus aucun secret pour nos jeunes sœurs cameruineuses. L’infidélité est devenue un phénomène légal, d’ailleurs elle a été déguisée sous le régime matrimonial que l’on appelle ici la polygamie. Car ce n’est pas avec une seule femme que nous pourrons développer un pays aussi complexe que le Cameroun…


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Et si on parlait des violences faites aux hommes ?

En règle générale, ce sont souvent les femmes qui sont victimes de violences basées sur le genre. Mais dans la réalité quotidienne, les hommes sont beaucoup plus martyrisés dans la vie conjugale qu’on ne se l’imagine…


Et si on parlait des hommes battus ?

En règle générale,  certains hommes sont sérieusement battus à l’intérieur de leur domicile conjugal. Et ce n’est pas une figure de style hein, ils sont littéralement tabassés et copieusement bastonnés physiquement !
Certaines femmes profitent de la supériorité de leur force physique, pour rabrouer et martyriser leur conjoint de mari. Certaines épouses sont si véhémentes, si violentes et si bagarreuses, qu’elles en viennent aux mains systématiquement lorsque leur partenaire leur oppose la moindre contradiction ou résistance.
Certaines mégères profitent de la sénilité de leur petit ami qui est déjà vieillissant et grabataire, pour lui apposer de grosses taloches à répétition.
Et c’est ainsi que certains hommes souffrent en silence, à l’intérieur de leur domicile marital qu’on trouve pourtant très jovial depuis l’extérieur. Certains hommes sont martyrisés et stigmatisés voire torturés, par leur propre « moitié ». Mais ils n’ont pas souvent le courage de l’assumer ou de se plaindre en public, sinon ils donneront l’impression qu’ils ont déjà totalement perdu de leur masculinité…


Et si on parlait des hommes démunis ?

La plupart des hommes mariés sont de pauvres types ! Au Cameroun hein, je veux dire. Parce que les gens d’ici se marient généralement sans même avoir une certaine sécurité financière. Les hommes d’ici se marient parfois par imitation et par snobisme, alors qu’ils n’ont même pas encore atteint un certain niveau de suffisance alimentaire ou sanitaire. Résultat : ils épousent des femmes qui sont plus pauvres qu’eux-mêmes, et qui sortent parfois avec des amants qui sont cent fois plus riches que tout leur arbre généalogique réuni…
Les hommes démunis hein, ils souffrent sérieusement dans les domiciles camerounais ! Ils ne parviennent même pas à rationner quotidiennement, et c’est comme ça que leur femme les insulte que « Mouf ! Un incapable comme toi qui n’es même pas capable de rationner dans sa propre maison. »
Les hommes qui sont au chômage sont souvent raillés par leur partenaire, et on les considère régulièrement comme des moins que rien. On les compare à leurs amis de promotion qui, eux, ont ostentatoirement réussi dans la vie. Les femmes utilisent leur bouche pour te ridiculiser lorsque tu es pauvre, et pour te rabaisser continuellement à longueur de journée. Elles ne cessent de t’humilier devant les enfants lorsque tu ne parviens même pas à compléter leur pension scolaire, et elles te font passer pour un irresponsable de la dernière espèce ! Et voilà comment tu meurs à petit feu, parce que tu avais engagé des responsabilités alors que tu n’étais même pas encore complètement capable de pouvoir les assumer…


femme qui tape sur son conjoint
Il y a des femmes qui battent littéralement leur mari. Source: seneplus.com /CC-BY

Et si on discutait sur la violence verbale ?

La violence verbale ? Tous les hommes la subissent ! Que tu sois beau oooh, que tu sois riche oooh, que tu sois super intelligent comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè oooh, sa femme Monique va toujours lui dire que « Un imbécile comme toi ! Tu sais tout ce que j’ai abandonné à Douala pour venir m’installer ici avec toi à Dibombari ? »
Les femmes, hum, on ne peut jamais les comprendre. On ne peut même pas les éviter tout simplement. Ce sont elles qui te traitent de paresseux, d’impuissant (c’est-à-dire de faible aux fesses), d’incapable, de retardataire, de loser. Ce sont nos propres femmes qui passent leur temps à nous admonester, à la moindre petite altercation ou dispute. Ce sont elles qui jurent que tu n’as jamais rien apporté dans son existence, et pourtant c’est toi qui la prends intégralement en charge […] Ce sont ces mêmes femmes-là qui te disent que ton enfant te ressemble lorsqu’il est incroyablement stupide à l’école, et qu’il leur ressemble plutôt lorsqu’il réalise un exploit intellectuel, ou alors une impressionnante performance culturelle ou sportive.
Les femmes conservent parfois nos secrets les plus obscurs, pour nous les ressortir aux moments les plus inopportuns. Elles sont capables de te bouder et de te dévaloriser simplement parce que tu as refusé de manger sa nourriture. Elles sont capables de te fermer la porte centrale de ta propre maison, pour que tu dormes dehors, tout simplement parce que tu es rentré légèrement plus tard que prévu : « Un imbécile comme toi ! Il faut retourner dormir avec tes bordelles avec qui tu viens de passer la soirée… »


Et si on parlait du poids des responsabilités ?

Et pourtant, les responsabilités des hommes camerounais sont incommensurables : il faut payer le loyer, il faut payer l’électricité et l’eau minérale, il faut payer à manger et il faut payer la scolarité de tous les enfants. Il faut payer les coiffures interchangeables de sa bonne dame. Il faut payer ses multiples cotisations. Il faut payer les frais d’ordonnance en cas de maladies surprises. Il faut s’occuper de la belle-famille, de la laide famille, et parfois même de certains enfants qui ne sont pas biologiquement les tiens. Il faut payer, payer, payer et payer encore ! Mais est-ce que les femmes comprennent alors tout ce charabia ?
Les hommes camerounais subissent une pression maritale qui est tellement intense, que généralement ils préfèrent se réfugier derrière les vieux bars. Les hommes préfèrent passer toute leur soirée dans les bras d’une araignée pour se dégourdir les idées, et pour ne pas succomber au stress insoutenable qu’ils subissent à la maison. Ils préfèrent aller en boîte de nuit avec des amis ou des collègues, parce que là-bas au moins on ne va pas leur parler de la facture du câbleur qu’il faudra régler. On ne va pas leur dire que la bouteille de gaz vient de se vider, et qu’il faut immédiatement que tu la remplaces illico presto.
Les hommes camerounais qui sont responsables, reçoivent d’énormes charges financières qu’ils doivent absolument gérer. Les plus chanceux deviendront fous, et vous allez vous étonner que ce sont toujours les hommes camerounais qui meurent en premier dans les foyers, tandis que leurs épouses deviendront généralement ce qu’on appelle ici les « veuves heureuses »…


Femme qui bat son mari en utilisant une arme blanche
Certaines femmes causent de sérieux dommages physiques sur leur partenaire amoureux. Source: gaskiyani.info /CC-BY

Et si on parlait des violences subies par les hommes ?

Donc en règle générale hein, ce sont parfois les femmes qui sont victimes de violences basées sur le genre. Mais dans la réalité camerounaise, les hommes sont beaucoup plus martyrisés dans la relation conjugale que vous ne pouvez l’imaginer…

Et si on parlait des maladies faites aux hommes ? Car en vérité en vérité, beaucoup de femmes vont contracter des maladies sexuellement transmissibles à l’extérieur, et elles les ramènent tout gaillardement à l’intérieur du domicile conjugal.
Et si on parlait des faillites faites aux hommes ? Certains Camerounais étaient des entrepreneurs prospères et prometteurs, mais, lorsqu’ils ont rencontré leur épouse, ils ont incroyablement été ruinés et celle-ci les a immédiatement quittés après leur nouvelle pauvreté.
Et si on parlait de la souffrance subie par les hommes dans les relations amoureuses, car cette souffrance-là est la principale cause des crimes passionnels que nous observons dans notre société.

Puisque les hommes camerounais souffrent énormément, mais ils sont malheureusement contraints de suffoquer en silence. Puisque la plupart des hommes camerounais sont des amants qui sont malmenés en amour, et qui sont victimes de violences et de sévices basés sur le genre. Puisque certains maris sont des hommes battus, certains fiancés sont des individus démunis qui subissent systématiquement des humiliations.
Les hommes camerounais ploient sous le poids des responsabilités conjugales qui sont herculéennes, et paradoxalement les femmes ne les félicitent même pas pour ça ! D’ailleurs c’est ce manque de reconnaissance qui est certainement la plus grande violence que subissent les hommes ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne subis aucune violence
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Comment choisir son petit ami sans se fatiguer

La plupart des femmes camerounaises sont régulièrement déçues en amour, et cela parce qu’elles ont un véritable problème de discrimination et de sélection. Alors voici comment vous pourrez désormais choisir votre petit ami sans même vous casser la tête…


Comment choisir un bon dragueur ?

Tout commence d’abord par la drague ! Car c’est lors de vos premiers échanges, de vos premiers mots et de vos premières impressions en général, que tu peux déjà commencer à imaginer si ça vaudra la peine de continuer à parlementer avec cet illustre baratineur.

Les dragueurs ont souvent plusieurs intentions : soit il vient pour les fesses, soit alors il est venu exclusivement pour les fesses. Quelques rares séducteurs peuvent parfois être impressionnés par ton intelligence ou ton comportement, mais à la fin des fins ils te réclameront toujours… le sexe ! Il est très indispensable de bien réfléchir avant de sélectionner définitivement un dragueur, parce que ce sera déterminant pour la suite. Car on ne donne pas son numéro de téléphone à un rustre.

On ne donne pas son contact personnel à un individu qui ne sait même pas respecter la femme lors de vos premiers échanges, et qui se comporte comme un véritable énergumène. On ne se contente pas de dire que « Il est beau hein », « Il est bien habillé hein », « Il est baraqué hein », « Il m’a invité pour aller fumer la chicha en boîte de nuit hein », parce que tout cela n’a absolument rien à voir avec les réelles qualités d’un bon petit ami.

Résultat : nos filles se laissent bluffer par des entourloupeurs, elles ouvrent leurs cuisses facilement aux gars qui leur offrent des cuvettes de Heineken lors de leurs tout premiers rendez-vous galants camerounais, et elles succombent très docilement à ces charognards qui leur offrent malicieusement des chawarmas. Sans savoir qu’il y a des dragueurs ici dehors qui sont pires que des tireurs d’élite : ils votent un budget pour vous atteindre, ils investissent sur vous pendant une période bien déterminée et bien définie, et dès qu’ils réussissent à enlever votre caleçon ou votre culotte deux fois hein, allez hop ! Ils ont déjà complètement disparu de la circulation…


Comment éviter un bon menteur ?

La plupart des hommes sont des menteurs en général, y compris mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè. La plupart des hommes essaieront de te raconter de belles histoires lors de vos premiers échanges, et c’est normal, puisqu’ils sont dans un processus de marketing individuel. C’est pour cela qu’il ne faut pas trop accorder de l’importance aux premiers mots d’un type qui va te dire « Je suis fou amoureux des enfants, et j’aimerais en avoir une dizaine », « Tu es la plus belle rencontre qui me soit jamais arrivée dans la vie », ou encore « J’aimerais bien que ta maman vienne habiter avec nous lorsque nous allons bientôt nous installer ensemble »

Ooo’kokoloo’ooo ! On peut mentir comme ça ?

Et je ne vous parle même pas de ceux qui vous parleront de leur fortune, de leur héritage, de leur palmarès, de leurs talents inégalables, de leurs relations haut placées qui leur permettent souvent d’avoir de longs bras, etc.

Il ne faut pas écouter tout ça ! Lorsqu’un homme te parle, concentre-toi sur ce qu’il fait. Concentre-toi sur ce qu’il te montre. Concentre-toi plutôt sur ses agissements, sur ses réactions émotionnelles instinctives et sur sa gestuelle. Il ne faut pas accorder du crédit à un type qui te dit qu’il est en train de construire une villa à Yassa, et après il vient te dire que « Euh… Chérie, s’il te plaît tu peux me prêter un peu d’argent tout de suite ? J’ai oublié de sortir avec mon porte-monnaie lorsque je quittais de la maison. ».

Ce sont des bluffeurs ! Au contraire il faut plutôt accorder de l’attention à ces hommes qui paraissent simples, qui sont vrais et qui sont véridiques. Mieux vaut se focaliser sur un petit ami qui te critique ouvertement — mais avec manière — lorsque tu as commis une grosse bêtise, ou encore sur un amant qui te dit au restaurant que « Je n’ai pas assez d’argent pour ce plat-là » lorsque tu t’apprêtais déjà à lui réclamer la queue d’un crocodile…


un homme et une femme sur le téléphone
Chaque femme camerounaise rêve d’avoir un homme idéal à ses côtés. Source: Dreamstime /CC

Comment reconnaître un homme qui vous aime réellement ?

Voilà alors là où les femmes camerounaises pèchent toujours ! Parce que, malgré leur indiscutable expérience dans les relations sentimentales qu’elles multiplient, elles se laissent toujours berner par des séducteurs à l’esprit relativement mal tourné. Alors, comment reconnaître un amant qui vous apprécie du fond de son cœur ?

Déjà, il y a sa façon de vous regarder. Il y a sa façon de vous parler lorsque vous êtes dans un moment de complicité, et il y a surtout sa façon de vous réprimander. Un homme qui vous aime réellement, jamais il ne vous humiliera. Un homme qui vous apprécie sincèrement, jamais il ne vous bastonnera. Un homme qui vous affectionne a généralement des frissons lorsque vous vous rapprochez de lui, et parfois même il peut subitement devenir incroyablement timide. Un homme qui aime une femme n’est pas forcément pressé de coucher avec cette femme-là. Un homme qui vous considère vous considérera encore après l’acte sexuel. Un homme qui vous veut il vous téléphone, il se soucie de vous, il vous écrit, il est disponible pour vous 24h/24, il s’inquiète pour vous lorsque vous avez un petit souci, et il est aussi prêt à s’impliquer personnellement dans la résolution de vos difficultés les plus sérieuses.

En un mot comme en mille, un homme qui vous aime peut facilement refuser de vous payer votre coiffure, mais si vous tombez malade il sera instantanément capable de dépenser toute une fortune !


Comment savoir s’il veut faire sa vie avec vous ?

Là c’est un autre sujet. Parce que hein, pour dire vrai hein, les hommes ne sont pas génétiquement programmés pour le mariage…

Sérieux ! La plupart des hommes que vous rencontrez à la mairie, c’est parce que c’est la femme qui avait trop insisté. C’est parce que c’est la société qui exige que les adultes doivent se marier pour incarner un minimum de responsabilité, mais à part ça, les hommes ne sont véritablement pas du tout intéressés par ces histoires d’officialisation conjugale…

Et donc, pour savoir qu’un homme peut faire sa vie avec vous, c’est très-très simple. Il faut déjà qu’il accepte que vous veniez régulièrement passer deux jours ou trois nuits avec lui. Il faut qu’il accepte que vous puissiez passer chez lui sans le prévenir. Il faut qu’il soit capable de vous confectionner et de vous remettre le double de ses clés. Il faut qu’il ne tressaille pas lorsque vous lui annoncez que vous êtes enceinte, et d’ailleurs qu’il s’en montre plutôt un peu enthousiasmé. Il faut qu’il vous présente à certains membres de sa famille, ainsi qu’à quelques-uns de ses meilleurs amis. Il faut qu’il vous fasse part de ses projets les plus importantissimes, qu’il vous y implique si possible, et qu’il envisage également de traverser l’étape du viens-on-reste qui est manifestement très insécurisante pour sa partenaire.

Et puis, tout cela ne suffit pas. Un homme qui veut finir sa vie avec vous doit vous aimer suffisamment fortement, et vous devez le ressentir lorsque vous êtes en sa présence. Sinon il vous installera dans son domicile comme si vous étiez une simple machine à laver…


dessin femme préfère un homme à un autre
Les femmes choisissent leur petit ami entre plusieurs dragueurs. Source : Wikihow /CC

Comment sélectionner son petit ami sans même se fatiguer

Donc la plupart des Camerounaises sont régulièrement désillusionnées en amour, et cela c’est parce qu’elles ont un véritable problème de discrimination et de présélection. Alors voici comment vous pourrez désormais choisir votre petit amant sans même vous triturer la cervelle…

Comment choisir son petit ami sans se fatiguer ? Eh bien c’est très simple : il suffit d’éliminer tous ceux qui ne sont pas sérieux, tous ceux qui ne sont que des menteurs et des bonimenteurs, ainsi que tous ceux qui espèrent uniquement obtenir un rendez-vous pour une petite partie de jambes en l’air…

Comment choisir son mari sans se fatiguer ? Il suffit d’observer parmi tous ses dragueurs, celui qui présente le visage le plus responsable, le plus mature, le plus rassurant et le plus honnête, même si par ailleurs il peut présenter quelques défauts mais à condition que ceux-ci ne soient pas complètement rédhibitoires.

Comment choisir le père de ses enfants sans se fatiguer, surtout dans un pays où la plupart des femmes ont souvent réalisé plusieurs accouchements avec plusieurs papas différents ?

Parce qu’en réalité hein, c’est en fait de ça qu’il s’agit ; il s’agit de bien choisir le bon papa pour ses futurs enfants. Il s’agit de sélectionner un homme qui a de véritables valeurs, et non pas un individu qui vous amadouera en utilisant de faux artifices. Il s’agit de reconnaître un homme qui est réellement authentique, qui est vrai, qui est bon, qui est suffisamment intelligent même s’il n’est pas totalement sage, et qui vous manifestera tout son amour du plus profond de son esprit et de son âme.

Alors là, je peux vous garantir que vous aurez trouvé le bon petit ami sans même vous fatiguer…


Ecclésiaste DEUDJUI, je suis un bon petit ami
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La Fécafoot m’a rendu camerounais !

À cause de la Fécafoot, je me retrouve en train de soutenir des gens comme Mouellè Kombi, Paul Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh ou encore la sélection nationale des Lions indomptables du Cameroun.
Mais en fait, c’est grâce à Eto’o que je suis devenu un véritable bon Camerounais…


La Fécafoot m’a rendu républicain

Depuis que la crise entre le MINSEP et la Fécafoot a débuté, j’ai indéfectiblement soutenu le ministère des sports, et particulièrement Son Excellence monsieur le ministre Mouellè Kombi.
Pourtant c’est quelqu’un que je honnissais tout particulièrement. Mais son conflit avec le président de la fédération camerounaise de football, m’a définitivement rangé de son côté. D’abord parce qu’il a raison sur le plan juridique, ensuite parce que l’équipe nationale n’appartient pas à un individu quelconque, et enfin parce que cet individu est un personnage littéralement machiavélique, sadique, pervers et vraisemblablement démoniaque !
Je pèse mes mots, Samuel Eto’o Fils est très dangereux. Et donc pour sauvegarder notre République, je suis obligé de devenir un vrai républicain. Je soutiens les Hautes instructions en provenance de la présidence de la République, et je veux qu’elles s’appliquent avec les plus grandes diligence, sévérité et fermeté. Je ne comprends pas qu’une minuscule petite association de rien du tout, puisse s’opposer à tout un gouvernement et à tout un Etat […] Et quand j’observe que la Fécafoot s’est inscrite dans une sorte de rébellion institutionnelle, dans la désobéissance civile et dans l’instigation à la sédition généralisée, moi ça me révolte ! Et je suis donc obligé de soutenir notre Administration, de défendre la présidence de la République avec intransigeance et de militer pour la restauration de l’autorité de l’ordre public…


La Fécafoot m’a rendu patriote

À cause de cette fédération balbutiante, je suis devenu un véritable patriote. J’aime déjà mon pays le Cameroun (je veux dire, les gens qui nous représentent), je suis fier de la force de nos Armées ainsi que de la puissance de nos services de renseignements, et je commence déjà à regarder la CRTV presque tous les matins et tous les soirs…
La Fécafoot m’a rendu camerounais ! Car depuis décembre 2021 que Samuel Eto’o était élu comme son président, je ne supportais plus réellement les Lions indomptables. J’avais souhaité qu’on les bastonnât durant les CAN 2022 et 2024, tout comme durant la Coupe du monde 2022 au Qatar. Je ne comprenais pas qu’un ignoble individu, toujours le même, s’autorisât à privatiser l’équipe nationale de tout un peuple, de tout un pays, pour régler ses rancunes personnelles et ses rancœurs individuelles qui ne nous concernent pourtant en aucune manière.
Non, non et non !
Mais depuis que Marc Brys est arrivé, je suis redevenu serein. Le simple fait que Samuel Eto’o n’entrera plus jamais dans les vestiaires pour nous re-raconter son ancienne carrière, cela me rend quadruplement supporter des Lions indomptables. D’ailleurs j’ai regardé le match contre le Cap-Vert (4-1) avec mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, et j’ai jubilé comme un enfant sur chacune de nos actions et sur chacun de nos buts. Je suis devenu un admirateur de Carlos Baleba, Martin Hongla ou encore Bryan Mbeumo, sans oublier les bannis de l’ancienne technologie que sont Onana, Ngadeu, Choupo-Moting qui avaient injustement été exclus de la Tanière par ce même énergumène…


Le siège de la fédération camerounaise de football
Le siège de la Fécafoot est situé au quartier Tsinga, à Yaoundé. Source: fecafoot-officiel.com /CC-BY

La Fécafoot m’a rendu biyaïste

Mais le pire de tout ça, c’est que je suis devenu un biyaïste ! Enfin, pas tout à fait, pas exactement, pas tout à fait exactement comme on pourrait le percevoir au premier degré…
Je suis un biyaïste le genre occasionnel, le genre qui soutient Paul Biya parce que ce dernier est préférable à l’autre démon qui est en face, parce que je me tue à vous répéter que Samuel Eto’o est un personnage inimaginablement dangereux ! Samuel Eto’o est un homme dangereux ! Samuel Eto’o est un homme dangereux !
Et donc je soutiens désormais Paul Biya parce qu’il est cent fois moins pire ! Et à cause de la Fécafoot, j’en suis même parvenu à le trouver légèrement compréhensif. Je n’exclue plus de le voir candidater à la présidentielle de 2025, à l’âge de 92 ans, et pourtant cela ne me choquerait plus outre mesure. J’ai même déjà commencé à trouver le RDPC enthousiasmant, je suis de moins en moins irrévérencieux en ce qui concerne ses thuriféraires tels que Grégoire Owona, Laurent Esso, Louis-Paul Motazé ou encore Jacques Fame Ndongo.
Le comportement belliqueux et belliciste de la Fécafoot, ainsi que les esprits va-t-en-guerre de son leader qui est incontrôlable, me font penser que Paul Biya n’est peut-être pas le pire personnage qui puisse exister ici au Cameroun. D’ailleurs l’homme le plus monstrueux résidant sur notre territoire s’appelle indiscutablement monsieur Dadis Camara !


La Fécafoot, ce n’est pas Samuel Eto’o

Mais en réalité, il ne faut pas tout confondre. Je parle beaucoup de la Fécafoot, mais en fait je devrais surtout parler de monsieur Samuel Eto’o Fils. Parce que la Fécafoot ce n’est pas Samuel Eto’o. Et Eto’o Fils non plus ce n’est pas la Fécafoot. Car j’ai du mal à considérer que tous les employés de cette association pensent comme leur président, et qu’ils seraient ainsi indisciplinés quant aux institutions étatiques et à la bonne marche de notre République.
La Fécafoot n’est pas Samuel Eto’o Fils. Il y a des gens dans les bureaux de Tsinga, qui sont certainement des personnes normales. Il y des employés là-bas qui sont certainement civilisés, qui ne s’adressent pas à leur hiérarchie —ou à leur tutelle— avec des relents de condescendance, et qui ne sont pas aussi têtus et indisciplinés que des juments issues d’un mauvais dressage…
Je suis persuadé que là-bas, à la Fécafoot, on peut encore trouver des gens qui savent correctement interpréter un texte de Droit. On peut y dénicher des individus qui ne font pas dans la mauvaise foi ni dans l’esbroufe, et qui n’œuvrent pas matin et soir pour désinformer, mésinformer, dénigrer, calomnier, soudoyer, manipuler, expulser, censurer, etc.
Car si tous les employés et collaborateurs de la Fécafoot étaient à l’image de leur plus haute figure, eh bien la situation deviendrait catastrophique : nous ne serions qu’à deux doigts de basculer irréversiblement dans la guerre civile !


assemblée générale de la Fécafoot
Il y a certainement des gens républicains parmi les nombreux collaborateurs de la Fécafoot. Source: camfoot.com /CC-By

Samuel Eto’o Fils m’a rendu camerounais !

Donc à cause de la fédération camerounaise de football, je me retrouve en train de supporter des personnalités comme Mouellè Kombi, Paul Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh ou encore la sélection nationale des Lions indomptables du Cameroun.
Mais en fait hein, c’est grâce à Samuel Eto’o que je suis finalement devenu un bon Camerounais…

La Fécafoot m’a rendu camerounais ! À cause de ses défiances et de son irrévérence, la Fécafoot m’a transformé en citoyen modèle, en patriote nationaliste, en républicain souverainiste et même davantage en RDPCiste légaliste.
La Fécafoot m’a rendu camerounais ! Je me sens fier aujourd’hui d’arborer le maillot des Lions indomptables du Cameroun, et je soutiens mon pays dans toutes ses démarches diplomatique, sportive, culturelle, politique, administrative, etc.
La fédération camerounaise de football m’a redonné ma vraie nationalité, moi qui ne ressentais plus aucune appartenance ni aucune vibration en faveur de ce peuple camerounais.

Mais à cause de l’égo d’un seul homme, à cause de sa méchanceté démesurée et surtout à cause de son égocentrisme, je me suis soudainement retrouvé cette précieuse fibre patriotique. Et pour protéger ma patrie contre cet homme que je considère comme un dangereux schizophrène, je suis prêt à me réconcilier avec tous mes anciens adversaires ! D’ailleurs que ce soit Paul Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh ou encore les autres prévaricateurs qui restent tapis dans l’ombre, personne ne sera jamais plus diabolique que celui qui dirige actuellement « notre » fédération camerounaise de football.
Parce que oui, Samuel Eto’o Fils est un personnage excessivement malveillant pour notre pays !


Ecclésiaste DEUDJUI, Samuel Eto’o m’a rendu camerounais !
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