Communication de crise
J’ai assisté la semaine dernière à un atelier de sensibilisation sur le traitement de l’information en période de crise. Et le Cameroun était notre champ d’expérimentation…
Vendredi, pendant la cérémonie de remise des bulletins, il y a eu un affrontement meurtrier au lycée bilingue de Déido. Et un jeune lycéen de 17 ans a été assassiné par son propre camarade ! Un Camerounais a été tué ici à Douala, mais moi je regarde ça comme si c’était la mort de toute la société camerounaise.
A Yaoundé, c’est la même chose que j’avais déjà remarquée à Dibombari, à Souza puis à Foumban. C’est le même constat que j’avais déjà effectué à l’Extrême-Nord. C’est la même mentalité qu’il y avait autrefois au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, quand il n’existait pas encore de guérilla guerre sanglante de ce côté-là.
Samedi dernier dans les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam et aussi un peu la ville de Mbouda, il y a eu des manifestations populaires qui ont abouti à des affrontements avec les forces de l’ordre. Et ce n’est pas la première fois que le MRC organise ce genre de violences…
Paul Biya a été « réélu », la CAF nous a retiré l’organisation de la Coupe d’Afrique 2019, ma copine Marguerite a finalement décidé de me laisser tomber... Pourvu que l’année 2019 ne soit pas comme l’année 2018 au Cameroun !
Entre la victoire autoproclamée de Maurice Kanto, les faux observateurs de Transparency et le délai beaucoup trop long de proclamation des résultats, personne ici n’a vraiment besoin de se retrouver paralysé par ce démon qu’on appelle généralement la crise post-électorale…