Au Cameroun, on sait déjà ce qu’ils vont faire après ta mort

J’ai un cousin au Pakistan qui m’a dit l’autre jour qu’il s’est converti à l’hindouisme. Souvent quand on discute, il me dit qu’il aimerait bien être incinéré après sa mort. Qu’il aimerait qu’on recueille ses cendres dans un petit vase en porcelaine, et qu’on les disperse aux abords du delta du Gange.

La dernière fois qu’il a voulu me bassiner les oreilles, je lui ai coupé la parole avant de lui raccrocher au nez : « Tout ce que tu racontes-là, c’est ta part ! » Continuer la lecture

Rituels funéraires : les Bamilékés ont tout compris

Les Bamilékés ont compris la mort !

Cette idée m’est venue toute seule, comme un miracle. Ça m’est venu aux funérailles de ma belle-sœur. Les gens dansaient tout autour de moi, et d’autres battaient dans un tam-tam qui ne leur avait pourtant jamais rien fait de mal…

Sérieusement, ça m’est apparu comme la Vierge Marie apparaît souvent à certains esprits lubriques ! Il y avait des ténors qui tapaient dans le tam-tam, donc, et puis il y avait un rang qui était en réalité un cercle. Les gens entraient dans ce cercle en désordre, et puis en ressortaient. De temps en temps ils reprenaient en chœur les paroles des animateurs, en patois, et puis ils accéléraient la cadence de leur danse qui consistait à taper les pieds dans la terre, et qu’on appelle au Cameroun le bend-skin.

Il était minuit trente. Continuer la lecture