Ecclésiaste Deudjui

J’aime deux filles !

Pour des raisons de confidentialité, je ne compte pas vous révéler leur identité ici. Mais force est de constater que je suis effectivement amoureux de deux filles !


J’ai dragué deux filles

En réalité c’est beaucoup plus que ça ! Parce que je reconnais que je suis périodiquement un dragueur compulsif, et que si on ne me retenait pas (surtout si on ne m’arrêtait pas lorsque j’ai déjà bu hein), j’aurais probablement déjà courtisé la moitié des jolies filles qui résident ici dans la ville de Douala…

Mais je parle de deux filles parce que ce sont ces deux filles-là qui ont retenu mon attention. La première c’était lorsque je recherchais une nouvelle maison à louer pour effectuer mon déménagement, et la deuxième c’était lorsque je revenais de la piscine là-bas au quartier Akwa. Je les avais abordées naturellement comme je le fais avec toutes les autres, mais sauf que je ne savais pas qu’elles allaient me faire tomber aussi profondément amoureux…


Je sors avec deux filles

Je sors avec les deux filles depuis dorénavant huit mois. Je les invite chacune à leur tour, mais je leur fais des cadeaux parfois simultanément.

Je sors avec les deux filles parce que j’ai le sentiment intime que je les aime chacune, réellement. Je ne me suis jamais posé la question de savoir s’il fallait choisir entre l’une ou bien l’autre. Je ne leur ai jamais fait entrevoir mon infidélité alternative. Je suis pourtant très fidèle envers ces deux filles, puisque je n’ai jamais osé entrouvrir le portail de mon cœur à une éventuelle troisième Camerounaise. Mais je me dis que je suis en train de fauter parce que je sais que l’amour n’est pas comme l’amitié ; puisqu’il est bien permis d’avoir mille amis, mais paradoxalement il n’est pas autorisé de posséder plusieurs partenaires sexuelles au même moment…


deux femmes africaines qui font bisou à un homme Masaï
Il y a des peuples où c’est possible de s’afficher avec deux amoureuses. Source: bbci.co.uk /Image reprise sous autorisation

Je veux me marier avec deux filles

Sincèrement hein, je souhaiterais réellement me marier avec chacune de ces filles. Mais je sais que ce sera impossible puisque je suis personnellement opposé à la polygamie. Je sais que ça ne les enchanterait pas non plus, puisque chaque Camerounaise rêve de posséder son propre mari à elle seule, et avec qui elle accouchera du maximum d’enfants possibles…

Je veux pourtant épouser les deux filles ! Je ne m’imagine pas choisir l’une au détriment de l’autre. Je ne me vois pas en train de me séparer de l’une ou bien de l’autre. Je ne pense même pas et je n’envisage même pas de perdre pour de bon l’une de ces filles, parce que j’éprouve sincèrement le désir de finir ma vie avec les deux au même moment. Mais comme j’ai dit, je sais que cela me sera impossible puisque personnellement je suis un grand défenseur de la monogamie !


J’aime les deux filles

J’aime ces deux filles ! Elles sont pourtant très différentes l’une de l’autre, mais chacune d’elles me séduit à sa façon. Il y a celle que j’avais rencontrée à Bonamoussadi lorsque je recherchais ma nouvelle maison à louer ici à Logpom, et qui est très obéissante et qui est très attentionnée. Et il y a celle que j’avais rencontrée quand je rentrais de la piscine avec mon ami Pierre La Paix Ndamè, et qui a un fort caractère mais qui est fortement maternelle et parfois aussi extraordinairement romantique.

Et je me dis que j’ai beaucoup de chance. J’ai la chance de côtoyer deux filles qui sont formidablement magnifiques et qui me le rendent au centuple. J’ai l’opportunité de pouvoir basculer entre le célibat et la polygamie. Je suis tellement veinard de pouvoir faire ce choix cornélien entre mes deux éblouissantes amantes, parce qu’il y a quelques mois encore je n’aimais véritablement aucune femme ! Et je pense qu’on peut tout me reprocher en ce moment-ci hein, mais on ne doit pas m’en vouloir parce que j’ai décidé de donner mon cœur à ces deux filles que je considère comme irremplaçables…


J’aime deux femmes !

Donc pour des raisons de confidentialité et de vie privée, je ne souhaiterais pas vous révéler leur identité dans cet article. Mais force est de constater que hein, je suis effectivement amoureux de deux Camerounaises…

J’aime deux filles ! La première habite au quartier Omnisports, elle est de Yabassi, elle a une morphologie sinusoïdale et lorsqu’elle me dévisage je me sens littéralement transfiguré.
J’aime deux femmes ! La seconde me paraît un peu plus docile, elle résidait à Akwa-Nord, elle est originaire de Bomono et lorsqu’elle m’embrasse je me sens instantanément métamorphosé.
Je suis sincèrement amoureux de ces deux demoiselles au même moment, et si je vous en parle, c’est d’abord et avant tout pour vous supplier de me venir en aide.

Parce que quand j’ai commencé à flirter avec ces deux jolies dames, je n’envisageais pas que cela pouvait devenir aussi sérieux ! Et puisque c’est mal perçu de partager son affection entre plusieurs dulcinées au même moment, je me retrouve ainsi condamné à faire un choix impossible et pourtant qui s’avérera inéluctable.

Même si cela paraît inimaginable puisque définitivement j’adore les deux filles.


Ecclésiaste DEUDJUI, deux filles m’aiment
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Si on prenait soin de sa femme comme on prend soin de sa voiture…

Je viens de faire un triste constat, c’est que je m’occupe beaucoup mieux de ma voiture que de mes nombreuses partenaires amoureuses. Et pourtant je peux devenir le meilleur mari du monde si je décidais tout simplement de faire le contraire…


Si on entretenait sa femme comme on entretient sa voiture

Si on entretenait sa femme comme on entretient une voiture hein, les hommes véhiculés deviendraient les meilleurs maris de l’univers ! Parce que moi par exemple, je n’attends même pas que ma voiture me le demande avant d’aller lui réaliser sa visite technique hebdomadaire. Je l’amène à la laverie tous les mardis et tous les samedis matins après ma marche sportive, car je veux qu’elle m’apparaisse continuellement reluisante et brillante. Et pourtant avec mes femmes hein, niètt !
Si les hommes prenaient soin de leur femme comme ils prennent souvent soin de leur voiture, les femmes seraient de plus en plus amoureuses et de moins en moins infidèles. Les hommes se lèveraient chaque matin et ils leur demanderaient que « Est-ce que je t’ai déjà donné l’argent pour aller refaire ta manucure ? ». Les hommes mariés leur achèteraient de nouvelles robes et de nouvelles paires de chaussures sans même leur demander leur tour de taille et leur tour de poitrine, parce qu’ils souhaiteraient qu’elles leur apparaissent continuellement resplendissantes. Car comment peux-tu t’occuper d’une voiture qui ne parle pas, et pourtant tu n’arrives même pas à résorber les minguilis petits problèmes d’une Camerounaise qui te crie pourtant dans les oreilles tous les jours ?


Si on était fidèle à sa femme…

Tous les hommes sont fidèles à leur voiture ! Enfin, je parle des vrais propriétaires. Parce que quand tu as ta propre voiture et que la carte grise a déjà été immatriculée à ton propre nom, tu deviens jaloux de ce véhicule jusqu’ààààààà…
Les femmes sont également jalouses de leur mari lorsqu’il a une nouvelle voiture. Parce que elle, il ne la trahira jamais (je parle de la voiture hein). Les hommes considèrent toujours que leur voiture est la plus formidable du quartier, que son moteur est le plus résistant au monde, et que son modèle et sa série sont les plus révolutionnaires de tous les temps… O’okokoloo’oo !
Si les hommes pouvaient être aussi protectionnistes vis-à-vis de leurs conjointes, les mariages ne s’en porteraient que mieux. On aurait enfin des hommes qui assument pleinement leurs femmes en public comme ils assument ostensiblement leur voiture, et on aurait enfin des monogames véritables qui ne collectionnent pas plusieurs conquêtes à la fois ; parce que la plupart des hommes véhiculés ici au Cameroun ne possèdent qu’une seule voiture !


homme en cagoule qui lave sa voiture
Les hommes véhiculés aiment bichonner et entretenir leur voiture. Source: cloudfront.net /CC-BY

Si on s’inquiétait pour sa petite amie…

Moi je m’inquiète pour ma voiture tous les jours : lorsque je me réveille, lorsque je mange, lorsque je visionne, lorsque je me lave, lorsque je me rendors, etc. Lorsque je conduis alors c’est grave ! Je suis en permanence en train d’ausculter le bruit de mon moteur, et je demande toujours à mes passagers si le comportement de mes amortisseurs leur paraît complètement correct et irréprochable.
Lorsque je me brosse les dents, je m’interroge sur le niveau d’huile dans mon moteur. J’essaie de cogiter sur les variations du liquide de refroidissement à l’intérieur de mon radiateur. Je me demande s’il faut déjà que je pense à remplacer ma batterie ou ma pompe de direction. Je deviens immédiatement circonspect —voire neurasthénique— lorsque j’aperçois la moindre petite fissure sur ma roue ou alors sur ma carrosserie. Bref, je suis devenu parano !
Mais paradoxalement, c’est de cette folie-là que les femmes sont impressionnées. Elles veulent avoir un homme qui les connaisse point par point, et qui soit capable de détecter en elles la moindre petite contrariété. Elles veulent avoir un compagnon soucieux, attentionné et très préoccupé par les petits besoins de sa tendre dulcinée.
Mais au contraire qu’est-ce que nous faisons ? Eh bien nous préférons tout simplement nous concentrer exclusivement sur notre voiture !


Si on sortait avec son épouse…

Est-ce que vous savez qu’il y a des femmes ici qui ne sont jamais sorties avec leur propre mari ? Hein ? Je parle des sorties pour s’amuser hein, et non pas des déplacements que Pierre La Paix Ndamè effectue avec son épouse lorsqu’ils veulent se rendre à un enterrement…
Est-ce que vous saviez cela ? Parce que la plupart des hommes sortent le grand matin et ils passent toute la journée avec leur véhicule et leur mécanicien, alors que madame est tranquillement restée à la maison pour les y attendre ! La plupart des hommes voyagent avec leur voiture, travaillent avec leur voiture et se baladent avec leur voiture. Ils passent plus de temps à l’intérieur de leur voiture qu’à l’intérieur de leur propre leur propre conjointe ! Et pourtant s’ils pouvaient également se balader avec leur petite amie de temps en temps…
À vrai dire hein, toutes les femmes du monde entier aimeraient savoir exactement ce que leur mari fait à tout moment, mais malheureusement leur voiture ne parle pas. Elles auraient voulu leur demander que « Vous étiez où aujourd’hui ? », « Vous avez rencontré combien de filles ? », « Est-ce que vous êtes allés à la boutique et est-ce que mon mari a acheté des préservatifs ? »
Mais hélas…
Si on passait du temps avec nos épouses comme nous passons du temps avec nos voitures, eh bien la vie de couple deviendrait tout simplement assez extraordinaire !


Si je prenais soin de mes femmes comme je prends soin de ma Mercedes…

Donc je viens de faire un malheureux constat, c’est que je m’occupe davantage de ma voiture que de mes inénarrables relations amoureuses. Et pourtant je peux devenir le meilleur mari du monde si je décide dorénavant de faire tout le contraire…

Si on prenait soin de sa femme comme on prend soin de sa voiture ! Déjà, on la lubrifierait tous les matins et tous les soirs, et on mettrait beaucoup d’argent sur elle afin de pouvoir maintenir ses papiers à jour ainsi que toute sa carrosserie.
Si on prenait soin de sa fiancée comme on prend soin de sa voiture ! On ne rêverait pas seulement de l’utiliser et puis de la remplacer, mais on se projetterait sur l’avenir jusqu’à ce que les accidents nous séparent.
Si on pouvait prendre soin de sa moitié comme nous prenons souvent soin de notre voiture, les hommes camerounais deviendraient indiscutablement les meilleurs soupirants du monde !

Parce qu’ils deviendraient subitement très attentionnés, attentifs, incroyablement romantiques mais aussi très protecteurs ! Ils deviendraient des hommes jaloux, des amants aimants mais également très attendrissants. Les hommes camerounais deviendraient alors miraculeusement des personnages fidèles et fiables, puisqu’en réalité chaque individu ici ne possède qu’une seule voiture !
Et laissez-moi vous dire hein, leurs femmes deviendraient subséquemment les meilleures épouses et les meilleures compagnonnes qui puissent exister ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI, si je prenais soin de mes femmes…
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J’ai assisté à un atelier sur la variole du singe

Je reviens de Yaoundé où j’ai assisté, vendredi dernier, à un atelier de sensibilisation sur la maladie de la variole du singe.

Et j’ai réalisé qu’il s’agit là d’une épidémie très dangereuse…


photo de famille PNPLZER et blogueurs
Photo de famille de l’atelier de sensibilisation sur la variole du singe. Crédit: Thierry Didier Kuicheu /CC-BY

Le contexte

Le titre du séminaire avait pour thème « Atelier de formation et sensibilisation des blogueurs et éditeurs de contenus sur la variole du singe ». L’activité était coordonnée par le secrétariat permanent du PNPLZER, un démembrement du Premier ministère qui s’occupe de la santé publique. Il y avait également BREAKTHROUGH ACTION qui était représentée par Mme Manuella Ngo Bakale, ainsi que deux spécialistes de la santé (des docteurs académiques) qui étaient programmés pour nous élaborer leurs exposés.

Pour compléter ce panel, il y avait une treizaine de blogueurs spécialement mandatés par l’ABC. Les uns venaient de Douala, de Yaoundé, de Bamenda, de Buea et bien évidemment de Dschang, en la personne de Rihanno Mars. Thierry Didier Kuicheu nous servait de « facilitateur », lui qui était à la fois organisateur de l’évènement en tant que web manager du programme Zoonoses, mais aussi participant lambda en tant que simple blogueur. Le président de l’association des blogueurs du Cameroun (il s’appelle Dania Ebonguè) était absent — pour une fois ! —, mais il avait bien pris le soin de parapher tous nos ordres de mission.

D’ailleurs la secrétaire permanente adjoint du PNPLZER lui a adressé de vives salutations, lors de son mot d’ouverture. Et il était précisément 9 h 45 lorsque nous avons enfin décidé de nous pencher sur la sérieuse problématique de la variole du singe…


Le déroulement de l’atelier

L’atelier s’est tenu au Djeuga palace de Yaoundé, dans une salle de conférence qui s’appelle pourtant Garoua. Après les mots d’introduction de la secrétaire permanente adjoint du PNPLZER (Elle s’appelle Elisabeth Dibonguè), nous sommes entrés dans le vif du sujet. Le premier intervenant nous a entretenus sur les zoonoses mais particulièrement sur celles qui sont jugées prioritaires au Cameroun. Et en tant que vétérinaire, le Dr Fougue Sonna Wilfried a longuement épilogué sur les maladies qui sont transmissibles de l’animal à l’homme, et vice-versa. Il a ensuite tenu un second exposé qui était exclusivement consacré à la variole du singe, et à ses modes de contamination chez l’animal.

Le second intervenant, le Dr Atangana Nestor, était un personnel du MINSANTE ; d’ailleurs il est en service à la DLMEP qui est la Direction de la lutte contre la maladie, les épidémies et les pandémies. Il a également développé son exposé autour de la variole du singe, mais en insistant davantage sur la transmissibilité animal-homme. On a ainsi appris qu’il s’agissait d’une maladie qui sévit autour de nous, qui est très facilement contagieuse de l’animal à l’homme, mais qui se propage également très facilement au sein de nos multiples regroupements humains.

Ensuite, il fallait donner la parole à Breakthrough Action qui nous a montré comment communiquer efficacement pour un changement de comportements, ce qu’ils appellent dans leur jargon « l’engagement communautaire ». Mme Manuella Ngo Bakale a donc clôturé les interventions pour laisser ensuite la place aux questions-réponses, aux commentaires, aux photos de famille, aux interviews, à la très attendue pause-déjeuner qui s’est déroulée au restaurant, etc…


Elisabeth Dibonguè avec les blogueurs
Mme Elisabeth Dibonguè (en vert), secrétaire permanent adjoint du PNPLZER, prenant la parole pour son mot d’ouverture. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

La variole du singe

Pour vous dire vrai, je ne la connaissais pas avant ce séminaire. J’avais quand même entendu parler de la variole auprès de mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, mais il s’agissait plutôt d’une maladie qui a officiellement été éradiquée de notre planète depuis le jeudi 8 mai 1980.
La variole du singe est un cousin simien de la variole humaine. C’est une maladie qui se transmet à travers le virus du monkeypox (encore appelée Mpox), via les animaux domestiques tels que le chien, le chat, la poule, le singe, etc… Ou alors au contact des animaux sauvages tels que les rongeurs, les pangolins, les écureuils, les gorilles, etc. Cette zoonose est la conséquence de la mauvaise relation que l’Homme entretient avec son environnement, notamment à travers la déforestation ou encore l’agriculture sauvage. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si les principaux vecteurs de cet agent zoonotique sont les chasseurs, les cueilleurs, les employés des eaux et forêts, les braconniers, les aborigènes qui vivent à l’intérieur de la brousse, etc.

Depuis mai 2023, l’OMS vient de déclarer la variole du singe comme étant une urgence de santé publique de portée internationale, et particulièrement au Cameroun il s’agit d’une maladie résurgente. Les derniers rapports font état d’une concentration de cas dans les régions du Littoral et du Sud-Ouest, même si la vigilance est de mise pour des régions forestières comme l’Est-Cameroun, qui sont très certainement sous-analysées.

La prévention recommande aux populations les mesures d’hygiène élémentaire, à savoir le lavage systématique des mains, le lavage méticuleux des aliments crus ou encore la bonne cuisson de la viande de brousse. Il faut également éviter de manipuler les carcasses d’animaux morts, de vivre avec des animaux domestiques qui ne sont pas vaccinés ni surveillés médicalement, mais il faut aussi se méfier de la volaille et particulièrement de certains rongeurs. Car les urines et les crottes de rats peuvent vous causer des contaminations dont la létalité peut facilement atteindre des hauteurs de 90 % !


Le programme zoonoses Cameroun

En fait, le Programme zoonoses Cameroun est un vaste plan qui a été mis sur pied par le gouvernement camerounais pour surveiller, analyser et combattre efficacement les maladies animales émergentes, ainsi que celles qui auraient tendance à ressurgir. C’est ainsi qu’en dehors de la variole du singe, plusieurs autres zoonoses sont également dans la ligne de mire du MINSANTE ; à l’instar de la rage, de l’anthrax, de la brucellose, de la salmonellose, de la fièvre de Lassa, du virus d’Ebola ou encore de… la variole du singe !

Pour rappel, les maladies zoonotiques sont responsables de 2,5 milliards de cas de maladies humaines par an, pour sensiblement 2,7 millions de morts sur la même période. Les méthodes de contaminations sont diverses, ce qui peut faciliter le passage d’endémie à épidémie, et ensuite à pandémie mondiale. Il y a la transmissibilité par voie aérienne, par les blessures ou les muqueuses, par les objets souillés ou contaminés, par les personnes infectées via un contact rapproché ou lors d’une relation sexuelle, et même par l’utilisation d’un simple vêtement contaminé.

Autant dire que nous vivons en permanence auprès des zoonoses, et que la seule méthode de protection efficace reste la prise en charge des malades, une bonne hygiène corporelle mais également un assainissement régulier de notre environnement ainsi qu’une parfaite salubrité.


les éruptions cutanées de la variole du singe sur les mains d'un malade
La variole du singe se caractérise par des éructions cutanées qui sont très douloureuses. Source: herault-tribune.com /CC-BY

J’ai participé à un atelier sur la variole du singe

Donc je reviens de Yaoundé où j’ai assisté, le vendredi 9 juin 2023, à un atelier de sensibilisation sur la dangerosité de la variole du singe.
Et j’ai bien compris qu’il s’agit là d’une épidémie très inquiétante ici au Cameroun…

J’ai participé à une formation sur la variole du singe ! Il s’agit d’une maladie hyper contagieuse, d’un taux de létalité de 10 % dans ses formes les moins agressives, et dont la période d’incubation varie de 3 à 17 jours avant de commencer à développer complètement la maladie.
J’ai participé à une formation sur les zoonoses ! Les symptômes les plus courants sont la fièvre, les maux de tête, la fatigue générale, les douleurs musculaires, les essoufflements, les éruptions cutanées — très douloureuses — sur le visage ainsi que sur tout le reste du corps, etc.
J’ai participé à un atelier de sensibilisation sur la maladie de la variole du singe, et le hashtag de communication était #PNPLZERvsMpox.

Parce qu’il s’agit vraiment d’une urgence de santé publique de portée internationale, et que la variole du singe menace sérieusement de passer en phase épidémique ici au Cameroun. Voilà pourquoi le PNPLZER (programme national de prévention et de lutte contre les zoonoses émergentes et réémergentes), avec l’appui technique et financier de Breakthrough Action, a immédiatement décidé de diligenter cet atelier.

Et que moi, en tant que blogueur, j’avais l’obligation morale et sociale de vous répercuter intégralement ces informations…


Ecclésiaste DEUDJUI, je lutte contre la variole du singe
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Pourquoi les Camerounais font des enfants ?

J’ai rencontré un jeune gars l’autre jour qui avait déjà huit enfants, et il me disait que l’un d’eux deviendra probablement un milliardaire dans le futur. Et c’est là que j’ai compris que la plupart des Camerounais font des enfants pour de mauvaises raisons !


Les Camerounais préparent leur retraite

J’ai compris un truc hein, les Camerounais font des enfants pour préparer leur propre retraite.
Parce que quand j’ai causé avec le jeune type qui avait déjà huit enfants, il m’a rappelé que « Mon frère ! Si l’un d’eux peut devenir riche un jour comme Samuel Eto’o, nessa c’est lui qui pourra me relever dans ma vieillesse ? »
Les Camerounais accouchent des enfants pour assurer leurs vieux jours. On peut même dire qu’ils anticipent. Car c’est certain qu’ils affectionnent ces enfants puisqu’il s’agit avant tout d’un instinct parental animalier, mais la priorité est d’abord mise sur le côté « sécurité sociale ». Leurs enfants deviennent ainsi une main d’œuvre totalement gratuite, une garantie d’assistance individuelle lorsqu’on ne pourra plus bien se mouvoir d’ici une quarantaine d’années, ou encore les futurs acheteurs de nos médicaments et de notre nourriture.
Il y a même des gens ici qui font des enfants pour être sûrs et certains que hein, il y aura au moins quelqu’un qui sera totalement disponible pour s’occuper intégralement de leur enterrement…


Les Camerounaises revivent leur jeunesse

Pour les femmes camerounaises, c’est parfois une sorte de renaissance ! Parce que je vois des jeunes filles ici —et même des mères, quelquefois— qui se projettent à travers leur progéniture, et qui veulent lui faire accomplir ce qu’elles-mêmes n’ont pas pu réaliser lorsqu’elles avaient le même âge.
On voit de jeunes mamans qui habillent leurs petites fillettes comme des prostituées, et qui osent paradoxalement s’en enorgueillir. On voit de vieilles mémés qui revivent leur jeunesse de wolowoss à travers leurs petites-filles, et qui leur demandent de ramener de l’argent à la maison sans même se préoccuper de leurs sources de revenus.
Pourquoi les Camerounaises font des enfants ? Eh bien c’est pour se sentir vivre, tout simplement ! Pour exister, pour se comparer aux adolescentes de son âge qui viennent d’avoir leur premier enfant également, bref, pour s’inventer une place et une utilité au sein de notre société. L’accouchement est devenu un moyen de justifier son passage sur cette Terre, une excuse imparable contre le chômage, ou encore une occupation permanente qui permet de s’éloigner de l’ennui, du stress et de la solitude sentimentale…


deux parents africains avec leur bébé
Les parents camerounais adorent littéralement leurs enfants. Source: dreamstime.com /CC-BY

Les parents camerounais jouent au tiercé

Et comme le bonhomme m’expliquait l’autre jour, il espère très sérieusement que l’un de ses huit enfants deviendra un futur milliardaire ! Il m’a d’ailleurs révélé que c’était extrêmement difficile de les élever (son salaire n’atteint même pas le SMIG), mais que l’espoir de les voir émerger un jour lui donnait la force de continuer à se considérer comme leur seul père.
Les parents camerounais sont surtout des calculateurs ! Au-delà de l’éducation scolaire qu’ils offrent aux enfants, ils rêvent d’abord de les voir réussir dans la vie. Financièrement principalement. Ils veulent les voir devenir médecins, politiciens, footballeurs professionnels, banquiers, etc. Ils se disent qu’avec un enfant qui vit au Canada, on n’aura plus forcément certains petits problèmes alimentaires. Ils accouchent de plus en plus parce que certains de ces enfants seront des cancres, bien sûr, bien évidemment, mais il y en aura forcément au moins un ou qui va sortir la tête de l’eau. Et c’est cet « héritier » qui va les protéger dans la vieillesse parce qu’il n’existe pas de sécurité sociale ici au Cameroun…


Les Camerounais font des enfants par accident

Pour vous dire la vérité hein, tous nos enfants sont des accidents ! Enfin, presque. Parce que certains ont quand même été réellement voulus et désirés, mais en réalité combien sont-ils ?
Les enfants camerounais sont des accidents d’autant plus que les papas camerounais sont des soûlards. Les enfants camerounais sont des imprévus d’autant plus que les mamans camerounaises ne contrôlent pas leur cycle menstruel. Les enfants camerounais n’étaient pas les bienvenus à la base, sinon expliquez-moi pourquoi toutes les femmes camerounaises ont déjà essayé d’avorter au moins une ou deux fois ?
On vit dans une société où les jeunes élèves tombent enceintes neuf mois seulement après les kermesses scolaires, et cela ne préoccupe presque personne ! Les enfants abandonnés sont nombreux là-bas dans les familles villageoises, et les mamans pernicieuses imputent certaines grossesses à leurs courtisans qui sont les plus fortunés. Le planning familial n’existe presque plus. L’utilisation du préservatif contre les grossesses non désirées est une chimère. L’encadrement adéquat d’un nouveau-né ainsi que la préparation budgétaire pour son avenir, ne font aucunement partie de notre vocabulaire. Parce que les gens disent que « l’enfant est une bénédiction », et d’ailleurs « Si Dieu nourrit déjà les oiseaux du ciel, à plus forte raison l’une de ses créatures ? »


Pourquoi est-ce que les Camerounais font des enfants ?

Donc j’avais rencontré un jeune vigile de trente-trois ans qui avait déjà huit enfants, et il prophétisait que l’un d’eux deviendra indiscutablement un futur milliardaire. Et c’est là que j’ai compris que hein, la plupart des Camerounais font des enfants pour de mauvaises raisons ici dehors…

Pourquoi les Camerounais font des enfants ? Parce que ça fait partie de la commodité sociale, ça permet à n’importe quel quidam de pouvoir se comparer à une personne financièrement aisée, sans nécessairement avoir besoin de réussir dans sa propre vie.
Pourquoi les Camerounais font des enfants ? Parce que ça ne coûte pas grand-chose (c’est gratuit, en réalité), ça attire la sympathie de la belle-famille et de quelques amis bien placés, et aussi ça procure l’illusion et le sentiment de la responsabilité.
Mais pourquoi est-ce que les Camerounaises font des enfants, décidément, si ce n’est pas exclusivement pour bénéficier éternellement de la pension alimentaire ?

Parce que quand je regarde mon ami Pierre La Paix Ndamè, lui il est officiellement le papa de six enfants ! Il a déjà cinq mamans différentes pour cette modeste progéniture, et pourtant il n’a même pas encore atteint l’âge de quarante ans ! Il m’a rassuré que l’un de ces enfants deviendra immanquablement un multimilliardaire, et d’ailleurs il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Car les Camerounais font aussi des enfants parce qu’ils adorent le sexe, tout simplement. D’ailleurs les enfants sont les personnes qui pourront nous réhabiliter dans notre vieillesse ici au Cameroun…


Ecclésiaste DEUDJUI
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Ne vous inquiétez pas pour moi !

J’ai déjà remarqué que comme je ne suis pas vantard, comme je ne suis pas exhibitionniste et comme je ne divulgue pas ma vie privée à travers les réseaux sociaux, il y a parfois des gens qui s’en préoccupent et qui veulent savoir si je n’aurais pas accessoirement besoin de quelque chose.
Et c’est l’occasion pour moi de leur demander de ne pas s’inquiéter pour moi…


Ne vous inquiétez pas pour ma santé

Je me porte relativement en assez bonne condition. Hormis quelques courbatures de temps à autre à cause de ma sénilité débutante, mais sinon je me porte relativement assez bien dans l’ensemble.
J’ai eu la chance de naître en très bonne santé et de pouvoir grandir jusqu’à cet âge. Je suis encore capable de me déplacer et de me débrouiller pratiquement tout seul. Et même si quelquefois j’attrape des céphalées et aussi quelques maux de gorge, pour le moment ça reste encore relativement assez anodin. Et je ne pense pas que ça vaille déjà la peine que vous commenciez à vous inquiéter pour si peu…


Ne vous inquiétez pas pour mon avenir

Mon avenir n’a jamais été tout tracé, car je le construis au fur et à mesure. Et même si je reste encore assez ambitieux malgré mon humilité caractéristique, disons que je ne m’en inquiète que trop peu. Car j’ai quand même réussi certaines grandes choses durant ma petite vie, même si j’en ai également ratées beaucoup d’autres. J’ai quand même acquis le luxe de pouvoir me permettre de refuser les opportunités qui ne me correspondent pas, et pourtant nous sommes dans un pays qui normalement ne nous le permet pas […]
Ne vous inquiétez pas pour moi ! Je sais particulièrement sur qui je peux compter. Je sais parfaitement combien la vie est difficile. Je sais mesurer précisément tout ce qu’il me reste encore à faire. Je n’ai pas besoin de vous impressionner pour que vous sachiez si je m’en sors ou bien si je ne m’en sors pas, mais rassurez-vous, pour le moment je ne suis pas un individu à plaindre ! Mon avenir est parsemé d’objectifs que j’ai déjà commencé à réaliser les uns avant les autres ; donc ce n’est pas parce que je ne suis pas vantard et que je ne suis pas extravagant, que vous allez déjà commencer à vous faire du souci sur mon devenir…


un esprit qui va vers la mort
Ne vous inquiétez pas pour moi après ma mort. Source: rtl.fr /Image reprise par autorisation

Ne vous inquiétez pas pour ma vie de couple

Mon absence de vie de couple, je devrais dire. Car certains se plaignent parfois de mon célibat, de ma postérité non procréée (j’ai pourtant des enfants dont je ne suis pas le géniteur), et aussi de mon manque d’engagement sentimental. Certains n’hésitent même pas à me balancer –en face !– que je ne suis pas encore un homme « responsable », et qu’il faut déjà impérativement que je songe immédiatement à me constituer une progéniture biologique… Tsuip !
C’est faux ! Je suis parfaitement responsable de mes amours. Je sais quand en jouir, et je sais quand ne plus en souffrir. Je sais aussi et j’ai surtout appris qu’il ne faut jamais prendre les filles des gens pour aller les esclavagiser dans votre foyer. Je sais ça ! Je sais cajoler une femme lorsque je suis amoureux d’elle, donc ne vous inquiétez pas pour ça ! Je sais aussi qu’il y a beaucoup de Camerounaises qui m’aiment à la folie ; d’ailleurs j’ai un peu honte de vous avouer que je n’ai jamais refusé l’idée du mariage, mais que j’ai délibérément préféré prolonger encore un peu ma vie de célibataire


Ne vous inquiétez pas après ma mort

Après ma mort, je serai déjà parti ! Ne vous embarrassez pas trop pour mon cadavre. Ne cherchez pas à savoir s’il sera bien habillé, ou encore si son cercueil sera chryséléphantin ou en bois massif. Je m’en moque ! Ce qui va se passer après ma mort ne m’intéresse pas puisque je ne serai même plus là pour vous regarder faire…
Ce qui me préoccupe actuellement, c’est ce que vous pensez de moi pendant ma vie. Suis-je un type bien ? Suis-je un vrai Camerounais ? Suis-je quelqu’un de bonne compagnie ? Suis-je un individu méchant, malhonnête, rancunier, invivable ? Est-ce que je suis même d’abord un bon blogueur pour commencer ?
Mais si vous venez là après ma mort, lors de ma veillée funèbre ou alors lors mon enterrement, pour me dire que j’étais un personnage formidablissime alors que vous ne le pensiez pas du tout, eh bien je vous maudirai de toutes mes forces ! Car je n’ai jamais eu besoin de votre flagornerie. J’ai passé toute ma vie à me mettre en retrait, et ce n’est pas le jour de ma mort que vous viendrez me faire accroire que j’étais le Camerounais le plus fantasmagorique du monde entier…


Je vous en prie, ne vous inquiétez plus pour moi !

Donc j’ai déjà remarqué que comme je ne suis pas pédant, comme je ne suis pas exhibitionniste et comme je n’expose pas mes affaires personnelles à travers les réseaux sociaux, il y a parfois des inconnus qui s’en préoccupent et qui veulent accessoirement me souhaiter un joyeux anniversaire.
Et c’est l’occasion pour moi de leur adresser tous mes sincères remerciements…

Ne vous inquiétez pas pour moi ! J’ai la chance inqualifiable d’avoir une famille extraordinaire, des amis inimaginables comme mon meilleur ami Pierre La Paix Ndamè, et je suis reconnaissant d’avoir déjà suffisamment profité d’une assez longue existence.
Ne vous inquiétez pas pour mon esprit ni pour mon âme ! Car même si je suis un athée (je ne crois pas en Dieu), j’ai toujours fait le Bien sans espérer que Quelqu’un me récompenserait un jour dans votre Paradis.
Ne vous inquiétez pas pour mon travail ! Car même si je n’ai pas de salaire, j’ai quand même la possibilité de m’offrir presque tout ce que je désire.

Surtout que je suis resté dans la simplicité comme ma mère, je suis resté dans la modestie comme mes ancêtres et je suis généralement identifié par ma sobriété. Parce que mon père disait souvent que « Vanité des vanités, tout est vanité ». Et je pense l’avoir si bien assimilé, puisque je me considère tout modestement comme l’un des Camerounais les plus heureux au monde !
Même si paradoxalement il y aura toujours des gens qui vont s’inquiéter pour moi…


Ecclésiaste DEUDJUI, moi je m’inquiète pour vous !
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Les Camerounais adorent leur pays, mais personne ne l’aime !

Au lendemain de la célébration de la fête du 20 mai, je me suis posé quelques interrogations sur le concept d’unité nationale. Et j’ai conclu que les Camerounais adorent leur pays hein, mais que personne ne l’aime en réalité…


Les Camerounais adorent leur village

S’il y a une chose dont je suis certain, c’est que les Camerounais adorent leur village ! D’ailleurs j’ai rebaptisé ce type de nationalisme-là le « villagisme », car à mon avis il se répercute sur presque tous les pans de notre société.
Ici au Cameroun, on préfère d’abord les « frères du village ». Ce sont eux qu’on recrute majoritairement et surtout prioritairement, lorsque nous nous retrouvons parachuté à la tête d’une administration pourtant nationale. Et même dans les petites entreprises c’est pareil ; car si le DG est d’une tribu, alors c’est 90 % du personnel de cette entreprise qui sera de cette tribu-là…
On a même inventé ici ce qu’on appelle « l’équilibre régional ». C’est-à-dire que pour le casting de nos administrateurs civils et de nos militaires, ainsi que de nos Directeurs généraux des entreprises étatiques et parapubliques, le président de la République s’appuie principalement sur les origines ethniques de tous ces individus. D’ailleurs c’est bien connu que si tu deviens une haute personnalité et donc une élite de ta communauté comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, tu vas d’abord te battre pour que l’énergie électrique, l’eau courante ainsi que la route bitumée soient immédiatement aménagées à l’intérieur de ton petit village de Bomono…


Les Camerounais adorent l’incivisme

Si on était des citoyens qui adoraient véritablement leur pays, on devait d’abord commencer par pratiquer le civisme. Parce que ce qui me choque à l’intérieur de notre République, c’est d’abord la désobéissance civile !
Les Camerounais prétendent aimer leur pays tous les jours, mais ils le salissent tout le temps en réalité. Il faut voir comment ils déversent les ordures le long de nos ruelles, devant l’insouciance de nos autorités municipales ainsi que de nos forces de maintien de l’ordre. Nous violons les feux de la circulation au vu et au su de tout le monde, et nous urinons même sur la voie publique devant les caméras policières de vidéosurveillance…
Les Camerounais vivent sur leur propre territoire comme s’ils y étaient de passage, et en réalité ils se fichent pas mal de savoir ce qu’il en adviendra après leur départ dans l’au-delà. Les réflexions sur les toilettes publiques ou sur l’aménagement de l’urbanisme n’intéressent personne, mais nous proclamons pourtant que nous adorons notre petite Afrique en miniature. Les enseignements sur la morale et sur l’éducation civique ont foutu le camp depuis belle lurette, laissant place à la disparition progressive de notre mémoire collective. On a plutôt l’impression d’être une populace d’individus disparates qui se sont retrouvés sur la même aire géographique, et qui n’avons que les langues française et anglaise comme instrument d’appartenance nationale. D’ailleurs la réforme foncière est là pour nous rappeler que chaque Camerounais n’est pas chez lui n’importe où à l’intérieur de notre Triangle…


défilé du 20 mai 2023 au Cameroun
Les Camerounais affichent un patriotisme exacerbé lors du défilé du 20 mai. Source: french.news.cn /CC-BY

Les Camerounais ne s’aiment pas entre eux

À vrai dire, nous ne nous aimons que lorsqu’il s’agit de partager une bière ensemble ! Je suis sérieux hein, c’est la stricte réalité. Les Camerounais n’ont pas un problème de vivre-ensemble, ils ont surtout un problème de manger-ensemble.
Les Camerounais ne s’aiment pas trop entre eux, parce que s’ils s’aimaient entre eux ils allaient partager les ressources naturelles disponibles de façon quasi-systématique. Mais au contraire on a une poignée d’individus qui s’accaparent pour eux seuls la grosse manne financière de richesses de notre tendre République, et qui condescendamment nous narguent en mondovision… Tsuip !
Si les Camerounais s’aimaient entre eux, ils ne verraient pas les autres communautés uniquement comme des opportunités ou des rivalités. Certaines ethnies ne qualifieraient pas les autres ethnies avec des expressions dévalorisantes, et l’acquisition des titres fonciers se ferait naturellement et sans aucune intention de déstabilisation. Les discours de haine s’amenuiseraient à travers les réseaux sociaux, et le conflit fratricide du Nord-Ouest-Sud-Ouest trouverait immédiatement quelques esquisses de pacification.
Si les Camerounais pouvaient s’aimer un jour, ils mettraient d’abord en avant l’intérêt général en toutes circonstances. On penserait d’abord au développement économique et social de la ville où on se trouve, avant de penser à sa propre personne ou encore à son propre village. Les gens comprendraient alors que l’unité nationale est un bien grand concept, et qu’elle ne se résume pas seulement à de simples slogans électoraux. Elle se définirait comme la capacité de notre population à se projeter sur un avenir commun et un destin unique, lesquels nous aurions voulu indéfiniment inséparables et indissociables…


Le patriotisme est un argument politique

Mais finalement, que nous reste-t-il, sinon un patriotisme de façade ? Hein ? Au lieu de se comporter en véritables patriotes, on oblige les citoyens à se tenir droit devant les emblèmes nationaux, et on leur présente un hymne national déconnecté de nos réalités d’indépendance, tout en leur demandant de s’y prosterner en toute obséquiosité.
Non, le patriotisme ne se décrète pas ! Si nous aimions vraiment notre pays, ce sentiment naîtrait tout seul. On pourrait peut-être le susciter à travers des enseignements historiques et l’érection de panthéons, mais on ne devrait jamais le revendiquer à travers des monuments dispendieux devant les bâtiments de la Primature. Il faut arrêter de penser que le patriotisme se résume à réécouter les chansons de bikutsi ou bien de makossa. Non ! Il faut arrêter de supposer que si on aime notre Nation, cela signifierait qu’on se retirera le droit de pouvoir le critiquer ouvertement. Et pire, il ne faut pas s’imaginer que tous les opposants de notre gouvernement —et de notre chef de l’Etat— sont systématiquement des antipatriotes…
Parce que dans la bouilloire du lavage cervical opéré par nos fins prévaricateurs, il y a toujours cette musique subliminale en fond sonore. Ils ont presque réussi à monopoliser l’amour de la patrie camerounaise, et ils le distribuent exclusivement à leurs ouailles et leurs alliés. D’ailleurs le patriotisme est devenu un outil politique très utilisé par les institutions au pouvoir, afin de nous accoutumer à la résilience dans un contexte de vie chère manifestement insupportable. Et pour nous amadouer ils multiplient les slogans de vivre-ensemble comme si c’était suffisant pour matérialiser cette pseudo-représentation de l’unité nationale…


Tous les Camerounais adorent notre pays, mais personne ne l’aime !

Donc au lendemain de la célébration de la fête du 20 mai, je me suis posé plusieurs interrogations sur le concept de la réunification. Et j’ai conclu que les Camerounais adorent leur pays hein, mais que personne ne l’affectionne en réalité…

Les Camerounais adorent leur pays ! Ils sont orgueilleux de proclamer leur camerounité à qui veut bien les écouter, et pourtant tous veulent immédiatement partir de ce territoire à la moindre petite opportunité.
Les Camerounais adorent leur pays ! Ils veulent une Nation nouvelle, équitable et respectable, mais c’est la seule population au monde qui réclame le changement sans pour autant commencer par changer elle-même.
Les Camerounais adorent littéralement leur « continent », mais malheureusement cet amour-là se limite exclusivement à nos Lions indomptables.

Parce que les Camerounais privilégient chacun son village, prioritairement et avant tout ! Les Camerounais sont des inciviques qui ne se préoccupent pas de l’avenir du Cameroun après leur disparition. Les Camerounais ne s’aiment pas vraiment entre eux, malgré les biaiseuses apparences. Et même si Paul Biya a réussi à instrumentaliser le nationalisme pour consolider sa dictature, nous savons pertinemment que l’unité nationale n’existe plus.
Parce que tout le monde ici parle du Cameroun alors que personne ne l’aime en réalité…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’aime mon pays le Cameroun
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J’ai assisté à la première journée des play-offs à Bépanda

Les play-offs du championnat MTN Elite one ont débuté ce dimanche 14 mai à Bépanda. Et j’ai été très curieux d’y participer…


L’organisation

Sur le plan organisationnel, je peux dire que cette première journée a été une réussite. Déjà parce qu’il n’a pas plu, mais aussi parce que l’évènement a été agrémenté de plusieurs divertissements. Il y a eu Tenor qui a effectué une mini-prestation, ainsi qu’un jongleur de balles qui nous a émerveillés avec sa manipulation du ballon rond. Le speaker et le DJ ont entretenu le public durant toute la journée, lui qui donnait les indications sur les arrivées des personnalités, sur la composition des effectifs, sur les concours tombola des sponsors, sur la programmation de la journée, etc.
Pour une fois, la Fécafoot a fait du bon boulot ! Les tickets se vendaient à l’extérieur du stade et l’accès à l’intérieur se faisait en quelques minutes seulement. Il y avait une grosse cohorte policière pour la sécurité du public, mais également quelques gendarmes et une bonne cinquantaine de stadiers. Sans oublier deux véhicules d’ambulance et quelques urgentistes pour assurer la sécurité sanitaire de tous ces innombrables spectateurs…


Le public

Disons que je me suis retrouvé dans ce stade un peu par hasard, puisque ça fait longtemps que je n’avais plus assisté à un match de football du championnat camerounais. Mais j’ai été très agréablement surpris, puisque le public a répondu massivement présent à l’appel…
Officiellement, nous étions environ 27 850 spectateurs. Mais à l’intérieur ça bouillonnait, et ça discutait dans la convivialité. J’ai vu des supporters arriver au stade avec leur petite amie. Ainsi que d’autres aficionados se déplacer avec toute leur petite famille (femmes, enfants, neveux, cousins, etc). L’ambiance était plutôt bon enfant, et les supporters des quatre équipes effectuaient des animations visuelles et sonores qui étaient très divertissantes. Surtout ceux de Bamboutos, dont personne n’ignore qu’ils sont probablement les fanatiques plus passionnés de notre République !
En fin de compte, nous avons passé un très bon moment. Chacun discutait avec ses voisins comme s’ils se connaissaient depuis des décennies auparavant, et j’ai retrouvé là un aperçu de ce que devrait représenter le vivre-ensemble. Nous étions là pour la passion du football, mais également aussi pour le brassage culturel et l’unité nationale. Et au-delà de toutes ces effusions, j’ai compris que le football était un extraordinaire vecteur de cohésion nationale, si et seulement si il était organisé de la meilleure des manières possibles…


spectateurs des play-offs à Bépanda
Le public a répondu présent pour la première journée des play-offs de la Fécafoot, à Douala. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC

La qualité des matchs

Pour ce qui est de la qualité des matchs, disons que c’est un peu mitigé. Car autant j’ai été très déçu par la première rencontre (Coton sport contre Gazelle de Garoua), autant je me suis levé de ma chaise lors de la partie entre Bamboutos de Mbouda, et Canon sportif de Yaoundé. La première rencontre était soporifique, ennuyeuse et terne, d’ailleurs elle a représenté une très mauvaise publicité pour notre championnat soi-disant professionnel. Coton sport l’a emporté sur un but très litigieux en fin de match, sur le score de 1 but à 0.
La seconde rencontre était très enlevée, par contre. Dès les premières minutes, on a senti des équipes engagées et des joueurs très motivés. Les supporters faisaient des bruits assourdissants, et les spectateurs commençaient progressivement à se réveiller. Bamboutos de Mbouda nous a offert un football de qualité, léché, avec des gestes techniques répétés et des mouvements d’ensemble qui étaient très équilibrés. Ils ont rapidement mené deux buts à zéro, sur un mouvement d’équipe superbe, avant d’encaisser un but en fin de match pour finalement l’emporter sur le score de 2 buts à 1.


La formule des play-offs

Personnellement je suis contre cette formule des play-offs, même si elle offre une forme de « finale » de notre championnat national, car je la trouve décalée par rapport à ce qui se fait de mieux dans la plupart des meilleurs championnats du monde.
L’année dernière les play-offs s’étaient déroulés à Garoua avec quatre équipes, sous la forme de demi-finales et ensuite d’une finale qui avait été remportée par Coton sport. Cette année la ville de Douala a été choisie comme hôte, même si aucune équipe du Littoral n’a réussi à se qualifier. La formule a été revisitée, et cette fois-ci les play-offs se disputent sous la forme d’un mini-championnat en aller simple, où chaque participant (Coton sport, Bamboutos, Gazelle et Canon de Yaoundé) affrontera tous ses adversaires en aller simple. Les matchs se dérouleront donc le 14 mai, le 18 mai et ensuite le 21 mai. Le champion du Cameroun sera désigné sur la base du nombre de points, du goal average, du nombre de buts marqués, etc…


J’ai assisté à la première journée des play-offs de la Fécafoot

Donc les play-offs du championnat MTN Elite one ont débuté ce dimanche 14 mai 2023 à Bépanda. Et même si Pierre La Paix Ndamè était absent, moi j’ai été vraiment heureux d’y participer…

J’ai assisté à la première journée des play-offs ! Le comité d’organisation a choisi le stade omnisports au détriment de Japoma, car il fallait un endroit concentrique susceptible de drainer le maximum de populations.
J’ai assisté à la première journée des play-offs ! C’était plutôt un évènement dédié à la gloire de Samuel Eto’o Fils, car même les intermèdes musicaux avaient pour objectif de célébrer sa magnificence.
J’ai assisté à la première journée de la finale de notre championnat de football, et disons que mon sentiment reste encore très mitigé.

Car même si j’ai été relativement satisfait par l’organisation, j’ai surtout été émerveillé par l’adhésion de notre formidable public. J’ai vu des Camerounais qui ne demandent qu’à s’épanouir, et qui sont prêts à accompagner le mouvement footballistique si notre championnat se rend capable de leur fournir un véritable spectacle. J’ai observé un niveau de jeu assez insatisfaisant (de la part de Coton sport et de Gazelle), mais aussi quelques fulgurances et un jeu d’équipe assez organisé et très prometteur (de la part de Bamboutos et du Canon de Yaoundé).
Et s’il me fallait retenir une seule chose, je dirai quand même merci à la Fécafoot. Son président est très mal conseillé mai au moins il essaie de restaurer au football camerounais toute sa splendeur…


Ecclésiaste DEUDJUI, j’étais aux plays-offs
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