Ecclésiaste Deudjui

J’ai voté

Pour la première fois de ma vie, j’ai participé à une élection présidentielle en tant que citoyen électeur. Et je peux dire que j’ai vraiment apprécié cette expérience…

carte d'électeur Ecclésiaste Deudjui
Ma carte d’électeur. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

J’avais ma carte d’électeur

J’ai fait ma carte d’électeur depuis le mois de mai 2017 au quartier Bonamoussadi. On ne m’avait pas demandé grand chose. Ils ont juste enregistré mes empreintes, mon nom et mon année de naissance, puis ils avaient vérifié ma carte d’identité. Ils m’ont aussi pris une photographie biométrique pour parachever mon identification, et je suis ressorti de là sans dépenser le moindre centime.

Le seul hic, c’est que j’avais dû repasser là-bas à plusieurs reprises avant de retirer finalement ma carte d’électeur (en mai 2018), puisqu’on ne faisait que me répéter : « Il faudra repasser la semaine prochaine. »

J’ai suivi la campagne électorale

J’ai suivi la campagne électorale de bout en bout. Et je l’ai même commentée à vrai dire. Car il y avait tellement de rebondissements que je me suis même amusé par moments, tellement elle était drôle. Mais j’ai surtout suivi la campagne électorale parce que je voulais comparer les programmes des candidats. J’ai espéré la coalition entre Cabral Libii et Maurice Kamto, mais jusqu’au dernier moment elle n’a jamais eu lieu. J’ai assisté à quelques meetings avec mon ami Pierre La Paix Ndamè. Je me suis dit que puisque je suis déjà un détenteur d’une carte d’électeur, il ne fallait vraiment pas que je gâche ma cartouche. Et que le 7 octobre je devais me rendre dans mon bureau de vote en possédant le maximum d’informations…

Ecclésiaste Deudjui vote
Je glisse mon bulletin dans l’urne. Crédit photo: Anonyme /CC0

J’ai voté

J’ai voté à 14h22 dans la salle M d’un bureau de vote à Makèpè. Je suis entré dans la salle et j’ai ramassé les neuf bulletins colorés, puis je me suis rendu à l’isoloir. Je n’ai même pas hésité pour remplir l’enveloppe puisque je connaissais déjà mon favori depuis un moment. Je suis ressorti de là tout souriant, puis j’ai glissé mon bulletin dans l’urne. J’ai un peu blagué avec la directrice du bureau de vote parce que je lui demandais si elle-même elle possédait une carte d’électeur. J’ai enfin signé le registre de vote, j’ai laissé mes empreintes et puis la dame a trempé mes doigts dans une encre indélébile pour que je ne puisse pas aller revoter ailleurs. Mais je lui ai dit que c’était inutile puisque moi je ne possède qu’une seule carte d’électeur…

J’attends les résultats

Dès la fermeture des bureaux de vote à 18 heures, les résultats (officiels ou pas) ont commencé à pleuvoir sur Facebook : Bagangté, Pékin, Montréal, Saint-Pétersbourg, Washington, Bafoussam, Kuala Lumpur…

Et surtout de faux résultats ! Car n’importe quel internaute s’asseyait devant le clavier de son smartphone, et puis il nous fabriquait des résultats. Jusqu’à Elecam –himself– a été obligé de réagir, puisqu’ils ont pondu un communiqué sur Facebook qui disait que « tous les résultats qui circulent sur les réseaux sociaux et qui ne proviennent pas d’Elecam sont absolument faux ! »

Soit. Mais il y a un événement qui m’a quand même marqué, c’est quand j’ai assisté au dépouillement en direct d’un bureau de vote qui se situait loin en Belgique. C’était sur Facebook. C’était un direct. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris que Mark Zuckerberg avait vraiment modifié la face du monde…

doigt imbibé d'encre électoral
Mon doigt a été trempé dans une encre indélébile après mon vote. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC0

J’ai enfin voté

Donc pour la première fois de ma vie, j’ai enfin participé à une élection présidentielle ici au Cameroun. Et laissez-moi vous dire que j’ai vraiment apprécié cette expérience…

J’ai voté ! Car c’est bien beau de bavarder sur les réseaux sociaux et de discuter dans les bars, mais c’est encore mieux lorsqu’on s’exprime dans l’isoloir.

J’ai voté ! Car la citoyenneté n’est pas seulement un droit qui nous confère(rait) des avantages, elle comporte aussi des devoirs.

J’ai voté parce que j’avais le sentiment de participer enfin à la rédaction de l’Histoire de notre Cameroun.

Et même si je ne détiens pas encore les chiffres officiels, je pense que beaucoup de Camerounais ont aussi décidé de voter comme moi. Ainsi que beaucoup de Camerounaises. Ainsi que beaucoup de compatriotes qui vivent là-bas à l’étranger. Car quel que soit le résultat final de cette présidentielle, ce sont les citoyens camerounais qui auront voté qui en seront les grands vainqueurs. Et c’est comme ça que petit à petit nous allons progressivement nous diriger vers le changement.

Ecclésiaste DEUDJUI, j’ai voté

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Une histoire de campagne électorale…

Depuis le 22 septembre que la campagne électorale a débuté, on a déjà presque tout vu au Cameroun ! Mais on ne sait pas si cela va changer quelque chose lors de l’élection présidentielle du 7 octobre…

 

Longuè Longuè chante lors de la campagne électorale de Akere Muna
Le chanteur Longuè Longuè chantant lors d’un meeting du candidat Akere Muna. Source: Facebook /CC0

 

Une histoire de slogans…

La campagne a débuté le 22 septembre à minuit par le slogan du président sortant, à savoir « La force de l’expérience ». Quelle expérience ? Quelle force ? Quel bilan en réalité puisque c’est surtout cela qui nous intéresse ?

Puis on a eu Cabral Libii qui a lancé « Construisons notre avenir ». On a eu Maurice Kamto qui a balancé « Le Cameroun pour tous et ensemble ». On a eu le SDF qui a clamé « La force de notre diversité » (qu’est-ce qu’ils ont vu avec la force ?) et cette phrase est devenue le slogan de campagne de leur candidat Joshua Osih.

Bref, on a aussi des sobriquets : le tireur de pénaltys c’est Maurice Kamto ; le candidat de la jeunesse c’est Cabral Libii ; le candidat de l’expérience c’est Paul Biya évidemment. Et puis il y a eu un certain Ndifor Franklyn, un pasteur apparemment, qui est apparu miraculeusement (c’est le cas de le dire) sur la scène politique camerounaise, et qui ne passe pas par quatre chemins pour nous dire qu’il est le candidat désigné par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même…

 

Une histoire d’affichettes…

Les affichettes c’est pour les huit candidats de l’opposition. Parce que si c’est pour monsieur Paul Biya, on a vu comment il a déployé son arsenal de grandes affiches, de car-podiums mobiles, de panneaux d’affichage LED et de longues banderoles publicitaires dans tous les carrefours de notre son Cameroun…

Mais pour les autres candidats, rien ! Surtout qu’ils n’ont reçu que 15 millions FCFA de la part de l’Administration territoriale pour subventionner leur campagne électorale, alors que le président sortant utilise les fonctionnaires de la République, les militaires de la République, les imprimeries de la République, les véhicules administratifs de la République et un budget de campagne qui est presque quasiment illimité !

Bref, il n’y a que les affiches de l’expérience dans toutes les rues du Cameroun, et aussi celles de la force. Quelques rares gadgets du candidat Kamto çà et là. Quelques rares t-shirts du candidat Cabral Libii. Quelques rares pin’s à gauche à droite de Joshua Osih ou bien du candidat Muna Akere, sans compter qu’il y a des candidats invisibles comme les doyens Garga Haman Adji ou encore son homologue Ndam Njoya qui n’est même pas encore informé que la campagne électorale a déjà commencé…

 

Maurice Kamto les pieds dans l'eau lors de la campagne électorale
On a vu le candidat Maurice Kamto descendre dans les marchés pour rencontrer les populations. Source: Facebook /CC0

 

Une histoire de meetings…

Parlant d’invisibilité. Vous vous rendez compte que le président de la République avait annoncé sa candidature sur Twitter le vendredi 13 juillet 2018, et que c’est jusqu’au 29 septembre qu’on l’a vu réapparaître miraculeusement (c’est aussi le cas de le dire) dans la ville de Maroua ? Puisque le type était carrément invisible dans les centaines de meetings de son propre parti, le RDPC ! Et d’ailleurs il l’est toujours dans les chaînes de télévision, puisque personne n’ose même encore lui envoyer une invitation. Hein ? N’est-ce pas tout simplement odieux, méprisant et irrespectueux vis-à-vis de l’électorat que ce monsieur sollicite ?

Bref, il y a eu d’autres meetings qui ont aussi fait parler d’eux : Cabral Libii qui a rempli le stade Cicam avec une foule qu’on n’avait presque jamais rencontrée depuis les grandes épopées des années 1990. Maurice Kamto qui a mobilisé les foules à Bonabéri lors du lancement officiel de sa campagne, et aussi à Yaoundé à l’esplanade omnisports le 30 septembre. Joshua Osih qui est allé à l’extrême-Nord puis à l’extrême-Est, Matomba et Ndifor à Bafia et aussi à Ndikiniméki, Akere Muna qui a rempli la Maison du Parti avec ses dizaines de militants, etc.

Il n’y a que les deux doyens Garga et Adamou qui n’ont plus assez de force (pas de l’expérience hein) pour se déployer sur le terrain comme ils le faisaient auparavant lorsque les gens de ma génération n’étaient même pas encore nés…

 

Une histoire de promesses…

Ce sont les promesses que voulez entendre ? Déjà, tous les candidats ont promis qu’ils vont relever le niveau du SMIG ! Certains ont prédit que l’école primaire sera gratuite et qu’il y aura à nouveau des bourses à l’Université. Les opposants ont promis que les accouchements par césarienne seront dorénavant gratuits. Joshua Osih a envisagé sérieusement de fermer l’ENAM. Maurice Kamto a déclaré qu’il va créer un Centre National des Métiers en remplacement du FNE qui ne nous sert à rien, afin que même le braisage du poisson devienne industrialisable. Il y a aussi Cabral Libii qui a décidé qu’il va s’attaquer à l’agriculture. Franklyn Ndifor qui a décidé que les fonctionnaires doivent enfin se remettre à travailler. Akere Muna qui est décidé à éradiquer définitivement la corruption (déformation professionnelle, quand tu nous tiens !), et il y a le jeune Matomba qui est tout simplement déterminé à reconstituer le nouveau profil du Camerounais du 21ème siècle…

 

le bus du candidat Serge Espoir Matomba
Le bus du candidat Serge Espoir Matomba a subi un incendie sur la route de Garoua-Boulaï. Photo: One Love /CC-BY

 

Une longue histoire de campagne électorale…

Donc depuis le 22 septembre que la campagne électorale a été lancée, Pierre La Paix Ndamè a déjà tout entendu ici au Cameroun ! Mais le drame c’est qu’on ne sait pas si cela va changer quelque chose lors des élections présidentielles qui arrivent ce dimanche…

 

Une histoire d’espoir. Car les différents meetings de Cabral Libii et de Maurice Kamto sont tellement populaires et tellement effervescents, qu’on a envie de se dire que cette année le changement sera enfin réellement possible.

Une histoire de gâchis. Car si Paul Biya remporte ces élections présidentielles de 2018, ce sera uniquement parce que tous ses adversaires auront dispersé leurs nombreuses voix au lieu de s’unir.

Une histoire de tragédie camerounaise à vrai dire, parce que ça fait déjà trente-six ans que le peuple camerounais est devenu tellement malheureux.

 

Et donc pendant cette période de campagne électorale, ça nous amuse un peu de rêver enfin à un hypothétique et utopique changement. Ça nous permet quand même de vociférer notre désolation en plein soleil et en public. Ça nous permet de découvrir des talents bruts comme le jeune Wilfried Ekanga qui s’est rallié au MRC. Ça nous permet de nous rassembler lors des nombreux meetings politiques, puisque normalement ces meetings-là sont généralement refusés. Et même si cette parenthèse enchantée va s’achever le 6 octobre au soir, c’était une simple histoire de campagne électorale mais c’était la plus belle espérance de l’Histoire de notre pays le Cameroun.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, j’ai aimé cette histoire

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Paul Biya, les Camerounais veulent que tu partes !

Lorsque je parcours les réseaux sociaux ou bien lorsque je discute physiquement avec certaines personnes, il m’arrive parfois de leur parler un peu de la politique. Et il en ressort que les Camerounais ont absolument envie que Paul Biya s’en aille !

 

affiche de campagne de Paul Biya
Les affiches du président Paul Biya ont déjà inondé les rues du Cameroun. Source: CRTV web /CC-BY

 

Paul Biya, les Camerounais disent que tu es déjà fatigué

Je n’ose pas dire très âgé ! Parce qu’à l’âge de 85 ans que tu as actuellement, ça veut dire que tu termineras ton prochain mandat à l’âge de 92 ans, et le prochain encore à l’âge de 99 ans (puisque tu ne sembles même pas vouloir t’arrêter)…

Tu es déjà très fatigué ! Tu es entré dans l’administration publique dans les années 1960, et je te rappelle que ma propre maman n’était même pas encore née ! Tu es devenu Président de la République à l’âge de 49 ans seulement en 1982, et voilà déjà trente-six ans que tu nous (mal)mènes en bateau et que la situation du Cameroun des Camerounais ne fait que se désagréger de jour en jour.

À cet âge que tu as, nos grands-parents sont déjà tous décédés. Les plus chanceux sont dans nos villages en train de siroter leur matango* et de se reposer en fumant une vieille pipe. Mais toi tu es déjà fatigué et tu insistes toujours pour t’occuper des affaires aussi importantissimes que celles de notre République !

 

Paul Biya, les Camerounais disent que tu les as abrutis

Et c’est la vérité ! Parce que tu nous as laissés nous enfoncer dans les bières et dans les cigarettes, dans les églises réveillées et dans les fesses de nos araignées cameruineuses. C’est la triste réalité. Tu as progressivement désintéressé les populations de la chose sociopolitique de leur propre Nation, et c’est pour cela que tu règnes en seul maître. Tu as fait croire à ta propre jeunesse qu’ils ne seront à tout jamais que des incapables et des vauriens. Tu nous as laissés nous enfoncer dans les séries brésiliennes, tu as laissé la corruption s’installer à tous les étages, tu as métamorphosé le chômage en débrouillardise, et tu as transformé tous les Camerounais en superstitieux, en maraboutistes et en voyeurs.

Tu nous as même déjà fait ressembler à des morts-vivants sans velléité et à des zombies.

 

 

Paul Biya, pourquoi les Camerounais ont-ils peur de toi ?

Parce que le vrai problème, c’est cela : les Camerounais ont peur de toi ! Et toi tu entretiens si bien ce mystère, puisque tu te fais passer pour un surhomme impossible à cerner et surtout imprévisible. Et d’ailleurs, tu es même invisible puisque tes propres collaborateurs ne parviennent même pas d’abord à te rencontrer pour commencer…

Paul Biya, les Camerounais veulent que tu partes mais ils ne le disent pas parce qu’ils ont peur de tes gardes du corps et de tes gorilles. Ils ont peur de ton BIR (bataillon d’intervention rapide). Ils ont peur de ta garde présidentielle. Ils ont peur de ton BTAP (bataillon des troupes aéro-portées). Ils ont peur d’aller au ngata* parce que toi tu ne t’amuses jamais avec les gens qui veulent prendre ta place. Ils sont nombreux dans le RDPC* qui aimeraient bien devenir des chefs d’État eux aussi, mais ils savent que tu vas leur couper la tête si jamais ils se prononcent. Ils sont en train de voir ce qui se passe en zone anglophone, et ils se souviennent de février 2008 lorsque tu voulais avais modifié notre Constitution avec la complicité intimidatrice de tes militaires…

 

Paul Biya, tu nous as plongés dans la misère

Je ne compte même pas le nombre la centaine de sociétés parapubliques qui ont fermé au Cameroun depuis 1982 que tu es au pouvoir. Je ne parle même pas des bourses d’études qui ont disparues alors que toi tu en avais pourtant bien profité. Je ne cite même pas les exploitations de nos réserves minières, forestières et diamantaires par des puissances colonisatrices qui viennent d’ailleurs, parce que tout cela ne nous intéresse même plus en réalité…

Mais par contre nous n’avons pas de routes au Cameroun. Nous n’avons pas des hôpitaux de référence comme là-bas en Suisse, là où tu préfères te faire soigner régulièrement. Nous n’avons pas accès à l’eau potable, ni à la simple électricité. Nous sommes encore des mendiants qui seraient prêts à courir pour Dôvv si on nous proposait un biscuit gratuit de ce côté-là. Nous sommes encore malades du choléra, des hépatites, nous sommes victimes des accidents de train et de voitures presque tous les jours, et nous nous noyons encore dans les inondations lorsqu’il y a une petite pluie comme c’était encore le cas la semaine dernière ici à Missokè… Mais tu toi t’en fous !

 

Une foule immense pour Cabral Libii
Une foule immense s’est mobilisée à Douala pour le premier meeting du candidat Cabral Libii. Source: 237online.com /CC0

 

Paul Biya, les Camerounais veulent sérieusement que tu partes !

Donc quand je parcours les réseaux sociaux ou bien lorsque je discute physiquement avec n’importe quel individu comme mon ami Pierre La Paix Ndamè, il m’arrive parfois de leur parler un peu de notre Président. Et il en ressort toujours que les Camerounais ont sérieusement envie que Paul Biya s’en aille…

Paul Biya, les personnes âgées veulent que tu partes ! Tu as transformé la vieillesse en un handicap ici au Cameroun, et nos retraités sont des misérables alors que tu es leur aîné et pourtant toi tu es toujours en activité.

Paul Biya, la diaspora veut que tu partes ! Tu fais l’hypocrisie avec la question de la double-nationalité. Tu as poussé tous nos enfants à vouloir partir en aventure. Tu as condamné nos meilleurs cerveaux à s’installer à l’étranger alors qu’ils avaient pourtant envie de revenir servir leur pays de naissance.

Paul Biya, les gens d’ici veulent que tu disparaisses de leur vie et que tu nous laisses tranquilles pour de bon, parce que tu as déjà trop perduré et pourtant tu es encore seras toujours candidat à ta propre succession…

 

Mais je t’assure que même si tu venais à remporter frauder les élections du 07 octobre qui arrivent, il faudrait que tu saches que tu as été un Président qui sera définitivement mal-aimé. Tu es un Président qui n’est pas proche de son peuple parce que tu te réfugies toujours dans ton palace. Tu es un Président qui n’a rien fait de bon pour le peuple camerounais. Tu es un Président qui ne pense qu’à son fauteuil présidentiel et à sa longévité à la gouvernance, puisque cela fait trente-six ans que tu es au pouvoir mais jusqu’ici on se demande toujours ce que cela nous a apporté…

 

Ecclésiaste DEUDJUI, moi aussi je veux que Biya parte !

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* Vin de palme

* cellule de prison

* Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais est le parti au pouvoir du Cameroun.


[VIDÉO] Les Camerounaises et l’argent

Pour le premier épisode de votre série « Les Camerounaiseries en vidéo », je vais vous parler du rapport entre les Camerounaises et l’argent.

N’oubliez pas de vous abonner à ma chaîne YouTube et de laisser vos commentaires et suggestions.

Distribution :

Pierre La Paix Ndamè

Larissa Coralie Cyrus

Tatiana Christelle

Danielle de Nourishka

Mise en scène :

Pierre La paix Ndamè

Ecclésiaste Deudjui

Remerciements :

Charles Wolfers

Snack-bar « ça m’arrange »

Nourishka cosmétique

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La société camerounaise pornographique !

On savait déjà que les Camerounais sont des pervers, mais de là à divulguer tout ce Kâma-Sûtra dans les manuels scolaires…

Parce que je vais vous dire que la société camerounaise est en train de devenir pornographique !

 

extrait du livre de sciences au Cameroun
Un extrait du manuel à polémique. Source: Facebook /CC0

 

C’est quoi le projet ?

Je vous explique : depuis que la rentrée scolaire a débuté le 03 septembre au Cameroun, il n’y avait toujours pas de manuels scolaires. Et voilà que lorsqu’ils sont apparus jeudi dernier le 06 septembre, on a découvert des manuels de science (naturelle ?) qui parlaient de sodomie, de fellation, de cunnilingus, etc.

Certains disent que ce serait pour copier la Loi Schiappa qui vient d’être instaurée en France, et qui prévoit des cours d’éducation à la sexualité pour des enfants qui sont encore à l’âge de la maternelle…

 

Pourquoi aussi tôt ?

On ne refuse pas qu’il faut parler de la sexualité à ses enfants, à un moment ou à un autre. Mais j’ai bien dit à « ses » enfants !

Parce que de nos jours, il y a des enfants de dix ans qui font déjà la classe de Cinquième ! Et pourtant dans le manuel de science de la classe de Cinquième qu’on vient de mettre au programme, on retrouve des mots compliqués comme sodomie, fellation, cunnilingus, etc.

Pourquoi aussi tôt ? Parce que dans mon époque par exemple (je sais, ça fait longtemps), on étudiait le corps vagin de la Femme en Cinquième mais cela était fait de façon « intelligente » et vraiment « pédagogique »… On nous parlait même du pénis de l’Homme sans aucun problème, et ainsi nous pouvions présenter nos cahiers à nos parents sans que cela ne les énerve. Mais s’il faut parler de notions aussi pornographiques que la masturbation par exemple, est-ce que cela devrait se faire dans les classes de Sixième ou bien de Cinquième ? Hein ? Est-ce qu’on n’aurait pas pu parler de ça à un enfant lorsqu’il commence déjà à côtoyer au moins sa puberté ?

 

des enfants qui jouent avec leur corps dans une société pornographique
Les enfants en bas-âge sont éduqués à la sexualité. Source: cameroonvoice.com /CC-BY

 

Pourquoi de tels mots ?

Et je reviens sur le choix des mots, parce que les mots ont un sens. Et aussi parce que si ton fils de huit ans vient te parler de la sexualité par l’anus, ça craint ! Si ta fillette qui est encore mignonette te pose déjà des questions sur la zoophilie à cause de son professeur de sciences naturelles, c’est très grave. Si nos enfants sont déviés de leur apprentissage et de leur innocence par des concepts aussi malsains que la nécrophilie, la pédophilie, l’inceste, la scatologie ou bien encore l’auto-érotisme, alors qu’ils ne savent même pas déjà ce que c’est, ça me fait imaginer que nos dirigeants ont certainement un dessein déguisé.

Parce que je le redis encore, il faut qu’on apprenne à parler de la sexualité à nos propres enfants. Nous-mêmes ! Ce n’est pas à l’Etat de le faire parce qu’on sait déjà qu’il le fera très-très mal. Cependant nous devons absolument parler de la sexualité à nos enfants au bon moment, et surtout avec des termes qui leur sont appropriés…

 

Quels Camerounais pour 2035 ?

Et c’est là où je voulais en venir, parce que les Camerounais sont tous des pervers ! Tous. Y compris Pierre La Paix Ndamè. Et je me demande quel sera le profil du Camerounais de 2035 et surtout quel sera le profil de la Camerounaise de 2035…

Nous sommes déjà dans Sodome et Gomorrhe. Toutes les filles de vingt-et-un an ont déjà accouché au moins deux fois, sinon elles ont avorté.  Tous les garçons de seize ans sont déviergés dévirginisés ainsi toutes les petites filles de quatorze ans. La sexualité est devenue comme une monnaie d’échange entre les dragueurs qui donnent la bière et le poisson braisé et les filles qui vont leur libérer le derrière dans les auberges. Il y a des gigolos dans tous les coins de rue. Il y a des prostituées dans tous les carrefours. Il y a des poupées sexuelles pour remplacer les petites amies. Et avec une société aussi dépravée et aussi dévergondée que la nôtre, les ministres de l’éducation (il y en a jusqu’à trois !) ont jugé bon qu’il fallait enseigner la vénalité sexuelle à nos enfants qui n’ont même pas encore atteint l’âge de la lucidité…

 

Nalova Lyonga Pauline Egbe
Madame Nalova Lyonga Pauline Egbe, ministre des enseignements secondaires du Cameroun. Source: minesec.cm /CC0

 

La population camerounaise pornographique !

Donc on savait déjà que les Camerounaises sont de vraies cochonnes. Mais de là à faire la propagande de la bestialité dans les manuels scolaires…

Parce que laissez-moi vous révéler que la société camerounaise est déjà devenue pornographique !

 

L’éducation est pornographique ! Est-ce qu’il y aura des cours de répétition sur la sexualité ? Hein ? Est-ce qu’il y aura aussi des cours de rattrapage ?

L’enseignement est pornographique ! Les enseignants viendront-ils en salle de classe avec des actrices porno ? Hein ? Ou bien les cours de partouze se feront-ils avec de vraies prostituées.

La formation des futurs Camerounais est en train de devenir très inquiétante, puisque nous sommes déjà abrutis par les alcools et par les églises de réveil.

 

Et malheureusement comme habitude, il s’agit là d’un savant projet machiavélique destiné à nous retirer le peu de concentration que les Camerounais détenaient encore. Et comme d’habitude aussi, cette énième bêtise de nos dirigeants va probablement s’estomper avec le temps et nous allons la laisser passer.

Parce que notre société camerounaise est déjà devenue pornographique.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, je ne suis pas pornographique

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Atome

Il y a un jeune homme ici au Douala qui est en train de bousculer la blogosphère camerounaise. Et ce petit garçon s’appelle tout simplement Atome.

 

infographie représentant le blogueur Atome
Le blog personnel d’atome s’appelle atomeblog. Infographie: Atome /CC0

 

Son vrai nom c’est Alain Youdjeu

Même si peu de gens le savent, Atome est un petit bamiléké et son vrai patronyme c’est Youdjeu. Alain Youdjeu. Il a grandi dans le quartier Mambanda par Bonabéri, puis il a fait des études en communication au sein de l’université de Douala.

Atome est aujourd’hui âgé d’un quart de siècle. Il a malheureusement perdu sa mère lorsqu’il était tout petit, mais désormais il est le papa d’un petit bambin depuis une dizaine de mois (mais il n’a pas encore épousé la maman hein). Atome est caractérisé par des vestons vêtements afritude, par une punk toujours bien peignée et par des tennis qui sont tout-terrain. Il a baigné dans la musique pendant son enfance et il était fanatique des artistes qui sont teigneux comme les rappeurs Eminem, Tupac, Youssoupha, Soprano, La Fouine, Kery James, etc.

 

Il a obtenu le prix du « meilleur blog du Cameroun »

Ça ne veut pas dire qu’il est le meilleur blogueur du Cameroun hein, mais ça compte quand même. Puisque l’année dernière en juillet 2017, il avait obtenu le prix du « Meilleur blog de l’année 2017 au Cameroun », un prix qui lui avait été décerné lors de la cérémonie « La nuit du Web » pour son blog www.voila-moi.com

Pourtant c’est sur Mondoblog qu’il avait commencé à gribouiller en mai 2016, via son site « Enfant d’Africa » sur lequel il racontait ses mésaventures de petit garçon de sous-quartier. Mais c’est avec son blog musique (Voilà-Moi, donc) qu’il a véritablement pris de l’ampleur. Ce blog lui a permis de se muer en critique artistique, en annonceur d’événements culturels, en chasseur d’actualités sur les vedettes du mboa mais aussi en rédacteur d’articles pour certains produits de grandes marques. Atome a lancé récemment un autre blog pour inspirer les Camerounais à partir de sa propre histoire personnelle, et l’adresse de ce blog journal intime c’est www.atomeblog.com

 

le blogueur Atome en compagnie de Dania Ebonguè
Atome à l’écoute du grand-frère Dania Ebonguè, lors de la réunion de l’ABC en mars 2018 à Yaoundé. Crédit: Ecclésiaste Deudjui /CC-BY

 

Il a énormément d’adversaires

Contrairement aux apparences, Atome a beaucoup d’adversaires. Et je dirai même des ennemis ! Puisque dans mon propre entourage, il y a beaucoup de gens qui me répètent à l’envi que « Je n’aime pas voir la tête du gars-là ! »

Et moi, ça me fait toujours rire, puisque je sais que nous sommes dans un pays où on n’aime pas vraiment voir les gens qui sont effectivement en mouvement. Et puis il a aussi des ennemis parmi les artistes lorsqu’il écrit contre leurs intérêts. Il a des inimitiés avec les fans des artistes qu’il a déjà critiqués. Il a des antagonistes parmi la propre meute de blogueurs qui nous accompagnent, parce que certains disent qu’il en fait un peu trop et qu’il veut toujours ramener la lumière vers son propre personnage. Mais c’est faux ! Car, à chaque fois, il est obligé d’expliquer que ce n’est qu’une stratégie de communication, et que cela n’a rien à voir –mais alors rien à voir !– avec sa véritable personnalité…

 

Il a déjà beaucoup fait pour le blogging

À son jeune âge, Atome a déjà beaucoup fait pour le blogging au Cameroun : il a organisé des sessions de formation en 2017 qu’il a baptisées « Blogging sessions » (évidemment). Ces sessions étaient ouvertes au public et elles impliquaient des formateurs en communication, en journalisme, en marketing, en graphisme, en rédaction web, etc.

Il a contribué au renforcement de capacités organisées par l’association des blogueurs du Cameroun en juin dernier. Il ne cesse de sensibiliser les autres blogueurs camerounais et de les encourager à savoir promouvoir leur propre image, donc à se vendre. Il a mobilisé toute la communauté des blogueurs lors de la dernière Journée mondiale du blog(ging) (le 31 août dernier), à travers cette campagne qu’il a lancée et qui a rassemblé le monde entier autour du hashtag #MoiBlogueur…

 

Les blogueurs Ecclésiaste Deudjui et Atome
J’ai été ravi de participer à la campagne lancée par Atome. Crédit photo: Cire Pixel /CC0

 

Atome blogueur

Donc, depuis presque deux ans déjà, il y a une petite particule ici à Mambanda (pas Pierre La Paix hein !) qui ne fait que révolutionner la blogosphère camerounaise. Et ce petit garçon s’appelle tout simplement Atome.

Atome est curieux et respectueux. Il s’intéresse aux anciens blogueurs, il lit presque tout le monde, il respecte ses aînés et il encourage les novices à se projeter également dans les activités du digital.

Atome n’est pas complexé ni frustré. Il sait parfaitement d’où il vient, il sait qu’il a raté une carrière dans la musique mais il sait également que cette carrière-là n’est pas encore terminée.

Atome est certainement le blogueur l’entrepreneur le plus déterminé que j’aie jamais eu à rencontrer, parce qu’il est tout simplement téléguidé par une grande vision.

 

Il a toujours rêvé que les blogueurs camerounais seraient déterminants un jour… qu’ils seront riches mais surtout qu’ils finiront par être enfin respectés. Il a toujours rêvé qu’il y aura suffisamment de contenu sur le Cameroun sur internet. Il a toujours rêvé que nous deviendrons plus nombreux avec le temps, et que nous aurons un impact sur notre environnement parce que nous deviendrons inéluctablement de véritables influenceurs.

Et voilà pourquoi il fallait absolument que moi je le félicite.

 

Ecclésiaste DEUDJUI, bravo Atome

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Chacun d’entre nous est un peu blogueur…

Vendredi prochain sera la journée internationale du blogging dans le monde. Mais à vrai dire hein, chacun d’entre nous est un peu un blogueur à sa façon…

 

Steve Fah est un blogueur
Steve Fah est un peu blogueur avec ses vidéos sur YouTube. Source: afriqmax.com /CC-BY

 

Les facebookeurs sont des blogueurs

Et on appelle cela le micro-blogging. C’est-à-dire que quand tu n’as pas de blog et que tu publies régulièrement des informations ou bien des actualités sur ton propre mur (compte personnel, groupe communautaire, page officielle), alors tu deviens systématiquement un micro-blogueur !

Et c’est pareil pour les gens qui twittent tous les jours mais qui ne se rendent pas compte qu’ils sont des blogueurs. C’est pareil pour les professionnels qui démultiplient les recrutements sur LinkedIn. C’est aussi pareil pour les instagrameuses avec leurs courtes vidéos ainsi que leurs snapchats. Car tous ceux qui font des publications et des directs sur internet sont aussi un peu des blogueurs à leur façon…

 

Les politiciens sont des blogueurs

Pas seulement ceux qui sont candidats à l’élection présidentielle du 07 octobre hein, nôôô ! Je parle de tous les politiciens du Cameroun. Je parle aussi de ces politicards qui ne comprennent rien à la politique mais qui vont quand même écrire #JVK ou #JVC ou #JVO* en dessous de n’importe quelle publication…

Bref, tous les politiciens sont des blogueurs ! À commencer par monsieur Paul Biya qui avait annoncé sa candidature à partir de son compte Twitter. À commencer par tous les militants du MRC* et des autres partis d’opposition, qui ne font que s’invectiver par voie de posts interposés. À commencer par tous ces économistes de la trempe de l’expert Dieudonné Essomba, dont la prolixité n’est plus à démontrer. Car que ce soient les journalistes d’opinion, que ce soient des prélats comme le Cardinal Christian Tumi qui s’expriment souvent à travers les réseaux sociaux, tous les gens qui pratiquent de la politique sur internet (y compris les simples sympathisants) sont aussi un peu des blogueurs à leur manière…

 

 

Les Camerounaises sont des blogueuses

J’ai un peu parlé d’elles lorsque j’évoquais les instagrameuses et les snapchatteuses. Mais j’allais oublier les facebookeuses et les twitteuses ! Car qu’on se le (re)dise, toutes les Camerounaises qui sont sur internet sont à 100% des blogueuses !

Elles ont conservé ce côté « journal intime » qui était autrefois primordial lors de la naissance du blogging, parce qu’il fallait raconter sa vie privée sur un hébergeur qui était pourtant public… Tsuip ! Et je maintiens que ce sont des blogueuses parce qu’elles nous partagent régulièrement quotidiennement leurs plus jolies photographies (retouchées, évidemment !) sur leur story. Je dis que ce sont des blogueuses parce qu’elles nous racontent leurs vies sentimentales (elles en ont plusieurs) ainsi que celle de leur progéniture. Je réaffirme que les araignées cameruineuses sont des micro-blogueuses, parce qu’elles ont au moins le mérite de remplir surcharger leur fil d’actualité et de créer ce qu’on appelle le « contenu » sur internet…

 

Évidemment, les blogueurs sont aussi des blogueurs

Parce que tout compte fait, la seule différence c’est que les blogueurs officiels sont en réalité des gens qui entretiennent un blog. Ce sont des gens qui sont capables de rédiger sur un même sujet pendant des années et des années. Ce sont des micro-écrivains. Ce sont des journalistes sur internet. Ce sont des apprentis-enquêteurs. Ce sont des animateurs de communautés virtuelles qu’ils ont eux-mêmes créées à partir de leur propre petit blog…

Les blogueurs sont aussi des blogueurs, parce que le blogging n’est pas une activité innée. On ne naît pas blogueur ou blogueuse, mais on le devient. On ne se proclame pas blogueur. D’ailleurs, nous ne bloguons pas forcément de la même manière. Il y a des vidéastes et des youtubeurs, des poètes comme Pierre La Paix Ndamè, des musicologues, des éducateurs, des environnementalistes et des activistes, des artistes, des spécialistes du sport ou de la culture, des blogueurs de mode ou de beauté, et que sais-je encore !

Il y a même des blogueurs qui ont décidé de se spécialiser dans les camerounaiseries…

 

blogueurs du Cameroun
Les membres de l’Association des Blogueurs du Cameroun. Crédit photo: Emmanuelle Ngamva /CC0

 

Chacun d’entre vous est aussi un peu blogueur…

Donc le vendredi 31 août 2018 qui arrive, ce sera la journée internationale du blogging partout dans le monde. Mais à vrai dire hein, chacun d’entre vous est déjà un peu un blogueur à sa manière…

 

Les blagueurs sont des blogueurs ! Surtout lorsqu’ils ont de jolies blagues, lorsqu’ils sont réguliers et lorsque la plupart de leurs plaisanteries sont en réalité des vannes imprévisibles.

Les dessinateurs sont des blogueurs ! Car ce n’est pas nécessaire de bavarder lorsque tu peux raconter une histoire avec un seul dessin ou bien avec une seule photographie.

Même les whatsappeurs sont des blogueurs, parce qu’ils partagent régulièrement les documents administratifs qui peuvent quelquefois se retrouver sur les réseaux sociaux.

 

Alors même si, moi, je suis un blogueur parce que je détiens officiellement un blog depuis le 22 septembre 2014, je pense que je suis aussi entouré par d’autres blogueurs : les gens de ma famille sont des blogueurs, mes amis sont des blogueurs, mes collègues sont des blogueurs et mes voisins également sont des blogueurs.

Même vous, chers lecteurs, je suis sûr que chacun d’entre vous est aussi un peu un blogueur…

 

Ecclésiaste DEUDJUI, #MoiBlogueur

WhatsApp: (+237) 696.469.637

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* #JVK = je vote Kamto, #JVC = je vote Cabral, #JVO = je vote Osih ; ce sont tous des candidats à l’élection présidentielle

* MRC = le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est le parti de Maurice Kamto