Ecclésiaste Deudjui

[EXTRAITS] Je n’ai jamais connu la mort !

J’ai un roman qui raconte les conséquences du péché originel ; et notamment Ève qui a été condamnée à vivre éternellement, afin de voir elle-même toutes les méchancetés que son geste a occasionnées.
Extraits.

« JE N’AI JAMAIS CONNU LA MORT !

J’imagine pourtant que ça doit être une sensation bizarre, et j’ose croire que c’est très excitant. Du moins c’est mon avis. En même temps, dire que je n’ai jamais connu la mort n’a rien d’étrange, tous les vivants pourraient en dire autant.
Je n’ai jamais eu peur de mourir !
C’est spontané chez moi, c’est une troisième nature. J’aurais même pu dire que c’est inné, mais encore faudrait-il que je sois née un jour : j’ai vraiment l’impression que je suis sortie de la cuisse de Jupiter… Tout ce que je sais, c’est que je suis une fille poltronne qui pourtant n’a jamais redouté la mort.

La vérité c’est que la vie que je mène ne m’a jamais donné ce genre d’inquiétude. Le jour où Brad m’avait percutée, par exemple, il roulait à peu près à quarante à l’heure ; et pourtant je n’ai eu aucune égratignure… Plus surprenant, ce n’était pas la première fois autant que je m’en souvienne. Et ça n’a pas été la dernière depuis…
Il y a la fois où je suis sortie indemne d’un accident de métro. Quarante morts, 25 blessés graves, 58 blessés légers. Ça m’a fait penser à Incassable de –encore !– Shyamalan, et je me suis posée les mêmes questions que Bruce Willis. Je sais pourtant que toute chose a un début et une fin, et pourtant je ne vois pas comment viendra ma fin. J’ai presque honte de dire que je ne me suis jamais sentie malade, et que la seule fois où je prends des comprimés c’est quand j’ai envie de duper quelqu’un. Par ailleurs, je garde toujours ma ligne fine et ma taille cambrée quel que soit ce que j’ingurgite. Même pendant les périodes où je mange comme une ourse, je ne suis jamais montée sur la balance pour constater que j’avais gagné un seul kilogramme…

C’est tout cela qui me fait flipper, ou plutôt m’inquiète. Depuis le jour où j’ai compris que je ne suis pas tout à fait comme les autres, je cherche à savoir comment je suis. Et avec Brad qui m’a donné un délai pour lui expliquer les étapes de ma vie, j’ai vraiment besoin de savoir qui je suis ! Ève Sinclair veut savoir pourquoi elle aime comme tout le monde et pourquoi elle a faim comme tout le monde et pourquoi elle mouille comme tout le monde et pourquoi elle n’est comme personne. Elle veut savoir si ses initiales ES veulent bien dire Entrée/Sortie comme en informatique, mais alors comment est-elle entrée dans ce monde ? et surtout comment va-t-elle en sortir ? Car il faut bien le dire, on se lasse très vite de tourner en rond. J’espère bien que je vais mourir d’ici quelques décennies –pas tout de suite, quand même !–, je l’espère bien. La mort est quelque chose de totalement inconnu et peut-être que c’est dangereux de l’autre côté, mais c’est une chance de découvrir autre part. Je pense que c’est une chance immense d’avoir une durée de vie limitée ; ça permet de jouir de chaque seconde au maximum. La mortalité est un cadeau précieux, je pense. Et rien ne rend un être plus précieux que de savoir qu’on peut le perdre à tout moment…

Malheureusement je n’ai jamais connu la mort. »


Ecclésiaste DEUDJUI, J’ai connu Ève
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Le 1er mai, « fiesta » du travail

Jeudi dernier c’était le 1er mai. Et j’ai pu observer la célébration de la journée internationale du travail ici au Cameroun…


La « fiesta » du travail

Pour commencer, c’était une véritable fiesta ! D’ailleurs j’ai toujours pensé que si monsieur Paul Biya souhaitait réellement l’émergence, il n’avait qu’à organiser une gigantesque festivité ici au Cameroun…

Et donc, c’était la grande fiesta. Je me suis un peu baladé dans les ruelles et dans les artères de notre capitale économique, et j’en ai vu des vertes et des pas mûres. J’ai vu des entreprises de sérigraphie qui se sont rempli les poches durant cette période, même si elles n’ont pas toujours effectué les livraisons des nombreuses commandes dans les délais et dans les temps.

J’ai vu le président de la Fécafoot se gargariser de ce que ses cadres toucheraient « deux à trois millions de francs CFA » de salaire mensuel, tandis que les arbitres réclament des arriérés dérisoires qui s’étalent paradoxalement sur plusieurs années. J’ai vu de grandes multinationales organiser des cérémonies d’entreprises pour leurs employés, avec tout le tintamarre, toute la nourriture et tout le folklore que cela représentait. Et j’ai aussi vu des bars remplis du matin jusqu’au soir, des Camerounais se soûler la gueule et se goinfrer à outrance, sans parler de tous ceux-là qui ont profité de cette « fiesta du travail » pour aller enfin concrétiser ; avec leur collègue libidineuse qu’ils calculaient minutieusement depuis très-très longtemps…


La célébration du chômage

En réalité hein, ce sont les chômeurs qui étaient remplis dans les bars. À l’exception de quelques vrais travailleurs, de quelques entrepreneurs et de quelques commerçants qui restent éternellement enfermés dans la débrouillardise…

Ce sont les chômeurs qui étaient majoritaires dans les grandes rues de Douala. Ils avaient des t-shirts et des casquettes, bien sûr, bien évidemment, mais certains ne connaissaient même pas le rôle de l’entreprise dont ils vulgarisaient les effigies.

Les gens étaient plutôt remplis dans les snack-bars et dans les boulangeries, en train de célébrer la journée internationale de ce qu’ils recherchent. Ils avaient quémandé un polo par-ci, une chemisette réimprimée par-là, un écusson ou un macaron à l’une de leurs connaissances qui est un vrai travailleur, bref, tout le bazar. Notre président de la République s’en vantera très certainement en fin d’année, lorsqu’il sera réélu, comme quoi il aurait créé cinq cent mille nouveaux emplois durant les douze derniers mois écoulés […] Et moi je peux d’ores et déjà vous affirmer que ce chiffre sera fallacieux, quand bien même il intègrerait la masse de bendskineurs errants de notre pays ; ou encore l’armée rouge et noir de chômeurs ambulants qui sont considérés comme des employés de l’entreprise « Bome François ».


boîte de nuit remplie de monde
Beaucoup de gens se soûlent la gueule dans les snack-bars, à l’occasion de la fête du travail. Source: lebledparle.com /CC-BY

Les conditions du travail indécent

Les conditions de travail au Cameroun, elles sont exécrables ! Je ne parle pas des fonctionnaires de haut niveau, qui sont des prévaricateurs illicites de notre fortune publique. Je ne parle pas non plus de nos ONG internationales, qui blanchissent leur argent en prétextant des œuvres humanitaires ou caritatives à l’intérieur de notre Triangle national. Non, non et encore non !
Je parle plutôt du travailleur lambda, du travailleur qui se réveille tous les matins et qui se rendort tous les soirs, exténué, pour un « salaire » qui ne couvre même pas complètement ses charges de déplacement ni de nutrition. Je parle de ces nombreux faux salariés, sans salaires justement, qui accumulent des semestres d’arriérés d’impayés au vu et au su de leur patron d’esclavagiste, qui ne se contente que de s’enrichir personnellement et même de les rabaisser et de les narguer individuellement.

Nos salaires sont souvent bas, risibles, ridicules, et en plus ils ne sont pas régulièrement payés à la fin de chaque mois. Nos employés ne sont pas immatriculés à la CNPS, et la majorité fonctionne sans aucune sécurité sociale, aucune garantie et encore moins aucune assurance ni assistance. Nous avons des employés qui ne sont même pas protégés sur leur propre lieu de travail, et donc qui s’exposent à des accidents de travail qui peuvent être gravissimes et même rédhibitoirement mortels…

Combien de Camerounais travaillent-ils sans un contrat de travail en bonne et due forme ? Hein ? Combien de Camerounais perçoivent-ils une fiche de paie ? Combien de Cameruineuses sont-elles licenciées abusivement, sans aucun avertissement ni aucun préavis, juste pour avoir causé un petit manquant de mille cinq cent francs CFA au cours des quarante-cinq derniers jours ? Combien de ménagères sont-elles limogées, uniquement parce qu’elles sont plus jolies et plus sexy que la femme de leur patron ?

Et je vous parle comme ça des serveuses de bar, des esthéticiennes des salons de coiffure, des hôtesses événementielles mais également de certaines secrétaires de direction. Nous sommes dans un environnement où le travail est excessivement rarissime, et même lorsqu’on l’obtient il est si précaire, que certains employés seraient prêts à presque tout accepter. Y compris se laisser aller à la corruption, aux magouilles en tous genres, aux détournements internes, au vol, etc.


La débrouillardise et l’entrepreneuriat

Parce que les vrais travailleurs de notre pays-ci, ce sont en réalité tous ces débrouillards. Le secteur informel ! Les vrais travailleurs du Cameroun, ce sont ces commerçants auto-entrepreneurs, ces investisseurs d’un nouveau genre, qui prennent des risques incalculables pour s’en sortir dans un système économique qui ne leur propose pourtant pas grand-chose.
Ce sont ceux-là les vrais travailleurs. Ils sont des millions, des petits commerçants ambulants aux vendeuses de banane-plantain dans nos touffus marchés, à travailler tous les jours sous le soleil, et même sous la pluie en saison pluvieuse. Ce sont ces travailleurs-là que vous apercevrez dans leurs boutiques, en train de vous proposer des téléphones portables, des plantes médicinales ou pourquoi pas les derniers pantalons à la mode.

Ils sont remplis dans les grands carrefours de nos plus grandes villes, à Ndokoti ou bien à Mokolo, à se débrouiller à même la rue, à même le sol, à même les murs, pour survivre, pour subsister, pour s’en sortir, pour ne pas gagner illégalement ni illicitement leur pain quotidien, et pour faire montre de résilience dans un environnement incroyablement décourageogène.

Ce sont ces petites gens pauvres, il faut bien le dire, qui vivent au jour le jour, sans aucune épargne et sans aucun compte en banque, qui se sont déversés dans nos coins de plaisir le 1er mai 2025 ; parce qu’il fallait célébrer la fête du travail et pourtant le travail est encore la chose la plus indécente qui existe ici au Cameroun…


1er mai, fête du travail
La fête du travail devrait être une journée de réflexion sur la condition du travailleur. Source: esbimedia.com /CC-BY

Le 1er mai, la « fiesta » du travail

Donc jeudi dernier c’était le 1er mai. Et j’ai pu observer la célébration de la journée internationale du travail ici dans notre République…

Le 1er mai, « fiesta » du travail ! Les Camerounais se sont soûlé la gueule ce jour-là, comme pour exprimer leur ras-le-bol face à des autorités qui ne font absolument rien pour créer de l’emploi décent ici dans notre patelin.

Le 1er mai, la célébration du chômage ! Car en lieu et place des vrais travailleurs, nous avons eu une marée humaine constituée de chômeurs, de diplômés désœuvrés, de retraités indigents, de prostituées occasionnelles, etc.

Le 1er mai c’était la célébration de la journée internationale du travail, mais au fait : de quel travail s’agissait-il exactement ?

Parce que dans un pays où le SMIC n’atteint même pas la barre symbolique de 100 dollars, de quel travail se réjouissait-on effectivement ? Dans un pays sans assurance maladie, sans protection du travailleur et sans congés de maternité ou de paternité pour la plupart, de quel travail parlait-on exactement ? Dans une République où les consommateurs ne sont pas rois, où le fonctionnariat est plus réputé que l’entrepreneuriat pourtant créateur d’emplois réels, comment pouvez-vous espérer sortir de cette auberge puante ?… si ce n’est en fabriquant des dizaines de milliers de bendskineurs et de revendeurs ambulants du fameux Bome François ? Hein, mes frères ?

Parce que c’est bien de cette déshumanisation-là qu’il s’agissait jeudi dernier ici au Cameroun.


Ecclésiaste DEUDJUI, je n’ai pas fait la fiesta
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Ainsi va la vie…

Un jour tu es l’homme le plus puissant du monde, et le lendemain tu es l’un des plus pauvres de la planète. Un autre jour tu es l’homme le plus chouchouté par les plus plantureuses araignées cameruineuses, puis le lendemain tu es le singleton le plus célibataire qui existe au Cameroun.
Bref, c’est ainsi que va la vie…


Ainsi va l’argent

Un jour tu auras beaucoup-beaucoup d’argent ! Beaucoup plus que prévu.
Des gens t’offriront des cadeaux démesurés, auxquels tu ne t’attendais même pas…
Un jour tu auras un travail qui sera très bien rémunéré. Un salaire, une consultation, une activité saisonnière ou alors les revenus générés par ta débrouillardise, ou pourquoi pas par ton héritage.
Un jour tu seras surpris par la grosseur de ton compte en banque, et puis, le surlendemain, plus rien du tout !
Ainsi va l’argent. Ainsi vont les hauts et les bas, surtout en matière de finance et d’affaires pécuniaires. Un jour tu peux être indigent comme une souris d’église, et le lendemain te retrouver complètement plein aux as. Un jour tu pourras te retrouver multimillionnaire, mais cela ne veut pas dire que tu seras à l’abri d’une faillite, d’un incendie, d’un cas de maladie sévèrement grave, d’un coup de vol, d’un tremblement de terre, d’une trahison, etc.
Et là tu seras obligé de recommencer à la case départ alors que tu ne t’y étais même pas préparé…


Ainsi va le pouvoir

Je ris souvent lorsque je vois des gens qui sont aux affaires aujourd’hui, se comporter comme sils étaient les maîtres de l’univers. Je ris beaucoup lorsque je vois des gens se comporter comme des parvenus, comme des arrivistes et comme des plénipotentiaires…
Ainsi va le pouvoir. Un jour tu es le chef d’état-major de l’armée de terre, et le lendemain tu es appelé à faire valoir tes droits à la retraite. Un beau matin c’est toi le sous-préfet, le préfet et ensuite le gouverneur de la région du Littoral, puis le lendemain tu te retrouves sans aucune fonction nominative ni administrative.
Un jour tu seras même le chef d’Etat de la République du Cameroun, mais cela ne te mettra pas à l’abri d’un coup d’Etat, d’une insurrection populaire ou pourquoi pas d’une cuisante débandade lors du scrutin présidentiel. Un jour tu seras un ministre surpuissant, le « ministre du Ciel et de la Terre », un homme d’affaires prospère, le « zomloa des zomloa » et tout le bazar, mais cela ne t’empêchera pas de te retrouver pendant longtemps derrière les barreaux…
Ainsi va la vie. L’ivresse du pouvoir ne devrait pas nous enivrer, justement, parce que toute cette euphorie peut basculer aussi rapidement qu’elle était survenue. Et les choses se renverser au point où ce sont les gens que tu maltraitais auparavant, qui se retrouveront en train de décider de ton sort et même de ta destinée.


homme noir triste sur un lit avec une femme
La vie est faite de moments de tristesse, de doutes, de malheurs, mais aussi de rares bonheurs. Crédit: freepik.com /Image reprise sous autorisation

Ainsi va l’amour

Ah, les femmes ! Combien sont-elles, si charmantes et si doucereuses, qui vous ont aimé pendant un jour et même durant plusieurs jours, en vous promettant que leur admiration vous demeurerait invariablement éternelle ? Hein ?
Combien de femmes avez-vous perdues, des femmes que vous aimiez pourtant bien et qui vous le remettaient au centuple, mais qui finalement se sont volontairement laissées vous échapper ?
Combien d’amours a-t-on vécues, aussi éternelles qu’éphémères, aussi fugaces qu’intemporelles, qu’on croyait devoir durer jusqu’à la fin de notre vie, et pourtant cela s’est rapidement transformé en un véritable cauchemar voire en un martyre ?
Ainsi va l’amour… Un jour tu aimes une femme, et puis le lendemain tu ne l’aimes plus. Un jour tu aimes un homme de tout ton cœur, et puis le surlendemain tu le détestes. Un jour tu appelleras celle que tu considérais comme la femme de ta vie, « mon ex ». Un jour tu passeras à autre chose avec précipitation, tu te sépareras de celle que tu adores présentement et avec célérité, et tu la remplaceras par une énième nouvelle cameruineuse…
Un jour tu étais pourtant l’homme le plus chouchouté par une merveilleuse araignée camerounaise, et curieusement aujourd’hui elle ne compte plus jamais te revoir !
Ainsi va l’amour… On n’épouse pas toujours la femme qu’on aime. On ne rencontre pas toujours la bonne personne au bon moment. On subit parfois des échecs sentimentaux qui sont indésirables, mais irrémédiablement il faut faire avec. On se pose plusieurs questions, on souffre en silence, on aime en secret. Pour s’entendre dire un jour « Je t’aime », et, lorsque ce sera fini, on te dira plutôt : « Adieu ! »


Ainsi va ma vie

Et c’est de ma vie que je vous ai parlé.
Parce que dans cette chienne de vie, j’ai connu des tas de hauts et mais surtout des tas de bas.
Parce que parfois j’avais beaucoup-beaucoup d’argent, et puis le lendemain j’étais l’un des plus pauvres de la planète.
Ainsi va ma vie. Ainsi vont mes amours, aussi excitantes que décourageantes, puisque je suis encore demeuré l’un des singletons les plus célibataires. Ainsi vont mes rares moments de vanité, des moments où je me suis senti surpuissant, intouchable voire inattaquable.
Qu’est-ce que j’étais stupide…
Aujourd’hui j’ai compris que la vie est un cycle, et que parfois la roue elle peut tourner dans le bons sens comme dans le mauvais sens.
Je sais que je serai bientôt très riche. Mais en attendant, peut-être que je serai probablement très-très pauvre. Je n’ai jamais fait d’effort pour influencer le sort karmatique qui s’abattait sur moi, et généralement je subis mes mauvaises passes et mes meilleures passes, avec le même flegme et généralement le même stoïcisme.
Je sais que la vie est faite comme ça. « Ma » vie est faite comme ça. Le décès de mon grand-frère, de mon feu père puis de ma grand-mère… Les difficultés de l’héritage… Les problématiques de l’entrepreneuriat… Mes problèmes de cœur et surtout mes problèmes de corps… Ma vie de famille qui n’est pas toujours très tranquillisante. Je sais que j’ai déjà assez d’ennemis, assez de jaloux et sans oublier plein-plein de détracteurs. Des gens qui me souhaitent beaucoup de malheur, et même des membres de mon entourage immédiat qui me souhaitent littéralement… la mort !
Je sais tout ça. J’ai appris à vivre avec ces réalités froides, avec ces contrariétés glaçantes qui sont malheureusement inévitables, et je sais que tout ceci fera intemporellement partie de toute mon existence. Mais je n’ai pas d’autre choix que de me résigner, parce que la résilience fait partie intégrante du cycle cyclothymique de notre bonheur individuel…


livre Ainsi va la vie de Maïmouna Koné
« Ainsi va la vie » est un roman jeunesse écrit par Maïmouna Koné. Source: Facebook /CC

Ainsi va la vie au Cameroun…

Donc un jour tu es l’homme le plus surpuissant du monde, et le lendemain tu es l’un des plus misérables de la planète. Un autre jour tu es l’homme le plus chouchouté et le plus adoré par les plus plantureuses araignées cameruineuses, puis le lendemain tu es le singleton le plus célibataire qui existe ici au Cameroun.
Bref hein, c’est ainsi que va ta vie…

Ainsi va la mort ! Je vous ai parlé des décès de mon grand-frère et de mon feu père, mais combien de trépas subirais-je encore du temps de mon vivant, et combien seront-ils autant douloureux que celui de ma grand-mère ?
Ainsi va la santé ! Un jour tu te réveilles en pleine forme, puis le lendemain tu es un vieux grabataire qui ne parvient même plus à lever la jambe ; parce que la santé de l’homme est l’une des choses les plus capricieuses qui existent dans ce bas-monde.
Ainsi va la vie politique ici au Cameroun, la vie sociétale et même la vie sentimentale, puisque tout peut basculer dans notre pays-ci du jour au lendemain…

La vie du Camerounais est un cycle irrégulier, un enchaînement d’événements aléatoires et souvent imprévisibles, et dont nous ne sommes même pas les architectes ni les planificateurs. Car un beau matin tu peux te retrouver multimilliardaire, puis le lendemain tu es l’un des hommes les plus déshérités de notre territoire. Un jour tu peux être adulé par tous tes compatriotes, puis une autre fois tu es considéré comme l’un des êtres les plus abominables.
Un autre jour tu peux te penser très beau, très fort, très riche ou pourquoi pas très idolâtré par les plus plantureuses calculatrices cameruineuses, puis le lendemain te retrouver tout seul, mais alors vraiment tout seul, et sans le moindre sou ni le moindre soutien pour pouvoir essayer de te soutenir.
Parce que vrai-vrai hein, c’est ainsi que va notre vie ici au Cameroun…


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Le cas André Onana

André Onana, le meilleur gardien du Cameroun et accessoirement l’une des plus grandes stars d’Afrique, est paradoxalement le footballeur le plus controversé dans son propre pays. Et tout ceci, c’est à cause d’un seul individu !


Le talentueux André Onana

Il n’est même plus nécessaire de présenter André Onana aux yeux du monde ! Car ici dans notre pays, nous l’avons déjà surnommé « le 24 de Dieu ». C’est un jeune gardien qui a à peine vingt-sept ans, qui a déjà été champion des Pays-Bas avec l’Ajax d’Amsterdam puis champion d’Italie avec l’Inter Milan, et qui a d’ailleurs disputé une finale de Champions league avec ce dernier club en 2023.

C’est un gardien de but émérite, révolutionnaire et avant-gardiste. Son jeu au pied est certainement meilleur que celui de 77 % des joueurs de champ, tellement ses relances au pied sont précises et assez régulièrement décisives.

C’est un gardien de but qui brille des mains, qui a des réflexes inimaginables et des parades qui sont parfois très impressionnantes. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’il est l’un des gardiens les mieux rémunérés de la planète Terre, surtout depuis deux ans qu’il a signé dans l’un des clubs les plus prestigieux du football : j’ai nommé Manchester United !


Des attaques personnelles et des critiques haineuses

Alors, pourquoi est-il si controversé, me direz-vous ? Je dirais d’abord que ce n’est même plus de la controverse. Ce n’est même pas de la jalousie, s’il faut bien voir. Parce que les attaques contre André Onana sont sans explication, elles sont sans fondement réel et elles ne reposent sur aucune rationalité.

On l’accuse d’être le pire gardien de l’univers, et certains Camerounais l’ont même rebaptisé « Monsieur un but par match ». Des gens ici lui souhaitent des mésaventures dans sa carrière, et pourtant il s’agit là de leur propre compatriote ! On a même vu des énergumènes qui souhaitent ostensiblement la défaite des Lions indomptables, uniquement parce qu’ils ne veulent pas voir rayonner cet enfant qui ne leur a pourtant rien arraché…

Des gens le détestent pour rien-rien comme ça ! On l’insulte, on le vilipende, on le moque, on le raille. On lui souhaite les pires défaites avec son club Manchester United. On lui préfère Fabrice Ondoua en équipe nationale, un gardien qui n’a pourtant jamais évolué dans un championnat de référence. On se met à le maudire, à médire sur lui et sur sa famille, puis à le détruire. On le hait littéralement jusqu’à lui souhaiter la mort, surtout depuis sa brouille avec le président de la Fécafoot durant la Coupe du monde 2022 au Qatar…


André Onana couché au sol
André Onana ne réalise pas toujours les performances souhaitées. Image: sportcamer.com /photo reprise sous autorisation

Le mancunien André Onana

En fait, le problème sportif d’André Onana, c’est Manchester United !
Quoi qu’on dise. Parce que malgré la prestance de ce club, malgré le pédigrée de cette institution et malgré toute sa grande histoire, Manchester United fait actuellement partie des équipes les plus pitoyables de la planète football !

Donc le vrai problème du 24 de Dieu hein, c’est ce club mancunien. Une équipe qui pointe actuellement à la 14e place du championnat anglais, très-très loin derrière les places qualificatives. Une équipe qui est en train de rédiger la pire saison de son histoire, avec déjà une vingtaine de défaites à son actif ! Une équipe insipide, amorphe et moribonde. Et c’est dans cette atmosphère-là que notre Onana national baigne, lui qui encaisse des flopées de buts à pratiquement chaque match…

Je ne dirai pas ici qu’il est exempt de tous reproches, puisqu’il est quand même l’auteur de quelques erreurs qui ont conduit à des défaites ridicules. Mais pour vous dire vrai, la réputation d’André Onana serait complètement différente, s’il évoluait dans un vrai club ; c’est-à-dire dans une vraie équipe avec de vrais attaquants qui savent marquer des buts, de vrais milieux de terrain et de vrais défenseurs qui savent protéger leur dernier rempart.


Le cas Samuel Eto’o Fils

On en vient au nœud du problème : Samuel Eto’o Fils ! Je ne vais pas passer par quatre chemins pour vous dire que si André Onana est autant détesté et décrié dans son propre pays, c’est à cause de monsieur Samuel Eto’o Fils.

Je n’émarge pas à la Fécafoot donc je m’en fous de ce qu’ils peuvent bien penser. Puisque tous les Camerounais savent que les fanatiques de Samuel Eto’o, ce sont eux qui reprochent à André Onana son « insubordination » envers leur gourou de pasteur. Tout le monde ici sait ça !

Ils veulent nous obliger à penser que, si André Onana est devenu le grand gardien qu’il est aujourd’hui, c’est uniquement grâce à Samuel Eto’o Fils. Ils sont tellement bornés et tellement bouchés, qu’ils veulent mettre en péril le vedettariat de leur meilleur gardien, de leur plus grande star et de leur plus brillante étoile, pour protéger une icône qui est déjà dépassée et intégralement démodée.

Oui, Samuel Eto’o ne rejouera plus jamais au football. Son temps est déjà révolu. Son époque est déjà dans les archives. Il faut qu’il laisse nos enfants briller, qu’il s’efface pour les laisser recevoir leurs propres lumières, et qu’il dise publiquement à ses ouailles de laisser le portier André Onana tranquille.

D’ailleurs, on n’en a même plus réellement besoin. Parce que le 24 de Dieu brillera encore et encore pendant de longues années, quelles que soient votre haine, votre méchanceté, votre rancune et votre fanatisme incroyablement stupidissime.


Samuel Eto'o Fils avec la casquette du Coq sportif
Les supporters de Samuel Eto’o sont les plus grands ennemis d’André Onana. Source: bfmtv.com /Image reprise sous autorisation

La problématique André Onana

Donc André Onana, le meilleur gardien du Cameroun et simultanément l’une des plus grandes stars du continent africain, est incompréhensiblement le footballeur le plus controversé et le plus détesté dans son propre pays.
Et tout ceci, c’est à cause d’un seul égocentrique !

Le cas André Onana ! Vous l’avez surnommé « Kassongo », « Encaissanov » et que sais-je encore, mais pendant que vous le dénigrez, lui il ne fait que s’élever dans les plus hautes cimes du gotha du football international.

Le cas 24 de Dieu ! Certes il a évolué à la Fundesport lorsqu’il était tout petit, mais c’était uniquement grâce à son talent, et c’est ce talent-là qui l’a ensuite propulsé dans les meilleurs clubs de la planète football.

Le cas André Onana nous montre le degré de perversité et de dangerosité des fanatiques de monsieur Samuel Eto’o Fils, puisque ce sont spécifiquement ces églisiens-là qui le détestent.

Ce sont ces écervelés d’Eto’omoutons qui ont fait de André Onana leur cible, et qui serrent les fesses à chacune de ses rencontres pour le voir définitivement perdre. Ils sont prêts à sacrifier leur équipe nationale, à sacrifier leur patriotisme sous l’autel d’un aveuglement sectaire et abrutissant ; au point de détester —gratuitement— un jeune compatriote qui ne leur a rien fait, et qui est l’un des talents les plus formidables de notre République.

Toute cette méchanceté-ci, c’est exclusivement à cause d’un seul et même individu !


Ecclésiaste DEUDJUI, le cas Samuel Eto’o
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[EXTRAITS] Mélanie…

J’ai une ancienne amante qui s’appelle Mélanie et qui est aujourd’hui exilée à l’étranger. Je lui ai réservé tout un paragraphe dans mon manuscrit consacré à la psychosociologie camerounaise.
Extraits.


« AVEC MÉLANIE C’ÉTAIT UNE TOUT AUTRE HISTOIRE, parce qu’à vrai dire ce n’est pas vraiment d’elle que j’ai envie de parler, ni de son personnage ni de son physique, mais plutôt de ce qu’elle m’a fait découvrir, et en particulier de son amour, mais surtout de son milieu, et en priorité de sa vie, de sa famille, de son village, de son intimité, et donc j’avais rencontré Mélanie à Douala un soir de pluie, au carrefour Bonabassem, elle ne m’avait pas parue très jolie mais j’avais remarqué la cordelette qui lui ceignait le tour de taille, et puis elle avait quand même un joli sourire, et donc nous échangeâmes nos numéros, et puis elle disparut dans la pluie avec sa sœur et son beau-frère, me laissant choir en étant tout trempé, enfin zut, disons qu’ensuite je l’avais entretenue pendant environ quatre semaines au téléphone, et que nous étions presque devenus des amis invisibles, des amants invisibles, je ne savais même plus à quoi elle ressemblait, elle non plus pour moi je suppose, mais par textos interposés nous nous disions de gros mots, nous nous disions que nous nous aimions, que nous nous manquions, et pour moi c’était un jeu, c’était un divertissement, c’était une distraction, c’était un plaisir éphémère, c’était un passe-temps, c’était un pis-aller, jusqu’au jour où mon oncle me demanda de monter sur Yaoundé pour lui remettre un colis, trois mois après la rencontre avec Mélanie, et alors la fille me supplia de prolonger de soixante kilomètres pour atteindre son village, elle me supplia vraiment, et donc je ne pus qu’y céder, je me lançai vers une destination improbable, dans une aventure inédite, je m’offris même le risque d’entamer ce périple à la tombée de la nuit, et donc j’arrivai dans la petite ville qu’elle m’avait indiquée vers vingt heures, nous nous y vîmes, nous nous y embrassâmes, elle se mit à se sourire comme si elle avait honte de ne pas me reconnaître, et puis, comme si ça ne suffisait pas mes pérégrinations, elle me demanda de chevaucher une moto-taxi, elle donna une destination que jusqu’aujourd’hui je ne me rappelle pas, et puis quelques minutes plus tard nous nous retrouvâmes en pleine jungle, au milieu des arbres et des feuillages, au milieu des plantes vertes et des vagissements des animaux, nous nous retrouvâmes en train de serpenter des sentiers tortueux, n’ayant pour seule lumière que les clignotements de notre motard, n’ayant pour seule compagnie que des insectes sauvages, et puis, enfin, après trente minutes d’un parcours cabossé et interminable, nous arrivâmes au village tant espéré, au milieu d’un silence qui ne me rappelait que la parole des morts, et puis nous payâmes le chauffeur, et puis la fille ajouta des mots en patois à notre conducteur, et puis quatre enfants tout enthousiasmés vinrent nous embrasser de toute leur étreinte, je dis quatre mais en réalité ils étaient trois, le quatrième étant dans les bras de la grand-mère, celle-ci me tendait une poignée de main forte et solide, et puis nous entrâmes dans la grande case qui servait de cuisine, nous déblatérâmes à la lumière d’une lampe-tempête des temps anciens, et puis la fille m’offrit à manger, et puis elle me présenta ses deux enfants, elle en avait déjà deux, à dix-neuf ans, enfin bref, elle me présenta également ses deux nièces, elle me présenta à sa grand-mère comme son fiancé, comme son futur mari, et moi je dus acquiescer parce qu’on ne m’avait même pas consulté, mais quand même tout le monde était sympa, dans ce coin perdu que même le gouverneur de la région ignorait certainement, dans ce village très reculé où il n’y avait même pas d’électricité, pas d’eau courante, pas de réseau téléphonique, pas de bruit, pas de voisinage, pas de boutique, mais juste des champs et des ruisseaux et des maisonnettes en terre cuite rouge, c’est donc là que la fille avait voulu que je sois, elle me raconta quand nous nous couchâmes qu’elle voulait que je la découvre d’emblée, que je vois sa grand-mère, que je me fasse une idée de son village, que je m’approprie ses enfants, et donc nous passâmes cette nuit-là à bavarder, je te jure, à parler et à parler et à parler encore, moi j’étais à l’aise, étrangement, j’étais heureux, j’étais content d’être si éloigné de ce que les autres ont appelé la civilisation, j’étais joyeux d’être avec quelqu’un de vrai, pour une fois, d’être avec quelqu’un de naturel, de nature, de mature, d’être avec une fille qui ne se masquait pas, qui ne se fardait pas, qui ne se déguisait pas, qui ne se cachait pas, qui ne me mentait pas, d’être avec une fille qui me faisait confiance, qui ne biaisait pas, qui me faisait découvrir qu’en réalité j’étais beaucoup plus villageois qu’elle, et donc le lendemain nous allâmes dans les champs cueillir les ananas et les papayes, nous allâmes à la source du marigot pour puiser de l’eau, nous allâmes nous balader en pleine forêt pour rechercher du bois, et c’est ainsi qu’elle se mit à la cuisine, qu’elle me prépara un poulet tout entier pour moi tout seul, mais je lui dis non, je lui dis que j’allais le manger avec les enfants et elle-même, avec ses enfants, avec nos enfants, c’est ainsi que la grand-mère me demanda de rallonger mon séjour d’une nuitée, pour lui permettre d’aller au champs le lendemain matin et de me ramener des tiges de manioc et de macabo, ainsi que quelques épis de maïs, mais je dis non, je refusai poliment, j’en avais marre d’être le roi, d’être le centre du monde, d’être l’étoile polaire, je lui dis gentiment non, en ayant presque honte, et pourtant c’était sur elle que je jetais l’opprobre en lui disant non, c’était une sorte d’affront que je lui faisais, parce que les gens du village ils aiment donner et donner et donner encore, ils ne sont pas comme nous, ils ne sont pas calculateurs, ils ne sont pas égoïstes, ils ne sont pas faux, ils ne sont pas méchants, ils ne sont pas chichards, ils ne sont presque pas Camerounais, je suis tenté de dire, parce que quand ils aiment ils aiment vraiment, ils aiment tout court, ils aiment sans arrière-pensée, et c’est comme ça qu’ils adorent les choses simples, c’est comme ça qu’ils adorent les simples phrases, les simples regards, les simples touchers, les simples mots, c’est comme ça qu’ils adorent les simples choses et les simples personnes, c’est comme ça qu’ils sont naturels, vrais, authentiques, et c’est comme ça qu’en prenant le route pour le retour avec ma dulcinée, elle pleurait sur la moto, je te dis, elle pleurait à chaudes larmes, elle voulait que je reste dans son village pour de bon, elle ne voulait plus que j’en reparte, et pourtant il le fallait, et pourtant je fis tout pour la réconforter, et pourtant nous allâmes ensuite prendre une dernière bière avant de se dire adieu, et pourtant je lui promis que je reviendrais dès que je pourrais, et pourtant je lui accordai qu’elle pouvait me trouver à Douala quand bon lui chanterait, que ma porte lui était grande ouverte, mais nenni, elle ne s’en accommoda pas, en tous cas voilà, lecteur, je voulais à tout prix te parler de Mélanie parce que je l’aime, je l’aimerai toute ma vie, parce que c’est pas facile de rencontrer quelqu’un qui t’ouvre le portail de sa vie intime comme ça, qui te présente à sa mère, à ses enfants, à ses voisins, à sa grand-mère, à ses oncles, à ses tantes, tout ça le même jour, tout ça le premier jour, c’est pas facile de rencontrer quelqu’un qui t’aime naturellement, vraiment, sincèrement, authentiquement, qui ne te demande rien en retour, qui veut simplement que tu sois là, à côté de lui, qui veut simplement que tu penses à lui de temps à temps, qui veut simplement que tu l’aimes, c’est tout, c’est pas facile de rencontrer quelqu’un comme ça, et donc je voulais aussi te dire qu’il y a encore des Camerounais qui sont récupérables, même comme la plupart se trouve dans les villages, mais il me fallait à tout prix te parler de Mélanie parce que c’est la première et la dernière fois que j’avais rencontré quelqu’un d’aussi sincère et d’aussi authentique, je te dis vrai, je ne mens pas, c’est la première fois que j’avais rencontré quelqu’un qui ne rêvait pas jour et nuit de devenir multimilliardaire… »


Ecclésiaste DEUDJUI, j’aimais Mélanie
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L’amour est le problème des gens qui n’ont pas de problème…

Avec toutes les difficultés et toutes les contrariétés que je rencontre, les histoires de cœur ne font plus vraiment partie de mes préoccupations. D’ailleurs je vais vous dire, l’amour c’est le problème des gens qui n’ont pas véritablement de problème…


L’amour est le problème des gens qui n’ont pas de projets

L’amour est un faux projet ! D’ailleurs je vais vous avouer, l’amour est le projet des gens qui n’ont pas véritablement de projets…
Parce que quelqu’un comme moi qui affronte des challenges, les histoires de cœur ne sont plus au centre de mes préoccupations. Quelqu’un comme moi-même qui ai des contrariétés entrepreneuriales et même des adversités, les histoires d’amour ne font plus prioritairement partie de mon dictionnaire ni de mon vocabulaire…
Les gens qui ont de grandes perspectives, ils n’ont pas véritablement le temps de se laisser aller aux amourettes. Les gens qui ont de très grands objectifs, ils n’ont pas le temps de s’emberlificoter avec des histoires à l’eau de rose. Les individus qui ont une grande destinée, qui ont une prédisposition ou bien des talents innés inégalables, eh bien vous constaterez que l’amour n’est pas vraiment le problème de ce genre de grandes personnalités.


L’amour est le problème des gens qui mangent trois fois par jour

Est-ce que moi je mange d’abord trois fois par jour ? Hein ? Et d’ailleurs, même si je mangeais vingt fois par jour actuellement, est-ce que je suis certain que je pourrai manger trois fois par jour jusqu’à la fin de mes jours ? Hein ?
Et donc, l’amour est le problème des gens qui sont déjà rassasiés. Parce que tu ne peux pas être là en train de rechercher ton pain quotidien, en train de te débrouiller et de te battre pour survivre, et en même temps tu recherches simultanément l’amour pendant le même moment. Tu ne peux pas être un individu sans emploi, sans salaire ou en tous cas sans revenus quantifiables et surtout réguliers, et toi tu te mets à penser que « J’ai besoin de quelqu’un dans ma vie avec qui je nourrirai une grandiloquente histoire d’amour. »
Vous allez nourrir cette histoire d’amour-là avec quoi ?
Parce que je suis de ceux qui pensent qu’on ne survivra pas d’amour et d’eau fraîche. Je suis de ceux qui estiment qu’il faut d’abord se stabiliser financièrement et même émotionnellement, avant de s’engager dans ces histoires à la romance. Je suis de ces rares Camerounais qui ne souhaitent pas endosser des responsabilités inutiles, c’est-à-dire prendre les enfants des gens pour venir les rendre affamés dans votre misérable petite cabane. Parce que l’amour est certainement merveilleux, certes, mais c’est encore plus formidable lorsque chacun des deux partenaires pourra se nourrir et se divertir au moins trois fois par jour !


dessin jeune homme embrasse une fille
L’amour est souvent réservé aux adolescents qui n’ont aucune responsabilité. Dessin: art-fair-dijon.fr /Image reprise sous autorisation

L’amour est le problème des gens qui n’ont pas d’amour

Est-ce que moi j’ai un problème d’amour ? Hein ? Parce que de l’amour, j’en ai en sock-sock ! Est-ce que moi j’ai un problème de femmes, est-ce que j’ai un problème de sexe ou encore un problème de relations amicales ou bien familiales ? Hein, les amis ?
L’amour est le problème des gens qui manquent de tout ceci. Car si toi tu as déjà des individus qui t’apprécient et d’autres qui t’idolâtrent, tu vas encore aller te casser la tête dans des histoires de cœur ? Hein, mon frère ? Si toi tu as déjà des milliers d’amis et d’admirateurs, des centaines de connaissances et des dizaines de jolies Camerounaises qui t’affectionnent, tu vas encore aller te casser la tête pour des historiettes de cœur ?
Et donc je pense que les gens qui misent exclusivement sur l’amour, c’est parce qu’ils en manquent. C’est parce qu’ils n’en ont pas eu durant leur enfance ou durant leur adolescence. C’est parce qu’ils sont en déficit d’affection ou pourquoi pas de confiance individuelle et d’estime personnelle, et donc ils ont besoin de cette certaine forme de reconnaissance.
Parce que sincèrement hein, l’amour est le problème des gens qui n’ont pas encore vraiment connu le vrai amour…


L’amour n’est même pas un problème

Et en définitive, l’amour n’est même pas un problème !
L’amour c’est d’abord quoi ? C’est un homme qui aime une femme, ou alors une femme qui aime un homme. Ce sont deux personnes qui décident de se mettre en commun, et de ne plus former qu’une seule chair…
L’amour n’est pas un problème, c’est une histoire de coïncidence, une espèce de rencontre fortuite ou bien pré-arrangée, ça dépend, mais cela implique forcément une confrontation d’individualités disparates.
L’amour véritable est un cadeau, une variété de bien-être qui te tombe sur la tête lorsque tu te mélanges avec la bonne personne, et que vous vous entendez presqu’intuitivement. Vous vous comprenez les yeux fermés, vous vous supportez sans aucune difficulté, et vous vous projetez sans aucune méfiance, aucun doute ni aucune suspicion. L’amour ne doit donc pas être un problème parce que lorsqu’il arrivera tout naturellement, et on le reconnaîtra tout instantanément. On n’aura pas besoin de le chercher ou de le tester, puisque cela nous apparaîtra comme une évidence même si nous n’avions produit aucun effort auparavant pour le mériter…


Dessin fille embrasse un homme
L’amour c’est quelque chose d’intense et de formidable lorsqu’on rencontre la bonne personne. Source: pinimg.com /Dessin repris sous autorisation

L’amour est le problème des hommes qui n’ont plus de problème…

Donc avec toutes les contrariétés que je rencontre, les histoires de cœur ne font plus véritablement partie de mes imaginations. D’ailleurs je vais vous avouer une chose, c’est que l’amour c’est le problème des Camerounais qui n’ont pas vraiment d’autres problèmes…

La drague est le problème des gens qui n’ont pas de problème ! À quoi bon courtiser les femmes tous les jours, si vous avez des projets que vous mettez sur pied et qui ne sont pas encore déjà arrivés à leur maturité ?
Le sexe est le problème des gens qui n’ont pas de problème ! Parce que croyez-moi, il est très difficile d’entretenir une érection lorsque que vous avez des difficultés existentielles qui vous empêchent même parfois de dormir.
L’amour va bientôt devenir le problème des gens qui n’auront plus de problème, parce que l’amour en lui-même est un véritable très grand problème !

Puisque l’amour ici au Cameroun vous absorbera beaucoup d’énergie, beaucoup de temps mais surtout beaucoup-beaucoup d’argent. L’amour au Cameroun est une histoire de patience, de vigilance mais également de méfiance. L’amour dans notre pays n’est pas quelque chose de très romantique, puisque tu peux réaliser d’énormes investissements pour le bien de ta relation amoureuse, mais te retrouver finalement en train de tout perdre !
Alors que tu ne manqueras jamais d’amour en voulant courir derrière tes rêves et derrières tous tes projets…


Ecclésiaste DEUDJUI, l’amour n’est plus mon problème
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Comment je suis devenu un ennemi de Samuel Eto’o ?

Tous ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas Samuel Eto’o Fils. Mais ce désamour n’est pas venu d’un coup, puisque je faisais partie de ses meilleurs adeptes et même très certainement de ses plus fervents admirateurs…


J’assume mon inimitié

Pour commencer, j’assume mon inimitié. Je déclare en mondovision que je n’aime plus Samuel Eto’o Fils, afin que nul n’en ignore. Ce n’est pas une histoire où je vais aller me cacher, ou bien que je vais parler par derrière en espérant que l’on vienne me corrompre, pour que moi aussi je change d’avis ou bien de langage. Non, non et encore non.
Je n’aime pas Samuel Eto’o Fils ! Je n’attends absolument rien de lui, d’ailleurs je vous informe que ce n’est pas lui qui donne à manger aux trente millions de Camerounais qui vivent encore dans ce territoire. Et donc, en tant que gestionnaire de la chose publique, c’est-à-dire la Fécafoot, nous avons le droit de nous indigner de sa mal gestion, de nous désolidariser de ses errements managériaux voire de ses incompétences intellectuelles, et de ne pas forcément lui accorder l’éternel bénéfice de l’apprentissage.
Car sa gestion de cette fédération est belliqueuse, belliciste et très agressive. Alors que moi j’admire plutôt les gens qui sont tempérés et débonnaires comme monsieur Marc Brys, qui sont humbles et effacés comme le champion du monde Francis Ngannou, ou qui sont révolutionnairement talentueux comme le brillantissime portier de Manchester United, j’ai nommé André Onana…


J’étais pourtant son admirateur…

J’ai été un grand admirateur de Samuel Eto’o Fils pendant de longues années. D’ailleurs j’étais hyper fan de lui en tant que footballeur, puisque c’est après son « chassement » par Pep Guardiola en 2009, que j’étais devenu un irréductible adversaire de l’équipe du FC Barcelone…
Donc, j’ai été son fanatique. Je lui ai pardonné ses gamineries en tant que joueur, lorsqu’il donnait des coups de tête à certains journalistes. Je lui ai toléré ses coups de gueule hyper déplacés, lorsqu’il avait manqué de respect à la légende Roger Milla avant la Coupe du monde de 2010. Je lui ai même autorisé ses ingérences dans les décisions de ses sélectionneurs, ou encore son implication dans les intrigues de la Fécafoot durant de longues années, alors qu’il n’avait même pas encore envisagé le statut de simple administrateur du football…
Et puis, nous avons tous jubilé au Cameroun, le 11 décembre 2021. Tous les Camerounais étaient contents de voir « l’enfant du pays » récupérer les rênes de notre football, sans savoir qu’on allait basculer dans la période la plus chaotique, la plus horrible et la plus calamiteuse de toute l’histoire de notre sport depuis les indépendances […]


Samuel Eto'o sous les couleurs des Lions indomptables du Cameroun
Samuel Eto’o a été un excellentissime footballeur qui a aidé les Lions indomptables du Cameroun. Source: camfoot.com /CC-BY

Je ne supporte pas ses bêtises

En tant que président de la Fécafoot, Samuel Eto’o a déjà multiplié trop de bêtises. Je vais même citer quoi et laisser quoi ? Les conflits avec les présidents de clubs ? Les problèmes avec la corporation des arbitres ? Les altercations avec les anciens joueurs, avec l’ONIES ou avec certains membres de son propre comité exécutif qui avaient finalement jeté l’éponge ?
Je vais même citer quoi et laisser quoi ? L’opacité autour des contrats de MTN, One all sports, 1XBet ou encore Fourteen ? Les interminables querelles avec le MINSEP qui est pourtant son ministère de tutelle ? Les gestes de méfiance et de défiance envers son sélectionneur Marc Brys, même si c’est lui qui ne l’avait pas voulu au départ ? Les mauvais résultats de nos sélections nationales, masculines comme féminines, en catégories de jeunes comme en catégories de seniors, qui sont systématiquement catastrophiques depuis qu’il est à la tête de cette fédération ?
Sans parler de son égo surdimensionné, lui qui s’introduisait dans les vestiaires de nos Lions (du temps de sa marionnette-sélectionneur) avec les mains dans les poches, pour venir leur rappeler qu’il avait été un très-très grand joueur ? Jusqu’à j’avais même failli penser que c’était certainement Samuel Eto’o qui avait inventé le football hein…
C’est quel type de management villageois ça ? Comment peut-on être aussi imbu de personne, aussi obtus et aussi obstiné, au point d’embarquer avec soi toute une association dans ses sottises, dans des batailles superfétatoires qui n’ont pour seul dessein que de relever sa gloriole personnelle et de satisfaire son narcissisme ?


Je suis un ennemi des églisiens

Et le pire dans tout ça, ce sont les églisiens qui le suivent aveuglément comme des envoûtés. De vrais moutons ces gens-là. Des écervelés qui suivent un individu avec les yeux fermés, et qui ont jeté leur cerveau à la poubelle lorsqu’il s’agit de justifier les incongruités et les atermoiements de leur archevêque de gourou.
Sincèrement hein, je ne comprends pas le fonctionnement des églisiens. Ou on les a seulement drogués oooh ! Ou on leur a seulement fait ça au village oooh ! Ou on les a seulement hypnotisés oooh ! Ou c’est le simple charme oooh ! Ou c’est un poison mystique oooh ! Parce que sincèrement hein, je ne comprends vraiment pas le raisonnement des églisiens.
Samuel Eto’o soutien Paul Biya au lieu de soutenir Cabral Libii qui est un jeune —et en plus un Bassa— comme lui, mais eux ils veulent m’obliger à soutenir Samuel Eto’o parce qu’ils disent qu’il est un jeune comme moi.
Samuel Eto’o proclame partout-partout qu’il aime son pays le Cameroun, mais eux ils souhaitent ouvertement la défaite des Lions indomptables. Samuel Eto’o demande des comptes aux présidents de clubs, mais lui, personne n’a le droit de lui demander des comptes sur sa gestion bringuebalante de la fédération camerounaise de notre football. Et vous pensez que moi je vais commencer à applaudir ces incohérences comme si j’étais un imbécile d’églisien ?
On a donc affaire à une bande de lunatiques, de fanatiques incohérents qui sont aussi versatiles que les changements d’humeur de leur leader, et dont la seule boussole de direction s’appelle Samuel Eto’o Fils. Ils vont même jusqu’à détester leur propre pays, leur propre nation, détester leur propre famille et leurs propres vedettes internationales, parce que la seule personne qui doit briller à leurs yeux, et cela pour l’éternité, c’est exclusivement le président de la fédération camerounaise de football !


Samuel Eto'o, seul contre tous
Samuel Eto’o est en conflit avec plus sieurs détracteurs. Source: YouTube /Image reprise sous autorisation

Comment je suis devenu un adversaire de Samuel Eto’o ?

Donc tous ceux qui me côtoient savent que je n’aime pas du tout Samuel Eto’o Fils. Mais cette détestation n’est pas survenue d’un coup, puisque je faisais partie de ses meilleurs adeptes et même jusqu’à récemment de ses plus illustres commentateurs…

Comment je suis devenu un ennemi du grand 9 ? Parce que moi je sais faire la part des choses (contrairement aux églisiens), et donc je ne reconnaîtrai jamais au manager les mérites de l’excellentissime footballeur que Samuel Eto’o avait été.
Comment je suis devenu un combattant de la fédération ? Parce que je constate avec désolation qu’elle agit contre son propre camp, et que l’essentiel de son champ lexical est basé sur la force, les menaces, l’intimidation, l’adoration, l’adulation, la désobéissance républicaine, la roublardise, etc.
Comment je suis devenu un opposant à cette ancienne gloire, jusqu’à ce qu’on me demande souvent que « Je demande hein Ecclésiaste, tu as même réellement quel problème avec le Ngambè ? »

Mais c’est parce que moi j’aime les personnes qui sont simples et honnêtes, et je ne retrouve pas ces caractéristiques en la personne de monsieur Samuel Eto’o Fils. Moi j’aime les personnalités qui sont humbles et toujours vraies. Moi j’aime les vedettes qui ne se mettent pas en avant inutilement, et qui respectent leur hiérarchie tout comme elles exigent systématiquement que elles, on les respecte.
Moi je n’aime pas les présidents de fédération qui sont jaloux de leurs petits-frères, et qui mettent les bâtons dans les roues de leur propre sélection nationale qu’ils prétendent pourtant adorer. Moi je déteste les gens qui sourient en public mais qui sont pourtant manipulateurs, méchants, rancuniers et surtout égocentriques et incroyablement narcissiques.
Voilà pourquoi je suis devenu un ennemi irréversible (il n’y a plus rien à faire) du président de notre fédération camerounaise de football…


Ecclésiaste DEUDJUI, je ne l’aimerai plus jamais !
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