Ecclésiaste Deudjui

L’État a perdu !

Pour satisfaire l’égocentrisme d’un seul individu, le gouvernement camerounais a reculé et on a finalement disputé le match des Lions à Garoua. Bref, c’est l’Etat qui a perdu !


L’État a menti !

Dois-je donc comprendre que l’État du Cameroun nous aurait menti ? Parce que, rappelons-nous bien, c’est ce même gouvernement qui avait accusé la pluviométrie au stade de Japoma, et pourtant cela va bientôt faire une dizaine de jours qu’il ne tombe plus de pluies sur la capitale économique Douala. L’État avait ensuite invalidé le stade de Garoua, et pourtant c’est bel et bien au Roumde Adja que la rencontre Cameroun vs Namibie s’est finalement bien disputée…
L’État nous aurait-il menti ? L’État nous aurait-il bernés ? Parce que dans le même temps, l’ONIES nous avait fait savoir que la pelouse de Garoua était totalement impraticable, et qu’elle nécessiterait au moins une trentaine de jours pour sa restauration. L’ONIES —qui s’était substitué à la CRTV— était même allé jusqu’à compromettre la retransmission télévisée, expliquant que les antennes BBVAN et que sais-je encore, étaient impossibles à transporter en si peu de temps, depuis les villes de Limbé et de Yaoundé jusqu’à la ville de Garoua.
Et au final, tout s’est passé presque normalement ; comme pour croire que le MINSEP et les organismes gouvernementaux nous auraient emberlificotés pendant plusieurs semaines, alors qu’en réalité ils avaient d’autres desseins qui étaient vraisemblablement tous politiques.


L’État a faibli

Ce qui me dérange, c’est que l’État ait faibli. Parce que l’État a sérieusement failli sur ce coup-ci, et il ne me faudrait pas avoir peur de le dire.
L’État du Cameroun s’est plié comme un enfant de la maternelle ou de la Sil, devant l’opiniâtreté et l’inflexibilité d’un seul individu. L’État du Cameroun a flanché, et je puis vous assurer que nous ne regarderons plus jamais « l’autorité de l’Etat » avec les mêmes regards que nous adoptions auparavant.
Parce que dans ce bras de fer épique, c’est le Premier ministre qui a tranché. Il a convoqué les acteurs dans son bureau rectangulaire, et il leur a demandé d’aller jouer le match à Garoua. Une instruction du Président de la République himself ? Nous ne le saurons pas. Par contre, pourquoi ce même président n’aurait-il pas arbitré en faveur de son ministre des sports qui voulait rester jouer ce match à Yaoundé ? Hein ? Puisque de toute façon, c’est lui-même qui avait expressément émis ses consignes dans son discours à la jeunesse du 10 février 2024…
Et donc je suis abasourdi, au même titre que mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè qui vit encore à Dibombari. Parce que je me retrouve dans une République faiblarde, qui ne sait montrer ses muscles et ses biceps que face à des militants du MRC, lesquels ne sont pourtant pas aussi bellicistes ni aussi frondeurs que les administrateurs de la Fécafoot. Alors oui, je peux le dire sans ambages, le gouvernement camerounais vient de faire montre de lâcheté, de faiblesse, de couardise, de poltronnerie et que sais-je encore…

André Onana, capitaine des Lions indomptables – Crédit : Jeanpierrekepseu, Wikimedia Commons

La Fécafoot a remporté son bras de fer

In fine, la Fécafoot a remporté son bras de fer. Ou plutôt, Samuel Eto’o Fils a remporté son duel avec le ministre Narcisse Mouelle Kombi.
Car dans une situation où elle était en extrême position de faiblesse, elle a réussi à imposer son rythme de jeu. Elle n’avait pas de moyens financiers conséquents, elle n’avait pas la technostructure ni l’impressionnant appareil infrastructurel de l’Etat, mais elle a finalement réussi à imposer que cette rencontre se disputât à Garoua.
Comment ? Nous ne le savons pas exactement.
Par contre, on peut subodorer que le Prince d’Etoudi n’a pas voulu trop froisser son valet de Tsinga, en vue des échéances électorales qui arriveront d’ici octobre 2025. Car qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas (moi je ne l’aime absolument pas), Samuel Eto’o représente une force électorale indescriptible, il jouit d’une popularité incommensurable, et il fera certainement réélire le président Paul Biya lors de la prochaine élection présidentielle…
C’est sûrement cela la vraie raison. Car dans un pays rationnel, cela ne serait jamais arrivé ; qu’une petite association de rien du tout, qui a reçu une délégation de compétences de la part de son autorité de tutelle, puisse ensuite lui tenir tête jusqu’à remporter publiquement le bras de fer ! Puisque la situation que nous venons de vivre est tout simplement surréaliste et ubuesque, et elle était initialement quasiment inenvisageable.


Les Lions ont perdu !

Les Lions indomptables ont perdu ! Parce que souvenez-vous bien, ils s’étaient tous rangés derrière le ministère des sports. Ils avaient choisi de jouer leur match au stade omnisports  Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, selon la volonté également de leur entraîneur-sélectionneur, Marc Brys. Les Lions indomptables avaient subi des menaces de la part de leur propre fédération, ce qui est un acte d’anti-jeu que je trouve personnellement impardonnable. Ils avaient débuté leur stage à Yaoundé dans la sérénité, et puis, paf, le premier ministère leur a demandé d’aller inexplicablement jouer leur match de qualification à Garoua.
C’est désolant ! À quelle sauce va-t-on manger ces valeureux défenseurs de la Nation, eux qui ont pourtant démontré à plusieurs reprises, qu’ils ne sont véritablement heureux que lorsqu’ils sont très éloignés de leur fédération-mère ? Pourquoi ne tient-on pas compte de leur avis, pour ne se fier qu’à celui d’un seul individu, un seul homme qui, du temps où il était footballeur, n’aurait jamais accepté d’être délocalisé uniquement pour satisfaire les caprices de son président de la fédération ?


Zambo Anguissa contre la Namibie
Sur le terrain, les Lions indomptables de Zambo Anguissa ont battu la Namibie par 1-0. Source: camfoot.com /CC-BY

L’État du Cameroun a perdu !

Donc pour satisfaire l’égocentrisme et l’égoïsme d’un seul individu, le gouvernement camerounais a reculé et on a finalement disputé le match des Lions indomptables à Garoua.
En d’autres termes, c’est la République qui a perdu.

L’État a perdu ! L’État vient de céder un gros pan de sa souveraineté à une petite association, ou, plus exactement, à un et un seul individu.
L’État a mordu ! Car non seulement les mensonges de cet État se sont affichés au grand jour, mais son autorité a été démantelée, et sa crédibilité a intégralement été désintégrée.
L’État du Cameroun vient de perdre un combat qui lui sera déshonorant, et qui va certainement nous laisser de très-très grosses traces dans son avenir.

Parce que dans un État solide, dans une République autoritaire et dans un pays complètement sérieux, jamais cette défaite ne serait arrivée ! Les Lions indomptables auraient disputé leur match à Yaoundé, et la fédération camerounaise de football aurait été immédiatement dissoute. Puis monsieur Samuel Eto’o, puisqu’il s’agit de lui, aurait été interpellé pour désobéissance civile et comportements de nature à provoquer des troubles graves à l’ordre public.
Mais hélas il a plutôt remporté la bataille, puisque finalement la rencontre s’est disputée normalement dans la ville de Garoua…


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Il faut dissoudre la Fécafoot !

Au vu de tout ce qui se passe à la fédération camerounaise de football depuis trois ans, et même si je suis un supporter des Lions indomptables, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il faut immédiatement mettre un terme à ce mauvais spectacle. Et donc, qu’il faut dissoudre la Fécafoot !

Il faut jouer à Yaoundé

Pour moi hein, la question ne se pose même pas ! Parce que d’abord c’est le choix de l’État, ensuite parce que c’est ce même État qui devra s’occuper de la sécurité des joueurs, des officiels et des spectateurs, et enfin parce que Yaoundé est également le choix de notre sélectionneur monsieur Marc Brys. Mais alors, d’où vient le problème ? Le problème vient de cet exécutif de notre Fécafoot depuis trois ans, et en particulier de son administrateur principal Samuel Eto’o Fils. On est donc confronté à une fédération belliqueuse, belliciste, une association de rien du tout qui ne possède même pas un bus qui lui est propre, mais qui se permet de revendiquer le choix du lieu de la rencontre ; et pourtant elle ne possède même pas une maigre petite infrastructure…
Le match va donc se jouer à Yaoundé, et tous les Camerounais le savent. Mais la clique de Tsinga continue son entêtement insensé, elle continue de vouloir défier l’autorité de sa tutelle, et elle cherche à instrumentaliser les populations de Garoua alors que c’est Japoma qu’elle avait initialement choisi au départ.


Il faut combattre la corruption

Je ne sais pas comment ça fonctionne là-bas à la fédération hein, mais ça sent la mafia à plein nez. Ça sent les rétro-commissions, ça sent les trafics d’influence, ça sent les manipulations de billets de banque du pauvre contribuable, et surtout ça sent les détournements de nos malencontreux fonds publics… Où en est-on avec le contrat de One all sports ? Hein ? Où en est-on avec les allocations qui avaient été prêtées par le ministère des finances —plus de deux milliards—, durant la Coupe du monde 2022 au Qatar ? Où en est-on avec les nombreuses dettes de cette fédération, avec l’argent des subventions publicitaires que certains clubs n’ont pas encore pu recouvrer intégralement, et ensuite avec les primes de certains Lions indomptables qui avaient été forcés de s’ouvrir un nouveau compte bancaire à UBA ?
C’est vraiment pitoyable ! C’est même véreux à la limite, et tout ceci se passe en toute impunité. On avait nommé un sélectionneur-marionnette qui touchait des fortunes à la fin de chaque mois, et on lui prélevait des pourcentages puisque lui-même il savait qu’il ne détenait aucune compétence. La fédération camerounaise de football n’inspire plus confiance, elle est devenue une institution irrévérencieuse et opaque, et les employés de là-bas sont invariablement des bénis oui-oui ; lorsqu’ils ne sont pas tout simplement arrogants, condescendants et suffisamment machiavéliques comme leur dictateur.

Crédit : Juan Salamanca, Pexels

Il faut désamorcer la rébellion

Et donc, moi je pense qu’il s’agit là d’une rébellion. Parce que dans un pays normal, une organisation ne devrait pas se permettre de se mesurer à son gouvernement ; et ce, quelles qu’en soient ses motivations. Une association de droit privé, qui ne gère qu’une insignifiante prérogative régalienne comme le football, ne devrait aucunement s’ériger en un organe supra-étatique ; au point de défier tout un ministère, tout un gouvernement, toute une République.
Les représentants de la Fécafoot —et même ses fanatiques— sont systématiquement dans la défiance et dans la confrontation. Ils sont dans la manipulation de l’opinion publique et dans les fake news. Ils entretiennent un vocabulaire de la discorde, une division socio-républicaine qui n’honore pas notre cher pays, et qui peut mettre en danger les institutions de notre haute administration.
Car je considère cette fédération comme une bande de rebelles, comme une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise prévaricatrice, et qui essaie de privatiser notre football coûte que vaille ! Elle a probablement pour intention de mettre notre population à feu et à sang ! Parce que si nous étions dans un pays normal, de tels comportements seraient passibles de Haute trahison voire d’hostilité envers la patrie.
La fédération camerounaise de football mérite d’être dissoute, car il y va de la survie de notre Nation. Puisque manifestement certains mauvais esprits tapis dans l’ombre, se servent d’un ancien footballeur qui lui-même est imbu de sa petite personne, pour vouloir déstabiliser notre beau Cameroun. Et chacun de ces « terroristes » devrait normalement répondre de ses actes devant un tribunal juridictionnel de droit militaire…


Il faut recommencer notre football

Ensuite, après la dissolution de la Fécafoot, on pourra reconstruire notre football. Ce n’est pas une catastrophe ! Plusieurs pays l’ont fait récemment, et ils se sont mieux restructurés par la suite.
Il faut faire partir les maffiosi de Tsinga qui se comportent comme de vrais brigands, et qui multiplient les brigandages depuis décembre 2021 que leur demi-dieu a pris le pouvoir.
Après cela, on reconstruira notre football à la base. On redonnera au football camerounais toute sa grandeur, et les joueurs toucheront enfin de vrais salaires. On paiera les arbitres nationaux normalement. On redistribuera l’argent des sponsors aux vrais acteurs du football. On signera des contrats d’équipementiers plus transparents, et ces derniers nous accorderont des bus de transport flambant neufs. On ne mentira plus au petit peuple qu’on a les capacités pour remporter la Coupe du monde. On organisera des cérémonies du Ballon d’or qui seront sobres, et qui mettront véritablement nos footballeurs locaux en lumière.
Bref, on fera tout le contraire de ce que Samuel Eto’o est en train de réaliser depuis trois ans à la Fécafoot, car ce monsieur-là restera comme le plus malveillant et le plus médiocre président de notre histoire !

Crédit : Amisom, Iwaria


Il faut tuer la Fécafoot !

Donc au vu de tout ce qui se trame à la fédération camerounaise de football, et même si je suis un supporter inconditionnel des Lions indomptables, j’en suis arrivé à la conclusion fatidique qu’il faut mettre un terme à ce très mauvais spectacle.
En d’autres termes, il faut dissoudre la Fécafoot !

Il faut chasser Samuel Eto’o ! Il ne sert à rien de tourner autour du pot, car tous les problèmes que connaît notre football depuis de nombreux mois dorénavant, c’est exclusivement de la faute de ce piètre dirigeant !
Il faut suspendre la Fécafoot ! Parce que ce que les gens oublient, c’est que la Fécafoot a reçu une concession de la part de l’Etat, et que cet agrément peut lui être retiré à tout moment sans aucun préavis ni aucune explication.
Il faut dissoudre la fédération camerounaise de football, sinon nous nous dirigerons vers une guerre civile !

Parce que les gens qui sont là-bas à Tsinga ne sont pas des enfants de chœur, et ils ont bien planifié de déstabiliser notre territoire en se déguisant derrière le football. Ce sont des administrateurs malhonnêtes, ils sont des manipulateurs et ils sont mythomanes ; d’ailleurs certains parmi eux sont des politiciens ratés qui n’arrivent pas à exister politiquement à travers les urnes.
Et donc même si je suis un fanatique du football comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, je dois bien me résoudre à privilégier la sécurité de notre pays et la préservation de notre unité nationale.
C’est pour cela que si nous voulons vivre en paix, il faut immédiatement dissoudre la Fécafoot !


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Entre la Fécafoot et le MINSEP, je choisis le MINSEP !

Il y a de vaines polémiques qui surgissent tous les jours autour du match Cameroun-Namibie du 7 septembre, et laissez-moi vous avouer que tout ce cinéma me fait bien rire.
Parce que de toute façon, moi je soutiendrai le MINSEP !


Entre Samuel Eto’o et Marc Brys, je choisis Marc Brys

J’entends des gens me dire qu’il faut protéger nos icônes et nos légendes, surtout face à des étrangers ; et qu’il ne faut pas laisser un vulgaire entraîneur belge dire que « Samuel Eto’o a tout échoué dans sa vie ! »
C’est bien beau. Mais lorsque votre « légende » critiquait ouvertement Josep Guardiola sur une télévision française, n’était-il pas un étranger qui s’attaquait à l’un des meilleurs tacticiens de l’histoire du football ?
Je passe ! Parce que si on veut même s’attarder sur ce dossier, qui avait d’abord provoqué l’autre ? Je vous rappelle que Samuel Eto’o avait initié une altercation presque physique au mois de mai, avec son indésirable sélectionneur. Il a tout fait pour lui mettre les bâtons dans les roues jusqu’à aujourd’hui, mais heureusement qu’il a en face de lui un ancien vrai policier et un caractériel. D’ailleurs Marc Brys a déjà déclaré aux églisiens —qui ont d’ailleurs perdu le sommeil— qu’il n’est pas, qu’il n’a jamais été et qu’il ne sera jamais un béni oui-oui comme sa marionnette de prédécesseur…


Entre Samuel Eto’o et Mouelle Kombi, je choisis Mouelle Kombi

Comment un enfant de quarante-trois ans —officiellement— peut-il se permettre de s’attaquer à un chef traditionnel comme Mouelle Kombi ? Hein ? Vous trouvez cela normal ? Donc lui, Samuel Eto’o Fils, a le droit de critiquer et de vilipender n’importe quel Camerounais, mais lui, on ne pourra jamais lui dire ses quatre vérités en le regardant droit dans les yeux ?
Parce que même pour la bienséance, la bonne éducation et le savoir-vivre, il devrait quand même se rapprocher de son aîné de ministre, et lui suggérer des voies de cohabitation. Mais comme il veut toujours démontrer qu’il a les longs bras, comme il est la « seule et unique légende » qui ait jamais existé au Cameroun, il aime seulement argumenter par la chamaillerie et par la force…
C’est déplorable ! Car franchement hein, nous aimions tous Samuel Eto’o. D’ailleurs je pense que c’est cet amour qui l’a rendu machiavélique, et qui fait en sorte qu’il a des agissements systématiquement désordonnancés et psychotiques. Il est toujours dans la confrontation avec ses collaborateurs, il est toujours dans l’affrontement et dans le conflit avec sa tutelle, bref, il est toujours dans la défiance et dans la méfiance.
Ooo’oookokolooo’oooo ! Comment un individu peut-il être aussi agressif, aussi belliciste at aussi va-t-en-guerre, jusqu’à en avoir les problèmes avec presque tout le monde ? N’y a-t-il donc personne là-bas à la Fécafoot, en dehors de sa marmaille de bénis oui-oui qui lui obéissent comme des aveugles, qui serait capable de lui dire que « Président, on sait que tu as été le meilleur footballeur de l’histoire du football, que tu as eu vingt Ballon d’or européens et que tu as même remporté des Coupes du monde. Mais pour le bien de notre football, ne pense-tu pas qu’il serait préférable de collaborer en harmonie avec le professeur Mouelle Kombi ? »
D’ailleurs c’est ce que lui avait recommandé le président de la CAF, Patrice Motsepe, lors des récentes obsèques de Issa Hayatou à Garoua.


Samuel Eto', Marc Brys et André Onana
Samuel Eto’o a de sérieux problèmes relationnels avec André Onana et Marc Brys. Source: afriquesports.net /Image reprise sous autorisation

Entre les Lions indomptables et la Fécafoot, je choisis les Lions indomptables

Voilà donc la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui : une fédération cavalière, qui abandonne les difficultés de notre football local et ses problèmes de trésorerie répétitifs la Fécafoot est vraiment pauvre), pour exclusivement se concentrer sur les Lions indomptables. Car comment comprendre que cette association, d’utilité publique en temps normal, veuille privatiser et s’accaparer de notre sélection nationale fanion ?
Comment dans un pays normal, une fédération peut-elle envoyer des lettres de menaces à ses propres joueurs ? Une fédération qui intimide ses meilleurs éléments, et qui se passe volontairement de ses vedettes internationales que sont André Onana, Ngadeu Ngadjui ou encore Choupo-Moting ? Comment une organisation normale, avec en son sein des personnes qui sont censées être psychiquement équilibrées, peut-elle volontairement nuire à son propre sélectionneur, sous prétexte qu’il ne serait pas une marionnette ni une danseuse comme un certain ancien capitaine-courage ?
Et c’est là que le bât blesse. Parce que si vous observez bien la situation et que vous n’êtes pas bouché ni obtus comme ces écervelés d’églisiens, vous comprendrez bien que la fédération manigance contre son propre camp. D’ailleurs ils sont nombreux là-bas à Tsinga qui serrent les fesses pour que les Lions perdent leurs deux prochains matchs, tout simplement parce que leur affection pour le pichichi est incroyablement supérieure à leur patriotisme ou encore leur nationalisme…


Entre la fédération et sa tutelle, je choisis la tutelle

Je choisis le MINSEP sans même pas réfléchir ! Je choisis Mouelle Kombi, Cyrille Tollo et tous ces gens qui travaillent là-bas au sein de ce ministère. Je ne veux même pas savoir pourquoi ils ont décoré Joël Embiid, ni pourquoi nous sommes revenus de Paris avec zéro médaille ! C’est votre problème là-bas. Car pour moi ce qui compte, c’est que l’autorité de l’Etat soit restaurée, surtout face à une maigre petite association de rien du tout comme la Fécafoot…
Car cette association est orgueilleuse, et elle est systématiquement belliciste comme son président. Ses courriers sont généralement emplis de menaces, de condescendance et d’une exacerbation d’arrogance. On a l’impression d’avoir affaire à des bandits, à des voyous ou à des brigands de grands chemins. Notre fédération camerounaise fonctionne comme une mafia, avec la loi de l’omerta et le régime de la terreur. C’est une institution irrévérencieuse, qui n’a même pas les moyens de payer ses arbitres ni de louer les stades de l’ONIES, mais qui se permet de bomber le torse devant les organismes publics de la République.
Car comment comprendre que tu ne payes pas un sélectionneur, mais c’est toujours toi qui lui envoies des demandes d’explication ? Hein, mon ami Pierre La Paix Ndamè ? Est-ce que ce comportement-là a même un sens ?
Comment tu es là tu ne parviens même pas à payer ton propre personnel, tu as des contrats foireux dans tous les sens (One all sports, Toni Conceiçao, Le Coq sportif, etc), tu as des dettes partout-partout, mais tu fais le bras de fer avec ton ministère de tutelle, alors que c’est toujours toi qui lui envoies des propositions de budget pour l’organisation des matchs du Cameroun ?


Samuel Eto'o tire dans un ballon et Mouelle Kombi aussi
Le conflit entre Samuel Eto’o et Mouelle Kombi a atteint un point de non retour. Source: teleasu.tv /Image reprise sous autorisation

Entre la fédération et le ministère, je choisis le Cameroun !

Donc il y a de vaines polémiques qui surgissent tous les jours autour du match Cameroun-Namibie du 7 septembre, et tout cet égocentrisme individuel me fait bien rire.
Puisque de toute façon hein, moi je soutiendrai le Cameroun !

Entre Garoua et Yaoundé, je choisis Yaoundé ! Car le gouvernement du Cameroun a réquisitionné le stade Ahmadou Ahidjo pour accueillir le match du 7 septembre, et c’est là-bas que ce match se jouera malgré les tergiversations de la Fécafoot.
Entre Rigobert Song et Marc Brys, je choisis Marc Brys ! Car enfin nous avons un sélectionneur charismatique, qui dit ce qu’il pense et qui assume ses choix, d’ailleurs je suis persuadé qu’avec lui nous nous dirigerons vers de très-très grandes victoires.
Entre Samuel Eto’o Fils et le gardien André Onana, je choisis le portier de Manchester United sans même pas réfléchir !

Parce qu’il est vraiment temps de faire comprendre à ce camerouno-espagnol qui a privatisé notre football, que son époque est déjà révolue et effacée. Il est grand temps qu’il nous laisse briller d’autres étoiles, et qu’il n’étouffe plus nos Lions indomptables avec son omniprésence pesante, inopportune et surtout superfétatoire.
D’ailleurs je pense que nous sommes sur le bon chemin, puisque nous allons remporter cette bataille grâce au valeureux ministre des sports et de l’éducation physique…


Ecclésiaste DEUDJUI, je choisis le football
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Francis Ngannou, le SMIC et les bendskineurs

Dans une récente sortie, Francis Ngannou a déclaré qu’on peut très bien gagner sa vie en restant au Cameroun, tout en étant un bendskineur. Et moi, je pense que notre boxeur vient de manquer une très bonne occasion de se taire…


Francis Ngannou, le « bozayeur »

Pour rappel, Francis Ngannou est un bozayeur. C’est-à-dire qu’il faisait partie de ces millions de Camerounais qui projettent de s’exiler, et qui prennent la route quotidiennement à travers le désert, la savane, la forêt équatoriale et que sais-je encore, tout ceci pour pouvoir se retrouver de l’autre côté de la Méditerranée…
Francis Ngannou est « parti en aventure » aux alentours des années 2010, et il a traversé toutes les épreuves du « boza » avant de pouvoir se retrouver en Hexagone. Puis, grâce à son courage, son travail et surtout sa puissance physique, il a réussi à émerger. Jusqu’à devenir aujourd’hui l’un des sportifs les plus populaires de la planète, toutes nationalités confondues.


La sortie de Francis Ngannou

Il faudrait peut-être rappeler ici les propos de Francis Ngannou, pour que nous soyons tous sur la même longueur d’ondes. En gros, l’ex-champion du monde de MMA pense que, en réalité, on peut très bien gagner sa vie en restant au Cameroun, tout en étant simplement un bendskineur ! Il ne s’arrête pas là. Il va jusqu’à faire des comparaisons incomparables, en disant que si tu te débrouilles avec ta moto ici au Cameroun, tu seras probablement mieux loti qu’un gars qui vit là-bas à Mbeing, et qui est rémunéré à hauteur du SMIC…
En définitive, le boxeur de Batié veut nous faire accroire qu’il ne faut pas rêver de s’exiler ; et que, mieux, il faut persévérer dans nos activités de bendskineurs. Il encourage ainsi toute une population à demeurer dans les métiers précaires, dans le secteur informel et dans les activités à haut risque. Et il en profite pour rabaisser ceux qui se débrouillent déjà à l’étranger ; cette diaspora qui charbonne dur et qui envoie beaucoup d’argent au Cameroun, en les assimilant à de simples petits bendskineurs de Bafoussam…


Beaucoup de chômeurs se réfugient dans l’activité de bendskin, au Cameroun / Crédit : Happi Raphael – Wikicommons

Un champion qui a abandonné son peuple

Je commence par vous rappeler que Francis Ngannou ne fait plus partie de notre peuple ! Depuis longtemps, d’ailleurs. Car ce combattant de MMA qui était adulé de tous, est devenu littéralement vénéré après son combat de boxe contre Tyson Fury, avant de devenir incroyablement détesté depuis qu’il nous a dévoilé sa véritable personnalité.
On le caractérise comme radin, comme très proche du pouvoir et aussi comme silencieux sur les réels problèmes de notre société en déliquescence. Francis Ngannou ne s’est jamais exprimé sur les coupures d’eau, sur les listes électorales, sur les manques d’électricité ou d’éclairage public, et encore moins sur les répressions policières et les emprisonnements politiques arbitraires. Au contraire, il se photographie avec Chantal Biya, il prend des verres de jus de fruit avec Franck Biya et Kylian Mbappé, et surtout, il se met publiquement en scène avec le plus grand prévaricateur de notre football, j’ai nommé Samuel Eto’o Fils !
Francis Ngannou s’est éloigné de notre peuple au fil du temps, au point de devenir un simple personnage anecdotique. Sa simplicité, qu’on trouvait inspirante au départ, ne nous apparaît plus que comme un leurre. Et ses lunettes noires fumées nous rappelle qu’il est dorénavant une star américaine, et que nul besoin de se faire du mal en voulant croire que ce type-là se soucie des véritables difficultés de notre pays…


Le SMIC et les bendskineurs

Parlant du SMIC, justement. En France, depuis le 1er janvier 2024, il est fixé à 1 766,92 euros bruts, soit sensiblement 1 398,70 euros si on enlève les charges.
En francs CFA, cela signifierait que celui qui émarge à cette solde, toucherait mensuellement 917 155 francs CFA en montant net ! Une fortune ici au Cameroun, même si le pouvoir d’achat n’est pas forcément le même que dans l’Union européenne.
Par contre, ce que Francis Ngannou a refusé de vous dire, c’est que celui qui touche ce SMIC là-bas en France, est manifestement dans une situation régulière. Et donc il aura droit à la sécurité sociale, il a droit aux allocations diverses, il a droit aux indemnités de transport, il a droit aux facilités de logement, il a droit à la santé, il a droit aux congés maladie, il a droit aux vacances et simultanément, il cotise pour mieux préparer sa retraite…
Vous voyez ça ? C’est-à-dire que Francis Ngannou, puisque lui il, s’en sort, ose demander à de pauvres petits bendskineurs sans espérance, de demeurer éternellement dans leur obscurantisme professionnel jusqu’à ce que la mort s’ensuive ? Hein ? C’est vraiment très-très méchant !
Car si le métier de moto-taximan était si noble, pourquoi est-ce que Francis Ngannou ne le pratique-t-il pas lui-même ? Hein ? Pourquoi ne le recommande-t-il pas à tous les membres de sa famille ? Et d’abord, pour commencer, a-t-il même déjà offert un jour une simple petite vieille moto à un quelconque bendskineur, ne serait-ce que pour l’encourager dans cette pseudo-profession ?
Et donc je réponds qu’il a manqué là une bonne occasion de fermer sa bouche, car je trouve son discours totalement insultant. C’est d’ailleurs méprisant à la limite, et c’est même une grosse moquerie si on veut bien voir : comparer un bendskineur camerounais à un smicard en France ! Mais on est où là ? Car si Ngannou avait au moins parlé d’un employé municipal qui touche environ 350 000 francs CFA comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, je lui aurais claqué dans les doigts. Mais un bendskineur ! Quelqu’un qui dort généralement à la belle étoile ! Un Babana !  Quelqu’un qui ne se lave même pas quotidiennement et qui n’arrive même pas à se rendre à la pharmacie ! Un conducteur sans permis de conduire qui risque sa vie tous les jours en circulant entre des camions sur des routes mal entretenues ? Hein, mon frère ?
Et Francis Ngannou veut laisser entendre que ces blousonnards-là sont préférables à des salariés de l’espace Schengen ?


https://twitter.com/atango_s/status/1677401381278298112

Francis Ngannou, les mbenguistes et les Camerounais

Donc, dans une récente interview, Francis Ngannou a déclaré qu’on peut très bien gagner sa vie en demeurant ici au Cameroun, tout en pratiquant la moto-taxi. Et moi je pense que notre champion vient de rater-là une très-très bonne occasion de se taire…

Francis Ngannou et le SMIC ! En parlant de salaire minimum interprofessionnel de croissance, je vous rappelle que Francis Ngannou est un millionnaire en dollars ; et donc il n’a même pas le droit de se mêler des bendskineurs qui ne parviennent même pas à manger un bon plat de nourriture par jour.
Le SMIC et les bendskineurs ! Nos conducteurs de moto-taxis n’ont même pas de salaire, et donc ils se procurent leurs revenus au jour le jour, sous la pluie et sous le soleil, et ils sont quotidiennement obligés de travailler même dans la nuit malgré certains cas de forte maladie.
Francis Ngannou et les bendskineurs c’est une histoire de démagogie ; car que leur a-t-il déjà offert un jour, concrètement, en dehors de quelques maigres petits plats de beignets-haricot-bouillie ?

Car lorsqu’on devient une star interplanétaire, il devient mécaniquement indispensable de contrôler sa communication verbale. Parce que ces propos de Francis Ngannou sont si maladroits, ils sont si disproportionnés et ils sont même quasiment machiavéliques à la limite. Ils m’apparaissent personnellement comme de la méchanceté et de l’arrivisme, surtout venant d’un multi-milliardaire que l’on considère ici comme un homme avare, et qui malheureusement est aussi très-très proche de la sardine.
D’ailleurs je me demande pourquoi est-ce qu’il n’est pas resté creuseur de sable à Batié, si sa vie au Cameroun était si formidable que cela…


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Comment se comporter avec une voiture ici à Douala ?

Si vous n’avez pas le cœur hein, vous allez vite revendre votre véhicule ! Parce que c’est très difficile de se comporter avec une voiture ici à Douala…


Comment acheter une voiture ?

Si vous souhaitez acheter une voiture neuve hein, oubliez ! D’ailleurs, les voitures neuves n’existent pas ici au Cameroun, puisque nous ne possédons même pas une simple usine d’assemblage automobile pour commencer…
À la limite, vous pourrez peut-être vous ravitailler chez un concessionnaire homologué. Ou, si vous êtes un fonctionnaire véreux, commander directement votre véhicule depuis la maison-mère au Japon, en Chine, en Allemagne, aux États-Unis, en France, au Turkménistan, etc.
Les gens ordinaires achètent leur automobile en occasion là-bas à l’hôtel le Ndé, sans aucune réelle garantie de bon fonctionnement. Certains peuvent aussi se ravitailler chez les revendeurs en ligne, mais là encore la fiabilité de la marchandise n’est pas toujours très vérifiable. Tu peux aussi contacter ton voisin qui liquide sa voiture parce qu’il souhaite en acheter une autre, ou alors, tu peux avoir l’information qu’il y a un gars qui veut absolument aller en Italie, et qui est prêt à bazarder sa Mercedes pour obtenir de quoi se procurer l’argent du billet d’avion…


Comment avoir tous ses papiers ?

Aucun Camerounais n’a tous ses papiers ! Enfin, j’exagère un peu, mais je ne suis pas vraiment très loin de la réalité. Parce que la plupart de mes compatriotes circulent sans vignette, sans certificat de visite technique, sans assurance en responsabilité civile et parfois aussi sans carte grise !
Certains se payent le luxe de circuler gaillardement sans permis de conduire, et d’aucuns osent même circuler librement sans aucune carte nationale d’identité… C’est grave !
Mais tout ceci, c’est parce que ces papiers coûtent excessivement cher ; par exemple, l’assurance —qui est pourtant obligatoire — coûte, à elle seule, pour une année complète, près de 150 000 FCFA pour une simple petite voiture de tourisme ! Et je ne vous parle même pas du prix de la carte grise lorsqu’il faudra la faire muter ou la faire renouveler, ou encore du coût de la vignette automobile qui ne fait que grimper de jours en jours, ou alors du prix de la formation en auto-école qui ne fait que s’incrémenter semestres après semestres…
C’est très-très grave ! Et tout ceci, c’est parce que les policiers sont des mange-mil, c’est-à-dire qu’ils essaient toujours de t’escroquer de l’argent même lorsque tu leur présentes toute ta paperasse, alors à quoi bon payer la visite technique normalement si c’est pour encore aller payer là-bas sur le contrôle routier ?
Avec les gendarmes, même chose ! Avec la prévention routière, même chose ! Avec la mairie, idem ! Avec les gens de la Douane qui te contrôlent souvent pour vérifier si tu n’es pas un transporteur d’armes bactériologiques dans la malle arrière de ton véhicule, tu vas leur verser l’argent jusqu’à tu vas même regretter pourquoi tu avais un jour décidé de t’acheter ton propre véhicule…


Les routes de Douala sont généralement mal entretenues / © Actu Camaroun

Comment circuler sur les routes de Douala ?

Déjà, nous avons des péages automatiques alors que nous n’avons pas encore de bonnes routes ! C’est-à-dire que tu payes d’abord au péage, et ensuite, tu te débrouilleras à circuler comme tu peux, si jamais tu y arrives…
Je rigole comme ça hein, mais c’est vraiment très triste. Les routes de Douala sont des pandémoniums indescriptibles, tellement elles sont les premières causes d’accidents de voitures et de pannes de nos différents engins.
Si tu as une voiture basse, alors tu es mort ! Déjà que la « route » est parsemée de dénivelés, déjà qu’elle est apparentée à un champ de mines tellement il y a des cratères et des mini-lacs sur cette piste sinusoïdale, que tu auras vraiment du mal à circuler agréablement ; et ceci, même si tu es un excellentissime chauffeur.

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Ceux qui habitent en plus dans les sous-quartiers vivent le calvaire. Car la route n’est pas goudronnée, elle est glaiseuse en temps de pluies et suffisamment caillouteuse en saison sèche pour te rendre le parcours extrêmement compliqué et difficile. On dirait que tu es à un concours de VTT mais avec voiture, et tant pis pour toi si par mégarde tu fais transpercer ton radiateur, ton joint de culasse, ta pompe de direction, ton huile de frein, ton compresseur qui te permettait d’avoir un peu climatisation dans ta voiture, etc.

Comment faire réparer sa voiture ?

Et c’est là que l’acteur meurt ! Parce que lorsque ton véhicule tombe en panne, les mécaniciens te disent que « Bienvenue ! ». Si tu es un nouveau véhiculé, ils vont correctement te traiter. Si tu es un analphabète en mécanique automobile et qui ne maîtrise même pas le positionnement de son bloc moteur, ils vont te dire que « Ton alternateur est fichu ! Ta courroie de transmission doit immédiatement être remplacée, et l’ensemble de tes quatre bobines qui fournissent l’alimentation électrique est complètement inutilisable. »
Malchance ! Des menteurs comme ça. Des joueurs sur les cerveaux des nouveaux chauffeurs comme ça. Des manipulateurs qui vont te faire paniquer au plus haut point, pour te faire vider tout ton porte-monnaie sans aucune revendication. Des escrocs pour certains, puisque parfois ils t’inventent une panne qui n’existe pas, uniquement pour te déposséder de tout ton petit argent. Et la situation devient dramatique lorsqu’ils te suggèrent de remplacer une pièce alors qu’il suffirait tout simplement de la faire réparer…
Donc, si vous me comprenez bien, c’est vraiment très compliqué de faire réparer son véhicule ici à Douala, surtout s’il s’agit d’une panne assez sérieuse ou sévère. C’est pourquoi la meilleure décision à prendre lorsque vous venez d’acquérir votre voiture, c’est d’essayer de vous fidéliser à un seul mécanicien !


Comment supporter une voiture ici à Douala ?

Donc si vous n’avez pas le cardio hein, vous allez très-très vite abandonner votre véhicule ! Parce que c’est réellement difficile de se conformer avec une voiture d’occasion ici à Douala…

Comment se comporter avec une voiture ? Lors de l’achat, rassurez-vous bien que vous possédez le certificat de vente, la facture, la pièce d’identité du propriétaire ainsi que la carte grise qui a été immatriculée avec ce véhicule.
Comment se comporter avec un véhicule ? Évitez les déplacements inutiles qui ne vous apporteront que des problèmes, et ne cherchez pas à réparer toutes les pannes comme le fait souvent mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè avec sa Ford Focus.
Comment se comporter avec une voiture d’occasion ici au Cameroun, puisque nous ne possédons même pas une simple usine d’assemblage automobile pour commencer ?

Parce que nos routes sont extrêmement impraticables, nos chauffeurs sont généralement des chauffards, et nos agents de contrôle routier sont systématiquement des prévaricateurs. L’entretien d’une voiture ici chez nous est carrément un métier, sinon vous allez vous décourager et vous souhaiterez la revendre rapidement puis espérer vous installer à l’étranger.
Parce que pour dire vrai hein, c’est quasiment impossible de bien entretenir sa voiture personnelle ici à Douala.


Ecclésiaste DEUDJUI, comment je me comporte même ?
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Christian Deutou, le futur meilleur blogueur d’Afrique

Ce n’est pas parce que c’est mon neveu que vous allez penser que je suis en train de faire sa publicité. Car d’ici dix ans, Christian Deutou sera certainement l’un des tout meilleurs blogueurs de notre continent.


Christian Deutou, mon neveu

Il faut bien le dire, Christian Deutou c’est mon neveu. D’ailleurs il s’appelle en réalité Christian Allan Deutou, puisque quand il était petit je l’avais même aussi rebaptisé Christian Alanisevic…
Christian Deutou est le fils de ma grande sœur. La première fille de mon père. La première fille de sa mère aussi —qui vient malheureusement de décéder—, puisque ma grande sœur et moi nous n’avons pas du tout eu la même génitrice. D’ailleurs la parentalité de Christian Deutou est aussi compliquée que la mienne ; puisque son premier papa était un Bassa’a, mais c’est avec son père adoptif qu’il a découvert les merveilleuses joies de la vie familiale…
Enfin bref, c’est un jeune neveu (il est né le 12 septembre 2000) qui a deux grandes sœurs, qui ne s’entend pas toujours avec certains de ses oncles et de ses belles-tantes, et qui ne se promène qu’avec des individus qui ont déjà atteint l’âge de plus de quarante ans ! D’ailleurs il aime souvent augmenter son âge, puisqu’il raconte aux filles qu’il baratine qu’il est déjà pratiquement dans la trentaine […]


Christian Deutou le chef d’entreprise

Vous n’allez pas me croire, mais c’est un chef c’entreprise ! Enfin bref, le genre de chef d’entreprise qui n’a pas encore de bureaux, de papier en-tête, de numéro de contribuable, de personnel ni d’employés, etc.
Mais c’est un jeune leader qui a déjà été Directeur général dans une entreprise qui faisait dans le tracking et le GPS. Il avait bossé là-bas pendant six mois sans salaire, avant de décider de monter sa propre entreprise. Je dis « monter », mais en réalité elle se trouve encore exclusivement dans sa valise et dans son cerveau…
Je rigole un peu, mais c’est un garçon très culotté. Après une courte carrière de footballeur à la Kadji sports academy (il a pris sa retraite quand il avait dix-neuf ans !), il a décidé de se lancer dans le show-biz. C’est ainsi que grâce à mon complice Olivier Dyl, il a pu rencontrer plusieurs vedettes telles que Petit-Pays, Ben Decca, Charlotte Dipanda, Clauvis Kontcheu, etc. Et aujourd’hui Cristian Deutou fait partie du staff principal qui organise Best Talent Cameroun chaque année, et il est même devenu le Chargé de communication de la structure évènementielle YANI Africa.
Disons que c’est un chef d’entreprise en herbe, puisqu’il passe son temps à se frotter à des avocats et à des vrais entrepreneurs comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè


la famille de Christian Deutou
Christian Deutou (à l’extrême gauche) en compagnie de ses deux sœurs et des ses parents (à l’extrême droite). Crédit: Christian Deutou /CC-BY

Christian Deutou, le communicateur

Et donc, la communication. Car à l’heure où je vous parle, mon neveu est sur le chemin pour devenir l’un des tout meilleurs communicateurs de notre continent, d’ici au plus tard une vingtaine d’années…
C’est un jeune garçon qui suit son époque, qui s’arrime aux nouvelles technologies et aux récentes tendances, et donc qui possède naturellement un compte Twitter, Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, WhatsApp Business, Telegram, etc.
La meilleure : lorsqu’il drague une nouvelle cameruineuse, il ne lui demande même pas son numéro de téléphone mais il lui réclame plutôt son SnapChat !
Et c’est ainsi qu’il bosse dur, malgré ses apparences de serial fêtard. C’est un garçon qui apprend les techniques de montage vidéo, les arrangements de son, les utilisations de filtres et autres conceptions de flyers pour la réalisation de ses visuels, mais également plein d’autres choses. Christian Deutou est un administrateur de plusieurs pages Facebook qui sont sérieuses, et qu’il modère quasi-simultanément et quotidiennement. Il crée des vidéos professionnelles, il conçoit et il réalise des affiches publicitaires, il organise des prises de vue et des shootings, et en plus il rédige lui-même les contenus textuels qui vont servir pour la description. C’est une machine de travail ce garçon, et il est aujourd’hui sollicité —pour la communication et le branding— par des salons de coiffure, des hôtels, des entreprises du bâtiment ou du poisson braisé intelligent, des établissements scolaires, des autres appartements meublés ou des brocantes, bref, tout ce qui peut lui permettre de glaner un peu d’argent pour pouvoir payer ses factures.


Un vrai blogueur

Et enfin, c’est un blogueur ! Et ce n’est pas parce que c’est mon neveu maternel que je vais vous raconter des sottises, puisque je suis réellement convaincu de ses compétences. Je suis impressionné par la qualité de ses articles, par le ton émotionnel qu’il y insère parfois, et par ses interminables velléités d’apprentissage. Je suis satisfait de sa soif de maîtriser la langue de Molière, et de son envie de raconter le Cameroun et les émotions qu’il y rencontre pendant son époque. Comme par exemple les articles qu’il avait rédigés pour l’anniversaire de sa mère, et plus récemment encore lors du décès de sa tendre grand-mère
C’est un blogueur ! Un créateur de contenu rédactionnel qui anime un blog sur Wutsi, Les Wandaseries, et qui publie au minimum un article chaque semaine. C’est un ambitieux lecteur, un farfouilleur d’internet à la recherche de bonnes plumes et de bonnes idées, et il deviendra inéluctablement un incontournable rédacteur. Car que ce soit dans la narration, l’article publicitaire, le compte-rendu ou encore le billet romanesque ou autobiographique, Christian Deutou se révèle progressivement comme un prosateur des plus troublants et des plus saisissants.


Le petit Christian Deutou avec sa mère, ses sœurs et ses oncles
Ecclésiaste Deudjui (à l’extrême gauche) encadre Christian Deutou (à droite) depuis qu’il est tout petit. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

Christian Allan Deutou, le futur meilleur blogueur du Cameroun

Donc ce n’est pas parce que c’est l’enfant de ma grande sœur, que vous devez considérer que je suis en train de réaliser sa propagande. Car d’ici cinq ans au plus tard, Christian Deutou sera indiscutablement le tout meilleur blogueur de notre « continent ».

Christian Deutou, le reporter ! C’est un jeune investigateur qui a soif de projets innovants, et qui aimerait bientôt se lancer dans l’univers de la télévision ou de la radio pour y réaliser des reportages.
Christian Deutou, l’événementiel ! Car à force de marcher avec des impresarios comme Olivier Dyl et Léonard Châtelain, c’est évident qu’il pourra prochainement organiser des mariages, des foires culturelles ou pourquoi pas de gigantesques salons d’entreprises.
Christian Deutou, le séducteur ! Puisque malgré tous ces talents, il reste d’abord et avant tout que ce don juan est un irrésistible collectionneur…

Parce que Christian Alanisevic est presque comme un fils pour moi, puisque je lui avais collé ce surnom en hommage à un tennisman (Goran Ivanisevic) que j’affectionnais énormément. Et je suis d’autant plus ravi qu’il ait choisi de devenir un vrai blogueur comme son oncle. Et je suis d’autant plus satisfait qu’il ait décidé de demeurer un individu honnête. Et je suis extrêmement fier de lui lorsque je le vois travailler ardemment et avec acharnement, car il a déjà compris que la vie au Cameroun lui sera très, mais alors terriblement très difficile.
D’ailleurs ce n’est pas parce que c’est mon neveu que je suis persuadé qu’il deviendra le meilleur blogueur de notre continent…


Ecclésiaste DEUDJUI, je suis son oncle
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Ils veulent voir leurs enfants grandir…

C’est vrai que les Camerounais ne méritent pas qu’on se sacrifie pour eux, mais je reste quand même impressionné par leur pusillanimité, leur lâcheté et surtout leur inimaginable manque de solidarité collective. Et si jamais tu veux les conscientiser, ils vont immédiatement te répondre qu’ils veulent voir leurs enfants grandir…


Ils sont lâches comme Longuè Longuè

L’expression « Je veux voir mes enfants grandir » est née de l’artiste Longuè Longuè. À l’époque ce merveilleux chanteur avait quelque problème de passeport, car les autorités refusaient de lui en attribuer un. Et c’est ainsi que le bon monsieur s’était mis à pleurnicher sur une chaîne de télévision, Équinoxe en l’occurrence, en plein direct dominical pendant une émission qui s’intitule « Dimanche avec vous ».
Longuè Longuè s’était alors mis à genoux, il avait pleuré à chaudes larmes en rappelant qu’il avait des programmations au Canada et en Hexagone, et qu’il ne tenait pas à les déshonorer. Il avait alors supplié les autorités administratives pour ses égarements de langage, puisqu’il avait violemment critiqué le gouvernement de Paul Biya quelques semaines auparavant. Et, pour conclure ses jérémiades supplicatives, il avait alors déclaré ce qui est devenu ici comme une formule de pleutrerie, c’est-à-dire qu’il souhaitait impérativement voir ses enfants grandir…


Ils ne sont absolument pas solidaires

Les Camerounais n’ont aucune solidarité ! Je dis bien AUCUNE. Ce sont des individus individualistes qui font semblant d’être solidaires, et qui se réfugient derrière les communautarismes tribaux et derrière les associations et les tontines, mais c’est principalement pour se protéger financièrement en cas de difficulté pécuniaire.
Les Camerounais manquent criardement de solidarité et d’esprit d’unicité. C’est une masse de personnes qui sont rassemblées sur un même territoire et qui parlent deux mêmes langues, mais ce n’est absolument pas un peuple ! À la limite c’est une population, c’est un grand village, c’est une conglomération d’individus disparates.
Tenez ! On fait extrader un activiste depuis le Gabon vers le Cameroun, et ça ne les préoccupe pas outre mesure. On fait incarcérer un gamin de vingt-deux ans pour ses opinions politiques exprimées avec délicatesse, et cela ne les offusque ni ne les perturbe. D’ailleurs ils ne semblent pas interpellés lorsque des civils sont représentés devant le tribunal militaire, ou lorsque des militants du MRC sont incarcérés pour sept ans de prison (sic), pour avoir simplement participé à une marche pacifique de protestation…


La population camerounaise est essentiellement amorphe. Source: VOA / Emmanuel Jules Ntap via Wikicommons

Ils sont peureux, poltrons, pusillanimes et couards

Je cherche même encore les mots pour les qualifier. Car, de mémoire de citoyen du monde, je n’avais encore jamais rencontré une population aussi frileuse, aussi amorphe et aussi irresponsable. Car les habitants du Cameroun ne s’intéressent pas à la politique, ils ne s’interrogent pas sur l’amélioration de leurs conditions d’existence, et ils manifestent leur veulerie par des formules aussi stupidissimes que « On va faire comment ? »
Même lorsque l’on augmente injustement les prix de l’essence et des denrées alimentaires, ils ne cherchent même pas à comprendre ce qui se passe. Ils ne s’interrogent pas sur les détournements massifs de nos milliards, sur la mal gestion et la mal-gouvernance de nos administrateurs véreux, et sur les nombreuses arnaques dont ils sont victimes dans les services publics, aux péages, à la Douane, dans les aéroports, sur les axes routiers de la part de nos gendarmes et de nos policiers, etc.


Ils n’ont que les prévaricateurs qu’ils méritent

Et, au final, ils méritent leur sort. Je vous avais déjà dit ici, et je le réitère encore, que moi je ne vais plus jamais me préoccuper du sort des Camerounais. Jamais de la vie ! Car comme disait quelqu’un, un peuple qui supporte une dictature la mérite…
Les Camerounais sont la seule populace au monde qui justifie les injustices, et qui compare les incomparables. Ils sont presque tous misérables, mais ils se complaisent dans leur désespérance. Au contraire ils cherchent plutôt à se frayer un chemin tortueux dans ce capharnaüm de clientélisme et de népotisme, et tant pis pour le reste de la masse ! Ils cherchent à rencontrer des poches de corruption pour tenter d’y faire insérer leur progéniture, au détriment de la compétence, de la loyauté et de l’opportunité.
Ils sont des opportunistes ! Ils seraient prêts à écraser leur propre père ou leur propre mère, voire leur meilleur ami Pierre La Paix Ndamè qui habite encore à Dibombari, si cela leur permettait d’accéder à un poste de pitance. Et au final ils se laissent gouverner par un petit cercle de gérontocrates, pendant que la population camerounaise est à 80 % constituée de la jeunesse […] Ils sont assurément comme ces dirigeants qu’ils méritent indiscutablement, puisque la plupart des Camerounais sont ingrats, rancuniers, opportunistes, envieux, jaloux, méchants, gourmands, luxurieux, vaniteux, violents, impitoyables, etc.


Le président Paul Biya est au pouvoir depuis 1982. Source: Amanda Lucidon / Maison Blanche via Wikicommons

Ils vont voir leurs enfants grandir…

Donc c’est vrai que les Camerounais ne méritent absolument pas que l’on se sacrifie pour eux, mais je reste tout de même impressionné par leur pusillanimité, leur lâcheté et surtout leur inimaginable manque de solidarité humanitaire. Et si jamais tu essaies de les conscientiser, ils vont immédiatement te rétorquer qu’ils aimeraient voir leurs enfants grandir…

Ils veulent voir leurs enfants grandir ! Mais ils se fichent pas mal des enfants des autres, puisque voilà le jeune Junior Ngombè qu’on vient d’interpeller pour son engagement politique, sans que cela n’offusque aucunement la société civile camerounaise.
Ils veulent voir leurs enfants vieillir ! Parce qu’après avoir obtenu leurs diplômes, ceux-ci habiteront encore dans la maison familiale, au chômage, et ils assassineront leur papa pour pouvoir bénéficier plus rapidement de leur part d’héritage.
Ils veulent voir leurs enfants mourir comme eux-mêmes ils sont en train de mourir à petit feu, puisque la plèbe de ce pays n’est même pas assez revendicative pour oser réclamer le changement…

Car ils sont plus lâches que Longuè Longuè, ils ne sont absolument pas solidaires et ils méritent assurément les très mauvais dirigeants qui les gouvernent. Ils sont incroyablement peureux, poltrons, pusillanimes et couards. Et si jamais tu veux les mobiliser parce que tu rêves d’un Cameroun qui sera meilleur et plus juste, y compris pour eux-mêmes, eh bien ils vont malheureusement t’abandonner à ton triste sort.
Parce qu’ils rêvent tous d’entr’apercevoir leurs enfants grandir…


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