On dirait que la Coupe d’Afrique veut se moquer du Cameroun en 2019

Je vous jure hein, je ne comprends plus rien du tout ! Car non seulement le Cameroun n’a jamais organisé une Coupe d’Afrique avec plus de huit équipes, mais voilà que la CAF lui demande d’en organiser avec jusqu’à vingt-quatre ! Hein ? Pardon dites-moi vous-mêmes si ce n’est pas un complot que les gens-là sont en train de fomenter contre la République du Cameroun. Continuer la lecture

Cameroun : ces fêtes qui sont 100% business !

Je drague une fille le 13 décembre 2016, et elle me parle déjà du pagne du 08 mars ? Hein ? Je drague une autre fille le 21 janvier 2017, et elle me rappelle déjà que bientôt ce sera la fête du 14 février ? C’est simple ?

Il faut même que je vous parle de ces fêtes camerounaises qui sont 100% business… Continuer la lecture

Dieu merci, ma sœur a failli épouser un panafricaniste

Il y a quelques années, une de mes cousines était venue nous présenter son nouveau fiancé. C’est vrai qu’elle avait l’air vraiment amoureuse, mais j’ai tout fait pour saboter le mariage-là devant mes oncles et mes tantes : « Je demande hein, vous voulez passer le reste de votre vie avec un panafricaniste ? » Continuer la lecture

J’ai participé à la Mondoformation 2015

Franchement hein, Ziad Maalouf exagère ! Pour que le type là accepte ton idée, il faut seulement que tu lui donnes un bon paquet de cigarettes propositions. Parce que pendant l’atelier radio par exemple, le gars ne faisait que nous dire « Mauvaise idée ! Mauvaise idée ! »

C’est même à cause de lui que j’ai décidé de raconter la Mondoformation 2015. Continuer la lecture

Ces dix proverbes qui ont assassiné le Cameroun

Je ne vous apprends rien, la société Camerounaise est une société qui a perdu presque toutes ses valeurs. Il y a la sauvagerie qui a gagné nos mentalités, il y a la pornographie qui a investi notre progéniture, il y a les incivismes qui sont ancrés au plus profond de notre personnalité.

J’ai essayé de comprendre pourquoi nous avons autant de facilité à vivre avec l’invivable. Et j’ai compris que dès le plus jeune âge, nous absorbons des proverbes qui nous ont conduits (à coup sûr) vers la dégénérescence actuelle.

En voici quelques-uns… Continuer la lecture

Alain Mabanckou: apologie de son crack

Je ne suis pas Platon et Mabanckou n’est pas Socrate. Mais je voulais quand même vous dire (en deux mots) ce que je pense de ce génie littéraire…

 

L’autre jour j’ai fini de (re)lire Verre Cassé pour la 7ème fois, et, au vu du plaisir que je ressens à chaque fois, je me suis dit qu’il fallait absolument que je partage le talent de son auteur, Alain Mabanckou.

 

Avant de revenir sur le fameux Verre Cassé, je rappelle que Mabanckou est l’auteur de plusieurs autres livres à succès, à savoir « Demain j’aurai vingt ans », « Black Bazar », « African Psycho », « Mémoires de Porc-épic », « Le sanglot de l’homme Noir ». Avec un point commun au travers de toutes ces œuvres, le non-respect du conformisme et des règles grammaticales…

 

Pour donner une idée, Mémoires de porc-épic a remporté le Prix Renaudot en 2006 alors que le texte est écrit uniquement avec la virgule, que les paragraphes sont interminables, et que les premières lettres de chaque phrase sont tout le temps en minuscule…

 

Ce procédé avait déjà fait recette dans Verre Cassé en 2005, best-seller, livre qui relate les mésaventures d’un bar, Le Crédit a Voyagé, au travers du personnage ubuesque de Verre Cassé, soûlard invétéré, irresponsable matrimonial et mauvais enseignant, auprès de qui les clients du bar racontent leurs galères quotidiennes ainsi que leurs caractères lubriques et excentriques.

 

Dans Black Bazar, c’est la négritude parisienne que Mabanckou passe au peigne fin, décrivant au passage la vie artificielle des Africains de l’Hexagone.

 

Tout le contraire de African Psycho et Demain j’aurai vingt ans, deux romans qui se passent en Afrique villageoise et dans lequel le personnage central affiche une fausse naïveté qui fait merveille. Dans le 1er il s’agit dune parodie de American psycho (Bret Easton Ellis) version bantou-isée, et dans le second l’auteur nous offre une plongée au cœur de son enfance intime, sa mère qui l’a élevée toute seule, son père adoptif qui le considérait comme son propre fils…

 

Nul doute que ce Mabanckou-là est un génie. Sinon comment expliquer les centaines de références qu’il évoque à chacun de ses romans, et qui dévoilent sa culture générale intarissable ? Comment expliquer que son personnage principal puisse être un porc-épic, et que malgré tout on y croit quand il nous plonge dans les méandres du totémisme des traditions subsahariennes ? Comment comprendre qu’il écrive tout un livre, Verre Cassé, avec seulement la virgule comme signe de ponctuation ? Et que, dedans ce cafouillis de verbiage, on y retrouve la vie, le désordre, l’Afrique, l’amour, la joie, le bonheur, avec l’intertextualité pour nous saupoudrer tout ça ?

 

Et puis aussi, tous ses livres sont dédicacés à sa propre mère, Pauline Kengué, disparue depuis 1995. Ma maman aussi se prénomme Pauline. Mais ce n’est pas (seulement) pour ça que je trouve cet écrivain vraiment (très) exceptionnel…

 

Ecclésiaste DEUDJUI